Je me trouvais en cet après-midi d'été en pleine forêt amazonienne, au plus près de la ligne équatoriale. Il faisait au alentour de 40°C, chaleur d'autant plus étouffante que l'air était saturé d'humidité. Quoique à la réflexion, l'air était plutôt saturé d'une poussière millénaire, puisque j'explorais un vieux temple qui semblait extérieurement inca mais qui, à l'intérieur, retraçait l'histoire d'un vieillard à l'évidence sorcier et de plusieurs autre personne que je soupçonnais être ces disciples. Le tout ressemblant fortement aux anciens celtes, ce qui me fut certifié quand je tombais sur une tombe sur laquelle était gravé "Myrddin, Machu Layqa". A l'intérieur, à mon grand désespoir ne se trouvait pas le moindre corps, mais un livre qui semblait usé mais protégé par un sort de conservation.
Je pris délicatement le manuscrit et l'observais. Il semblait fait de peaux très fines assemblées par un cordon de cuir, le tout entouré d'une pièce de cuir plus épais maintenu par une cordelette usée.
Je l'ouvris et restait sans voix. Sur la première page on pouvait lire "Sortilèges, Paroles et Rituels de Myrddin le sage, transcrit pas le disc.." Le reste de la phrase était illisible mais il était facile de comprendre qu'un disciple de Merlin avait rédigé ces textes. En feuilletant cet écrit antique, je remarquais que l'écriture régulière du disciple couvrait presque toutes les pages du manuscrit. Une double page en particulier attira mon attention: "Bloquer sa magie" et "Sortilège d'ascendance".
La première page s'adressait aux sorciers cherchant une protection définitive contre les moldus. Celle-ci consistait à enfermer sa magie grâce à son sang, bloquant ainsi celle de ses descendant également. Le contre-sort était écrit en bas de page et il était précisé que seul un sorcier dans la capacité de se servir de sa magie pouvait le lancer, et que si le lanceur de la protection essayait cela ne lui procurerait qu'un désagréable picotement sur la nuque et quelques vomissements.
La seconde page, décrivait un sortilège permettant de retracer l'ascendance du sorcier visé par le sortilège. Il était semblable sortilèges utilisé pour créer les tapisseries représentant les arbres généalogiques des grandes familles de Sang-Pur à ceci près que le sortilège de Merlin se fichait que l'ancêtre ai été renié, déshérité ou qu'il soit issu d'un mélange de sang entre diverses espèces magiques. De plus le sort de Merlin ne comprenait que l'ascendance directe, donc pas les oncles, tantes, cousins et autres membres de familles.
Ces deux sortilèges me firent soudain comprendre que je tenais là, entre mes propres mains, l'origine plus que probable de ceux que l'on appelait nés-moldus et le moyen de le prouver. J'en remerciait Merlin avec un grand sourire déjà fort calculateur en pensant à ce que j'allais faire aussitôt de retour en Angleterre. J'allais m'amuser comme une folle et j'espérais bien pouvoir le faire surtout au dépends des familles qui se disaient nobles.
Je sortis alors du temple puis me créais un portoloin en direction de l'Angleterre à l'aide d'une malheureuse feuille morte qui était loin d'imaginer qu'un jour elle se retrouverais soudain en plein blizzard neigeux d'un hiver anglais.
Je me mis, sitôt arrivé en Angleterre, à Pré-au-lard plus précisément, à courir vers la boutique la plus proche qui se révélât être les Trois Balais, un pub où les étudiants de Poudlard venaient boire une bierraubeurre dès qu'une sortie était prévue. Je me souviens encore quand j'y allais et tentais pas tous les moyens durant presque sept années de corrompre Mme Rosmerta, la tenancière, pour qu'elle accepte de me filer une boisson plus forte comme le Whisky-Pur-Feu et ce vainement jusqu'à ce que le professeur Dumbledore ne m'y surprenne et m'autorise a tester cette boisson puisque j'avais atteint la majorité depuis peu. Autant dire que j'aurais préféré ne jamais l'atteindre ou alors que Dumbledore ne m'y autorise pas parce que je fût incapable de finir mon verre tellement le goût me parut répugnant.
Toujours est-il que j'entrais dans le pub et que je m'y installais en commandant un bon chocolat chaud que Mme Rosmerta me servit avec un sourire avant d'engager la discussion.
-Cela fait bien longtemps que l'on ne vous a plus vu par ici, auriez-vous trouvé quelque chose digne d'intérêt?
-Eh bien, oui, je dois l'avouer, j'ai trouvé quelque chose qui risque de faire pas mal de remue-ménage dans notre société.
-Et cela sous-entend que vous allez encore bien vous amuser, n'est-ce pas?
-Bien entendu! A ce propos, puis-je vous emprunter votre cheminée? Je souhaiterais m'entretenir avec le professeur Dumbledore et le blizzard extérieur ne me donne pas vraiment envie de courir jusqu'au château...
-Allez-y et amusez-vous bien!
Je la remerciait et laissait sur le comptoir quelques pièces pour payer la boisson et filait vers la cheminée dans laquelle je passais pour rejoindre le bureau du directeur de Poudlard sans même l'avertir au préalable de ma venue.
C'est pourquoi je me retrouvais face à mon cher cousin en sortant de la cheminée.
