L'Héritage
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Disclaimer : Je ne possède rien mis à part le scénario de cette histoire et sa rédaction. Les personnages appartiennent à JKR et je ne fais que les lui emprunter, sans gagner aucunes rétribution.
N/a : Voilà enfin le chapitre un • Zoo a honte• Je l'aime bien, pour une fois. J'espère qu'il en sera de même pour vous.
WARNING : Le rating se justifie amplement avec ce début de chapitre un, non pas pour sexe, mais pour euh violence psychologique ? Les personnes sensibles peuvent s'abstenir.
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Dédicace : à Artoung parce qu'elle est ce qu'elle est et que sans elle, jamais je n'aurais eu le courage de mis remettre.
À Bady (avec un d) pour ses conseils avisés ! •calins•
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Bonne lecture !
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Chapitre un : Pour une seconde de suicide.
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Septembre 1997
Les pieds dans le vide, la tête dans les étoiles et l'immensité sous les yeux.
Si tout pouvait être aussi simple, aussi réel.
Sauter aurait été libérateur.
L'impression de voler, durant quelques instant, ne plus avoir de poids, de plomb sur lui, en lui.
La liberté, durant un millième de secondes.
Se sentir léger.
Ne plus être attaché à rien.
Unique.
Seul.
Mort.
Le sol se rapprochant, la vitesse grisante, les larmes glissant, brouillant sa vue.
Les rochers pointus, qui l'attendaient, qui l'appelaient.
Son corps, gisant, brisé, transpercé, ensanglanté.
Une vive douleur, puis, plus rien.
À moins que la mort ne soit indolore ; après tout, la vie faisait déjà bien assez mal.
Il aurait aimé sentir le vent le ballotter alors qu'il se laissait tomber.
Il aurait aimé – oh tellement aimé – souffrir une dernière fois.
Et puis plus rien.
Plus de douleur, plus d'émotion.
Le corps vide, l'esprit mort.
Ne plus rien ressentir.
Il aurait tant voulu ne pas s'accrocher ainsi à sa vie.
Il aurait tant voulu ne pas l'aimer autant.
Un sourire ironique étiras ses lèvres fines, lui donnant un air fou.
Excuse ridicule.
Il ne tenait pas à sa vie.
Elle ne représentait rien pour lui.
Il n'ait qu'un bout de chair, tout juste vivant, tout juste humain.
Et beaucoup trop amoureux, tellement amoureux qu'il voulait mourir.
La folie disparut peu à peu de son regard, laissant place à un air perdu, comme apeuré.
Un regard d'enfant qui se perdit à nouveau au loin, dans un monde inaccessible.
Il laissa ses yeux fixer de leur verte profondeur le gouffre qui s'étalait sous lui.
Il aurait voulu en finir, là, maintenant, sans autre forme de procès.
Il eut un brusque mouvement de recul ; la peur de se laisser aller malgré lui le fit lourdement tomber en arrière, lui faisant prendre violemment conscience de son corps et de sa fragilité.
Il se redressa rapidement et tourna les talons, les membres tremblants, une sueur froide glaçant son corps trop grand.
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Septembre 1997 Le lendemain matin.
La grande salle était calme. Un calme sinistre et pesant, devenu habituel. Cette crainte du courrier, cette crainte des nouvelles. La peur au ventre.
Et si une attaque avait eu lieu ? Un père tué, un mère blessée ? Devoir se préparer à la perte d'un être cher ? Ou alors une avancée de l'autre camp. De nouvelles disparitions. De nouvelles menaces.
Mais qu'ils arrivaient donc ses fichus hiboux ? Qu'ils les déversent, leurs lettres empoisonnées. Le cyanure doit être bu rapidement de façon à en ignorer le goût. Qu'on les poignarde rapidement ! Ils n'en pouvaient plus de cette attente infernale.
Ils n'en pouvaient plus de cette peur qui s'accroche à eux, qui refuse de les lâcher et qui grossit, s'épaissit, toujours un peu plus. Plus elle enfle et plus son odeur se répand.
Une odeur de peur, de mort, de sang. Ils n'osaient pas se regarder, de crainte de craquer. C'est à peine s'ils respiraient.
Ils n'espèraient pas. Espérer c'est désespérer. Non, ils n'osaient pas un tel sentiment, ce serait tellement présomptueux, malvenu. On n'espère pas en temps de guerre, on attend et c'est cette attente qui vous mine petit à petit, grignotant chaque parcelle de votre raison, morceau par morceau.
Elle finit par vous paralyser.
Tant et si bien que les lettres n'y changeaient rien.
Si les nouvelles étaient bonnes aujourd'hui, elles seront peut être mauvaises demain. On n'a pas de nouvelle de sa sœur en plus et la gazette ne parle pas du bilan de la dernière bataille. On n'a pas le temps de se réjouir, on se prépare déjà pour l'attente du lendemain, pour celle d'après demain et pour tout le reste de la semaine.
C'est cela la peur. Pire que du poison, un effet beaucoup plus lent, plus vicieux, qui n'hésite pas une seconde à vous poignarder dans le dos.
C'est alors qu'il apparaissait avec le sourire, épuisé mais pourtant joyeux. L'air hagard, un peu perdu, s'excusant de son retard auprès d'Hermione qui le gronde faussement, les sourcils froncé, le menaçant du doigt.
Il avait l'air tellement serein qu'un sentiment de plénitude envahissait chacun des élèves présents.
Il était le seul rayon de soleil qu'ils s'octroyaient, un bol d'air pur.
Le brun devait en être conscience car jamais personne ne l'avait vu faiblir. Pas depuis la fin de sa sixième année du moins.
Toujours un sourire pour les autres ou une parole encourageante. C'était vers lui qu'on se tournait quand on avait un problème de sort et non vers l'intelligente et studieuse Hermione Granger.
Harry était devenu très pédagogue depuis les cours de l'AD et toute l'école le savait.
Hors on voulait devenir encore plus fort, pouvoir se battre, protéger les autres, se surpasser. Servir.
Les seuls à rire du survivant restaient les Serpentard. Son rôle de saint lui allait à merveille. Tout cela leur paraissait pitoyable. Pas tellement parce qu'ils étaient pour la plupart sang-pur et rattaché par un lien quelconque à Voldemort, mais par contradiction. Il ne serait pas dit que les Serpentard avaient suivi le mouvement des autres maisons.
Alors ils raillaient le brun, lui faisant des blagues d'un goût douteux. Blagues n'ayant jamais atteint le but escompté, le Gryffondor les ignorait avec superbe.
Et cette attitude les énervait au plus point, surtout que Draco Malfoy en personne avait cessé de le harceler. Le blond, toujours prompt à ridiculiser celui qu'on nommait le sauveur, s'était apaisé depuis peu, il se contentait d'œillades qui, si elles étaient meurtrières, restaient inoffensive, et cela choquait ses camarades.
Draco Malfoy avait brisé une partie de l'apparence que se donnait Poudlard, cassant par conséquent le rythme de vie, le rendant encore plus dérangeant.
Cependant le reste de Serpentard tenaient bon, refusant de s'avouer qu'à eux aussi, Harry Potter faisait l'effet d'un calmant.
La plupart des professeurs regardèrent le jeune homme avec bienveillance et reconnaissance.
La plupart…
Car certaines personnes – celles qui savaient, celles qui voyaient – étaient inquiètes voire même anxieuses.
Car celles si remarquaient bien la crispation des nombreux sourires du brun, elles savaient ce que cachaient ces manches trop longues. Elles connaissaient l'état du cœur, d'Harry Potter ; brisé, morcelé, ensanglanté, et encore, elles étaient loin du compte.
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Les prochains chapitres, deux je pense, relaterons de la sixième année, histoire de bien vous situer l'intrigue. Ils seront eux aussi assez durs… Non en faite le reste de la fiction sera dans le même genre d'ambiance, je mettrais juste des indications particulières pour les chapitres spécialement marquant.
La suite sera là dans le mois de juin, si j'arrive à jongler avec mon projet pour la Japan.
Merci d'avoir lu !
Avoir votre avis me ferais le plus grand plaisir.
Zoo.
PS : Je voudrais savoir s'il vous intéressait d'avoir la première version de cette fiction en quel cas merci de le signaler D
