Disclaimer: Cette fiction de 18 chapitres appartient à ManneVanNecker à qui j'ai demandé l'autorisation (et elle me l'a donnée!). Le monde de Stephenie Meyer ne m'appartient pas.

Résumé : Edward est un garçon timide qui souffre de bégaiement, sa soeur jumelle Rosalie le défend face aux gros durs du Lycée. Celui-ci est surpris par l'arrivée d'une fille qui brise les règles et décide de lui parler, allant au delà de la peur de l'exclusion sociale. OoC/AH.

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Paper Love

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de ManneVanNecker

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Chapitre II :

Traitement

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« Que se passe-t-il ici ?! », réitéra Bella en voyant Edward agressé.

Immédiatement, Emmett réagit et le sauva de leur emprise. Qu'on le frappât ainsi semblait étrange, surtout que la bagarre n'était pas équitable et, de surcroît, qu'aucun surveillant n'était arrivé, au minimum.

Bella était choquée de voir Edward saigner sans se plaindre ; mais elle se rendit compte que Mike Newton saignait aussi. Elle émettait quelques doutes sur la manière dont la bagarre avait commencé, mais elle se résolut par la suite.

Elle s'approcha d'Edward et l'aida à se relever.

« Sortez d'ici immédiatement, avant que mes mains ne détruisent leurs visages un par un » , s'agaça Emmett, furieux.

Mike détestait abandonner le combat, mais sa bouche était gonflée et le faisait trop souffrir pour continuer.

« Tu me le paieras, Cullen » , rugit-il en sortant.

Quand il ne fut plus utile de secourir Edward, le professeur Still arriva pour vérifier si tout allait bien.

« T-tout va bien, pr-professeur Still » , assura Edward déjà debout.

Il savait que cela ne servirait à rien de commencer à lui expliquer le souci ; en réalité, tout ce qu'il y gagnerait, ce serait une autre raclée.

« Que dis-tu ? » , critiqua Bella. « Rien ne va, je viens d'arriver dans ce lycée et j'ai été témoin d'une bagarre entre des lascars au nombre de sept contre un jeune homme tout seul et ils le frappaient violemment ; si nous n'étions pas arrivés, ils l'auraient peut-être tué. Quelle sensation de sécurité vous nous offrez », fulmina Bella, en rage.

Si son père savait où elle était tombée et ce qui y avait lieu, il l'aurait aussitôt retirée de cet horrible endroit, pensa-t-elle alors qu'elle était en train d'observer les blessures d'Edward.

« Mademoiselle... » , fit le professeur Still.

« Swan » , ajouta Emmett.

« Mademoiselle Swan, je pense que vous avez été témoin d'un incident isolé, je regrette que vous doutiez de notre sécurité ; maintenant, il serait bien que monsieur Cullen aille à l'infirmerie ; il est préférable que l'un d'entre vous l'accompagne », déclara le professeur Still.

Tout sourire, Emmett regarda Bella et haussa un sourcil. Pour lui, c'était drôle qu'elle dût défendre le garçon qui bégayait, et plus drôle encore, si, à présent, elle devait aller avec lui à l'infirmerie.

« Vas-y » , lui ordonna Bella.

« Ce n'est pas la peine, je peux très bien aller à l'infirmerie » , déclara Edward qui ne voulait pas être un fardeau, et encore moins pour cette inconnue à la personnalité intimidante.

« Bella, si je vais avec Edward, tu te perdras encore dans cet endroit ; vas-y et je présenterai mes excuses pour ton absence en cours de ... », déclara Emmett en vérifiant sa feuille.

« B-biolog-gie », précisa Edward.

Emmett hocha la tête et s'en alla, laissant Bella, gênée, qui tenait Edward par le bras.

« Je p-peux m-me d-déb-brouiller s-seul, t-tu p-peux t-t'en a-aller », lui demanda-t-il.

En vérité, il n'aimait pas être un fardeau, encore moins par pitié et, évidemment, la jeune fille le fuirait, donc il valait mieux lui dire pour qu'elle le laisse une bonne fois pour toutes.

« Si tu croises des voyous peut-être qu'ils te feront à nouveau du mal et je ne veux pas que cela se reproduise », prévint Bella en toute sincérité.

Elle était peinée de voir un garçon si gentil, du moins à ce qu'elle voyait, souffrir de cette manière.

Ils marchèrent ensemble vers l'infirmerie tandis que le reste des élèves de leurs classes allait en cours, bien que le fait que la jolie et nouvelle jeune fille escorte Edward Cullen ne passe pas inaperçu.

A l'infirmerie, on le guérit des blessures et on lui donna deux anti-inflammatoires, on lui conseilla de rentrer à l'heure suivante, alors Edward et Bella eurent beaucoup de temps devant eux.

« Qu'allons-nous faire ? » , signala Bella, ennuyée.

Son cours favori, qui avait lieu en laboratoire, avait commencé sans elle ; elle aimait la biologie et détestait louper une partie du cours, bien que tout ceci fut pour une bonne cause et que le jeune homme avait besoin d'elle.

« P-po-pour m-ma p-pa-part, je v-vais à l-la b-bi-blio-thèque » , déclara Edward en maudissant son bégaiement devant cette fille.

« Tu me laisserais t'accompagner ? »

Bella ne savait pas où se trouvait la bibliothèque et elle souhaitait connaître les livres qu'elle contenait, peut-être y avait-il un livre qu'elle n'avait pas lu, bien qu'elle en doutait, mais ce serait intéressant ; en outre, elle reconnaissait craindre un malheur pour le jeune homme.

Edward acquiesça en silence tout en évitant de lui parler, sa langue ferait des siennes et il détestait être tourné en ridicule devant une jolie fille.

Bella comprit très rapidement la raison du silence, le jeune homme ne souhaitait pas lui parler parce qu'il se sentait honteux, elle se sentit gênée de s'en rendre compte, peut-être parce que c'était la raison pour laquelle il s'isolait autant des autres.

Ils marchèrent vers la bibliothèque, muets comme une tombe.

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Emmett s'approcha de Rosalie avant que le cours ne commence.

« Excuse-moi, fit-il d'un ton neutre, tu es la soeur de...? »

Il avait oublié son nom.

« Edward Cullen ? », sourit Rosalie.« Je te préviens si tu te moques de mon frère devant moi... »

Rosalie gardait quelques menaces pour quiconque osait troubler son frère et était prêt à les jeter au visage du nouvel élève.

« Non, non, l'interrompit Emmett. « Le gros dur là -il montra Mike- Et ses amis, ils ont frappé ton frère. »

« Quoi ? », cria Rosalie.

Elle marcha jusqu'à l'endroit où Mike et son groupe se trouvaient.

« Il est à l'infirmerie » , ajouta Emmett avant qu'elle arrive devant eux.

Il suivit Rosalie au cas où elle aurait des ennuis, ou peut-être besoin d'aide, bien qu'il espérait qu'ils soient pas tombés aussi bas à agresser une fille.

C'était comme si la soeur d'Edward avait de la fumée qui lui sortait du nez. Elle essayait de se calmer, mais en vain.

Elle vit la bouche de Mike enflée et réalisa que ce que le nouveau avait dit était vrai.

« Petit merdeux », lui cracha-t-elle au visage et alors qu'elle prononçait un sermon plein de grossièretés indescriptibles, elle le frappa si fort dans le nez qu'Emmett fut surpris de voir qu'il saignait comme si un robinet était ouvert.

« Que fais-tu ? », cria Tyler.

« Tais-toi et ne plaisante pas si tu ne veux pas que je m'attaque aussi à toi », jura Rose. « Regarde Newton, encore une chose à l'encontre d'Edward, même s'il s'agit de la plus infime et je te jure, je te le jure! Je vais te laisser sans enfants pour le restant de ta vie et avec la plus grande douleur que tu n'auras jamais ressentie, je vais aussi personnellement défigurer ce visage débile et je te botterai ton arrière-train de fillette jusqu'à ce que tu ressembles à ce que tu es vraiment ... sale racaille ! », déclara Rosa en le frappant à de multiples reprises, cette fois-ci dans la mâchoire.

Emmett écarquilla les yeux quand il vit que Rosalie avait défendu son frère comme personne ne l'avait fait.

Tyler essaya de lui tirer ses longs cheveux dans le dos pendant que Rosalie se dirigeait vers la sortie de la salle. Alors, Emmett, témoin de tant de lâcheté, réagit en frappant Tyler que celui-ci atterrit sur la table de Lauren et Jessica.

Rosalie resta en admiration face à la force d'Emmett et le remercia.

En arrivant à la salle, le professeur Vanner constata qu'il y avait une embrouille et il tenta de rétablir l'ordre. Il envoya Mike et Tyler à l'infirmerie.

« Professeur Vaner, est-ce que je peux rendre visite à mon frère qui est à l'infirmerie ? », demanda Rose.

« Mademoiselle Cullen, permettez-moi que vous faire savoir que votre frère se trouve à la bibliothèque, vous ne trouverez pas à l'infirmerie, il va beaucoup mieux ; et lui et la jeune Swan, se sont excusés », répondit-il.

La réponse n'avait pas satisfait Rosalie, mais au moins son frère n'était pas seul ; d'une part, elle se sentit soulagée et décida d'attendre d'avoir terminé le cours pour aller voir son jumeau.

Emmett, assis au fond de la salle, cette fois-ci seul, était impressionné par le courage dont faisait preuve Rosalie. En son for intérieur, il reconnaissait qu'il s'agissait d'une femme incroyable. Quelle femme ! , se répéta-t-il plusieurs fois.

« Alice » , interpella Rosalie.

« Dis-moi » , répondit Alice, tout en dessinant une robe sur la couverture de son livre.

« Ça te dérange si je fais ce cours avec le nouveau ? » , demanda-t-elle en souriant à son amie.

« Tu vas me lâcher ? » , s'écria Alice.

« Non, je tiens à le remercier pour avoir défendu en quelque sorte mon frère et moi et apparemment, il est seul », dit Rosalie, l'air sûr.

« Ok, je vais faire l'expérience avec Angela », sourit Alice.

Rosalie s'approcha d'Emmett qui prit peur en la voyant debout à côté de son bureau.

« Tu n'as pas un partenaire pour le cours ? », questionna Rosalie pour s'assurer qu'elle avait raison.

« Mon ami imaginaire, je te le présente » , plaisanta-t-il en lui désignant la chaise vide.

Rosalie fronça les sourcils, bien qu'elle avait compris la plaisanterie, même si elle ne la trouva pas très drôle, elle sourit par politesse.

« Non, en réalité, j'espérais travailler avec ma sœur, mais comme tu peux le constater, elle est avec ton frère», expliqua Emmett en regardant les beaux traits du visage de Rosalie.

« Que dirais-tu si nous travaillons ensemble ? » , sourit Rosalie.

« Avec grand plaisir » , affirma-t-il en lui donnant de l'espace pour elle pour qu'elle s'assoit à côté de lui.

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Même si Edward était dans la bibliothèque à côté de Bella qui recherchait d'un livre de biologie, il se sentait très mal à l'aise en réalisant qu'elle était toujours à ses côtés, face à face. Elle ne savait pas que c'était très gênant, d'être incapable de parler ou de vouloir s'exprimer mais de se sentir plus honteux que d'habitude.

« Tu aimes être ici ? » , murmura Bella.

Il hocha la tête en silence.

« Pourquoi ? », demanda Bella en sachant qu'il devrait répondre à des questions par des mots.

Edward soupira.

« Cela te gène de me parler ? » , dit Bella, même si elle regretta aussitôt car Edward était rouge comme une tomate.

« Je suis désolée », s'excusa-t-elle. « Non, ce n'est pas que je veux t'obliger à parler... eh bien je voudrais te parler, tu sais , je suis nouvelle et je n'ai jamais eu d'amis à l'école. »

Edward fut surpris en entendant le mot ami.

Il voulait vraiment parler, il le voulait vraiment , mais il ne savait pas comment ... donc il préférait garder le silence.

« Tu n'aimes pas ? », poursuivit Bella en le questionnant .

Edward se sentait mis à l'écart, jamais personne ne lui avait adressé la parole et maintenant la fille qui l'intimidait le plus lui parlait.

Il fit un grand effort, il évita de la regarder bien qu'elle se plaça en face de lui.

« O-o-oui, réussit-il à dire, en regardant vers le bas.

« Cela te gène » , affirma Bella, déçue.

« N-non, c-ce ne-n'est p-pas -çça. J'ai-aime êt-tre i-ici », dit-il avec difficulté. P-parce que je ne d-dois p-p-pas p-parler », confessa-t-il, un peu gêné et il rougit même.

« Excuse-moi » , s'excusa Bella en voyant qu'il était encore plus gêné. « Tu sais, nous ne nous sommes pas présentés », ajouta-t-elle en souriant.

« Edward »,, chuchota-t-il.

« Bella »,, elle lui tendit la main.

Il la secoua sans être brusque.

« Est-ce que je peux te demander quelque chose ? », demanda Bella, curieuse.

Edward acquiesça de nouveau.

« Pourquoi tu n'as pas fait attention à nous, Emmett et moi, quand nous nous sommes présentés ? », déclara-t-elle dévoilant une véritable curiosité.

Edward eut beaucoup de mal à lui répondre, c'était une trop longue réponse et il ne savait pas comment la raccourcir pour ne pas bégayer.

L'air triste, il la regarda et il réalisa que Bella avait les yeux chocolat les plus beaux qu'il ait jamais vus, bien que ce soit clairement les premiers yeux qui le regardèrent directement. Il évitait le contact autant que possible avec les personnes, plus encore s'il s'agissait de femmes.

Fasciné, il prit un livre de l'étagère et marcha jusqu'à la table où se trouvaient ses affaires.

« Tu ne me répondras pas ? », dit Bella sans comprendre les raisons du silence d'Edward.

Ce dernier hocha la tête négativement.

« Pourquoi ? »,, demanda-t-elle.

Edward pensa qu'elle posait trop de questions et que cela impliquait de beaucoup parler...Peut-être n'avait-elle pas compris qu'il détestait s'exprimer?

Alors, Bella, en le fixant, remarqua qu'il voulait lui parler, mais qu'il avait trop honte de le faire.

Elle ne voulut lui poser plus de questions, elle ne voulait pas ressembler à une jeune fille qui recherchait désespérément l'amitié de quelqu'un.

En se rendant compte que l'heure du repas arrivait, Edward et Bella décidèrent de marcher vers le laboratoire du cours de biologie pour rejoindre leurs frères et sœurs respectifs.

« Monsieur Cullen », , salua le professeur Vanner en le voyant.

Edward fut heureux que Mike et ses compères ne soient pas présents dans la salle.

« Vous portez-vous mieux ? »,demanda le professeur. « Je suis étonné de voir mon meilleur élève ici », sourit pour l'encourager.

Edward acquiesça en silence.

« Vous avez pris du retard, mais vous récupérerez à la fin du semestre, donc ne vous inquiétez pas », sourit-il.

Edward remercia la bienveillance de son professeur et s'approcha de Rosalie.

Alice et Angela coururent à la rencontre Edward.

« Tu vas bien ? »,demande Angela, très inquiète. Regarde comment ils t'ont amoché. »

Elle caressa son bras et Edward se plaignait de la douleur à ce contact.

« Ils t'ont fait du mal ? », dit Alice.

Il fit un signe de tête pour expliquer que ça allait plus ou moins bien.

Bella remarqua aussitôt l'intérêt d'Angela envers Edward, la jeune fille était très soucieuse envers lui ; en effet, elle lui tendit une serviette pour essuyer sa blessure au sourcil, et il se remit à saigner.

Rosalie courut dans les bras de son frère et essaya de ne pas l'écraser.

« Les malheureux! Je te jure, petit frère, que je leur ai réglé leur compte, je te promets qu'ils ne te feront plus jamais de mal ... Qu'ils osent et je les tue! », jura Rose tout en caressant le visage douloureux d'Edward.

«Ce n'est pas la peine, je crois que je vais bien », il sourit avec difficulté en ressentant une douleur dans sa côte.

Bella avait quitté le groupe en pleine conversation.

« Bella ! » , l'appela Rosalie.

Celle-ci se retourna, surprise.

« Merci d'avoir pris soin de mon frère » , sourit-elle.

« Non, il n'y a que quoi » , sourit-elle, « je te remercie d'avoir travaillé avec le mien », rit-elle.

A midi, Angela, Ben, Alice, Rosalie et Edward étaient assis dans un coin de la salle, Edward était en train d'écouter de la musique, pendant que les autres planifiaient leur week-end, puis du bal.

« Tiens, voici Emmett et Bella », murmura Angela.

Rosalie était sur le point de les inviter à s'asseoir avec eux, puis elle vit Jessica et Lauren se rapprochaient pour les inviter à votre table.

« Pourquoi ne pas vous asseoir avec nous ? » , leur proposa Jessica en souriant.

Bella regarda Emmett avec désapprobation.

« Je crois que nous allons chercher une autre table » , dit Bella légèrement embarrassée.

Elle détestait qu'on regarde son frère de cette façon, encore plus si c'était une jeune fille qui n'avait eu aucune idée de la différence entre l'hyperbole et hyperbate.

En entendant cela, Rosalie se leva de sa table.

« Vous pouvez vous joindre à nous » , les invita Rosalie en souriant.

Bella vit que sa proposition était sincère et désintéressée, elle accepta avec plaisir.

Emmett n'émit aucune objection à s'asseoir avec eux.

« Je ne peux pas croire qu'il nous ont rejeté » , rechigna Jessica.

«Le pire, c'est qu'ils vont s'asseoir avec ces racailles », renchérit Lauren.

« Le pire, c'est que cet homme était vraiment charmant », grommela Jessica.

Lauren rit en elle-même comme si son amie se plaignait d'avoir perdu un bonbon, surtout parce qu'elle avait cru qu'il l'avait remarqué.

« Edward » , l'interpella Rosalie pour attirer son attention.

Celui-ci ne l'entendit pas car il était en train d'écouter de la musique avec le volume fort.

Rosalie soupira et enleva son casque mp3.

« Pourquoi as-tu fais ç-ça ? », fulmina-t-il.

Les autres continuèrent de parler avec Emmett, mais Bella avait remarqué qu'Edward avait à peine bégayé.

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En arrivant chez eux, Esme fut surprise de voir que Edward était blessé.

« Que s'est-il arrivé? Rosalie, je t'ai dit de me téléphoner » , gronda-t-elle.

« Maman, c'est arrivé après le cours et Edward n'a pas voulu l'alarmer » , répliqua Rosalie.

« Mama, ce n'est pas de la faute de Rose, elle a simplement co-constat-té », déclara Edward pour empêcher que la faute retombe sur Rosalie.

« Je vais immédiatement appeler ton père » , dit Esme, un peu agacée.

« Ce n'est pas la peine » , hurla Edward.

« Si, si je vais le faire », affirma Esme.

Elle se demandait encore et encore qui serait en mesure de faire quelque chose comme ça à son fils, elle haïssait souvent la cruauté dont il faisait preuve à son égard.

Esme parla avec son mari et elle lui demanda de venir tout de suite.

« Qui était-ce ? » demanda-t-elle après avoir raccroché le téléphone.

« Mike Newton et sa bande de voyous. Qui d'autre, maman ? » , dit Rosalie en levant les yeux au ciel.

«Mais Mike et toi étiez amis ? », questionna Esme, incrédule.

« Oui, maman, au CP en primaire », déclara Edward, dégoûté.

Edward, Rosalie et sa mère allèrent à l'hôpital où Carlisle attendait dans son cabinet.

« Mon amour » , fit-il affectueusement en souriant quand il vit sa femme entrer.

« Chérie, regarde comment ils ont blessé notre enfant », dit Esme, l'air affligé.

« Eh bien, cette fois-ci ils n'y sont pas allés de main morte, n'est-ce pas? », déclara-t-il en examinant Edward, pourriez-vous nous laisser seuls pendant que je l'examine?«

« Papa ! » , Rosalie poussa un cri. Il n'y a rien qu'elle n'avait pas vu concernant Edward, en plus, elle avait le droit de rester ici.

« Tu doutes de ton père en croyant qu'il va lui faire du mal ? » , répondit Carlisle avec tendresse.

« Non, mais je vais mourir d'inquiétude et de curiosité », dit Rosalie en faisant la moue.

« Oublie ça. Mon amour, s'il te plaît, je veux que vous partiez. »

Esme, avec la même envie de savoir si Edward allait bien, dût partir avec Rose.

Carlisle examina Edward voyant qu'il n'y avait rien de très sérieux, mais il devait être prudent dans ses mouvements.

« Ca te fait mal ? »

Edward gémit en guise de réponse.

« Pour quelle raison aujourd'hui ? », déclara Carlisle, habitué à ce que son fils soit battu. Bien qu'ils aient parlé aux parents des agresseurs, ceux-ci récidivaient. Même en ayant menacé de familles de ne pas les soigner si leurs enfants continuaient leurs agressions, bien qu'il n'en avait pas le droit selon le Code de déontologie médicale.

« Rosalie a p-pa-parlé d-de harcèlement dans son di-discours et voilà tu m-me v-vois » , sourit-il, l'air désolé.

« Mon fils, je pense qu'il faut en finir avec cela , tu dois leur faire face, le gronda-t-il. Tu retourneras au séances avec le psychologue. »

Edward gémit, retourner au séances du Docteur King, un homme âgé qui dormait pendant qu'il parlait, c'est ce qu'il voulait le moins au monde.

« Non, pas le docteur King, non, un nouveau médecin est arrivé, récemment diplômé et assez expert dans ces domaines, j'aimerais que tu le vois », assura-t-il à Edward.

« Qui ? Je le connais ? », Questionna Edward, incertain.

« Non, il est nouveau, il s'appelle Jasper Hale, sourit-il. Il est très bien.

« Si tu le dis », dit-il en détournant le regard.

« Cela ce coûte rien d'essayer » , dit Carlisle en lui donnant une petite tape sur les jambes.

Esme et Rose étaient dévorées par la curiosité. Elles voulaient à tout prix savoir ce qui se passait à l'intérieur.

« Dis-moi une chose Rose », dit Esme en pensant à ce qui était arrivé.

« Oui, maman » , répondit calmement Rose.

« Comment ont-ils cessé de frapper Edward? Est-ce que tu es intervenue? »

« Non maman, il n'était pas avec moi. Alice, Angela et moi travaillions sur les détails du bal de charité ; quand nous sommes arrivés au laboratoire, Emmett m'a dit que mon frère était avec sa sœur à l'infirmerie » , expliqua-t-elle.

« Emmett ? Je ne connais pas ce garçon. »

Esme connaissait toutes les familles de Forks, grâce au travail de son mari, elle avait entendu parler de chacun des habitants dans la petite ville.

« C'est un nouveau comme sa sœur Bella, ce sont les enfants de l'enseignante en arts » , sourit Rose.

« Ah! Mais dis-moi, comment tout ceci est arrivé ? »

Rosali commença à raconter ce qu'elle savait, d'une traite, lui disant qu'il avait frappé Mike et que Emmett avait pris sa défense contre Tyler ; en outre, elle lui confia que Bella avait passé tout son temps avec Edward en constatant qu'il ne pouvait pas retourner en classe .

« Oh » , s'exclama Esme, surprise par l'histoire. « Ma fille, je veux que tu invites à dîner ces jeunes gens, je tiens à les remercier de leur geste » , suggéra-t-elle en la gratifiant d'un petit sourire.

« Oui maman chérie » , affirma Rosalie, heureuse.

Rosalie pensait qu'elle aimerait avoir Bella comme amie et que peut-être le groupe pourrait essayer de l'intégrer.

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Toutes les reviews seront traduites à l'auteur.

WOW! Merci d'avoir autant adoré cette histoire!

Je suis contente de traduire une histoire que vous voulez autant découvrir :)

Merci encore pour les reviews, elles m'ont vraiment encouragé!

A Vendredi prochain !