Disclaimer: Tout appartient à Rick Riordan.

Note; Il s'agit d'une série de très courts OS (tous déjà écrits), qui suivent l'histoire de Clarisse LaRue et de Chris Rodriguez (tous du point de vue de Clarisse). Cette fois, pas de spoilers des Héros de l'Olympe.

Chronologiquement, les OS sont dans le désordre, mais ils finissent par former une histoire complète.


Chris est un drôle de gamin. On dirait qu'il tient à peine en équilibre sur ses jambes, comme si au moindre pas il allait s'envoler ou tomber. Il est rapide, pourtant, presque plus rapide que la langue de Travis. Pourtant Clarisse n'a jamais entendu personne parler aussi vite que Travis Alatir (elle n'a non plus jamais rencontré personne qui soit aussi chiant, mais ça, ça n'a rien à voir avec Chris).

Souvent, Chris la regarde, avec des yeux étranges, presque amicaux. Clarisse pense que ça serait bien d'avoir un ami. Elle ne sait pas trop comment c'est, mais ça à l'air cool. Il suffit de voir comment cette pimbèche d'Annabeth sourit avec Luke. Clarisse aimerait bien avoir aussi quelqu'un à qui sourire comme ça. Des fois, Clarisse aimerait même être un peu plus comme Annabeth, être intelligente et jolie comme elle. Mais elle sait que ça n'arrivera jamais. Elle est la fille d'Arès, et une guerrière n'a ni à être belle, ni intelligente. Juste à savoir se battre.

Mais Chris n'a pas l'air de le savoir, ça. Ou alors il s'en moque. C'est possible. Ça fait plus d'un an qu'il est à la colonie. Plus d'un an qu'il est indéterminé. Alors lui, les parents divins…

Clarisse, elle, elle ne peut pas s'en moquer. Il est dur d'ignorer Arès. Des fois, elle aimerait ne pas avoir un père qui se soucie d'elle de manière si brutale. Des fois elle aimerait être comme Chris. Pas de père et la liberté (en, même temps, il lui arrive aussi de souhaiter être un garçon ou une mortelle. Ou que son père l'aime. Elle sait bien que tout ça, ce ne sont que des rêves impossibles).

Et puis Chris la regarde par-dessus le feu de camp, et son regard est tellement triste que Clarisse sert les poings.

Même les dieux devraient reconnaitre leurs enfants.