Là où on ne s'y attend pas.

Le calme pure et simple.

Étonnant voir surprenant venant du bureau d'un capitaine du Gotei 13 de la Soul Society.

Pourtant c'était bel et bien le cas, le capitaine Toshiro Hitsugaya s'ennuyait. La sérénité régnait au Sereitei et son travail de capitaine se retrouvait réduit au néant tant la quantité était négligeable. Quelqu'un de normal aurait eu du travail convenable pour la semaine mais c'était sans compter l'assiduité acharnée du génie. Le jeune aux cheveux blancs comme neige restait donc planté devant son dernier rapport, ne croyant pas qu'il avait finis son travail de la semaine, un jeudi, à quatorze heures.

Cela ne lui était arrivé qu'une fois depuis son ascension au rang de Taicho. Et encore il n'avait eu que son week-end de libre.

Quand on a rien a faire, qu'est ce qu'on fait ? Les adolescents du monde réelle trouvent peut-être toujours une occupation mais lui, le plus jeune capitaine de la Soul Society se torturait l'esprit en vain.

Pause.

« Les adolescents du monde réelle. »

Un faible sourire espiègle s'étira sur les lèvres du garçon. Il avait trouver ce qu'il allait bien pouvoir faire jusqu'au dimanche.

Dans le-dis monde réelle, un jeune homme à la tignasse orange fluo se larvait pour rentrer de son école. Fatigué il trainait des pieds. C'était pas humain d'emmagasiner autant d'information en une journée. Les dirigeants de son école était des sadiques, c'était sûr.

Il ronchonnait tellement qu'il ne vit pas le chemin se faire et il se retrouva devant l'entrée sécuriser de son immeuble. Il poussa un soupir d'aise à l'idée de s'étaler dans son canapé et de se préparer un bon repas. Ah oui... C'est vrai, il devait faire les courses. Il grinça des dents et fit demi-tour pour retourner au centre ville à contre coeur.

Il était déjà 19h30 et Toshiro s'impatientait assis sur le sofa de son amant. En effet le jeune prodige avait fait le déplacement jusqu'au monde des humains dans l'heure qui suivait l'apparition de son idée. Il s'était introduit dans l'appartement d'Ichigo pour lui faire la surprise.

Mais pourquoi rentrait-il si tard ? Ok il travaillait, cependant le jeudi il finissait à 18h si ses souvenirs étaient bon, et ils l'étaient toujours. Alors pourquoi une heure et demi de retard ?

Son humeur jovial du début d'après-midi s'estompait peu à peu.

Sincèrement, le roux ne se sentait pas bien ce soir-là. Ce n'était pas son jour. Sa joie de vivre l'avait entièrement abandonné. Il se sentait seul et vide. Combien de temps s'était écoulé depuis qu'il n'avait pas rie ? La dernière fois qu'il avait vue Toshiro ? Le temps semblait s'arrêter dans les pires moments de sa vie.

Il ressentait tellement le besoin d'évacuer sa mélancolie mais était perdu, il ne savait que faire.

De plus la météo n'arrangeait rien à son humeur, le ciel était gris, la température glaciale et les gouttes d'eau commençait à tomber. Évidement sinon c'est pas drôle. La déprime d'Ichigo ne faisait qu'augmenter tandis qu'il finissait de faire ses courses, pour une personne comme à chaque fois.

Soudain il entendit un bruit derrière lui. Surpris il se retourna brusquement, manquant de faire tomber ces sacs de provision.

Un chaton blanc et trempé jusqu'à l'os miaulait à la mort devant le cadavre de sa mère, écrasé par une voiture.

Une boule monta à la gorge d'Ichigo, son état empirait. Non seulement il était d'une humeur maussade, une dépression pointait le bout de son nez etde plus il tombait devant une scène qui lui rappelait son enfance tragique, faisant remonter à la surface un traumatisme qui le poursuivait aujourd'hui encore.

Il s'approcha doucement du chaton qui lui renifla la main. Il n'avait même pas encore appris a se méfier des humains.

Ichigo adressa un sourire triste au chaton qui se frottait contre sa main pensant trouver de quoi se rassasier.

Il le pris dans ces bras et se dirigea vers une animalerie pour lui acheter de la nourriture et rentra enfin à son appartement.

20h18. Maintenant Hitsugaya s'imaginait le pire. Est-ce que son homme le trompait ? Non il n'oserait pas. Il aurait trop peur. Quoique ? Stop, c'était sa paranoïa qui parlait ! Ichigo ne lui ferait jamais ça. Mais alors où était-il ? Qu'est-ce qui le retardait autant ?

Le roux allait se faire incendier quand il rentrerait. Dire qu'il était venu pour lui faire une surprise.

Alors que le capitaine ruminait dans sa tête toutes les insultes et tortures possibles, la poignet de la porte d'entrée pivota et un bruit de clé se fit entendre.

Le jeune garçon se leva, près à crier sur son amant.

Il vit alors les bras chargés de courses du roux et un chaton, installé sur son épaule qui sauta sur le sol pour s'approcher de lui.

« - Bienvenue chez toi, p'tit gars. » Lança Kurosaki en posant ces courses par terre pour refermer derrière lui.

Le génie restait sans voix. Comment ça un « chez toi » ? Non, il n'était pas jaloux d'un chat. Absolument pas de mauvaise fois non plus.

« - Toshiro ! »

Ichigo coupa cours aux pensées de son amour en le prenant dans ces bras.

« - Mais qu'est ce que tu fais là ? Tu ne sais pas à quel point j'avais besoin de te voir. Mais et ton travail ? Pourquoi es-tu là ? » S'écria le roux.

« - Où étais-tu ? » Fit Hitsugaya de manière sanglante, n'ayant pas oublié les heures d'attente sur le canapé.

« - Pardon ? »

« - Où étais-tu pour rentrer si tard ? »

« - J'étais aller faire les courses et je suis tomber sur ce p'tit gars, devant sa mère, écraser... Alors je l'ai ramener. »

Toshiro fut surpris. L'histoire était si neuneu qu'elle était surement vrai. Il capta le regard triste du plus grand et sa colère s'estompa.

« - Quelque chose te tracasse ? » Demanda-t-il en essayant de rester neutre malgré son inquiétude.

« - Ho, ben je n'étais pas en forme et quand j'ai vue ce chat devant le cadavre de sa mère... Ben j'étais encore moins en forme. Mais maintenant t'es là, alors tout va bien ! » Répondit Ichigo de manière faussement détaché. « Et d'ailleurs, qu'est ce que tu fais là ? » Repris le roux.

« - Marée basse à la Soul Society, j'ai fini tout mon travail de la semaine, c'est le calme plat. Alors bon je me suis dis que je passerai... »

Le Kurosaki vit le petit rougir et détourner le regard. Il s'approcha et le pris dans ses bras.

« - Merci d'être passé. Ça me fait beaucoup de bien de te voir. »

Ichigo était vraiment soulagé de voir sa moitié. C'était une grande bouffée d'air frai qu'il arrivait enfin à inspirer après une apnée insoutenable de plusieurs mois. Sa déprime naissance s'estompa quasi automatiquement.

Ils restèrent un moment enlacé, sans mot. Toshiro avait compris la détresse du roux et il ne fallait pas être un génie - même si s'en était un - pour comprendre le rapport avec le décès brutal de sa propre mère. Ainsi il raffermit sa prise autour du cou d'Ichigo, tentant de le réconforter. Qu'importe le fait que le roux soit trempé, Hitsugaya le serra contre lui.

Ils furent interrompus par un miaulement aigüe.

Ils observèrent le chaton blanc comme neige aux yeux d'un bleu-vert magnifique. Le chaton fouinait dans l'appartement avec méfiance. Ichigo eut un petit sourire, ce chat lui rappelait quelqu'un.

« - Faut que j'aille me doucher, tu peux t'occuper du chat pendant ce temps Shiro ? »

Il eut évidement droit à un regard noir dû au surnom qu'il lui avait donner.

« - Les chats ne m'apprécient guère. » Répondit le blandin.

« - Garde le simplement à l'oeil alors. »

Sur ces mots il s'éclipsa dans sa salle de bain.

« - Alors comme ça t'es orphelin. Bienvenue au club. » Fit le jeune garçon en caressant timidement le chaton.

Le petit chat s'écarta de Toshiro. Il le renifla et repartis en courant.

Les chats ne l'appréciaient guère.

Indifférent le génie rangea les courses et installa les quartiers de l'animal avec les achats du roux.

Alors qu'il entreposait des jouets dans le panier, le chaton s'approcha silencieusement et lécha amicalement les doigts fins du jeune. Il leva un sourcil en observant le comportement de l'animal. Ce dernier se frottait contre se main, roulant sur le dos en ronronnant bruyamment. Attendrit, il pris le chaton dans ses bras après avoir vérifié l'absence du roux. Le chaton lui, décida de grimper dans la touffe blanche de son nouveau maitre pour s'y installer et disparaitre.

L'air du garçon se renfrogna, il arracha la bête de sa tête, n'appréciant pas d'être pris pour un nid. Mais le chaton revint à la charge. Ce fut un combat acharné entre les deux êtres des neiges.

Un rire puissant se fit entendre dans la pièce. Hitsugaya sursauta ainsi que le chat qui parti se réfugier dans les jambes du génie..

« - Ah oui en effet, les chats ne t'aime pas je vois ça ! » Lança ironiquement le grand habillé d'une simple serviette.

« - C'est pas ma faute, c'est un original ce truc. » Répondit-il sèchement.

« - Original, original, tu t'es vue ? Blanc aux yeux turquoise, méfiant et espiègle. En fait tu lui ressemble à ce chaton. » Raillât le roux.

Un regard polaire se posa sur le shinigami remplaçant qui décida de l'ignorer.

« - En fait le grand Hitsugaya Taicho ne se permettrait pas de s'attacher à une boule de poil. » Continua-t-il pour le faire sortir de ses gonds.

« - Je me suis bien attaché à toi. » Fit le génie, un sourire malicieux aux lèvres, alors que le chaton s'agrippait à son jean

Ichigo lui rendit son sourire et vint prendre le chaton dans ses bras.

« - Tu me compare à ça ? » Lança le plus grand, feignant une mine outrée en présentant le chaton devant le visage du plus jeune. Chaton qui en profita pour lui lécher le visage et lui prendre le nez entre les pattes.

« - Tu as commencé je te rappelle ! » S'écria le concerné en reculant hors de porté de la bête.

Ichigo se moqua copieusement de l'affection que porté le chat à son amant.

Il déposa le chaton par terre et s'approcha voluptueusement de sa pair, le faisant reculer jusqu'à ce qu'il soit coller contre le plan de travail de la mini cuisine. Il vint chercher le menton de sa moitié pour l'embrasser avec passion. Le génie répondit au baiser en s'agrippant sauvagement à ses cheveux orange, se hissant sur la pointe des pieds. Ils ne se lâchèrent pas, continuant l'échange amoureux sans cesse, prenant de courte inspiration quand ils le pouvaient.

Le plus grand fit glisser ses mains le long du dos de son amant, caressant délicatement le creux des reins d'Hitsugaya, remontant la colonne vertébrale du bout des doigt pour soulever son T-shirt noir et le lui enlever. Il vint ensuite lui embrasser le cou puis descendit lentement en direction de la clavicule. À ce contact le plus jeune lâcha un petit gémissement de plaisir.

Soudain Ichigo souleva sa moitié pour la faire assoir sur le bord du mini-bar, caressant de plus bel le corps sur parfait de son amant. Hitsugaya l'entoura de ses jambes, l'attirant fortement contre lui et planta son regard dans celui du roux.

« - Tu veux traumatiser ce pauvre chaton ? » Demanda-t-il.

Il souleva un sourcil en guise de réponse et revint attaquer ces magnifiques lèvres qui n'attendaient que ça, mordillant et suçotant pour plus de plaisir.

Il vint embrasser l'oreille du plus jeune, léchant le lobe, alors que ses mains se firent d'avantage baladeuse dans la région sud sous les gémissements spontanés de son amant. Les cheveux encore mouillés du roux dégoulinait sur le torse du blandin, lui procurant des sensations délicieuses. Autant visuelle que physique.

« - Tu veux arrêter ? » Susurra-t-il de manière lubrique, au creux de l'oreille de Toshiro.

Ce dernier se mordit la lèvre alors que le roux continuer à lui lécher l'oreille tout en frottant langoureusement son intimité contre la sienne à travers la pauvre serviette qui lâchait prise.

« - Jamais. » Souffla-t-il tandis qu'Ichigo fit glisser sa main calleuse à l'intérieur de sa cuisse, chatouillant cette zone si sensible.

Hitsugaya pris appuis en arrière sur ses mains alors que son amant lui enlevait son malheureux jean et son boxer par terre. Il se redressa soudainement, une lueur sauvage dans le regard, pour faire tomber la serviette du roux et prendre en main le membre tendu qui se présentait au garde à vous devant lui. Il entama des mouvements de va-et-vient irrégulier tandis que le Kurosaki gémissait de manière de plus en plus roque et de plus en plus excitante. Cette vision du roux en pleine extase, les yeux fermés, les cheveux mouillés et la respiration saccadée fit tourner la tête de Toshiro qui pris encore plus au sérieux sa tâche de procurer du plaisir à sa moitié. Il ralentis le rythme pour faire languir son amant, accéléra pour le torturer encore et encore, raffermis sa prise pour à nouveau ralentir.

Le plus grand glissa sa main dans le cou de son amant, l'attirant vers lui pour sceller avec force leurs lèvres en manque d'un énième baiser. Hitsugaya lâcha le membre de son amant pour prendre appuis d'une main sur le mini-bar. De l'autre, il agrippa les cheveux d'Ichigo.

« - Je peux ? » Demanda le roux.

« - Pourquoi tu demandes ? » Renchéri le génie.

Ils s'embrassèrent à nouveau tandis qu'Ichigo prenait le membre de son amant en main pour se venger de la torture qu'il venait de subir et pour le préparer à celle qu'il allait lui faire.

Toshiro se replaça sur la table, s'inclinant un peu plus, laissant libre accès à son intimité pour le roux. Ce dernier lui souris et il le pénétra doucement. Hitsugaya le serra contre lui, contractant tous ces muscles inconsciemment.

Le jeune homme patienta quelques secondes avant d'entamer des va-et-vient remplit de passion.

Le garçon maintint sa prise dans les cheveux d'Ichigo alors que la pièce était couverte de gémissements de plus en plus démesuré. Leur mouvement se synchronisèrent pour que leur corps de fasse plus qu'un. Le roux touchait la prostate de son amant à chacune de ses pénétrations, arrachant des plaintes délicieuses de la bouche du plus petit.

Le corps d'Hitsugaya échappa à son contrôle et il s'écroula lourdement sur le plan de travail. Ichigo lui y voyait l'occasion de changer de position : il souleva la jambe droite de son amant, la plaçant au-dessus de son épaule cherchant l'apothéose à chaque mouvement.

La pénétration se faisant plus profonde dans cette position, le génie hoqueta de surprise, relevant les bras pour chercher une prise derrière sa tête. Il trouva le bord de l'évier auquel il s'agrippa pour pousser en même temps que le roux exerçait des mouvements de va-et-vient toujours plus puissant. Le jeune garçon aux cheveux blancs comme neige se faisait carrément pilonnait, non pas que ça lui déplaise au contraire.

En un cri plus violent que les autres, Toshiro se relâcha dans la main plus qu'experte d'Ichigo. Le roux le pénétra à nouveau et le génie esquissa un grimace de douleur. À son tour Kurosaki se libéra en Hitsugaya, épuisé il se retint de peu sur ses bras pour ne pas écraser son cher et tendre qui, tant bien que mal, se redressa sur le mini-bar.

Avec un sourire post-orgasme ils s'embrassèrent amoureusement.

Toshiro s'accrocha de manière possessive au torse d'Ichigo, nu comme un vers, le temps de retrouver sa respiration.

« - Tu sais quoi ? T'es de plus en plus doué. » Lança le roux en faisant glisser ses mains le long des bras de son amant.

Le génie s'empourpra et enfonça son nez dans le cou du plus grand.

« - Dis pas des trucs comme ça de cette manière-là, baka ! »

Il s'écarta alors de sa moitié pour se rhabiller, grimassent quand il devait se pencher tandis qu'une douleur lancinante lui prenait le bas du dos.

Le roux le couva d'un regard amoureux et moqueur à la fois alors qu'il cherchait de la nourriture rapide à cuisiner.

Il sentit un bras le saisir. Interloqué il se retourna et vue son amour les sourcils froncés, le regard mi noir mi choqué fixé le canapé. Enfin il comprit ce qui gênait autant Hitsugaya. En effet le chaton récupéré à l'improviste un peu plus tôt dans la soirée était assit sur le dossier du canapé, les regardant avec une lueur étrange dans les yeux.

« - On devrait l'appeler Shiro-chan. » Souffla le maitre des lieux.

« - QUOI ? Ça veut dire quoi ça je te pris. » Explosa le glaçon.

« - Ben !... Quoi que, oublie » Esquiva le roux, sachant très bien que la remarque n'avait pas, mais pas du tout plus à Toshiro.

« - J'espère bien. » Répondit sèchement le plus jeune, le regard noir.

« - Rabat-joie. »

« - Imbécile. »

Le reste de la semaine se déroula à peu près de la même manière, le chaton continuant de les observer avec un air nouveau ancré dans le regard ce qui gêna de plus en plus Hitsugaya. Qu'avaient-ils fait à ce pauvre être si innocent ?

Ichigo lui avait la réponse et elle le réconfortait dans l'idée que ce chaton était la version animale de son amant.