Hola! Remises de vos émotions? Prêtes pour un deuxième chapitre? Mwahahaha! Sortez vos mouchoirs, ce chapitre est pire que le précédent xD

Merci BEAUCOUP à tous pour vos reviews, je ne m'attendais pas à tant de reviews! ça fait vraiment plaisir, surtout dès le premier chapitre!

Je vous laisse découvrir ce deuxième chapitre, très bien traduit par Amy, qui fait là ses premiers pas dans le monde de la trad, alors on applaudit Amy! Elle a réussi à m'émouvoir avec cette trad alors que je connaissais le chapitre, donc je vous préviens, vous aller souffrir avec ce chapitre!

Bonne lecture et vive les reviews!


Hey ! Voici un chapitre très plein d'émotion, je vous dis pas le nombre de fois où j'ai pleuré en traduisant. Mais ne vous attendez pas à du Nan' hein. J'ai fait de mon mieux, mais c'est loin d'être parfait Bonne lecture ! Amy.


Chou05 : Merci :) Pense à acheter des pilules pour on coeur fragile, ça n'était que le tout premier chapitre! Julie : Merci :) Voilà la suite! Marion : Merci beaucoup! On va essayer de poster tous les samedis.


Chapitre 2 : Traduit par Amy.

- McGee! réagit enfin Gibbs, refusant d'admettre ce qu'il venait de voir.

L'agent spécial préféra se concentrer sur ce qu'il savait faire de mieux.

- Réservez un vol pour Tel-Aviv !

Quand il releva la tête, McGee se tenait immobile, face au même écran de télévision noir que Tony. Abby, à genoux derrière eux, le visage entre ses mains, gémissait "non, non, non" encore et encore.

- McGee!

Gibbs l'attrapa par les épaules, le secoua avec une douce brutalité pour capter son attention et attrapa son visage entre ses mains.

- Réservez-nous un vol pour Tel-Aviv.

Le jeune agent se contenta de hocher la tête pour toute réponse et se glissa derrière son bureau. La foule autour de leurs bureaux et de la télévision commença alors à se consoler mutuellement, les larmes s'amplifiant pour chacun.

Tony continuait à regarder l'écran noir, la même expression impénétrable sur son visage.

- Passez-moi le SecNav ! ordonna Gibbs dans le téléphone.

Il essayait de ne pas paniquer alors que ses yeux virevoltaient dans la pièce, dévisageant chacun des membres de son équipe. De McGee devenu plus pâle que jamais tandis qu'il travaillait sur son ordinateur pour leur réserver un vol militaire, à Abby pleurant à genoux sur le sol, Palmer la retenant contre lui, à Tony debout aussi droit qu'un i tandis que Ducky tentait de capter son attention, au bureau vide de Ziva à côté du sien. "Pas encore." pria-t-il dans un murmure, "S'il vous plait, mon dieu, pas encore."


- Léon, soupira Gibbs une heure après l'incident.

Il frotta ses mains sur son visage alors que le directeur du NCIS arrivait dans l'Open Space.

- J'ai tout vu sur ZNN. Je suis venu aussi vite que j'ai pu. Que puis-je faire pour vous aider, Gibbs ? demanda rapidement Vance alors qu'il scannait la pièce du regard, voyant ses hommes rassemblés en petits groupes autour à plusieurs endroits.

Ils pleuraient doucement et se réconfortaient pendant que l'équipe de Gibbs semblait peiner à travailler, un McGee tapant furieusement sur son clavier pour réserver le vol et un Tony greffé à son téléphone.

- J'en n'ai rien à foutre de vos protocoles de sécurité Malachi! Dites-moi ce qu'il se passe avec Ziva! s'époumona Tony à l'instant même où il eut Gidon en ligne.

Une fois revenu à la réalité, il avait essayé d'obtenir des informations par le biais de quelqu'un au Mossad au sujet de l'israélienne pendant une heure. Il refusait de croire à n'importe quel scénario où Ziva ne reviendrait plus jamais à la maison, jusqu'à lui, une nouvelle fois.

- Dites-le moi ou aidez-moi au moins putain, sinon je vous jure que je vais vous arracher le coeur avec mes propres mains!

- Tony! Gibbs se déplaça rapidement, reprenant le téléphone de ses mains en voyant l'italien perdre totalement contrôle de lui-même.

- Gidon, c'est Gibbs… oui, nous sommes un peu plus qu'en colère ici comme vous pouvez l'imaginer. … Ce n'est pas le moment pour ça…Quelles sont les nouvelles pour Ziva ?

Ils ne pouvaient pas entendre ce que Malachi disait aux marins, juste distinguer les réponses du plus âgé.

- D'accord. Merci. Nous serons bientôt là.

Gibbs raccrocha, ses yeux fixant Tony un court moment avant de se concentrer de nouveau sur Vance et les autres regards qui attendaient des nouvelles de l'israélienne.

- Elle est toujours vivante. En salle d'opération pour le moment. Une seule balle qui a perforé son dos et sa poitrine. Un tir de sniper à deux kilomètres, gros calibre, derrière la glace.

Il pressa gentiment l'épaule de Tony, ses yeux restés fixés sur Vance.

- Emmenez-nous sur cet avion. Maintenant. Je la ramène à la maison.

Trente minutes plus tard, Gibbs, McGee et Tony s'asseyaient solennellement à bord de l'avion américain militaire en direction d'Israël. La seule information qu'ils avaient reçu au sujet de Ziva avant de partir se résumait au fait qu'elle était toujours en salle d'opération. Les douze prochaines heures allaient être les plus longues de leur vie puisqu'ils seraient totalement coupés du monde extérieur. Ils étaient tous perdus dans leurs pensées en silence, revoyant les évènements du matin même et la brève apparition de Ziva. Ses derniers mots pour eux, son sourire et ses larmes. Les souvenirs vinrent les titiller chacun de leur côté, cependant tous réunis dans une prière, suppliant qu'elle soit assez forte, une dernière fois, pour survivre. Comme elle l'avait fait autrefois et d'une certaine façon, assez forte pour créer un autre miracle.

Ce fut juste après l'aube qu'ils arrivèrent à Tel Aviv. Aucun des trois hommes n'avait ouvert la bouche durant le vol et ils attendaient désormais anxieusement que l'avion cesse de bouger pour qu'ils puissent en sortir. Quand la porte s'ouvrit enfin et que la douce lumière du jour se faufila à l'intérieur, ils virent plusieurs SUVS noirs Mercredes entourer l'avion et un grand nombre d'officiers du Mossad postés autour du périmètre. Une ambulance était garée plus loin sur l'aéroport et Tony sentit son coeur s'emballer en voyant Schmeil et Malachi marcher vers eux.

- Agent spécial Gibbs, McGee, DiNozzo, les salua solennellement Malachi avec un léger signe de tête.

- Où est Ziva? les interrompit immédiatement Tony, incapable d'attendre une seconde de plus avant de la voir de ses propres yeux.

- Elle est là, répondit Malachi en désignant l'ambulance tandis qu'il faisait signe à l'officier du Mossad lourdement armé posté juste devant.

- Tony, intervint Schmeil calmement, le regard vitreux, attrapant la main du jeune homme pour attirer son attention.

- Schmeil? L'agent spécial baissa la tête vers le vieil homme, confus, avant que ses yeux ne dévisagent rapidement l'ambulance et l'activité qui y régnait. Les hommes étaient en train d'abaisser une civière d'hôpital, soigneusement recouverte d'un drap blanc.

- Non… s'étouffa Tony dans un murmure.

- Je suis tellement désolé, affirma doucement Malachi. Nous avons fait tout ce que nous pouvions.

Gibbs ferma les yeux, sentant des larmes brûlantes y naître, et son souffle se coupa. Les incessants « non » désespérés de Tony fusaient tandis qu'il secouait sa tête et que l'on approchait le corps de Ziva. McGee refoula l'humidité de son regard et plaça une main sur le dos de Tony, le réconfortant ainsi silencieusement, conscient des sentiments de l'italien pour l'israélienne. Schmeil refusa de lui lâcher la main tant que la civière ne s'était pas arrêtée devant eux.

- C'est impossible.

Tony secoua la tête.

- C'est impossible.

Gibbs inspira une profonde bouffée d'air et s'avança; il se saisit du drap blanc et le repoussa en arrière, dévoilant un sac mortuaire noir. Ses doigts s'arrêtèrent sèchement sur la fermeture éclair, comme gelés, avant de la descendre lentement, laissant apparaître le beau visage de Ziva.

- Oh Ziva… balbutia-il en la dévisageant, des larmes glissant le long de ses joues.

Tony ne pouvait rien faire alors si ce n'était respirer profondément et hurler intérieurement, ses genoux tremblants devant ce spectacle. Il regarda son patron exposer son beau profil et se pencher vers elle avant d'embrasser son front comme il l'avait déjà vu le faire plusieurs fois.

- Elle avait été très claire...avant, au sujet d'Israël, de son passé. Je savais que vous auriez voulu la voir au moins une fois avant qu'on ne la ramène à la maison.

Malachi caressa les cheveux de Ziva et acquiesça doucement.

- Nous allons vous laisser quelques instants avant de préparer son corps pour le voyage.

Il fit signe à ses gardes et ils s'éloignèrent tous. Laissant les quatre hommes seuls avec le corps de Ziva au milieu du tarmac, sous les rayons du soleil levant.

Tony lutta avec ses jambes soudain aussi raides que du fer pour rester debout. Il devait la voir, il devait être plus proche, assez proche pour la toucher. McGee et Schmeil se tenant à ses côtés, il se traça un chemin difficilement et se positionna près de Gibbs, toujours penché vers le visage de Ziva. Sa peau claire possédait encore quelques couleurs et sembla légèrement chaude quand il la toucha. Un sanglot le secoua. Sa main caressa doucement ses cheveux avant qu'il ne baisse son visage vers le sien et ne presse son front contre sa peau, laissant les perles salées se faufiler sur son visage. Gibbs retint avec véhémence ses propres larmes, tentant d'être fort pour Tony et McGee. Voyant ses enfants lutter une fois de plus contre une perte insurmontable. Il fit signe à Tim et Schmeil de s'écarter pour accorder un moment d'intimité à l'italien avec le corps de l'israélienne. Leurs cœurs se brisaient en voyant la rivière sans fin de larmes silencieuses dégringoler le visage du jeune homme. Tony enroula ses doigts autour de ceux de Ziva contre sa poitrine et murmura dans son oreille des phrases inaudibles coupées de pleurs, comme si elle était la seule destinée à les entendre. Quand dix minutes se furent écoulées, Malachi fit signe à Gibbs qu'ils devaient partir désormais mais qu'il n'avait pas envie d'être celui qui interromprait la veillée silencieuse de Tony. Celui-ci passait l'une de ses mains dans les cheveux de Ziva et serrait la paume de l'israélienne de l'autre. Gibbs hocha la tête pour seule réponse et s'approcha d'eux.

- Tony.

Il rompit la distance entre eux doucement, plaçant l'une de ses mains dans son dos.

- Ils doivent la ramener maintenant. La préparer... pour que nous puissions la transporter à la maison.

Il pressa légèrement son épaule alors que Malachi s'approchait à son tour.

- Je t'aime, Ziva.

Les larmes de Tony surgirent alors qu'il se courbait en avant, murmurant de nouveau dans ses oreilles, déclaration que Gibbs pouvait clairement entendre. L'ancien marins sentit son propre visage devenir humide tandis que son agent avouait enfin ses sentiments envers la jeune femme. L'italien laissa reposer son front une nouvelle fois sur celui de l'israélienne durant quelques secondes avant d'incliner la tête pour se retrouver juste au dessus de ses lèvres. Il s'arrêta un instant, comme hésitant, et rompit la distance entre leurs deux corps. Il l'embrassa, les yeux fermés, un sanglot mourant dans sa gorge. Il se dégagea ensuite lentement, frottant son nez contre le sien, et répéta dans un murmure « Je t'aime. Je t'aimerai toujours. » Il baisa une dernière fois ses lèvres et se recula d'un pas. Il se rapprocha alors de Gibbs, cherchant son soutien, ses genoux faiblissant sous son poids. Gibbs fit signe à Malachi qui ferma le sac mortuaire et ordonna d'un geste à ses hommes de remporter le corps.

Tony se retourna rapidement, s'éloignant vivement des autres, avec l'intolérable impression que son monde s'écroulait, incapable de respirer normalement. Ziva était vraiment morte cette fois. Partie. Il n'y aurait pas d'opération de sauvetage héroïque dans un camp de terroristes des mois plus tard. Pas de nouvelles chances de lui avouer qu'il l'aimait. Pas de nouvelles possibilités de lui parler de cette vie qu'il rêvait d'avoir avec elle depuis qu'il avait réalisé combien il était amoureux de sa personne. Elle était partie pour de bon, et il n'y aurait pas de miracles. Ses lèvres brûlaient alors qu'il ressentait la morsure de sa bouche sans vie sous la sienne. Il n'avait eu le putain de courage de lui dire qu'il l'aimait qu'une fois qu'elle était morte. Le putain de courage de l'embrasser de la façon dont il l'avait toujours voulu, et sans mission en jeu. Sa poitrine se comprima et une panique peu commune le consuma. Incapable de respirer, il s'arrêta de marcher et se retrouva à genoux, retenant un cri de rage.

Il discerna la main réconfortante de son patron sur son dos.

- Respire, Tony. Respire profondément.

- Je l'aimais, s'étouffa-t-il dans un sanglot presque inaudible, incapable de regarder son patron dans les yeux.

- Je sais, répondit l'ancien marins doucement, son coeur paraissant mourir dans sa poitrine, ne sachant que trop bien l'état dans lequel se trouvait le jeune homme qui venait de perdre la personne si aimée. Le sourire de Shannon lui apparut, vite remplacé par celui de l'israélienne. Sa poitrine semblait martelée de coups à l'idée d'avoir perdu un autre enfant bien qu'il tentait d'ignorer ses sentiments, soutenant un Tony dévasté. Il le tint contre lui pendant quelques minutes avant que ses sanglots ne se calment. Il le vit enterrer sa tristesse en lui, une habitude qui n'était que trop familière à l'ancien marins. Il se recula alors, plaça l'une de ses mains sur la joue de son agent et sa jumelle derrière sa nuque, et captura ses yeux rougis. Il hocha doucement la tête, entendement silencieux, et l'aida à se relever. Ils marchèrent jusqu'au SUV où McGee et Schmeil attendaient. Le plus jeune était accroupi, ses mains entourant sa tête, des larmes silencieuses sur ses joues alors que le vieil homme se contentait d'être là, près de lui. Gibbs passa une main sur la tête de son agent dans un geste paternel, lui laissant savoir qu'il était là pour lui aussi. Et ils patientèrent, en silence.

Quelques minutes plus tard Malachi sortit du hangar, suivi par deux rangées d'homme portant un cercueil enroulé dans le drapeau israélien.

Gibbs les dévisagea avec attention, et ses agents en firent de même, venant se positionner à ses côtés tandis que Schmeil restait un peu en retrait. Ils virent alors la tragique précision avec laquelle les hommes du Mossad portèrent le cercueil jusqu'à l'avion. Ils les suivirent et, sous les ordres de Malachi, le cortège s'éloigna alors que l'ancien ami de Ziva s'avançait. Il prononça une courte prière hébraïque à l'exacte endroit où devait reposer son visage et se pencha en avant pour embrasser le bois et le drapeau. Se redressant, il ordonna à ses hommes de se retirer et s'arrêta entre Tony et Gibbs. Il dévisagea le jeune homme complètement anéanti, et sut sans un seul doute combien il avait dû l'aimer. Une vague de culpabilité et de douleur le traversa.

Les yeux de l'officier du Mossad oscillèrent entre Tony et Gibbs.

- Avez-vous connaissance des rites juifs?

- Oui, répondit Gibbs lentement. Notre médecin légiste, qui est comme un grand père pour Ziva, fera les cérémonies de Taharah et Tachrichim aussitôt qu'il aura fini l'autopsie.

L'agent n'avait eu conscience des traditions juives que lorsque Ziva lui avait expliqué pourquoi elle devait enterrer son père aussi vite que possible en Israël. Il n'aurait jamais cru devoir y penser à son égard.

- Quelles cérémonies? demanda Tony à son patron, la voix brisée de n'avoir jamais entendu ces mots dans la bouche de Ziva.

- Nettoyer son corps pour la purifier avant de lui mettre un linceul de lin, affirma Gibbs prudemment, discernant l'agonie dans les yeux de son agent.

- Et un shomer doit toujours être avec elle jusqu'à ce qu'elle soit enterrée, Agent Gibbs. Elle ne doit jamais, jamais, être laissée seule. C'est très important, déclara Malachi avec un sérieux empli d'anxiété, attendant des signes de tête compréhensifs. L'autopsie et les cérémonies doivent être faites aussitôt que vous arrivez. Elle doit être préparée et enterrée aussi vite que possible. Prenez soin de notre Ziva.

Il hocha doucement la tête et quitta l'avion.

- Je vous rappellerai au sujet de Bodnar.

Gibbs fit un signe de tête en retour alors qu'ils prenaient place dans leur siège. Ils fixèrent sans sembler le voir le cercueil devant eux tandis que l'avion décollait, s'apprêtant à ramener Ziva à la maison.


- Est-ce que tu sais quelque chose à propos de Ziva, Ducky? s'enquit Abby, sautillant tandis qu'elle enserrait son bras, morte d'inquiétude alors qu'ils voyaient l'avion atterrir.

- Je crains bien que non, ma chère enfant. J'ai juste reçu quelques mots de la part du directeur disant qu'ils prenaient leur avion et qu'ils ramenaient notre Ziva à la maison.

Ducky enfonça ses mains dans sa veste, se sentant aussi angoissé que la jeune gothique.

- Où est l'ambulance ? Elle ne va pas être directement amenée à l'hôpital?

Palmer se tenait juste à côté d'Abby. Il redressa avec anxiété son col de chemise avant de mettre ses mains dans ses poches à son tour.

- Dr. Mallard? Ses yeux fixèrent le vieil homme avec un certain malaise.

- Je ne sais pas, Mr Palmer. Peut-être qu'elle n'en a pas besoin.

Ducky tenta de rester optimiste alors qu'une sensation intolérable commençait à le consumer. Il espérait de tout coeur que l'absence de l'ambulance signifiait le bon état de Ziva.

- Dr. Mallard, Abby, Palmer…

Vance apparut soudainement, prenant sa place dans la ligne des proches attendant désespérément l'arrivée de leur amie.

La rampe de l'avion commença doucement à descendre et presque aussitôt, un groupe d'hommes pénétra dans l'avion.

- Où sont-ils? Abby perdait patience, incapable de voir à travers la nuit noire.

L'angle avec lequel était positionné l'avion les empêchaient d'apercevoir clairement à l'intérieur mais ils distinguèrent bientôt Gibbs descendre de l'appareil seul.

- Gibbs, où est-elle? Et Tony et McGee? Qu'est ce qu'il s'est passé? lui sauta à la gorge Abby au moment même où il se trouva devant elle.

- Ils font sortir Ziva, murmura-t-il doucement, évitant de regarder Abby dans les yeux, si bien qu'ils eurent du mal à l'entendre.

Il déglutit difficilement, incapable de retenir ses larmes au simple songe de lui apprendre la terrible nouvelle.

- Jethro… s'enquit Ducky.

- Abs, Gibbs inspira une profonde bouffée d'air. Elle n'a pas survécu.

- Non! s'étouffa Abby alors qu'elle se jetait sur lui, enroulant ses bras autour de son cou, juste à temps pour voir les mêmes hommes porter le cercueil de son amie, Schmeil, Tony et McGee suivant derrière eux.

La boite en bois était maintenant recouverte de deux draps, divisés équitablement, les rayures et les étoiles des Etats-Unis soigneusement croisées avec le haut du drapeau israélien. Ils déposèrent le corps de Ziva à l'intérieur d'un corbillard noir.

- Tony! Abby vit le visage absolument dévasté de son ami et lâcha les bras de Gibbs pour les siens, sachant pertinemment combien la perte de Ziva devait le détruire. Ça ne peut pas être Ziva! Dis-moi que c'est pas elle, Tony!

L'italien souleva maladroitement l'un de ses bras et caressa le dos de la gothique.

- C'est elle Abs. C'est Ziva, chuchota-t-il, sentant les sanglots d'Abby redoubler contre son cou.

Nul n'échappait à la morsure de larmes amères.

- Et maintenant? demanda McGee, tentant de refouler les gouttes chaudes.

Il dévisageait Gibbs désespérément, incapable d'imaginer leur futur alors qu'ils venaient de la perdre. La dernière fois qu'ils avaient ramené Ziva à la maison, ils croyaient qu'ils allaient venger sa mort et à la place l'avaient retrouvée vivante. Cette fois, ils avaient voulu la retrouver vivante et la ramener à la maison, tout au plus grandement blessée, et au lieu de ça avaient ramené son corps sans vie. Son esprit ne pouvait concevoir l'ironie du sort. Ziva était partie, encore une fois. Pour de bon. Et ce n'était pas quelque chose qu'il était prêt d'accepter.

- On la ramène à la maison, McGee, répondit lentement Gibbs, caressant l'arrière de sa tête dans un geste réconfortant.

Il voyait l'expression terrifiée du jeune homme qui n'avait aucune idée de la façon dont ils allaient surmonter ça.

- On la ramène à la maison.

- Et par maison, tu veux dire... s'enquit Ducky, voulant confirmation.

- Le NCIS, confirma le marins solennellement.


Prochain chapitre : c'est Sasha qui s'y colle. Tu avances Sashette? xD