Hermione, assise sur ses genoux, lui souriait outrageusement.

« Alors tu veux jouer ? »

Sirius soupira alors que le bassin de la jeune femme se lançait dans un doux mouvement de balancier. Elle allait l'achever. Et pourtant... Ce moment il en avait rêvé. Combien de fois avait il ressassé ses souvenirs, imaginant une autre fin ? Combien de fois avait il fantasmé ? Combien de fois s'était il réveillé en sueur à cause d'un rêve érotique, particulièrement réaliste ? Alors oui, il en avait rêvé. Et oui, il en avait envie. Il en mourrait d'envie. Il brûlait de désir.

« Sirius ? » lui murmura-t-elle au creux de l'oreille, avant de lui mordiller le lobe.

Il allait craquer... Il allait céder. Elle déposa délicatement sa main dans cou avant de l'embrasser doucement sur les lèvres. C'était... doux. Était ce comme là la première fois ? Sirius ne s'en souvenait pas. C'était il y a si longtemps. Enfin...à son échelle. Son mouvement avait fini de l'achever, et il état plus qu'excité.

« Sirius ? » chantonna-t-elle en déboutonnant son chemisier laissant apparaître la naissance de sa poitrine.

Elle se caressa doucement le cou, laissa deux doigts glisser vers le creux dessiné entre ses deux seins. Un autre bouton sauta. Elle se recula un peu, afin de lui donner une meilleure vue. Elle retira lentement son chemiser, découvrant ses deux seins emprisonnés dans leur écrin de dentelle noire. Sa peau était pâle, Sirius l'imaginait douce et soyeuse, sa taille était fine, délicatement dessinée. Elle laissa ses mains tomber sur ses hanches, et les fit lentement remonter vers sa poitrine, qu'elle saisit délicatement entre ses doigts. Sirius la regardait d'un œil fixe, l'eau à la bouche, elle était... divine, une vrai nymphe. Elle passa sa main sous le fin tissu de son soutien gorge et Sirius ne put qu'imaginer ce qu'il se passait en dessous. Il frémit quand d'une main, elle déboutonna son jean, et tout en continuant de se caresser la poitrine, elle passa ses doigts sous le fin élastique de sa culotte. Elle gémit. Sirius était pantois. Il la regardait, se caresser, à quelques centimètres de lui, sans rien faire. Le plaisir se lisait sur son visage, et l'excitation grandissante qui se lisait dans son regard.

Elle se donnait du plaisir. Ce qu'il avait fait la dernière fois. Elle lui montrait clairement qu'elle n'avait pas besoin d'un homme pour être heureuse dans la vie. Elle se vengeait. Mais un Black reste un Black. Il la saisit par les hanches, et la fit se retourner, de manière à ce qu'elle se retrouve allongée sous lui. Il prit possession de ses lèvres qui l'appelaient. Il ne s'agissait plus de faire l'amour. Il s'agissait de passion. De sexe. D'un désir inassouvi. Qui n'allait pas le restait très longtemps. Foi de Black !

D'un geste habile, il défit son soutien gorge. Il entreprit de faire subir à sa poitrine, ce qu'elle leur avait infligée quelques instants plus tôt. De ses lèvres, il embrassa ce mamelon déjà tendu, tandis qu'il caressait son autre sein. Et comme dans ses souvenirs, il embrassa doucement son ventre. Sa langue vint titiller son nombril, lui laissant imaginer ce que présageait la suite. Il passa deux mains sous ses fesses et lui retira le jean qu'elle avait déjà entreprit de déboutonner. Comme dans un rêve, il embrassa l'intérieur de sa cuisse, là où la peau était tendre. Puis il posa sa ses lèvres sur sa féminité, encore protégée par la fine barrière de son sous vêtement. Elle soupira.

D'un coup de bassin, elle repassa au dessus de lui. Elle lui retira son tee shirt, embrassa doucement ses pectoraux. Elle glissa deux doigts dans sa ceinture et la défit en un quart de seconde. Sans comprendre ce qu'il lui arrivait, Sirius se retrouva en boxer. Elle continua de l'embrasser, alternant avec quelques coups de langues et quelques morsures bien senties. Elle suivit le sillon que creusait ses hanches et qui menait droit à sa virilité déjà gonflée. Elle entreprit de l'imiter. Elle mordilla délicatement ce membre à travers le boxer. Elle donna un coup de langue sur son sommet. Sirius crut défaillir. Merlin ! Depuis combien de temps n'avait il pas … ? Il n'avait pas eu de maitresse depuis... depuis que James et Lily lui avaient annoncé qu'ils attendaient un enfant. Il se sentait inexpérimenté. Comme vierge entre ses mains.

Un autre coup de langue sur son membre nu fini de l'achever. Elle allait le faire jouir. Comme il l'avait fait pour elle des années auparavant. Elle continuait de le caresser, ses mains ayant rejoint sa bouche dans un geste langoureux. Il n'en pouvait plus. Merlin.

Elle se détacha de lui. Recula. Le regarda avec un sourire narquois :

« Je crois qu'on va s'arrêter là. » déclara-t-elle.

Il &écarquilla les yeux, son souffle se bloqua dans sa poitrine, ses mains devinrent moites. Non... Non... Elle ne pouvait pas... Pas maintenant. Pas alors qu'il pouvait lui prouver qu'il l'aimait profondément. Pas maintenant que l'âge n'était plus un problème. Non ce n'était pas possible. Il avait tellement espéré... Et si... Elle ne voulait pas de lui ? Elle ne voulait plus de lui ? Non... Par Merlin non... Il fallait agir... Il devait agir... Et si ? Peut être que …

D'un bond, il sortit hors du lit, et la plaqua contre la porte qu'elle s'apprêtait à ouvrir. Ils étaient nus. Tout les deux, nus. Il contempla Hermione

« Tu es magnifique... » murmura-t-il

Il revint vers son visage. Elle avait les larmes aux yeux. Sirius pouvait y sentir toute la douleur qu'elle devait enfouir depuis des années.

« Tu vois ? Tu vois ce que ça fait d'être repoussé par celui qu'on aime ? De savoir qu'on le dégoute ?

Que l'on est pas assez bien pour lui ? Qu'il te touche pour la première fois, et qu'il se sauve ? Tu n'imagines pas combien tu m'as fait souffrir Sirius... »

Oh si, il le savait. Son visage était gravé dans sa mémoire. La lueur de douleur intense qui avait traversé ses iris lorsqu'elle l'avait vue partir. Il le savait. Les mots n'apportèrent rien. Il devait réparer ses actes par des actes.

De ses doigts, il essuya une larme qui coulait sur sa joue. Avant d'y déposer un baiser, du bout des lèvres. Il recommença l'opération jusqu'à ce qu'elle cesse de pleurer. Délicatement, il l'attira vers lui. Il dessinait quelques cercles avec son pouces dans son dos, en s'excusant pour tout le mal qu'il lui avait fait. Il prit son visage en coupe, et l'embrassa avec le plus d'amour dont il était capable. Et là, contre la porte même, il la fit sienne. Il l'aima. Elle le sentit, elle le vit, elle le vécut. Il était en elle. Il lui faisait l'amour. Elle sentait ce frémissement nouveau au creux de son ventre. Ce bonheur d'avoir trouver celui qu'elle attendait depuis si longtemps.

Sans la lâcher, il l'allongea sur le lit. Les coups de reins de Sirius s'intensifièrent. Comme un seul et même corps, ils connurent simultanément un grand plaisir, une onde violente se propageant tout le long de leurs corps. Ils s'endormirent l'un contre l'autre.

Sirius se réveilla en sursaut. La place à coté de lui était vide. Mais où était elle passée ? Oh Merlin non ! Elle ne pouvait pas s'être enfuie ! Pas maintenant, pas alors qu'il avait tellement de choses à lui dire.

La porte de la chambre s'ouvrit, laissant une Hermione à moitié endormie apparaître. Sans faire plus attention à la lueur de désespoir dans les yeux de Sirius, elle se coucha à ses cotés et s'emmitoufla dans ses draps avant de fermer les yeux. Sirius la fixa. Elle était splendide. Il avait eu tellement peur qu'elle s'en aille, qu'elle le repousse. Se sentant observée, elle souleva une paupière, et sourit :

« Du calme Sirius, je ne suis pas aussi cruelle que toi. Et puis de toute façon maintenant que je t'ai, je te garde » bailla-t-elle en se blottissant dans ses bras.

« Je t'aime, tu sais … »

Pour toute réponse, elle lui prit la main avant de murmurer un « moi aussi » et de succomber dans les bras, cette fois ci, de Morphée.