Chapter Two : Je t'aimerai, pour toujours et à jamais, pour l'éternité.

J'émergeai doucement, essayant d'ignorer le tambourinement de la… pluie ?

Je me levai précipitamment, ouvrai les rideaux et la fenêtre. De la pluie, c'était bien ça. J'avais toujours aimé ce temps. Un moment où toute inspiration vous vient, où vous pouvez être triste ou bien heureux. Ce moment si magique où l'on offre notre visage à la pluie, laissant ruisseler les gouttes fraîches comme des larmes sur nos joues. Le moment où l'on est heureux d'avoir oublié son parapluie, juste pour le plaisir d'être trempé. Ca me mit de bonne humeur. Je choisis pour une fois mes habits avec soin, comme Ginny me l'avait appris, de sorte à marier les couleurs et les habits entre eux. Une chemise en jean bleu clair et un leggings gris. Un gilet en laine bordeaux et des bottines à talon noires. Je m'attachai les cheveux en chignon, me mit du gloss cerise sur mes lèvres et un peu de mascara brun. On était Samedi, j'avais donc encore une semaine pour m'amuser, je commencerais mes études en médicomagie dans deux semaines. Je descendis les escaliers, allais dans le salon pour avoir une meilleure vue ; il y avait une grande baie vitrée donnant sur l'arrière du jardin, vers le cerisier. Je regardai ma montre, il était dix heures vingt. Ginny arriverait dans dix minutes. Elle m'avait prévenue hier soir, par hibou. Elle avait parlé de besoin urgent de se voir, pour m'annoncer quelque chose d'important et qu'elle emmènerait quelqu'un avec elle. Ginny m'avait aussi dit que Malefoy devait être réveillé et levé. Ca m'avait paru très étrange, je ne vois pas en quoi il devrait être mêlé à Ginny. Je remontai, toqua à sa porte et hurla :

«Malfoy, lève-toi, il est trois heures de l'après-midi !

- Hein, quoi ?, l'entendis-je grogner à travers la porte. J'm'en fous Granger, j'veux dormir, et c'est le week-end alors lâche-moi un peu, tu veux ?

- Temps pis, je t'aurais prévenu au moins.»

Je redescendis et vis Ginny assise sur le canapé. Je lui sautais au cou. Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas vue. Peut-être depuis notre sortie de Poudlard.

«Hermione, comment tu vas ?, me demanda-t-elle.

- Bien, et toi ? Oh, Gin, ça fait tellement longtemps, t'as changée.

- Ouais, toi aussi… Au fait, la personne que je t'ai dis que j'amènerais, elle va arriver dans cinq minutes environ. Malefoy est levé, ça-y-est ?

- Non, répondis-je, il a pas voulu. Apparemment, il veut dormir jusque demain.

- Bon alors, nous allons remédier à ça et tout de suite, fit Ginny d'un ton décidé.»

Elle monta, ouvrit la porte de la chambre de Malefoy et hurla bien plus fort que moi :

« DEBOUT MONSIEUR LE PRINCE, Y A DES GENS QU'AIMERAIENT BIEN TE VOIR ALORS LEVE-TOI ET BOUGE TON CUL !

- Putain, c'est pas vrai. Qu'est-ce que tu fous là Weaslette ?

- Rien, rien, je venais juste acheter une glace. A ton avis, du con, ton copain il t'a pas envoyé un hibou ?

- Ah, ouais c'est vrai. Mais je le croyais pas. Maintenant je me dis juste qu'il est vachement bien foutu. Et qu'il a de la chance. Il arrive quand ?

- Tout de suite, lui annonça-t-elle en piochant un jean et un t-shirt dans son armoire. Mets ça et descends nous rejoindre.»

Ginny alla au salon, s'assit sur une des quatre chaises entourant la table de la cuisine, sortit sa baguette magique et la posa calmement sur la table.

«Pfiou, vraiment, ces deux-là, on comprend qu'ils soient devenus amis aussi vit et pendant aussi longtemps. Ils ont aucune notion du temps.

- Ginny. Explique-moi là, je comprends plus rien, j'ai l'impression d'être dans un autre monde. C'est qui le copain que t'amènes, qui plus est, est celui de Malefoy aussi ?

- Ah oui. C'est une surprise, fit-elle en me faisant un grand sourire. D'ailleurs, je crois qu'il est arrivé.»

Elle se leva, alla ouvrir la porte qui laissa apparaître… BLAISE ZABINI !

Je crois que j'ai jamais fait dans ma vie, autant de pseudo-crises cardiaques.

Ginny l'embrassa. Elle le prit par la main. Drago était descendu. Il fit la bise à Blaise. Blaise s'approcha pour me faire la bise aussi. J'étais scotchée. Je ne bougeais plus.

«Bon, fit Blaise en tapant dans ses mains. Allons nous asseoir autour d'un bon petit café.

- Désolée de pas t'avoir prévenue avant Hermione, s'excusa Ginny en s'asseyant. Mais je voulais que ça reste une surprise tu comprends ?

- Donc, dit Blaise, on voulait vous annoncer un truc méga-important.

- Blaise et moi..., commença-t-elle.

- On sort ensemble depuis trois mois, finit-il.»

Ginny se leva pour aller préparer le café, le temps de nous laisser réagir et assimiler cette nouvelle très choquante. Blaise pouffa et secoua la tête.

«C'est dingue, vous faites exactement la même tête.

- Hein ?, fit Malefoy, le premier à réagir depuis de longues minutes.

- Je disais que vous aviez l'air vraiment con.

- Ginny dis-moi que c'est une blague, finis-je par articuler.

- Non, miss, affirma Blaise. Enchanté, moi c'est Blaise Zabini.

- Je sais, merci.

- Bien, alors nous allons pouvoir être amis alors, fit-il enjoué.

- Gin, j'aime pas du tout son humour.

- Je savais que t'allait dire ça. Je crois qu'on repassera plus tard, hein. Bye !»

Elle prit la main de Blaise et elle transplana. Je regardais Malefoy, aussi étonnée que lui.

«Wouaw, lâchais-je.

- Comme tu dis. Ils sont impossibles à suivre. Je savais qu'il se passait un truc entre eux, mais pas d'aussi longtemps. Trois mois, ça doit être son record.

- Ah, tu le savais toi ? J'ai l'impression d'être au courant de rien en ce moment.

- Bon, fit-il je crois que je vais me préparer à manger.

- Tu sais ?, fis-je étonnée. Je savais pas, ça aussi.

- Ben il faut bien.»

Il fit couler de l'eau chaude dans une casserole et versa des spaghettis dans l'eau. Il retourna s'asseoir et attendit. Je rigolai. Il me regarda et grogna un «quoi ?».

Je me levai et mit la casserole sur les plaques chauffantes, et allumai le gaz.

«Pour faire cuire des pâtes, il faut que l'eau bouille Malefoy. Mais peut-être que c'était des elfes qui faisaient la cuisine chez toi, c'est pour ça.

- J'ai faim, grogna-t-il.

- Ouais, ça vient.

- Je veux des pâtes à la bolognaise.

- On dit s'il-te-plaît, lui retournais-je.

- S'il-te-plaît Hermione.

- J… Je rêve où tu viens de m'appeler par mon prénom ?

- Ouais. Et puis c'est chiant d'appeler les gens par leur nom de famille, ça devient lassant au bout d'un moment.

-Ah, O...OK, balbutiais-je, mi-étonnée, mi-souriante. Alors, DRAGO, tu veux des pâtes à la bolognaise ?

- Ouais, mais dépêche-toi, j'ai faim. Et puis il pleut des cordes dehors, ça me déprime.

-Ben, c'est pas de ma faute, les choses elles tombent pas du ciel.

- Mais si il pleut.»

Je souriais et lui servis son assiette de pâtes. Je l'entendis dire ''merci''.

Finalement, Drago avait changé, il était devenu plus gentil.

Hermione était devenue supportable, elle n'était plus prétentieuse et je-sais-tout.

En plus, ses spaghettis bolognaise étaient délicieux. Je la regardais manger, assise sur le canapé regardant la pluie tomber. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de fascinant là-dedans mais ça me permettait de la détailler. Son visage et son corps avaient changé depuis sa dernière année à Poudlard. Elle était devenue presque belle. Bon, autant ne pas mentir, elle était belle. Elle avait d'adorables et expressifs yeux chocolats, ses cheveux dont je me moquais tant à Poudlard étaient maintenant disciplinés et joliment bouclés. Elle avait des belles formes là où il fallait, et était mince. Si jamais elle voulait être avec moi, ou sortir avec moi – Et je n'étais pas contre – il faudrait qu'elle me comprenne, dans ce que je vis et ce que je ressens. C'est dingue, je parle comme une fille. Oh, un jour ma princesse viendra sur sa licorne blanche ! Je rigolai, Hermione se retourna pour voir ce qui m'arrivait, secoua la tête et sourit. Et elle retourna à sa contemplation de l'eau. Je débarrassai mon assiette dans l'évier. Je montai dans ma chambre, m'asseyant sur mon lit, tournant machinalement ma baguette entre mes doigts. Je m'ennuyais. Et si je visitais la maison ? Je sortis de ma chambre et remarquais dans le plafond du couloir une trappe. Étrange. J'essayais d'atteindre la poignée mais je n'arrivais pas. Le seul moyen qui me restait était d'appeler Hermione. Ce que je fis. Elle arriva avec un tabouret.

«Qu'est-ce-qui se passe Drago ?

- Il y a une trappe là-haut, je n'arrive pas à l'atteindre. Passe-moi le tabouret, je vais monter dessus, lui expliquais-je en réessayant, en vain.

- Comment on va faire alors ?

- Eh bien, je vais te porter et tu vas tirer sur la ficelle, il doit bien avoir un escalier qui va se dérouler.

- OK, fit-elle.»

Voilà le chapitre deux, j'espère qu'ils vous aura plu, n'hésitez pas à laisser des riviews !