Bonjour à tous, amis lecteurs !

Quelle surprise j'ai eu en voyant 5 reviews de votre part ! Je sais que sur ce site, ces petites merveilles se font rares mais je vous incite vivement à recommencer ! :)

Voilà donc -déjà- le deuxième chapitre qui arrive vite car je suis malade et j'ai du temps devant moi. Ce ne sera pas toujours le cas, alors profitez bien ! J'espère que ce chapitre comblera vos espérances et attirera toujours plus de lecteurs.

Mes amis je vous attends aux reviews, ce sympathique petit bouton en bas ! ;)

PS : désolée si mon premier chapitre était en italique, c'était une maladresse de ma part :P

CHAPITRE 2 : COMMENCEMENT

Hinata Hyuga se dérangea une nouvelle fois de sa place. Lentement, elle s'approcha de la grande fenêtre qui donnait sur la rue et soupira en trouvant celle-ci de nouveau vide. Le sentiment désagréable de faire une erreur la rendait soucieux et maladroite. Toute la matinée, elle s'était demandé ce qui lui avait passé par la tête pour qu'elle accepte ainsi une visite si étrange.

Contrairement à ce que beaucoup pensaient, elle était tant affligée par la mort de sa sœur cadette que cela faisait des semaines qu'elle se laissait vivre, dans une léthargie malheureuse. Généreuse et aimante de nature, elle aurait tout donné pour qu'on lui rendît sa petite Hanabi, cette enfant qui lui avait tout pris mais qu'elle aimait tant.

Hinata avait toujours su qu'elle ferait une mauvaise héritière. Elle était discrète, effacée, mais surtout gentille et sans arrière pensée. Jamais elle n'aurait eu la force de reprendre l'entreprise familiale, qu'elle aurait su couler à force de douceur et de non intérêt des gains. Hanabi elle, avait toujours eu la force de caractère qui manquait à son ainée. Vive, ambitieuse, motivée par l'envie de gagner sur le destin, elle s'était battue corps et âme pour afficher l'envie qu'elle avait de combler les faiblesses de sa sœur.

Hinata aurait pu lui en vouloir de l'avoir ainsi écartée, mais il n'en était rien. Au contraire, elle vouait encore à Hanabi une admiration merveilleuse qui la mettait au-dessus de toutes critiques. La police avait longtemps soupçonné Hinata d'avoir assassiner sa sœur par vengeance. Mais tous avaient finalement du admettre que jamais l'ainée des Hyugas n'eût pu faire quelque chose contre sa sœur.

Malgré elle, Hinata sentait que jamais elle n'arriverait à faire quelque chose de sa vie. Elle se croyait condamner à vivre dans l'ombre des autres, à vivre dans l'ombre de cette sœur morte qui la hanterait toujours.

Quant à la nomination au poste de directeur général de l'entreprise familiale, le doute planait. Fallait-il rappeler la timide Hinata qu'on avait si violemment répudiée ? La jeune femme ignorait la réponse que donnerait le conseil de sa famille. Peut-être laisserait-elle d'elle même la place à son cousin Néji...

Alors qu'elle divaguait un peu, elle entendit la sonnette résonner. Elle se ressaisit, remit les cousins en place et alla ouvrir. Sur le seuil, elle découvrit avec embarras deux personnes, qu'elle scruta précisément, comme on le lui avait appris. Elle vit d'abord une femme, grande, sûrement un peu moins âgée qu'elle. Elle s'étonna un instant de la couleur peu commune de ses cheveux, un rouge si clair qu'il tendait vers le rose. Étrangement, encadrant ce visage frais et charmant, la couleur de ces cheveux ne paraissait en rien vulgaire mais presque naturelle. Elle regarda avec envie ses grands yeux verts, elle qui les avaient d'un gris terne comme tous ceux de sa famille. Sur le plan vestimentaire, elle était bien habillée, bien que beaucoup moins formel que l'Hyuga. Hinata la jugea naturellement comme une femme sympathique.

Puis son attention se porta sur le jeune homme qui l'accompagnait. Il n'était pas particulièrement grand puisqu'il dépassait sa compagne d'une demi-tête à peine. Elle le devina d'une constitution modeste car il ne semblait pas avoir une carrure prononcée. C'est sur son visage qu'elle s'attarda le plus. La douceur de ses traits la touchèrent, encore pleins d'enfance tout en gardant une fermeté d'homme adulte. Elle s'arrêta longuement sur sa cascade de cheveux blonds, sur l'incroyable profondeur de ses yeux bleus, mais surtout sur son sourire franc et lumineux qui lui réchauffa un peu le cœur, elle d'ordinaire habituée aux visages fermées de sa famille. D'instinct comme à la chaque fois qu'elle se trouvait devant un homme dont la beauté la remuait, elle rougit en baissant les yeux.

- Bonjour, murmura-t-elle gentiment.

- Vous êtes Hinate Hyuga ? Demanda le jeune homme avec un entrain qui la fit rougir d'autant plus.

- Hinata, oui, corrigea-t-elle.

Il s'excusa de sa méprise alors que la femme qui l'accompagnait le rabrouait gentiment. Ils se serrèrent la main.

- Je suis Naruto Uzumaki, finit-il par dire en souriant toujours. Et voilà, Sakura Haruno, une très bonne amie. Je me suis permis de la faire assister à l'entretien. Ça ne vous dérange pas ?

- Non, bien, bien sûr. Entrez, je vous pris.

Les deux lui emboitèrent le pas. Ils traversèrent la magnifique entrée et arrivèrent au salon, superbe lui aussi.

- Je, je vous sers à boire ? Demanda la maitresse de maison.

- Non merci, répondirent les deux autres poliment.

Ils s'assirent donc sur les larges canapés, Naruto et Sakura en face d'Hinata.

- Hyuga-san, commença Naruto.

- Oh, vous, vous pouvez m'appeler Hinata, dit-elle en jouant maladroitement avec une mèche de ses longs cheveux sombres.

- Hinata-san, reprit-il. Tout d'abord, je ne veux pas que vous croyez que je suis là pour vous faire perdre votre temps ou pour profiter de vous.

- Je n'ai jamais pensé que...

- Je sais mais je veux que vous en soyez sûre. Je ne suis pas médium, ni voyant. Mais il m'arrive, parfois, de voir des choses... Je ne sais pas si vous comprenez. Je n'avais même pas entendu parler du meurtre de votre sœur – toute mes condoléances d'ailleurs.

- Merci.

- Mais là, dès que j'ai lu l'article, je... je l'ai vu. Elle m'a parlé. Je ne sais pas comment vous dire. Je l'ai vu allongée dans la chambre et elle m'a dit qu'il fallait que je l'aide. J'ai conscience que ce que je vous dis est fou mais...

Hinata garda le silence et la tête basse. On lui avait toujours appris à se méfier de ce genre de personnes mais une voix en elle lui ordonnait de le laisser parler.

- Je ne sais pas si ça a de l'importance, mais quand je l'ai revue récemment, elle avait dans la main un éventail représentait une source et des cerisiers en fleurs.

Cette fois-ci, Hinata sentit son cœur malheureux se tordre et elle eut beaucoup de mal à étouffer les sanglots qui nouaient sa gorge.

- Je me souviens, dit-elle d'une voix tremblante. Je lui ai offert un éventail comme celui que vous décrivez, je le lui avais ramené après une visite chez une tante au sud du pays. Elle, à chaque fois qu'elle voyageait, elle me ramenait un souvenir. J'avais voulu faire pareil. Mon dieu...

Il y eut un silence pendant lequel elle s'efforça de retrouver une contenance.

- Uzumaki-san, dit-elle après s'être reprise. Vous êtes sûr de ce que vous dites ? Vous avez réellement parlé à ma sœur ?

- Je vous jure que oui.

- Alors. Racontez-moi tout ce que vous savez. Tout, depuis le début.

Shikamaru Nara avait beau être un génie, ce n'était qu'un génial faignant de première catégorie. Alors quand l'affaire Hyuga lui était tombé dessus, lui et sa paresse s'étaient de suite senti menacer par tant d'agitation. Mais maintenant il était obligé de faire avec, bien que ça ne le réjouisse absolument pas.

C'est donc avec lassitude qu'il pénétra de bonne heure dans le bureau de Sasuke Uchiwa, son amour de patron qui était aussi expansif qu'il était sportif.

- Yo, lâcha-t-il en s'affalant sur un fauteuil en face du bureau.

Silence.

- T'as une tête de déterré, constata son supérieur avec toute sa gentillesse coutumière. Plus que d'habitude.

- Temari me mène la vie dure. Je vais divorcer.

- T'es marié ?

- Heureusement pas. Galère.

Silence.

- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Enfin une mauvaise et une qui de toute façon, nous oblige à supporter la première, expliqua Shikamaru.

- Cool. Commence par la plus chiante.

- Hinata Hyuga veut engager un mec pour trouver le meurtrier de sa sœur.

- Un privé ?

- Non. Un gars qui dit qu'il entend des voix.

La tête que tira Sasuke Uchiwa était tout simplement caustique.

- Connerie. Cette fille est une conne. Je me refais pas le remake de l'exorciste. Tu dégages ce gars immédiatement, je veux pas d'un emmerdeur de plus qui croit qu'il voit des gens dans des placards.

- Ça m'amène à l'autre nouvelle. Elle nous laisse pas le choix. On est obligé d'accepter ou alors elle nous dégage de l'enquête et elle nous ridiculise. Je l'ai jamais vue aussi déterminée.

Le silence qui s'en suivit fut retentissant. Sasuke était au bord de la commotion cérébrale.

- Ah la garce, marmonna-t-il violemment en se levant.

- Je te trouve de plus en plus vulgaire, Sasuke.

- Ça va hein. Ce gars c'est qui ? Mama Irma ?

Shikamaru ouvrit le dossier qu'il tenait sous le bras.

- Non, pas du tout. Alors Naruto Uzumaki, 24 ans, née à Konoha, orphelin de naissance suite à un accident de voiture qui a coûté la vie à ses parents dont il ignore pourtant l'identité. Il a été trimbalé de familles d'accueil en familles d'accueil, jusqu'à être prise en charge par... Tiens, Tsunade Hime, la médecin.

- C'est qui, celle-là ? Grogna Sasuke.

- La directrice du plus grand hôpital de Konoha. Tu regardes jamais les infos ou quoi ? Bref. Il découvre à 18 ans que son père était Minato Namikaze, un jeune sénateur qui avait du potentiel...

- Son nom me dit rien. Passe.

- Donc, donc il s'est lancé dans une carrière de journalisme.

- Emmerdeurs de journalistes. Il essaye quoi, d'avoir le premier scoop de sa carrière ? S'emporta l'Uchiwa au comble de l'énervement.

- Laisse-moi finir. Il n'a pas pu finir son école alors qu'il s'en sortait bien, parce qu'on a découvert qu'il est atteint d'une maladie orpheline qui s'attaque à ses poumons.

- Normal qu'il entende des voix, il est malade. Affaire classée.

- Poumons j'ai dit. Pas cerveau. Il est en suivi permanent mais apparemment il n'y a pas encore de remède efficace pour contenir l'avancée de la maladie. Pauvre gars.

- Avec la protectrice qu'il a, il devrait s'en sortir et tout le monde sera content. La suite.

- Tss, insensible. J'ai trouvé ça quand j'ai enquêté sur lui et c'est plutôt étrange. Apparemment son parrain aurait été tué dans un accident de voiture par un type qui venait de braquer une épicerie. Il a foncé sur lui avec sa bagnole volée avant de s'enfuir et de le laisser là. La presse raconte que le fameux Uzumaki aurait eu une « vision » et qu'il aurait réussi à trouver le type qui avait fait ça, un certain Nagato. Le type est en prison, ça a été le fait divers de la saison.

- Montre-moi ça.

Et sans ménagement, il arracha le dossier. Ses yeux furieux passèrent rapidement sur ce qui était une coupure de presse, au milieu de laquelle se trouvait une grande photo du fameux Naruto Uzumaki.

- Laisse moi rire. « Je ne sais pas comment l'expliquer. Je l'ai vu et nous avons parlé, c'est tout. » minauda-t-il d'une voix sur-aigüe. Conneries oui ! Juste parce que ce type est mignon, cette imbécile d'Hyuga tombe dans le panneau.

- De toute manière, je t'ai dit qu'on pouvait rien faire.

- Alors pourquoi tu me soules avec ça ?

- Il a demandé à visiter la maison. Elle veut qu'on soit là quand il viendra. Comme on a rien de mieux à faire...

- Pas envie.

- Sasuke, pitié. Cette fille a perdu sa sœur et on est pas foutu de lui donner le nom de son meurtrier. Elle essaye de comprendre. Certes, ce type ne lui apprendra rien et elle se berce d'illusions. Mais fais un effort d'humanité.

Sasuke resta longuement silencieux. Pas qu'il réfléchît à la douleur de la pauvre Hinata. Non, il se demandait par quel moyen il arriverait à fuir cette ridicule scène de voyance qui achèverait de le faire passer pour un incompétent. Puis la menace de la jeune Hyuga lui revint en mémoire. Tout plutôt qu'elle l'humilie de nouveau. Même laisser un blanc-bec possédé faire le mariole.

- Je te préviens, si la presse, de quelques manières que ce soit, apprend que je suis mêlé à cette mascarade, l'Hyuga et le médium, je les envoie parler à Hanabi en direct live.

Et sur cette menace finale, il sortit du bureau en claquant la porte. Shikamaru soupira, marmonna un galère fatigué et se décida à tirer son portable de sa poche.

Une sonnerie, deux, après qu'il est composé un numéro.

- Hyuga-san ? Dit-il finalement. C'est Shikamaru Nara. Oui, il a accepté. Demain donc.