Bonjour ou bonsoir,
Voici la seconde partie de cet OS. La dernière sera publiée ce week-end. Je tiens à remercier Jubei-Kazuki, Dont'touchthisismyDean (je suis contente que tu trouves ce début intéressant, j'espère que la suite ne te décevra pas ^^), namikaze (comme tu vois, j'ai décidé de continuer ^^ Mais que veux-tu ? Il y a toujours cette incertitude, cette crainte que les gens n'aiment pas. Je suis contente de voir que tu aimes bien ^^) et Freedee (Oui, Dean n'a pas remarqué et Sam est tout triste. Mais ne t'en fais pas, l'aîné va se rattraper. Je suis contente que tu aimes ce début, j'espère que ça va continuer ^^)
Sur ce, bonne lecture ^^
Cela faisait déjà une heure qu'il était assis au bord d'une petite rivière située à l'extérieur d'Athens. La nature semblait s'accorder à ce qu'il ressentait car la pluie tombait depuis plusieurs minutes. Cependant, il ne faisait pas attention à elle et se fichait pas mal d'être trempé jusqu'à la moelle osseuse. Il était bien trop plongé dans ses pensées pour ça. En effet, son esprit ne cessait de rejouer le dîner dans le restaurant et la dispute entre son frère et lui. Et, plus il y pensait, plus il avait mal. Les mots de son aîné se répétaient dans sa tête comme une musique en boucle.
« Mon ami et moi… Mon ami et moi… Mon ami et moi… »
Ces quatre mots lui faisaient plus de mal qu'autre chose. Il se sentait injurié, blessé, trahi par la personne qui les avait sortis.
- Il m'a relégué au simple rang d'ami, se dit-il, alors que je suis plus que ça, ou du moins, c'est ce que je croyais. Il est clair que nous n'avons pas la même opinion sur notre relation. Mais alors, pourquoi me dit-il tous ces mots doux quand on fait l'amour ? Est-ce qu'ils valent réellement quelque chose ou sont-ils justes des paroles en l'air ?
Les larmes se mirent à couler sur ses joues, se mélangeant aux gouttes de pluie. Son corps trembla de froid et peut-être aussi de douleur mais il ne le remarqua pas. Il ramena ses jambes contre sa poitrine et les encercla de ses bras. Puis, il se mit à se balancer d'avant en arrière tandis que les larmes devinrent des sanglots.
Dix minutes s'écoulèrent puis quinze puis vingt puis trente. Il continua toujours de pleurer, voulant évacuer cette douleur insupportable. Perdu dans ce désespoir sans fond, il n'entendit pas le bruit distinct de l'Impala, ni son frère crier son nom. Ce dernier, voyant que son frère ne réagissait pas, accourut en sa direction et, une fois qu'il fut à côté de lui, s'agenouilla. Remarquant que son petit-frère tremblait, il enleva son manteau et le posa sur les épaules du plus jeune.
Le cadet des Winchester sursauta en sentant le manteau sur lui et leva la tête. Ses yeux bleus croisèrent ceux verts de son grand-frère qui le fixait avec inquiétude et remords.
- Rentrons.
Sam secoua négativement la tête. Il n'avait pas envie de rentrer, pas pour voir ses craintes se confirmer.
- Je sais que je t'ai blessé, Sammy, mais, nous devons rentrer au motel. Je ne veux pas que tu attrapes froid et tombes malade.
Le dit-Sammy finit par acquiescer, sachant que son frère n'allait pas abandonner. Il se leva doucement et suivit son aîné qui le guidait jusqu'à la Chevy. Il monta devant, sur le siège passager, et une fois la porte fermée, se recroquevilla contre elle. Dean le regarda faire et soupira intérieurement. Puis, il démarra et roula en direction d'Athens.
Le trajet ne dura pas longtemps mais le silence présent dans la voiture donnait l'impression que plusieurs heures s'étaient écoulées. Finalement, l'aîné des Winchester se gara sur le parking du motel et éteignit le moteur. Son regard se posa sur la boule que formait le corps de Sam. Celui-ci s'était endormi peu de temps après s'être installé dans la voiture. Il finit par sortir de l'Impala et se dirigea vers le côté droit de celle-ci. Il ouvrit la portière et attrapa son petit-frère qui tombait. Ne voulant pas le réveiller, il le prit dans ses bras et le souleva. Avec son pied, il ferma la portière et marcha jusqu'à leur chambre.
Une fois arrivé, le jeune homme essaya tant bien que mal d'ouvrir la porte sans trop bouger pour ne pas réveiller son petit-frère. Il finit par réussir au bout de quelques instants et entra dans la chambre avant de fermer la porte. Il se dirigea vers le lit et déposa en douceur sa précieuse charge.
Durant les prochaines minutes, il s'occupa de son frère. Il lui retira ses vêtements mouillés, lui enfila son pyjama après l'avoir essuyé avec une serviette propre et sèche et le borda. Il se pencha et posa un baiser sur son front puis sur ses lèvres.
- Je suis désolé, Sammy.
Il se redressa puis, partit se changer. Une fois fait, le plus âgé s'assit sur une chaise qu'il avait posé à côté du lit et se mit à veiller son frère, ayant le pressentiment que les prochaines heures n'allaient pas être faciles.
Et il eut raison. Trois heures après s'être endormi, Sam commença à tousser. Au début, ce n'était pas grand-chose, mais plus les minutes passaient, plus la toux devenait importante. Le reste de la nuit, Dean resta à veiller son frère. De toute façon, il ne pouvait pas dormir, son esprit était trop en désordre pour ça. Non seulement il s'inquiétait pour son cadet car, ce dernier avait tendance à ne pas faire les choses à moitié quand il était malade, mais en plus, les événements d'il y a quelques heures lui revenaient à l'esprit.
Comment avait-il pu être aveugle ? Pourquoi n'avait-il pas vu que ses actions blessaient son frère ? Il se sentait coupable, honteux, furieux contre lui-même. Comment pouvait-il se qualifier de grand-frère, lui qui avait blessé son petit-frère ? Il ne méritait pas ce titre.
Depuis que son frère lui avait avoué sa douleur, il passait son temps à repenser à ses actions, à analyser ses faits et gestes des derniers jours et. Ce fut le cas en ce moment-même. Le résultat de ses analyses finirent par le faire pâlir de honte et d'horreur. Il avait laissé tomber son petit-frère, son amant, son monde. Oui, Sam représentait à ses yeux son monde. Il n'avait plus que lui. Leur père les avait quittés, leurs amis, pour la plupart des chasseurs, étaient morts à cause de leur fonction. Pour tout avouer, il n'avait que deux personnes qui lui tenaient chaud au cœur. Son cadet et Bobby. Ce dernier, depuis qu'ils s'étaient rencontrés, était en quelque sorte leur père. Ayant toujours été là pour eux, il avait gagné la place d'oncle au début puis de « père ». Et, ce sentiment était réciproque. Pour le vieux chasseur, les deux frères étaient comme les fils qu'il n'avait jamais pu avoir. C'est pourquoi il les avait acceptés sans hésitation quand ils lui avaient parlé de leur relation.
Comment ai-je pu lui faire ça ? se demanda Dean. J'arrive pas à croire que je l'ai laissé dans son coin pendant que moi, je suis parti flirter avec la barman. Le pire c'est que je l'ai forcé à venir. J'imagine même pas ce qu'il a dû subir et ressentir quand il m'a vu avec la barman. Et puis, tout à l'heure. Cette serveuse n'est rien par rapport à Sammy mais je n'ai pas arrêté de la dévorer du regard alors que j'avais devant moi celui que j'aime. Je suis un imbécile, non un con. Et encore, ce mot est trop faible pour désigner ce que je suis réellement.
Dean soupira et passa sa main dans les cheveux.
Pour l'instant, je dois me concentrer sur Sammy et pas me botter les fesses mentalement. Il est malade, il a besoin de moi. En plus, je dois trouver un moyen de me faire pardonner.
Il fut sorti de ses pensées par un gémissement. Ses yeux se posèrent automatiquement sur l'alité et, il fronça les sourcils en le voyant. Le plus jeune était pâle, seul une petite teinte rosée maladive colorait ses joues. Il commençait également à suer, ce qui était mauvais signe pour une personne ayant passée une heure sous la pluie.
Dean se leva et s'approcha du lit. Il posa sa main sur le front et sentit la chaleur émaner par le corps de son jeune frère. Elle était élevée. C'était mauvais signe. L'inquiétude se fit plus intense, ainsi que la culpabilité. Si seulement il n'avait pas poussé Sam à partir sous la pluie.
- Je suis désolé, murmura-t-il avant de se diriger vers la salle de bain.
Il s'empara d'un gant de toilette qu'il humidifia avec de l'eau froide et revint vers son petit-frère qui s'agitait de plus en plus. Il s'assit sur le bord du lit et passa le gant sur tout le visage du malade avant de le poser sur son front. Au contact de l'objet froid, Sam gémit. Ce n'était pas de douleur ou d'inconfort mais plutôt de soulagement. L'eau froide refroidissait sa peau chaude. Un faible sourire étira les lèvres du plus âgé qui entreprit de caresser les cheveux du plus jeune. C'était un geste qu'il avait mainte fois répété au cours de l'adolescence et ces derniers temps. Un geste qu'il appréciait énormément de faire car cela rassurait autant Sam que lui.
Cependant, sa main sembla réveiller son amant qui gémissait tout en papillonnant des paupières. Il finit par les ouvrir et posa des orbes bleues voilées par la fièvre sur le visage de Dean.
- Hey ! Murmura ce dernier, appréhendant sa réaction.
Sam le regarda pendant un moment avant de lécher ses lèvres gercées et de murmurer d'une voix encore endormie et faible :
- Hey.
- Comment te sens-tu ?
- … peut aller.
- Je m'en doute. Veux-tu quelque chose à boire ?
- … plait.
Dean se leva après avoir répondu par un faible sourire et se dirigea vers l'évier se situant près de la table. Il s'empara d'un verre en plastique et le remplit d'eau froide du robinet. Puis, il alla chercher deux cachets pour la fièvre et revint vers son petit-frère. Ce dernier prit ce que lui tendait son aîné et avala les cachets avant de s'attaquer à l'eau.
- Doucement, dit Dean, sinon tu vas t'étouffer.
Suivant le conseil de son aîné, le malade finit le verre d'eau avant de le donner et se rallongea, soufflant comme si l'effort de s'être tenu assis pendant une minute l'avait épuisé. C'était probablement le cas vu qu'il était malade.
- Tu devrais te rendormir, tu as besoin de sommeil.
Dean recouvrit correctement son frère et se pencha pour lui baiser le front. Au moment où il se redressa, une main attrapa sa chemise et l'obligea à rester courbé.
- Sammy ? Demanda-t-il en regardant son frère qui avait un air désespéré sur son visage.
- … m'aimes plus ?
- Quoi ?
- … m'aimes plus ?
Il fut choqué en entendant cette question. Son cadet lui demandait-il vraiment s'il l'aimait encore ?
- Sammy, tu te trompes, mon cœur. Je t'aime toujours, jamais je pourrais ne plus t'aimer.
- … vrai ?
- Oui, mon ange.
Et, comme pour prouver ses dires, il embrassa son petit-frère. Ce dernier finit par s'endormir quelques minutes plus tard. Dean soupira et caressa d'un air distrait les cheveux du plus jeune. Il savait que lorsque ce dernier se sentira mieux, un simple « je t'aime » ne suffira pas. Il lui avait fait bien trop de mal pour que cela suffise, pour qu'il se fasse pardonner rapidement.
- Je te promets que je ferai tout pour me faire pardonner. Il est hors de question que je te laisse aller.
C'est sur cette promesse que la fin de la nuit passa.
Trois jours passèrent, deux jours durant lesquels Sam fut malade et délirant à cause de la fièvre. Après deux jours d'inquiétude et de crainte, le troisième soulagea Dean car la fièvre avait baissé pour atteindre une température plutôt correcte même si elle restait encore élevée. Le malade put enfin avoir un sommeil tranquille, reposant tandis que le plus âgé pouvait enfin respirer. Il avait passé les deux derniers jours à faire des aller-retour entre la chambre et la salle de bain dans l'espoir de faire baisser la fièvre.
Ce fut en fin de journée que le cadet des Winchester se réveilla, lucide pour la première fois depuis trois jours. L'aîné, qui somnolait, sursauta en entendant la voix encore faible du plus jeune.
- Dean.
- Sammy ? Comment te sens-tu ?
- J'ai… soif.
- Je vais te chercher de l'eau.
Le plus vieux chasseur se leva et partit chercher un verre d'eau fraiche avant de revenir et de passer le verre à l'alité. Ce dernier le remercia et but le liquide qui lui fit un bien fou à sa gorge.
- Que s'est-il passé ? Demanda-t-il après avoir redonné le verre à son aîné qui le posa sur la table de nuit.
- Durant deux jours, tu as eu une forte fièvre. Heureusement, elle est descendue aujourd'hui.
- Oh.
Sam détourna le regard. Même si son esprit était encore un peu embrumé par la fatigue, il se rappelait très bien des derniers événements. Dean sembla le voir car un air de tristesse voila ses yeux.
- Sam…
- J'ai besoin de prendre une douche, l'interrompit le plus jeune.
- Ok. Tu as besoin d'aide ?
Le malade secoua négativement la tête puis se releva. Cependant, ses jambes tremblèrent lorsqu'il s'appuya sur elles à cause de son état fébrile. Dean le remarqua et voulut l'aider mais il leva la main pour l'arrêter. Il était clair qu'il n'avait pas envie d'être touché par son grand-frère.
Lorsqu'enfin, il parvint à la salle de bain, il s'y enferma avant de se laisser aller contre la porte en soupirant. L'allée jusqu'à cette pièce l'avait grandement fatigué. Après une minute, il se redressa et avança vers la cabine de douche pour faire couler l'eau. Il se déshabilla ensuite d'un geste las et entra dans la douche. Il ne faisait pas attention à la température de l'eau, ses pensées étaient ailleurs et plus exactement sur les événements d'il y a quelques jours déjà.
Des coups sur la porte le firent sursauter.
- Sam, tout va bien là-dedans ? Demanda la voix étouffée de son frère.
- Oui, oui, répondit-il d'une voix aussi forte que possible.
Il réalisa alors qu'il avait passé une dizaine de minutes dans ses pensées, voire plus. L'eau avait eu le temps de se refroidir et, était à présent glaciale. Toutefois, cela lui faisait du bien car il avait encore un peu de fièvre. Il se lava et rinça rapidement pour ensuite prendre une des serviettes qu'ils avaient laissées dans la salle de bain. Il se ressuya à la même vitesse. Cependant, lorsqu'il se redressa après avoir passé la serviette sur ses jambes, un vertige le frappa de plein fouet et, il dut s'agripper à la cabine de douche pour ne pas tomber.
Il dut attendre quelques instants pour que sa vision redevienne nette. Une fois le cas, il sortit de la douche et s'habilla avec des vêtements propres. Le brossage des dents suivit, lui donnant une haleine un peu plus fraiche. Se sentant nettement plus humain, il ouvrit la porte et accéda à la chambre, là où l'attendait son frère, assis sur le lit.
Le silence qui régnait avant son retour se fit plus pesant, plus oppressant. Finalement, ce fut le plus vieux qui le coupa avec une voix incertaine.
- Tu… Tu as faim ?
Sam qui s'était assis sur une des chaises, leva légèrement la tête.
- Non.
Une nouvelle fois, le silence revint. Aucun des deux ne savait quoi dire… enfin Dean. Sam, lui, n'avait pas très envie de se confronter à son aîné. Il ne souhaitait pas écouter les excuses de son frère. De toute façon, il ne voulait pas lui pardonner. D'habitude, il le faisait facilement mais là, il ne pouvait laisser passer ça. Une fois encore, Dean brisa ce mutisme après avoir soupiré.
- Sam, il faut qu'on parle.
- Parler de quoi ? Du fait que tu ne peux pas t'empêcher de draguer une nana sous les yeux de ton frère qui est accessoirement ton amant ?
- Sam, je suis vraiment désolé…
Le cadet des Winchester se leva et fixa celui qui avait causé tant de mal ces derniers temps.
- Non, Dean, arrête. Je ne veux pas écouter tes excuses. Quoi que tu me dises, ça ne m'intéresse pas.
- Si tu ne veux pas m'écouter, alors comment puis-je montrer que je suis sincèrement désolé et que je veux tout faire pour me faire pardonner ?
Cette fois, ce fut au tour de Sam de souffler. Il savait que son frère ne mentait pas, qu'il voulait se faire pardonner. Cela se voyait dans son regard et sa voix. Il était rare de voir Dean aussi désolé, aussi bouleversé, et encore moins de le voir demander pardon. Et, si le jeune homme était franc avec lui-même, voir son frère comme cela ne le faisait pas sourire, ni rire. Au contraire, son cœur se serrait. Comment arrivait-il à ressentir cela pour son frère alors que ce dernier lui avait fait du mal ?
- Je ne peux pas te pardonner, Dean, du moins pas tout de suite.
Le grand-frère baissa la tête, le cœur lourd.
- Je comprends mais sois sûr que je ferai tout pour me faire pardonner, Sammy, tout.
- De belles paroles ne suffiront pas, Dean.
- J'en suis conscient.
Sam hocha la tête et se dirigea vers son sac. Il se mit à le ranger et à fourrer toutes ses affaires qui trainaient dans la pièce.
- Que fais-tu ? Demanda Dean, les sourcils froncés.
- Mon sac.
Le plus âgé alla demander pourquoi mais la réponse à sa question fut évidente. Le plus jeune souhaitait partir, quitter cette ville.
- Non, tu es encore malade, tu ne peux pas voyager ou faire de longs trajets dans l'Impala.
- Ce genre de situation ne nous a pas arrêtés avant, fit remarquer Sam. À moins que tu veuilles rester dans cette ville pour revoir cette serveuse.
- Quoi ? Non ! C'est à toi que je pense, Sammy, pas à elle.
- Donc, pouvons-nous partir maintenant ? Il est hors de question que je reste une minute de plus dans cette ville.
Sachant que son frère était obstiné et qu'il partirait même si lui ne le voulait pas, il capitula.
- Très bien, mais à la moindre élévation de fièvre, on s'arrête.
Sam acquiesça et finit de ranger ses affaires. Plus vite il aurait fini et plus vite il partirait de cette ville qui n'était que mauvais souvenirs pour lui. Deux minutes plus tard, l'Impala quittait le parking du motel et roula en direction de la sortie.
Voilà la fin de cette partie. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ^^ Comme je l'ai dit en haut mais je le répète pour ceux qui ne liraient pas l'en-tête (non, je ne vise personne *siffle*), la suite sera postée ce week-end normalement.
