Note de l'auteur: Voici le chapitre 2, j'espère que vous l'apprécierez autant que le premier chapitre, et surtout ne vous gênez pas pour me donner votre avis.


Point de vue de Rose Weasley :

La réunion est finie, tout le monde a quitté le wagon, il ne reste plus que moi et ma mère, la célèbre directrice de la célèbre école de magie Poudlard, Hermione Weasley. Elle lit un papier à l'air officiel, ma présence ne semblant pas la déranger le moins du monde. J'attends qu'elle dise quelque chose, n'importe quoi, ce silence m'oppresse, alors je le brise.

-T'étais pas obligée de faire ça !

Ma voix est partie plus haut que je ne l'avais prévue. Elle prend un moment pour répondre, comme si elle venait juste d'admettre ma présence. Elle pose son papier sur la table devant elle, retire ses lunettes et me jauge avec le regard qui me donne l'impression de redevenir une petite fille de sept ans.

- De faire quoi, Rose ?

Elle me parle comme elle parlerait à un élève en faute et pas à sa propre fille. Et le pire c'est que je me sens comme si j'étais vraiment en tort. Mais je me ressaisis, bien que ma voix soit faible comparé à ma première intervention.

-Ce discours sur la ponctualité, Lily et moi n'avions même pas cinq minutes de retard. Tu aurais très bien pu le laisser passer.

Elle soupire et détourne la tête, et quand elle passe une main dans ses cheveux je sais ce qu'elle va dire. Elle le dit toujours.

- Je sais chérie, mais le fait que tu sois ma fille ne veut pas dire que tu as droit à un traitement de faveur. Je dois me montrer juste envers tous les élèves, et c'est ce que j'aurais fait avec n'importe quel autre étudiant. Et c'est pour cela que toi, en tant que la fille de la directrice tu dois être absolument irréprochable. Tu dois être…

- Parfaite. Je sais.

Je termine pour elle, je connais ce discours par cœur, depuis ma première année. Elle contourne son bureau et me prend dans ses bras, et j'aime ces moments où elle est ma mère et pas ma directrice. Mais le problème c'est qu'ils ne durent jamais longtemps. Et comme je l'avais prévu elle se retire de l'étreinte, me regarde dans les yeux et dit ce qu'elle dit toujours dans ces moments mère/fille qui se font de plus en plus rares.

-Je suis fière de toi Rose. Continue comme cela et montres toi digne de porter ce badge.

Elle pointe du doigt mon badge de préfète en chef de Serdaigle. Tiens, cette partie là est nouvelle, d'habitude elle se contente du « continue comme cela ». Mais je suppose que c'est parce qu'avant je ne portais pas de badge aussi important. Quoi qu'il en soit, je fais ce que je fais d'habitude dans ces moments là. Je lui souris d'un air de dire « je ne te décevrais pas ». Et je m'éloigne.

Alors que je marche en direction de mon wagon j'entends des brides de conversation, venant d'une des cabines. Vu le ton que commence à prendre une des voix (féminine si je ne m'abuse) cela m'a tout l'air d'être une dispute.

-J'arrive pas à croire que t'aies pu me faire ça…. Je croyais que j'étais différente.

Je n'entends pas ce que la seconde personne répond, par contre je perçois très clairement le son d'une gifle venir de la cabine. Merlin, on n'est pas encore arrivés à Poudlard et je dois déjà jouer mon rôle de préfète en chef. Je me dirige donc en direction de la cabine quand, soudainement la porte s'ouvre pour laisser passer une jeune fille en pleurs. Et je n'ai qu'à glisser la tête à l'intérieur du compartiment pour deviner la source de ses pleurs : Alexia Parkinson.

-Encore une qui a commis l'erreur de croire que tu as un cœur.

Elle se retourne au son de ma voix, se tenant encore la joue où commence d'ailleurs à s'installer une marque rouge. Au moins cette fois-ci elle a eu ce qu'elle méritait. Mon commentaire me vaut un regard furieux, la gifle a dû assez l'énerver, ce n'est pas tous les jours qu'une de ses conquêtes a le cran de se retirer avec un minimum d'amour propre. Bien que s'enfuir en larmes n'est pas vraiment l'image que j'ai de la fierté, mais bon, comparé à certaines anciennes conquêtes délaissées d'Alexia cette fille là est un modèle de dignité.

-Tu ne devrais pas lui mettre une retenue ou quelque chose comme ça pour avoir fait preuve de violence physique envers un autre élève ?

-Tu as raison, je devrais…mais je ne vais pas le faire.

Alexia soupire et se retourne pour chercher un miroir dans sa valise, histoire d'évaluer les dégâts qui ont été fait à son visage. Merlin, cette fille est si égocentrique. Toutefois elle a dû estimer que les dommages causés étaient acceptables puisqu'après avoir rangé son précieux miroir, toutes traces de colère a disparu.

- Dis-moi, Rosie, ne serait-ce pas un traitement quelque peu inégalitaire ?

Je fronce les sourcils à l'audition du surnom qu'elle me donne. Mon père est le seul à m'appeler comme cela, même ma mère ne m'appelle pas Rosie. Je semble avoir eu la réaction qu'elle attendait parce qu'un sourire arrogant nait sur ses lèvres. Et tout d'un coup, j'ai vraiment envie de la frapper. Merlin, cette fille est la pire garce que j'ai jamais rencontré, elle est arrogante, égoïste et se fiche totalement de ce que ressentent les autres. Mais j'ai promis à ma mère de me montrer irréprochable, donc je vais me calmer et ne pas répondre aux provocations de cette peste. Allez, Rose respires, tu peux le faire.

-Pas quand la personne ayant commit l'acte répréhensible a des circonstances atténuantes et que la personne ayant subit l'action le méritait vraiment.

-Et comment sais-tu que je le méritais ? Peut être qu'elle m'a giflée, juste pour avoir dit que je trouvais sa coupe de cheveux horrible.

Je hausse un sourcil, sceptique. D'habitude Alexia trouve de meilleures excuses, pas que cela lui évite les heures de retenue ou les punitions mais au moins son baratin habituel a l'air crédible.

- Si tu veux mon avis, tu as de la chance. Après tous les cœurs que tu as brisés que ce soit garçon ou fille, tu mérites bien plus qu'une simple gifle. Je veux dire, cette fille comme tous les autres d'ailleurs, avaient des sentiments pour toi, tu devrais essayer d'en tenir compte la fois suivante, quand tu voudras t'amuser avec le prochain crétin assez naïf pour croire que tu as des sentiments.

Elle évite de croiser mon regard, et durant un moment éphémère je me dis que peut-être mes mots la font réfléchir… Mais l'infime espoir de réveiller une quelconque conscience qui pourrait être enfouie au milieu d'un tas d'habits hautes coutures et de toutes ses chaussures de luxe, disparaît à l'instant même où elle ouvre la bouche.

-Et bien il ne me semble pas t'avoir demandé ton avis, Rosie. Mais pour ton information, elle s'en remettra vite, dans une semaine elle aura déjà oublié tous les « sentiments » qu'elle avait à mon égard. Et en parlant de s'amuser, tu devrais essayer.

Je roule des yeux, je n'arrive pas à croire que cette fille soit si insensible. Attends une seconde… si je peux. Mes parents m'ont toujours dit de ne jamais souhaiter du mal à quelqu'un d'autre mais en ce moment j'ai vraiment envie qu'elle se rende compte du mal qu'elle fait à toutes les filles (ou les garçons) assez idiots pour succomber à son charme sans tenir compte de sa réputation. Parce qu'honnêtement qui ne la connaît pas ? C'est comme s'il y avait au dessus d'elle un panneau de signalisation géant qui dirait : « Attention ! Danger ! Haut risque d'avoir le cœur brisé ».

-Et toi tu devrais essayer d'arrêter. J'espère qu'un jour tu sauras ce que c'est d'aimer quelqu'un d'autre que toi même, et que ce jour là tu regretteras de ne pas te soucier de qui tu fais souffrir.

C'est à son tour de rouler des yeux, et je crois l'entendre marmonner quelque chose comme « peut-être dans un monde parallèle » mais je suis déjà sortie de la cabine.

Après mon altercation avec Parkinson, je repris la route vers ma cabine. Mais il semblerait qu'une quelconque puissance supérieure ait décidé que cela devait être le pire trajet de ma vie… puisque, je dû arrêter une bande de garçon de troisième année d'espionner dans les toilettes des filles, consoler une nuée de premières années déboussolées à l'idée de passer une année loin de leurs familles, et stopper un concours de crachat improvisé.

Et alors que je n'étais plus qu'à un wagon d'un repos bien mérité, après avoir passé près de deux heures à effectuer mes devoirs de préfète en chef, j'entendis une série de gémissements dans la cabine à ma droite. C'est bien ma veine, maintenant il faut que je m'occupe d'un couple d'adolescents en chaleur, en pleine retrouvaille. Et étant donné la nature des gémissements et les stores fermés je n'ai absolument aucun doute quant à la façon dont ils célèbrent leur retrouvailles.

Mais alors que je m'apprête à taper à la porte de la cabine j'entends une voix m'appeler.

-Rose ! Qu'est ce que tu faisais ? Cela fait des heures que je t'attends !

Je me retourne pour faire face à la personne à qui appartient cette voix, c'est Lily. Elle a sûrement du s'inquiéter avec le temps que j'ai passé à essayer de regagner notre compartiment. Après un dernier regard à la porte, derrière laquelle les gémissements ont cessés, je la suis à l'intérieur de notre propre cabine. Le couple aux hormones en furie passe pour cette fois.

Après avoir raconté à Lily toutes les péripéties de mon périple pour regagner la cabine, nous manquons de sujets de conversation. Alors je décide de lancer une question au hasard.

-Et qu'est ce que tu as fais en m'attendant ?

Elle semble prise au dépourvu. Je ne comprends pas très bien pourquoi. La question me paraît simple. Mais en y réfléchissant Lily est bizarre ces temps-ci. En fait, elle agit étrangement depuis la fin de notre sixième année. Mais à chaque fois que je l'aborde elle change de sujet. C'est d'autant plus étrange qu'habituellement nous n'avons aucun secret l'une pour l'autre. Pas parce que Lily est ma cousine mais parce qu'elle est ma meilleure amie. Je trouve son manque de confiance légèrement vexant. Mais je n'ai plus le temps de m'interroger car elle vient de trouver une réponse qu'elle juge convenable.

-Et bien, tu sais j'ais pas fais grand chose, j'ai trainée un peu dans les wagons, et j'ai lu quelques magazines et… j'ai jeté un coup d'œil aux livres scolaires.

… Jeter un coup d'œil aux livres scolaires ? Elle ment. Je peux dire qu'elle ment même sans tenir compte de ses tiques nerveux qui n'apparaissent que quand elle dit un mensonge. A savoir, sa voix un peu trop grave et sa main gauche qui frotte son bras. Mais pourquoi elle me mentirait ? On se dit tout depuis quasiment toujours. Je ne voie qu'une raison…

-Tu vois quelqu'un ?

-Quoi ? Non, pourquoi je verrais quelqu'un ? J'ai l'air de voir quelqu'un ? Est ce que quelqu'un d'autre croit que je vois quelqu'un ?

Elle voit quelqu'un, aucun doute. Elle est quasiment en train d'hyper ventiler. Elle fait des mouvements nerveux. Et elle enchaîne les questions à une vitesse impressionnante. Merlin, je voulais juste obtenir quelques réponses et c'est moi qui suis en train de subir un interrogatoire.

-Ok, calmes toi, je crois que j'ai ma réponse.

Elle a arrêté de parler après ma réplique ou alors c'est à cause du manque d'oxygène. Ouais, cela doit être le manque d'oxygène parce qu'elle ouvre la bouche pour recommencer à parler. Mais je l'interromps. Je veux qu'elle écoute ce que j'ai à dire avent de décider si elle veut m'en parler.

-Ecoute, je ne sais pas pourquoi tu me le caches. Je veux dire c'est à toi de choisir avec qui tu veux être. Si c'est un garçon pas de problème s'il te rend heureuse. Si c'est une fille… et bien pas de problème non plus, le côté positif d'avoir quelqu'un comme Parkinson dans l'école c'est qu'il n'y a plus beaucoup de tabou, et puis je crois pouvoir dire d'après le nombre de ses conquêtes féminines qu'au moins la moitié des filles de sixièmes et septièmes années sont bisexuelles alors ce n'est pas un problème. Tu es ma meilleure amie, tu peux avoir confiance en moi, je ne te jugerais pas. C'est promis.

Cette fois-ci elle semble à perte pour les mots. Je crois que ce que j'ai dit l'a touchée. Et elle me sourit timidement.

-Merci, je suis vraiment heureuse d'avoir une cousine et une meilleure amie telle que toi. Mais ce n'est pas seulement le fait que ce soit une fille le problème, sinon je t'en aurais parlé…

-Ce n'est pas Parkinson, n'est-ce pas ?

Je sais que c'est une idée stupide et apparemment elle semble le penser aussi puisqu'elle éclate de rire, et je suis subitement soulagée. Après que son rire ce soit calmé, elle reprend.

-Non ce n'est pas Parkinson, ne t'en fais pas… Merlin, je n'arrive pas à croire que tu aies même pu l'imaginer. En fait c'est vexant que tu aies pu l'imaginer. Enfin bref, c'est juste …. C'est compliqué…

Sa phrase resta inachevée car quelqu'un ouvrit subitement la porte de notre compartiment.

-Salut les filles ! On vous dérange ?

Je ne peux m'empêcher de me sentir légèrement contrariée à la soudaine interruption. Mais je cache mon irritation par un sourire et m'empresse d'accueillir les nouveaux arrivants le plus normalement du monde.

-Bien sûr que non.

Les trois garçons rentrent donc dans la cabine. Liam Finnigan mon petit ami s'assoit à côté de moi et je lui adresse un sourire éclatant. David Wood s'assoit à coté de Lily, il a l'air un peu agacé. Et je pense en connaître la raison, il ne doit pas apprécier que ce soit moi qui soit nommée préfète en chef des Serdaigle et pas lui. Max le petit frère de David s'assoit près de son frère. C'est un garçon étrange. Il est en quatrième année à Poufssoufle et si je ne m'abuse il n'a pas beaucoup d'amis et c'est dommage parce que c'est vraiment un garçon adorable.

Max et David sont les fils d'un homme politique assez important, dont le nom est Oliver Wood, il a participé à la reconstruction du monde sorcier après la guerre. Papa et lui étaient très amis mais il y a quelques mois, ils se sont disputés sur je ne sais quel sujet, surement un truc sans importance comme le Quiddich. Quoi que ce soit même Maman n'est pas au courant.

Nous commençons à parler de tout et de rien, Liam et David parlèrent surtout de Quiddich avec quelque fois des interventions de Lily. Etant morte d'ennui au bout de cinq minutes, il ne m'en fallu que cinq autres pour succomber à la tentation de sortir un bouquin dans le but de m'occuper convenablement. Et apparemment, je ne suis pas la seule. Max a sorti un livre à l'air moldu dont le titre m'est inconnu. Ce qui est je dois l'avouer est assez rare. Après tout, je suis la fille d'Hermione Weasley anciennement connue sous le nom d'Hermione Granger, alias le rat de bibliothèque de Poudlard et aujourd'hui directrice de celui-ci. La curiosité étant trop forte, je finis par demander à Max, à voix basse pour ne pas déranger la conversation fort « passionnante » que partagent nos voisins de cabine.

-Dis Max, qu'est ce que tu lis ?

Il me répond sans même lever les yeux de son livre. Quand je dis que ce gamin est bizarre…

- « Vie sur planète inconnue. »

Sa réponse ne me satisfaisant pas le moins du monde puisque le titre du livre est juste en face de moi et que jusqu'à preuve du contraire je sais encore lire, je décide d'insister.

-Et de quoi parle t-il ?

Cette fois-ci il lève la tête du livre, l'air contrarié. Et me répond en détachant bien tous les mots comme si j'étais une gamine de cinq ans. Ce qui, je dois l'avouer est assez vexant.

-Cela parle de la vie sur les planètes inconnues.

Il se replonge dans son livre comme si je ne l'avais jamais interrompu, et maintenant je commence à comprendre pourquoi il n'a pas d'amis. Ok, j'essaye une autre tactique.

-Oh ! Et où l'as tu eu ?

-Alex me l'a donnée.

Là je suis troublée, alors que lui est toujours concentré sur son livre comme si rien d'autre sur terre n'existait. Comme si le fait que la pire garce des Serpentard (...en fait de Poudlard), lui donne un livre était tout à fait normal… Ca doit être une autre Alex. Voyons voir, combien d'Alex connais-je ? Alors, il y a Alexander Creevey, mais il est en deuxième année à Gryffondor et je ne crois pas qu'ils se connaissent. Puis, il y a Alexandra Flint mais elle c'était une Serpentard qui a graduée il y a 2 ans. Après il y a …. Euh… Honnêtement je suis encore plus troublée.

-…Alex qui ?

Cette fois-ci je sens que j'ai gagné son attention, il se penche vers moi, vérifiant que les autres ne faisaient pas attention à nous. Et me dit tout bas.

-Parkinson.

Mais avant que je puisse demander quoique ce soit d'autre le train commence à ralentir. Et cela n'annonce qu'une seule chose : une nouvelle année à Poudlard commence, et celle-ci sera ma dernière.


Voilà ce second chapitre est fini, donnez moi votre avis. ^_^