Me revoilà avec le chapitre 2 de Ketsueki no Hime! =3

Disclaimer: L'Hueco Mundo et ses habitants ne m'appartiennent toujours pas, Mayuuki reste à moi(je prête à qui la veux!xD) , Gallina appartient à Yuna Asakura, Maria à Elfelou et la chanson Shojo S à Scandal.

Rating:Toujours T (pourquoi changer après tout!xD)

Couples: bah...Aucun pour le moment...sinon quelques allusions à certains couples('fin, surtout un et c'est gros comme un camion!xD)

Réponses aux reviews:

Hikari no Ai: Mais de rien!xD Merci pour la review! =D J'espère aussi que je la finirais tiens!xD J'ai encore jamasi réussi cet exploit!^^''

Freak666chaos: Merci pour la review!xD Oui, ils sonidotent à tout va comme tu dis!xD Pour l'humour, y risque d'en y avoir pas mal (bah oui, chui pas si sérieuse que ça et avec les arrancars c'est immpossible de le rester!xD)

Elfelou: Il me semble que je t'ai déjà répondu mais re-merci quand même!=D ah et évite de trop torturer Toshiro s'il te plaît!^^'

King Pumpkin: Merci pour la reivew!^^ Tu trouves que je me débrouille bien? Merci!^^ Tu l'attendais, eh bien le voilà! Le chapitre 2 de ma fic!^^

Sid-X8: Merci pour la review aussi! =D Tu peux l'appeler Mayuu, tu sais! =) Pour son reiatsu, je dis rien! =P xD

Bon, voilà le tant attendu Chapitre 2 de Ketsueki no Hime!


_Chapitre 2: Début mouvementé à Las Noches_

Tout était noir. Autour de moi, il n'y avait que ça. Cette couleur qui représente le néant, le tout comme le rien, cette couleur sombre qui signifiait la mort et le désespoir... Le seul moyen de voir quelque chose d'autre que les ténèbres aurait été de baisser le regard. J'y aurais vu les marches formées par le reiatsu d'Ulquiorra. Seulement, les regarder reviendrait à accepter le fait que tout cela soit réel. Et je ne voulais pas. Je souhaitais continuer à croire que toute cette journée n'eût été qu'un mauvais rêve, que j'allais me réveiller d'ici une ou deux minutes. Pour cela, il fallait que la chose visible à mes yeux soit du noir.

J'entendis Yammy grogner, ce qui me sortit de mes pensées. Et qui brisa mes dernière illusions de rêves que j'aurais voulues. A contre-coeur, je posai mon regard rubis sur la montagne de muscles. Les marches qu'il créait se désintégraient dès l'instant où il en retirait le pied. Je baissai le regard vers et observai le chemin d'Ulquiorra. Les marches étaient stables alors qu'Ulquiorra ne semblait même pas chercher à les matérialiser. C'était comme si elles apparaissaient d'elles-mêmes , de telle sorte qu'Ulquiorra n'ait besoin d'y penser et n'ait plus qu'à les fouler de ses pieds. J'étais assez impressionnée, pour être franche. Impressionnée et mal à l'aise... Car, bien que j'ignorais pourquoi, je me sentais oppressée, compressée; je pense même que s'il ne me tenait pas, je m'écroulerais directement et sombrerais dans cette noirceur infinie. Un coup d'oeil en arrière (enfin, autant que cela soit possible lorsque l'on vous porte sous un bras...) me permit d'entre-apercevoir Ggio. Il marchait tête baissée, se concentrant, déjà plus que mon porteur, sur ses marches.

Je levai la tête devant moi. J'aperçus de la lumière. Était-ce l'entrée de ce que je prévoyais être mon enfer? Ulquiorra sembla entendre ma question muette.

« Nous arrivons bientôt à Las Noches. Je te conseille de te tenir à carreaux si tu ne veux pas de problèmes.

-B-bien... »

Nous traversâmes cette entrée et atterrîmes dans une salle sombre. Il y avait très peu de lumière, mais je parvenais tout de même à discerner Ggio, Ulquiorra et Yammy (comment le louper lui? Je vous le demande, tiens!).

« Eh bien Ulquiorra. Que nous ramènes-tu? Fit une voix mielleuse.

-Je ramène Ggio Vega, comme vous me l'aviez ordonné Aizen-sama.

-Je t'en remercie. Mais dis-moi...Qui est cette jeune fille? Fit Aizen en me désignant.

-Cette humaine ne laisse s'échapper qu'une petite partie de son reiatsu et elle n'en a pas conscience. Je me suis dit qu'elle pourrait vous intéresser. »

Aizen plissa légèrement les yeux (enfin je crois...Dans le noir, je ne distinguais pas clairement les choses.) et tenta apparemment de trouver mon reiatsu. Il esquissa un sourire.

« Tu as bien fait Ulquiorra. Le remercia-t-il. Comment t'appelles-tu?

-Mayuuki Tsukiyo. Répondis-je.

-Et quel âge as-tu, Mayuuki-san?

-14ans... »

Il sourit à nouveau et reprit.

« Bien. Maintenant, Ggio, tu connais la sanction pour être allé sans permission dans un autre monde. Fit Aizen.

-Oui, AIzen-sama. »

Il baissa la tête, comme résigné... Tousen sortit de l'ombre et dégaina son Zanpakutô. Non... C'était vrai? Il allait perdre un bras juste pour ça? Tousen fit un pas en avant puis disparut. Je sentis l'air se déplacer et écarquillai les yeux.

« Naaaaann! » criai-je en me tournant vers Ggio qui gardait la tête obstinément baissée. Au moment où la lame aurait dû toucher le tigre, elle fut arrêtée. Comment, je ne savais pas, toujours était-il que Ggio avait toujours ses deux bras et que l'aveugle était à nouveau à un distance respectable.

« Que s'est-il passé? S'étonna Ggio.

-Il se trouve que notre invitée a crée une barrière avec son reiatsu. Expliqua Aizen.

-Quoi? Comment j'ai fait ça? M'écriai-je.

-Comme je l'ai dit: grâce à ton reiatsu. »

Aizen me regardait dans les yeux. Moi, je tremblais. Je n'y comprenais rien. Tout ce que je savais, c'était que j'allais rester assez longtemps à Las Noches... Aizen détourna le regard pour le poser à ma gauche. L'instant d'après, quelqu'un s'approcha extrêmement vite de moi. J'eus à peine le temps de me tourner que ce quelqu'un s'arrêta, sa lame collée à ma gorge. Je n'avais rien vu venir, d'où le fait que je criai brièvement. L'arrancar qui m'avait foncé dessus s'effondra subitement et je remarquai que les autres avaient aussi du mal à rester debout. Même Aizen avait faibli un court instant, j'en étais persuadée.

« Eh bah, qu'est-ce qui vous arrive? Demandai-je, un peu (beaucoup même) larguée.

-Sous le coup de la surprise, tu as libéré ton reiatsu. Et il se trouve qu'il est assez puissant pour faire s'effondrer toute l'Espada. Expliqua l'ex-capitaine de la Cinquième Division.

-Ah bon? Pourtant, il n'y a que le gars qui m'a attaqué qui est tombé...

-Tu n'as relâché qu'une partie de ton reiatsu et il était le plus près de toi. Précisa-t-il.

-Qu'une... Partie? Alors que je vous ai vu faiblir comme tout les autres? » m'écriai-je.

Le traître eut un méchant tique qui lui fit faire un affreuse grimace qu'il réprima rapidement.

« Oui. C'est d'ailleurs pour cela que je souhaiterais que tu restes parmi nous. Nous pourrions t'aider à contrôler ce pouvoir et même le rendre encore plus puissant. Suggéra-t-il.

-C'est possible ça? Nan mais je veux dire, si là c'était qu'une partie, comment vous voulez rendre ça encore plus fort? »

Un sourire digne de Gin prit place sur le visage «d'ange» de mon interlocuteur...Non, même Gin faisait moins peur... Ce coup là je le sentais pas, mais alors pas du tout.

« Il suffirait d'utiliser l'Hôgyôku. » dit-il lentement.

Il...Oh. Il avait donc en tête l'idée de faire de moi une Vizard... Nan mais il allait pas bien lui! C'était déjà pas facile de pas partir en vrille d'habitude, alors avec en prime un hollow intérieur en prime, c'était à en devenir folle!...Non,attendez...Il y avait autre chose...Je n'étais pas shinigami donc je ne deviendrais pas Vizard...Il voulait tester l'effet de l'Hôgyôku sur une humaine? J'étais donc un cobaye?

« En clair, vous voulez que je reste juste pour être une cobaye.

-Je n'ai pas dit cela, Mayuuki-san. Je veux juste t'aider à devenir l'une des meilleurs de ce monde.

-L'une des meilleurs? Et si je ne veux pas? Interrogeai-je.

-Mais qui ne veut pas le pouvoir? Tout être ayant un tant soit peu de bon sens, recherche le pouvoir.

-C'est que je n'en ai pas alors. Je n'ai jamais cherché à prendre le pouvoir sur qui que ce soit. » mentis-je.

Évidemment que si, que j'avais déjà essayé de mener la danse avec les autres! Pendant une année même, j'avais réussi à devenir dictatrice dans ma mini-bande. Mes amies faisaient tout ce que je leur disais. Mais depuis mon entrée au collège, j'étais celle que tout le monde utiliser sans la remercier, celle qui ne disait rien quoiqu'il arrive. Enfin, bref.

Il s'arrêta enfin de sourire mais plissa les yeux, semblant tente de lire en moi. Sauf que la Mayuu, on la lit pas comme ça, na! Je souris à mon tour d'une façon niaise et naïve avec de grands yeux brillants pour refléter le côté innocent de mon sourire. Il ferma les yeux, prit une grande inspiration et se leva. Il s'approcha de moi et je repris un air un peu moins idiot. Lorsqu'il fut devant moi, je pris la parole alors qu'il ouvrait la bouche.

« J'accepte de rester. Cependant, vous ne m'approchez pas avec l'Hôgyôku. Du moins pas tant que j'aurais décidé du contraire. Déclarai-je.

-Cela me va. Pour ton logement, tu devras partager la même chambre qu'Inoue Orihime, le temps que l'on t'aménage une chambre.

-D'accord, ça me va aussi. »

Il retrouva son sourire et fit signe à Gin, qui jusque là restait bien caché dans la pénombre. Celui-ci en sortit donc et s'inclina, de façon à montrer qu'il savait ce qu'il devait faire. Quoi, je ne sais pas, mais il allait le faire. Aizen se retourna cette fois vers Ulquiorra.

« Ulquiorra, amène notre invitée à la chambre de la prisonnière. Ordonna Aizen.

-Bien Aizen-sama. »

Ulquiorra s'avança vers moi lentement. Puis il m'esquiva et continua son chemin. Je le regardai, incrédule. Je devais le suivre ou pas?

« Onna, qu'attends-tu? Me demanda Ulquiorra.

-Euh...Qu'on me dise de te...vous?suivre...

-Tu peux le tutoyer, Mayuuki-san. Ulquiorra ne t'en voudras pas, je te l'assure. M'informa Aizen.

-Bien... »

Je suivis donc mon ex-porteur en dehors de la salle de réunion. Nous passâmes à travers de très nombreux couloirs, tous identiques(comment faisait-il pour savoir où aller, bonne question!). Après avoir tourné dix fois à droite, cinq fois à gauche et ignorer Nnoitra qui aurait voulu se mesurer à moi (sur le coup, j'étais bien contente que ce soit Ulquiorra qui m'y amène), nous arrivâmes à la chambre d'Inoue. Ulquiorra ouvrit la porte sans même prendre la peine de toquer et rentra. Je le suivis rapidement, tout en observant la chambre où j'allais dormir temporairement. Orihime était là, assise sur le canapé qui devait sûrement lui servir de lit et regardait Gin qui en fait était allé chercher un lit double pour l'installer dans la chambre. La rousse tourna la tête vers nous et la pencha en me voyant. Gin finit de faire le lit et se redressa.

« Eh, mais qui voilà donc! Ulquiorra et la p'tite Mayuuki! Sourit-t-il. Vous êtes déjà là?

-Oui, Ichimaru-sama.

-Ouais...On a réussi à sauter la case 'Combat contre Nnoitra', donc on est arrivés plus vite.

-Hein? Fit l'argenté.

-Nan, c'est bon, cherchez pas à comprendre.

-Bon. Orihime-chan, je te présente ta colocataire pour les deux prochaines semaines, la p'tite Mayuuki! Me présenta Gin.

-Pourquoi vous n'arrêtez pas de dire «p'tite Mayuuki»? Je suis aussi grande que Ggio...Enfin, je crois... l'interrogeai-je.

-Oui, mais Ggio reste tout de même pas très grand non plus! Et puis, c'était plus en rapport à ton âge, qui, tu dois bien l'avouer, ne représente rien par rapport au mien, par exemple. Expliqua-t-il.

-Ouais, vu de ce point là... C'est sûr que je suis petite...Mais c'est pas une raison! râlai-je.

-T'énerve pas, je te charrie. Si tu veux, je t'appelle Mayuu-chan.

-Ça me va... » marmonnai-je.

Orihime nous avait regardé en souriant. Elle se leva, s'approcha de moi et me dit en souriant:

« Enchantée, Mayuuki-san!

-Moi de même, Orihime-san. » Lui répondis-je.

Gin nous fixait avec son sourire étrange. Puis il se détourna et se dirigea vers la porte.

« Viens Ulquiorra. On va les laisser faire connaissance. » dit-il en sortant, suivi par la chauve-souris.

Orihime me prit par la main et me fit m'asseoir sur le lit avec elle. Je pouvais comprendre qu'elle veuille parler, raconter tout et n'importe quoi, puisqu'elle était enfermée ici.

« Alors, Mayuuki-san, comment t'es-tu retrouvée ici?

-Eh bien,j'ai rencontré Ggio Vega dans la forêt près de chez moi. A la fin de la journée, il est repartit dans cette forêt et il y avait Ulquiorra et Yammy...Comme une conne je l'ai suivie et Ulquiorra m'a attrapée, ensuite il m'ont ramenée ici...

-Oh,donc toi, c'est vraiment contre ton gré que tu es là?

-Oui et non...Ça surprend d'être ici, car dans mon monde, votre univers est un manga...Mais je ne peux pas nier que j'ai toujours rêvé venir ici et rencontrer certaines personnes!

-Comme qui, par exemple?

-Euh...A Las Noches, je rêvais de voir Ulquiorra, Grimmjow, Ggio, Szayel et Harribel...A la Soul Society, mon plus grand rêve c'est d'approcher Toshiro, Byakuya, Soi Fon et Yoruichi! Fis-je les yeux brillants.

-Ah? C'est vrai qu'Hitsugaya-taicho est mignon mais trop petit je trouve...

-Certes mais c'est ça qui le rend adorable!

-Si tu le dis. »

Nous continuâmes à parler pendant un certain temps, la rousse voulant tout savoir de moi. J'ignorais combien de temps nous avions parlé et à vrai dire je m'en fichais. Je m'amusai bien, pour une fois que l'on m'écoutait lorsque je parlais, je n'allais pas m'arrêter! Elle m'avait aussi dit qu'elle aurait adoré visiter Las Noches, mais que comme elle était considérée comme une prisonnière, elle n'avait pas le droit de sortir. Et ce n'était pas Ulquiorra qui serait pris de pitié pour elle et la ferait sortir. Je lui dis que si je pouvais parler à Aizen, j'essayerais de lui demander si nous pouvions faire un tour de son palais. Elle m'avait sauté au cou(enfin,c'était vite dit, j'étais plus petite qu'elle alors nous étions tombées...Pas très classe hein?) et m'avait remercié. J'étais contente, on semblait bien s'entendre. J'espérais juste que cela n'allait pas se finir comme avec toutes mes amies, c'est-à-dire, qu'elle finisse par me lâcher et m'ignorer. Je ne supportais pas cela et cela me blessait énormément.

Ulquiorra entra dans la chambre avec un chariot, contenant sûrement notre repas. Mais à mon grand étonnement, il n'y avait manger que pour une personne. Je le regardai, assez inquiète. Je n'allais pas manger?

« Tu vas me suivre. En tant qu'invitée d'Aizen-sama, tu prends ton repas avec les Espada et leur fraccion ainsi qu'avec Aizen-sama, Tousen-sama et Ichimaru-sama. m'expliqua-t-il.

-Bien...Mais je veux qu'Orihime vienne!

-... »

Il me regarda et je vis bien dans ses yeux qu'il n'appréciait pas mon caprice. Mais je ne voulais pas laisser la rousse seule comme une conne dans la chambre en train de manger ses pauvres plats de viande. Et puis, comme ça, ça mettrait en marche mon plan «Comment rendre la vie d'une prisonnière plus intéressante?»!

« Bien, mais pas de bêtises et vous vous tenez à carreaux.

-Merci Ulquiorra/Ulquiorra-kun! »

Il reprit donc le chariot et sortit. Nous le suivîmes, le sourire aux lèvres. Au moins, je ne serais pas seule, bien que je doute fortement manger la même chose qu'Orihime (surtout si elle trouvait le moyen de faire ses mélanges complètement bizarres...). Cette fois, nous ne croisâmes que Grimmjow qui semblait avoir très faim...

« P*tain j'ai la dalle! Y a intérêt à y avoir du poisson cette fois! Sinon je bute le cuisinier! »

Je ris. Alors comme ça, la panthère mangeait du poisson? Ses instincts de félins étaient donc toujours là! Je me demandai s'il ronronnerait si on lui caressait la tête...


Arrivés à la salle à manger, tout le monde tourna la tête vers nous, abandonnant leur repas. Je rougis légèrement, peu habituée à tant d'attention. Orihime me sourit, ce qui me redonna un peu confiance. Tout les Espada et leur fraccion étaient répartis sur une immense table. Aizen se trouvait tout au bout, et à ses côtés étaient assis Gin et Tousen. Le seigneur de Las Noches nous fit signe de le rejoindre. Ulquiorra se mit donc à avancer suivi par Inoue et moi. Tous nous regardaient durant notre avancée à travers la salle. J'entendis un «Mais qu'est-ce que cette connasse fout là?» venant de deux voix que j'identifiais comme étant celles de Loly et Ménoly. Je me doutais bien que cela ne m'était pas adressé et regardai donc Orihime. Celle-ci me sourit, ignorant cette remarque des plus acerbes. Nous étions désormais en face d'Aizen. Celui-ci regardait la rousse comme essayant de savoir pourquoi elle était là.

« Ulquiorra, pourquoi ramènes-tu aussi Orihime? Questionna-t-il.

-C'est moi qui lui ait demandé de la laisser venir. Intervins-je. Je ne voyais pas pourquoi j'aurais le droit de manger avec de la compagnie, si elle devait rester seule pour le repas.

-Je vois. Eh bien, je lui donne la permission de venir aux repas avec toi, Mayuuki-san.

-Merci Aizen-sama. »

Il sourit en entendant la façon dont je l'avais appelé. Quand je le disais mégalomane, je le pensais qu'à moitié...Peut-être qu'il était vraiment...

« Maintenant, venez vous asseoir et commencer à manger.

-Oui, tout de suite. »

Nous assîmes et attendîmes que l'on nous apporte notre repas. Une grande fille aux cheveux noir et aux yeux vairons s'approcha de nous, deux plateaux sur les bras. Elle les posa devant nous et repartit. Voyant que je l'avais suivie des yeux tout du long du service, Aizen lui demanda de revenir et nous la présenta.

« Voici Maria Aurora.

-Enchantée de te rencontrer, Maria-san. Fis-je avec Orihime.

-Moi de même. Fit-elle doucement.

-Tu veux manger avec nous? Proposai-je, sans me préoccuper d'Aizen.

-Euh, eh bien c'est-à-dire que... bégaya-t-elle en regardant le traître.

-C'est d'accord. Dit-il en souriant.

-Bien. »

Elle s'assit donc à nos côtés et Orihime et moi partageâmes nos repas pour qu'elle est quelque chose à manger. Elle regarda l'assiette longuement, sous nos yeux attentifs à Inoue et moi. Elle prit la fourchette et la planta dans un morceau de poisson que je lui avais filé. Elle le mit à sa bouche et sembla voir les étoiles tant son regard s'illumina. N'en n'avait-elle jamais manger? Elle dévora avec appétit le reste du repas et le fini, bien avant nous deux. La brune nous regarda gênée. Orihime et moi éclatâmes de rire à la vue de la mine dépitée qu'elle faisait. Nous la rassurâmes que cela n'était pas grave. Si elle avait faim, nous pouvions le comprendre. Quoique à ce point, ça faisait peur... Aizen lui dit qu'elle pouvait partir, ce qu'elle s'empressa de faire. Je la vis donc s'éloigner. On pouvait dire qu'elle était obéissante elle! Je finis de manger et posa la question qui me brûlait la langue depuis avoir vu Maria manger comme si c'était son premier repas depuis des lustres.

« Dîtes, vous nourrissez vos arrancar souvent ou pas? »

Il sembla étonné de ma question. Il me fixa dans les yeux puis répondit:

« Oui, pourquoi une telle question?

-Eh bien...Maria s'est jetée sur son assiette comme un fauve qui n'aurait rien mangé depuis belles lurettes.

-... »

Ah ah! Il ne trouvait rien à redire à cela, hein! Je suis la meilleure pour poser des colles à tout le monde! Même quand c'était pas voulu... Enfin bref, j'avais quand même cloué le bec du plus mégalo' des shinigami (je rêve ou je deviens méchante?)! Je vis Gin sourire encore plus. Lui aussi semblait s'amuser du mutisme de son supérieur. Par contre, cela semblât agacer Tousen.

« Pourquoi cherches-tu à embêter le Seigneur Aizen? Me demanda-t-il.

-Mais ce n'était en aucun cas mon attention, fis-je un magnifique sourire hypocrite(très bien dissimulé, en plus!), je ne faisais que poser une innocente question sur l'alimentation de votre armée. Après tout, si celle-ci était sous-nourrie, cela serait très dérangeant. Les shinigami pourraient tuer vos soldats comme on tue des vaches, c'est-à-dire très simplement. Et je pourrais vouloir m'en aller, ne me sentant pas en sécurité ici. »

Tout les arrancar présents dans la salle à manger, qu'ils soient en train de manger ou de servir à manger aux autres, s'étaient arrêtés pour suivre notre conversation. Certains semblaient s'amuser de mon audace, d'autres étaient outrés de voir une simple humaine se moquer totalement de leur Aizen-sama chéri et une petite poignée piquait la nourriture des précédents.

« Certes, mais ceux qui mangent le moins sont ceux qui n'iront justement pas au combat. Finit-il par répondre.

-Ah? Pourtant, je ne vois pas les fraccion d'Harribel. Et je me souviens qu'elles doivent combattre. »

Il me fixa, intrigué. Oups, j'aurais dû me taire. De toutes façons, je ne dirais rien quand aux combats. Il me manquait trop d'éléments, je m'étais arrêtée à l'épisode 267 donc je ne savais rien des combats d'après. Enfin si...Je savais qu'Ulquiorra mourrait et qu'il avait une seconde forme à sa résurrection...Enfin, arrêtons de spoiler, j'en savais trop en n'en voyant pas assez!...De toutes manières, je me voyais mal annoncer à Ulquiorra, Grimmjow, Nnoitra, Tesla, Szayel , Ggio, Apache, Sun-sun et Mira-Rose qu'ils mourrait lors de cette guerre... Soit ils me prendraient pour une folle car ils étaient «invincibles», soit ils riraient pour la même raison...On revenait donc au même point.

« Comment sais-tu cela, Mayuuki-san? M'interrogea-t-il.

-Euh...Joker?

-Plaît-il?

-Rien,rien! Euh, bah je le sais, c'est tout! » M'écriai-je.

Il m'observa, suspicieux. Je sentais l'interrogatoire arriver à plein nez.

« Tu es sûre que c'est tout? Insista-t-il.

-Oui! Et si vous ne me croyez pas, je boude! »

Il haussa un sourcil. Il me croyait pas? Et ben il allait voir! Je pouvais être vraiment chiante quand je voulais! Je tournai le dos, et levai la tête. Les yeux fermés, j'entendais des rires venant du reste de la salle. Oh, ils pouvaient bien rire, quand je boudais, je boudais et partais, normalement, dans ma chambre. Sauf que là, je savais pas où était ladite chambre... Résultat, je devais réussir à garder mon sérieux(chose ô combien compliquée pour moi) tout en faisant mine de bouder(ce qui était totalement faux, je m'en moquais qu'il me croit ou non.).

« Mais rassures-toi, Mayuuki-san. Je te crois parfaitement. Je voulais juste être bien sûr que tu nous avais dit tout ce que tu savais.

-Y avait intérêt tiens! » m'emportai-je.

Je savais très bien jouer la comédie. On me l'avait souvent dit. J'adorais aussi le théâtre, bien que je n'en ai jamais fait en dehors de l'école. Mais, soit Aizen faisait tout pour ne pas me perdre, soit j'avais réussi à tromper le maître des illusions!...Mais je restais sur l'hypothèse qu'il tentait juste de me garder... Gin s'approcha de moi, et me fixa, ses yeux de sang entre-ouverts. Ils étaient vachement attractifs ses yeux. Plus je regardais ses pupilles rubis, plus j'avais l'impression de m'enfoncer dans une mer de sang et je devais avouer à contre-coeur que sur le coup cette idée ne me faisait absolument pas peur...

« Mayuu-chan, tu n'en veux pas à Sosuke-sama au moins? Me fit-il mielleusement.

-N..Non...

-Je te fais peur? Demanda-t-il avec son sourire habituel.

-Non...Vous m'intimidez, je ne suis pas habituée à ce que l'on me parle comme ça. »

Je ne mentais pas. On ne me parlait jamais de cette façon. Son ton si mielleux et ses yeux m'envoûtant... Il ne fallait pas que je perde pied... Je savais que ses questions, d'apparence innocentes, ne l'étaient pas du tout. Si je perdais à son petit jeu, je serais capable de dire tout, quand remonte mon dernier vol à un de mes 'amis' jusqu'à la mort d'Ulquiorra...Et je ne DEVAIS pas révéler ça. Car Si Grimmjow l'entendait, il rirait et je ne supportais que l'on se moque de mes chou-chou, donc je devrais contre-attaquer en parlant de sa mort, et là c'est Nnoitra qui s'esclafferait. Donc si je voulais une guerre civil, c'était ça que je devais faire, or je ne cherchais pas cela.

« Vraiment? Alors je m'en excuse, Mayuuki-hime. » fit-il, feignant d'être désolé.

...Avais-je rêvé où il m'avait bien appeler «Mayuuki-hime»? Bon, c'était clair, soit il voulait juste me faire rougir(ce qui avait réussi à merveille...), soit il me voulait moi tout simplement (là je ne dirais pas non...) ou soit il voulait me faire sortir les vers du nez, ce qui marcherait s'il ne fermait pas ses yeux d'ici trente secondes.

« Ah...Euh...je... »

Woaw, super le vocabulaire, non? Mes yeux firent le tour de l'assemblée...Non, de la table(on était pas au tribunal...enfin,je crois...), cherchant vainement de l'aide... Que je trouvai miraculeusement en la personne de...Une blonde aux yeux onyx et au serre-tête en forme d'oreilles de félins que je ne connaissais pas. Pourtant, j'avais révisé ma liste d'arrancar avant de venir( ironique bien évidemment. On m'avait même pas demandé mon avis pour m'amener ici...)! Celle-ci venait de débarquer en explosant, au sens littéral, la porte par laquelle Ulquiorra, Inoue et moi étions rentrés. Elle se dirigea vers nous avec un regard assez étrange, comme si elle ne savait pas si elle devait être dégoûtée ou bien émerveillée... Elle opta pour de la colère.

« C'est celle-ci? » ragea-t-elle

Bon, c'était à moi qu'elle semblait en vouloir... C'est vrai qu'elle doit déjà connaître Orihime... Mais moi je ne lui avais rien fait!

« Gallina, la prochaine fois, pourrais-tu éviter de détruire la porte? Soupira Aizen, sans doute exaspéré par tout ce qui n'allait pas comme il voulait.

« Hein? La porte...Ah, oups! Fit la prénommée Gallina avec une sourire montrant qu'elle était plutôt heureuse d'avoir fracasser la pauvre porte.

-'Fait pas comme si tu l'avais pas fait exprès Chaton! Ricana Grimmjow.

-Oh ça va Hyou-chan! » Se moqua-t-elle.

Grimmjow lui...tira la langue et elle lui rendit. Elle se retourna vers moi et se pencha de façon à ce que sa bouche soit à côté de mon oreille.

« T'as plutôt pas intérêt à approcher les garçons du palais...Pas que moi ça me dérange, mais Loly et Menoly sont assez possessives avec ce qui ne leur appartient pas. Me souffla-t-elle.

-O..Ok...c'est comprit... bredouillai-je.

-Bien! Fit-elle en se redressant, Maintenant...J'ai la dalle! Où vous avez foutu mon repas? »

Mira-Rose lui fit un signe de la main et Gallina se dirigea vers elle. En tout cas, j'étais prévenue: pas touche aux garçons...(snif...moi qui voulais prendre un bain avec tout les beaux garçons de Las Noches...). Orihime agita sa main devant mes yeux.

« Mayuuki-san, tu es toujours là? Rigola-t-elle.

-Hein, oui! J'étais en train de penser...

-A quoi? M'interrogea Aizen.

-A «Comment retourner dans sa chambre lorsque l'on a autant le sens d'orientation qu'un Kenpachi accompagné de Yachiru». Fis-je avec un sourire d'ange.

-Ulquiorra est là pour vous raccompagner, Mayuuki-san.

-Ouais, mais si il a pas fini de manger, je vais pas le déranger pour si peu!

-Mais il ne t'en voudras pas.

-Normal, il mange pas! Rit Gin

-Donc vous le nourrissez pas, c'est ça? Questionnai-je.

-Si, si. Gin, ne raconte pas n'importe quoi, voyons. Ulquiorra mange lui aussi, cependant il a un appétit d'oiseau et fini donc avant les autres.

-Mouais...J'y crois pas des masses mais bon... »marmonnai-je.

Aizen me fit un sourire digne d'un père qui cherche à convaincre ses gosses que le Père Noël ne peut pas venir cette année car il a eu un accident de traîneau. Voyant qu'Inoue et moi avions fini notre repas, il demanda à Gin de nous raccompagner à notre chambre. Le renard sourit et nous demanda de le suivre. Orihime marcha donc à sa suite. Moi, je mis dix secondes à comprendre qu'il fallait que je les suive, ce qui fit rire Grimmjow et Nnoitra, trouvant que j'étais longue à la détente. Je me tournai vers eux et criai de façon à ce que tout le monde entende:

« EH NNOITRA, J'AI PRIS DE L'INSECTICIDE! ET POUR TOI GRIMMY, UNE PELOTE DE LAINE! »

Cela les rendit fou et ils se jetèrent sur moi. Aizen réagit au quart de tour et usa de son reiatsu pour les faire s'écraser au sol. Je m'approchai d'eux, leur tirai la langue et m'en allai rejoindre mon Gin et ma nouvelle amie. Les deux au sol continuaient de grogner.


Nous arrivâmes de nouveau à la chambre. Je me jetai sur le lit et Orihime s'assit sur le canapé. Gin vint s'asseoir sur le lit aussi. Je fermai les yeux, épuisée par toute cette journée. Je commençais à m'endormir lorsqu'une sonnerie retentit.

Sakki made to itteru koto chigau janai
Chotto dake sugao misete keredo
Zutto IRA IRA IRA IRA shite wa
Atashi wo MONO mitai ni atsukatte
Sakki made to itteru koto chigau janai

Dareka no sei ni shite wa nigekae kureshiteru hibi
ATE ni naranai wa
I'm sorry toriaezu SAYONARA

Anata ga inai to IYA IYA tte ieru wagamama
(Zutto kienai you ni kesanai you ni)
Aijou, yuujou, shiritai koto wa nande mo.
(Aimai sugite wakaranai yo.)
Itsuka kokoro no oku no doa wo tataku anata wo matte iru

Je sursautai. C'était la sonnerie de mon portable et n'ayant toujours pas reçu de tenue «d'arrancar», mon portable était toujours dans ma poche. Mais le plus surprenant n'était pas que quelqu'un m'appelle(bien que cela arrivait rarement...) mais le fait que l'on entende la sonnerie. Le son était complètement H-S la dernière fois que j'avais voulu écouter de la musique sans mes écouteurs. Je pris donc mon téléphone (à clapet, j'adorais ça. Ça donnait une classe incommensurable.) et regardai qui voulais me joindre... Il s'agissait d'un numéro inconnu. J'avais l'habitude de répondre à tout les appels(même quand c'était pas pour moi, c'est dire!) donc je répondis à cet appel.

« Oui, allô?

-Mayuuki, c'est Maxime.

-Euh, oui...Pourquoi tu m'appelles?...Et comment t'as fait pour avoir mon numéro, hein?

-Pour ton numéro j'ai demandé à Louise en sortant tout à l'heure. Et sinon, je t'appelle pour te demander si ça te dirais de venir avec moi en ville demain après les cours.

-Aller..en ville avec toi demain? M'étonnai-je.

-Oui. Enfin , si tu as déjà quelque chose de prévu, c'est pas grave.

-Nan nan c'est bon! Demain après les cours, ça marche! On s'attend devant le bahut?

-Oui, on prendra le bus après celui que tout les autres prennent comme ça, le bus sera moins bondé.

-D'accord. A demain alors!

-Ouais, à demain! »

Je me redressai et me tournai vers Orihime et Gin.

« Oh mon dieu...Oh mon Dieu! J'ai rencard avec Maxime!

-Qui est-ce? Demanda Orihime.

-C'est mon kiff, le gars sur lequel je craque depuis maintenant trois ans! »criai-je

Gin se rapprocha de moi, jusqu'à être quasiment sur mes genoux et me susurra à l'oreille:

« Mais Mayuuki-hime...Tu es là et lui là-bas. Comment veux-tu aller à ce rendez-vous? »

Je frissonnai. Puis prenant en fin compte de ses paroles, j'écarquillai les yeux. C'était vrai ça! J'étais dans un autre univers et je pensais pas qu'on me laisserait partir tranquillement.

« Euh...Gin, tu peux m'emmener voir Aizen, s'il te plaît? Lui demandai-je.

-Eh bien...Pourquoi pas...Sosuke acceptera peut-être que tu te rendes chez toi, ne serait-ce que demain. Mais je suis déçu que tu veuilles déjà nous abandonner. Enfin, c'est la vie! »

Il se releva et me prit par la main pour me faire me lever. Il me porta ensuite de la même façon que Ggio l'avait fait chez moi et utilisa son shumpo. Contrairement à avec Ggio, j'avais vraiment l'impression de voler. Pas d'être montée dans les montagnes russes alors que je haïssais ça. En moins de deux minutes, nous nous retrouvâmes devant la salle du trône. Gin ouvrit la porte et me posa par terre. J'avançai devant moi, me dirigeant vers l'immense trône. Aizen y était assis et nous regardait (enfin, surtout moi. Gin pouvait rentrer comme il voulait, Aizen s'en moquait) intrigué.

« Que puis-je pour toi, Mayuuki-san. M'interrogea-t-il.

-Eh bien...C'est-à-dire que...Voilà, je viens de recevoir un appel...Et un ami m'a invitée à aller en ville avec lui. J'aurai souhaité pouvoir y aller... »expliquai-je, mal à l'aise.

Aizen me regarda attentivement, cherchant à lire en moi. Comme si je n'étais pas déjà assez gênée... Après deux minutes de silence, il ouvrit enfin la bouche.