Coucou mes petites mandragores !

Avant de passer à la suite, j'aimerais vous remercier pour votre enthousiasme ! Avec seulement un "chapitre" de sorti, vous m'avez laissé 12 commentaires, vous êtes 9 à suivre ce recueil et 7 à l'avoir déjà mis dans vos favoris ! Et plus de 130 vues déjà. Merci beaucoup pour vos éloges et votre confiance ! :D

louky : Merci beaucoup ! Tant mieux si tu as aimé.

Guest n°1 (de la review du 7 août) : C'est exactement ça ^^

Guest n°2 (de la review du 10 août) : Tu avais hâte, et bien voilà !

Cette fois-ci, je m'attaque à La révélation, d'Elan du lac. Il s'agit d'un OS pas très long, donc plutôt que de traiter plusieurs morceaux du texte, je me suis amusée à imaginer plusieurs fins possibles par rapport à un moment donné, qui est en italique au début du texte, voilà.

Bonne lecture ! =D


La révélation - Elan du lac

L'assistant prit une grande inspiration avant de se lancer :

- Vous vous rendez pas compte, c'est si compliqué à dire, je … je vous ai ...aime, à la fin de sa phrase sa voix n'est plus qu'un murmure.

Le Commissaire le regarda fixement sous le choc.

- Pardon ?

- Vous m'avez très bien entendu.

- Je sais mais c'est ça le problème !

Le commissaire se sentait très mal. Il aimait beaucoup son assistant, mais il n'éprouvait pour lui rien de plus que de l'amitié. Ainsi lui l'aimait ? Mais comment lui dire que ce n'était pas réciproque ?

- Gydias, je...

- Oui ?

L'assistant s'approcha de lui.

- Comment dire ça...

- Dites-le.

Quelques centimètres seulement les séparaient.

- Ce... Je... Enfin...

Alors que le commissaire était de plus en plus gêné, l'assistant sourit.

- POISSON D'AVRIL ! hurla-t-il soudainement. Ah ah ah, je vous ai bien eu, commissaire !

- On est le premier avril ?

- Oui ! J'avoue que j'avais hésité à vous faire croire que j'étais le tueur que nous recherchons mais vous auriez été capable de me croire et de me coffrer, donc j'ai choisi autre chose. Bon, je vous laisse, j'ai un rencart. Et ça c'est vrai.

Et le commissaire se retrouva seul. Il avait oublié que c'était le premier avril ! Il se sentit très stupide...


Pire, le commissaire fronça les sourcils. Inquiet, l'assistant prit à nouveau la parole.

- Commissaire, vous avez entendu ce que je vous ai dit ?

- Comment ça vous me gênez ?

- Hein ?

- Vous ne me gênez pas. Bon vous êtes lent, maladroit, me faîtes perdre du temps et m'agacez régulièrement, mais vous ne me gênez pas.

L'assistant n'osait y croire. Comme il avait bafouillé et parlé tout bas, son supérieur avait confondu les mots "aime" et "gêne".

- D'ailleurs, continua le commissaire, ignorant totalement le dilemme intérieur du pauvre assistant, plutôt que de penser à ce genre de choses, allez-vous remettre au travail ! Je ne veux pas d'incompétents dans mon service !

- Tout de suite !

Et l'assistant se promit de travailler son élocution pour ne plus rencontrer ce genre de problème. Tout le commissariat ne comprit pas pourquoi à partir de ce jour, l'assistant s'amusait à déclamer tout Roméo et Juliette en insistant sur les scènes entre les deux amoureux.


- Gydias !

Ce dernier se figea à son tour. Il s'inquiétait de la suite. Ses sentiments étaient-ils réciproques ?

- Gydias ! répéta le commissaire. Vous avez un morceau de salade coincé entre les dents !

- Hein ?

- Il se voit et c'est horrible !

- Ah mince.

- Lavez-vous mieux les dents la prochaine fois ! Je ne vois que ça et je n'ai même pas entendu ce que vous m'avez dit !

- Rien, rien...

Par la suite, jamais Gydias n'eut les dents aussi propres, comme il se fit un plaisir de le montrer à son supérieur. Mais ce dernier ne comprenait pas ce qu'il se passait. L'assistant se disait que le commissaire pouvait être très aveugle, mais ce qu'il était choupinou quand il le regardait avec un air éberlué quand il lui souriait. Il ne perdait pas espoir. Saint-Valentin approchait et il avait vu en vitrine une magnifique tenue de SM de compétition. Peut-être que s'il le lui offrait mine de rien pendant la pause café du matin, le commissaire comprendrait enfin le message.


- Vous venez de me dire que vous m'aimez ?

- Oui.

- Mais enfin, c'est inattendu !

- Pas pour moi.

- On est des collègues !

- Et alors ?

- Vous êtes sous mes ordres et...

L'assistant en eut marre des arguments et se jeta sur l'homme qu'il aimait en y mettant toute son ardeur. Ses efforts ne furent pas vains car le commissaire lui rendit son baiser fougueux.

- Bah comme quoi, faut que l'autre fasse le premier pas pour que vous vous y mettiez, commenta l'assistant. Vous êtes une midinette !

- Gna gna gna !


- Alors ? demanda l'assistant, inquiet de la réponse qui ne venait pas.

- Vos rêves sont vraiment étranges, répondit le commissaire. Vous devriez consulter, vraiment.

- Je vous dit que ce sont encore les effets de ce foutu aphrodisiaque que mes parents m'ont fait avaler pour que peut-être je puisse leur ramener une bru d'ici la fin de l'année.

- Je m'en doute, vous avez tenté de vous taper tous les membres du commissariat au moins une fois en trois jours !

- Vous la baffe magistrale que vous m'avez donné, je n'ai pas tenté à nouveau sur vous.

- Au moins, avec votre attitude insolite, nous avons pu capturer ce tueur, tant il était surpris.

- Je préfère ne pas m'en souvenir.

- Lui non plus, il est traumatisé dans sa cellule et demande la peine de mort.

- Ce n'est pas de ma faute si sa ceinture pouvait se défaire aussi facilement !

Il se turent, sa rappelant avec délectation des nombreux "putains !" (1) qu'avait hurlé le tueur après "l'attaque" de Gydias.

- Dîtes, annonça le commissaire avec un sourire sadique, il va falloir des policiers pour emmener ce tueur jusqu'au tribunal, on s'en charge ?

L'assistant répondit avec un sourire identique au sien.


- Vous m'aimez ?

- Oui, je vous aime !

- Tant mieux ! Car j'éprouve les mêmes sentiments pour vous !

- Oh que c'est beau ! Marions-nous !

- A Venise, c'est tellement romantique ! Et je veux un enfant de toi, Chou !

- Quand tu veux, Namour !

Les deux hommes se serrèrent dans leurs bras avant de ne plus bouger. Ils attendirent quelques secondes puis des éclats de rire retentirent. François Theurel et Tom Laurent fusillèrent du regard Victor Bonnefoy et de toute l'équipe qui filmait.

- Victor..., dit d'une voix menaçante François.

- Ah ah ah ! répondit Victor sans pitié. Vous avez perdu votre pari, je peux filmer ça et menacer de mettre la vidéo sur ma chaîne par pure inadvertance ! AH AH AH !

- Le pire c'est qu'il est capable de le faire, s'inquiéta Tom.


Dans le super café.

- Je t'écoute, dit Batman.

- Depuis quelques temps, il se passe des choses anormales, répondit Superman.

- Quoi donc ? Il se passe toujours des choses anormales.

- Il y a une sorte de distorsion de la réalité.

- Ah ?

- Oui !

- Ch'ai pas. Tu en penses quoi Mathieu ? demanda Batman.

Mais à la place de Mathieu se tenaient le commissaire et l'assistant.

- Hein ? demanda l'homme chauve-souris. Mais c'est quoi ça ?

- C'est de ça dont je te parle ! s'écria Superman. Ces derniers temps, il se passe des choses bizarres !

- Et tu connais l'origine du problème ?

- Oui, commenta son interlocuteur. Il s'agit des fanfictionneuses...


(1) La référence à quel épisode de Unknown Movies ? ;)

C'est terminé pour cette fois-ci. J'espère que vous avez aimé ! J'aurais pu mettre d'autres cas, mais j'avais peur de me répéter et de réutiliser les mêmes vannes, donc j'ai préférer arrêter ici.

Au fait, Phi vous passe le bonjour depuis le Pérou ! :D

A bientôt pour la suite ! Il s'agira de Les derniers de Kanari Rapsberry.