Pour toi

Auteur : junon2/ennostiel/cagallifangirl

Paring : Asuran Zala et Cagalli Yula Attha

Genre : romance/(drame pour le début)

Disclaimer : Tous les personnages et les lieux appartiennent au créateur de Gundam seed (désolée, j'ignore son nom ;)) euh Sunrise, sauf l'intrigue qui elle est à moi.

Résumé : ma vision personnelle de la fin de Destiny.

Avertissement : ben comme je n'ai pas vu Destiny il peut y avoir des erreurs, Mea Culpa à l'avance. C'est un one-shoot, un peu long je sais '

Note de l'auteur : Si par contre, vous lisez, vous pouvez me laisser un review pour donner votre avis sourire charmeur. J'accepte les remarques positives et les critiques, mais pas les propos blessants ou méchants. Vous n'aimez pas ce genre d'histoire, ne lisez pas ! (Mieux vaut prévenir que guérir, non ?)

POV Cagalli Yula Attha

Petite pensées philosophiques (elle est de moi et j'ai mis un copyright dessus) : « Quand on crée quelque chose, un récit, une sculpture, une peinture, etc., on y met une part de soi. On offre à l'autre une partie de son âme, sans condition, et cette partie finit par vivre dans l'autre et demeure immortelle. Moi, je désire écrire pour offrir du rêve aux autres. »

Pour ma très chère Swacool (nbana-chan) chérie

Je cherche une beta readeuse, avis aux amateurs et fan d'asuca

Pour toi (partie2)

« Je soupire de fatigue. La soirée a été longue à saluer tout le monde, à sourire, à remercier. Je souris, au fond tout s'est bien passé et personne n'a émis de doute sur notre union hormis les Coordinateur, tes amis.

Je me lève et essaie d'ouvrir ma robe. Je n'y arrive pas. Je soupire de frustration. Pourquoi fait-on les tirettes si basses dans le dos ? Et comment font les femmes célibataires ?

Je sens une main l'ouvrir et caresser mon dos avant de se poser sur mes hanches.

« Tu veux que je t'aide à te déshabiller » Tu susurre à mon oreille, d'une voix séductrice, avant de la mordiller et de glisser tes lèvres sensuelles dans mon cou. Je peux ressentir ton désir à travers tes gestes et la chaleur de ton corps.

« Hum, … Je suis fatiguée et je… » Je m'arrête en sentant tes mains détacher mon soutient gorge et caresser mon dos. Je me retourne et passe les bras autour de cou. Je t'observe, la tête penchée sur le côté. Tes yeux sont troubles et laissent deviner ton désir. Je te souris avant de caresser ta joue.

« Tu sais que tu es légèrement obsédé, toi ? » Je te taquine gentiment, dire qu'avant tu étais distant et froid, jamais un geste érotique ou un regard qui aurait démontré une attirance physique pour moi !

« Uniquement avec toi, mon Ange » tu me rends mon sourire et approche tes lèvres de mon oreille : « parce que j'adore ton goût, que ton odeur m'enivre, que ta peau satinée est douce, que tes gémissements sont une douce mélodie … »

Je sens mes joues virer aux rouges pivoines rapidement. Et dire que je me trouvais obsédée parce que je rêvais que tu m'embrasses avec la langue ! Je sens tes lèvres se poser sur ma nuque et laisser une traînée de baisers sensuels le long de mon cou, avant que tu ne mordilles mon lobe d'oreille. Je laisse échapper un gémissement de plaisir sous tes douces tortures.

Attention : lemonish/lemon

Tes lèvres reviennent dans mon cou et je penche la tête sur le côté pour te donner un meilleur accès. Mes mains caressent doucement ta nuque. Je ferme les yeux et savoure ce doux moment. Je gémis doucement. Je n'ai aucune envie que tu arrêtes, j'aime trop… tes mains remontent vers mes épaules, simples frôlements qui me font frissonner, et elles font glisser ma robe avant de m'enlever lentement mon soutient gorge. Une de tes mains vient sur mon sein droit et le masse doucement. Tu fais extrêmement attention de ne pas me faire mal. Depuis notre première nuit, après ton retour, tu te montres doux et très tendre. Je te soupçonne de t'en vouloir parce que j'ai eu mal cette fois là.

Tu remontes tes lèvres jusqu'à mon oreille pour me susurrer d'une voix tentatrice : « Tu aimes ? » Je gémis et rouvre mes yeux. Je tourne la tête pour me plonger dans tes yeux avant de te sourire et de poser mes lèvres sur les tiennes. Tu quémandes tout de suite l'entrée de ma bouche et je te l'accorde. Nos langues se caressent et dansent ensemble. Je gémis à nouveau et laisse mes mains courir le long de ton dos. Je colle instinctivement un peu plus mon corps chaud contre le tien et je sens tes mains parcourir mon dos. Je mets fin au baiser, essoufflée.

Tu glisses tes lèvres dans mon cou à nouveau et dépose une traînée de baisers légers, comme des papillons se posant quelques instants sur ma peau sensible. Je les sens descendre jusqu'à ma poitrine. Tu commence à mordiller un de mes tétons pendant que ton autre main caresse tendrement mon autre sein. Je gémis et penche la tête en avant pour t'observer. Tu es à genoux devant moi, trop occupé par tes tortures pour remarquer mon regard. Je referme mes yeux et penche la tête en arrière, savourant tes caresses amoureuses.

« J'aime te voir comme ça… » Ta voix rogue me fais ouvrir les yeux, et je baisse légèrement la tête pour te regarder. « Hum ?? » c'est la seule réponse que je peux te fournir dans l'état où je suis. Comment fais-tu pour me faire perdre tous mes moyens et m'asservir à toi et à tes caresses ? Je me laisse tomber à genoux devant toi et dépose un baiser passionné sur tes lèvres douces et sensuelles. Notre baiser devient de plus en plus profond. Tes mains recommencent à parcourir mon corps et les miennes commencent à te déshabiller.

Je fais glisser ta chemise et laisse mes mains dessiner des cercles imaginaires sur ton torse nu. J'aime la douceur de ta peau, j'aime entendre tes gémissements, j'aime ta respiration saccadée taquinant ma peau sensible. Tu me soulève sans prévenir et me dépose délicatement sur le lit. Je souris en te voyant te débarrasser de ce qu'il te reste comme vêtement et m'enlever le seul sous vêtement qu'il me reste.

Tu t'allonges à mes côtés et je me tourne vers toi pour passer mes bras autour de ton cou et t'embrasser. Baiser qui devient vite incontrôlable et très sensuel. Tes mains recommencent à parcourir mon corps nu, je laisse les miennes dessiner des cercles imaginaires sur ton torse. Tu m'allonges sur le dos et te retrouves au-dessus de moi, tes lèvres pressées contre les miennes. Tu romps le baiser et t'éloigne, me privant de la chaleur de ton corps, de la douceur de ta peau. Tes yeux amoureux parcourent mon corps exposé, je sens mes joues rougir sous ton regard insistant.

« Tu es magnifique ... une vraie déesse » murmures-tu doucement.

Je me redresse pour reprendre tes lèvres. J'ai besoin d'un contact physique entre nous, ça me rassure, me rappelle que je ne rêve pas, que tu es bien là. Nos mains et nos lèvres reprennent le contrôle. Je savoure chacun de tes gestes, de tes baisers. Et j'essaie de t'en donner autant. Je gémis doucement contre tes lèvres alors que nous ne formons plus qu'un : un corps, une âme… Tu restes la tête dans mon cou, ta respiration frôlant ma peau irrégulièrement. Aucun geste, aucun son… nous restons sans bouger pendant quelques minutes savourant notre intimité, notre union.

Tes lèvres reprennent les miennes alors que tu te décides à bouger. Je sais pertinemment que je vais perdre ma lucidité. Je sais que quand je suis avec toi plus rien ne compte, je suis dans un monde où seul notre amour existe. Je ne suis plus que les sentiments que tu m'offres, que nos corps unis. Je ne ressens rien d'autre ta présence en moi et le plaisir, le bonheur qui l'accompagne. Mon corps se contracte contre le tien, je perds conscience de ce qui m'entoure…

Fin du lemonish/lemon

Tu es toujours en moi, sur moi. Je reprends conscience de ce qui m'entoure ; alors que j'essaie de reprendre mon souffle. Ta tête est dans mon cou et ta respiration saccadée chatouille ma peau. Tu nous sépares. Je suis en manque de ta présence amoureuse. Tu te redresses et prends appui sur tes bras, pour ne pas m'imposer ton poids. Nos yeux se croissent, s'aimantent. Tu me souris, tes yeux trahissant ton plaisir et tes sentiments. Je te rends ton sourire du mieux que je peux.

« Je t'aime Cagalli Yula Attha… » Ta voix est mélodieuse et douce.

« Moi aussi je t'aime Asuran Zala… » Je te vois grimacer et je ne peux m'empêcher de m'inquiéter. Tu te laisses tomber à mes côtés en soupirant de frustration. Qu'est-ce que j'ai dit ou fait de mal ?

« Qu'est-ce qui… » Je commence mais tu m'interromps subitement.

« J'ai envie de t'appeler Madame Zala ! Quand est-ce que tu seras ma femme ? … Je veux dire officiellement et aux yeux de tous ? » Ta voix trahit ton exaspération. Je reste quelques temps la bouche ouverte sans bouger avant d'éclater de rire. Tu me poses la question tous les soirs depuis que je t'ai dit que l'on pouvait officiellement se marier. J'arrête de rire quand je croise ton regard d'enfant gâté à qui on refuse ce qu'il demande.

Je viens poser ma tête sur ton épaule. Immédiatement, tes bras m'enlacent pour me serrer plus fort contre toi et une de tes mains caressent doucement mon dos. Tu ne desserres ton étreinte que pour remonter le drap sur nous. Oh pas parce que tu as froid, mais parce que tu as peur que je prenne froid.

« Et bien, maintenant que l'on est fiancé, on peut prévoir la date du mariage… tu as une préférence ? » Je demande toujours blottie contre toi, une de mes mains posée sur ton cœur.

« Demain matin ! » ta réponse ne me surprend pas et me fais sourire.

« Asuran, j'aimerais beaucoup mais en une nuit organiser un mariage officiel ça va être impossible ! » Je me relève un peu pour te regarder dans les yeux. Tu me souris amoureusement.

« Je sais mon Ange. Mais je meurs d'envie que tu sois ma femme ! Alors j'aimerais que l'on se marie le plus vite possible ! » Ta main vient éloigner une mèche de mes yeux et caresser tendrement ma joue, « je ne veux pas te perdre Cagalli, pas encore… »

« Tu ne me perdras plus… » J'ai murmuré. C'est moi qui devrais avoir peur puisque tu es déjà parti. Mais c'est toi qui exprimes tes craintes que l'on soit séparé, comme si tu redoutais qu'un jour je m'en aille pour te faire souffrir comme tu m'as fais souffrir. J'ignore quoi dire pour te rassurer ou quoi faire. Tu m'attires à toi et m'embrasses sur les lèvres. Je réponds à ton baiser.

« Je sais, mais je ne serais sure que personne ne nous empêcheras d'être ensemble que quand nous seront unis. », ta main vient frôler ma joue, « même si tu es déjà ma femme à mes yeux ! » Tu me lances un regard taquin et rempli de …. Désir ?!? Je soupire intérieurement, comment fais-tu pour avoir autant d'énergie ?

« Je sais que je suis déjà ta femme comme tu dis »

Tu te relèves et reviens prendre mes lèvres avec envie. Je mets fin au baiser.

« Asuran, tu n'es jamais fatigué ? Parce que là moi … j'ai plus d'énergie… » J'avoue avoir du mal à suivre ton rythme parfois.

« Pour toi, j'aurais toujours du temps et de l'énergie… pour te faire l'amour aussi d'ailleurs. » Je ne suis pas étonnée, mais je commence à croire que les Coordinateurs fonctionnent à l'énergie nucléaire ! Je baille involontairement et essaie de rassembler ce qu'il me reste de force.

« Mais toi tu es fatiguée mon Ange, la journée a été longue… » Tu embrasses ma tempe et m'attire à toi. Je me relève et dépose un chaste baiser sur tes lèvres. J'ai de la chance que tu t'inquiètes autant pour moi ! Je dépose ma tête sur ton torse et dépose une main sur ton cœur.

« Bonne nuit mon Prince. » j'aime t'appeler comme ça.

« Bonne nuit ma Princesse » ton bras m'enlace et me serre un peu plus contre toi. Je n'ai jamais aussi bien dormi que blottie dans tes bras, je ne me suis jamais sentie aussi bien, aussi complète qu'avec toi près de moi. Je ferme les yeux lentement, savourant la chaleur de ton corps et la douceur de ton étreinte. »


« J'avance lentement dans l'allée sous ton regard admiratif. Tu me dévores des yeux, et à ton air je peux imaginer que tu me trouves magnifique. Mais surtout que tu aimerais que l'on soit seul ! Je souris et sous ton regard amoureux je sens mon stress diminuer même si je sais que tout le monde me fixe. J'inspire profondément alors que j'arrive à tes côtés en face de l'autel. Tu m'adresses un sourire très tendre.

Je reporte mon regard vers le prêtre, qui commence à officier. Je n'arrive pas à comprendre ce qu'il dit, je n'entends rien, je suis trop troublée. Je reste dans cet état jusqu'au moment où il t'adresse la parole :

« Asuran Zala, acceptes tu de prendre pour épouse Cagalli Yula Attha ici présente et de l'aimer et de la chérir, dans le bonheur et le malheur jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »

« Oui, je le veux. » Tu réponds d'une voix sure et posée.

« Cagalli Yula Attha, acceptes-tu de prendre pour époux Asuran Zala ici présent et de l'aimer et de la chérir, dans le bonheur et le malheur jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »

« Oui, … » ma voix se brise un peu et tremble, mais est assez audible.

« Vous pouvez échanger les alliances » déclare le prêtre.

« Cagalli, veux-tu être ma femme ? » me demandes-tu.

« Oui, je le veux. Et toi, Asuran, veux-tu être mon mari ? » Ma voix est beaucoup plus sûre et posée que tantôt.

« Oui, je le veux » Me déclares-tu avec un sourire. Au fond, notre amour est enfin concrétisé et officiel.

« Vous pouvez embrasser la mariée. » Déclare solennellement le prêtre. Tu t'approches et poses tes lèvres douces et chaudes sur les miennes pour un chaste baiser. Le reste de la cérémonie m'échappe, je suis toute à mon bonheur d'être ton épouse, enfin ! »


« Je suis assise sur le lit de notre suite. J'essaie de me calmer le plus possible. Ce que j'ai à faire, à dire n'est pas facile, surtout pour une nuit de noces ! Je devrais peut-être envisager d'attendre demain. Je secoue la tête, les yeux toujours rivés au sol. Non, je dois le dire maintenant cela fait 2 semaines que je reporte l'inévitable. Si je l'avais dit plus tôt, je n'aurais pas de remords à devoir le faire maintenant.

« Ça va Princesse ? » Ta voix me force à relever la tête, tu es sorti de la salle de bain et tu me fixes inquiet. Je sens mes joues rougir et je rebaisse rapidement la tête. J'hoche positivement de la tête, n'osant pas te regarder. Tu t'approches et t'assieds à mes côtés.

« Tu es sûre ? » Tu doutes sûrement à cause de mon comportement étrange. Je tremble un peu et me décide à te parler. Mais tu as une autre conception de la nuit de noce ! Tu m'attires à toi et me force à te regarder, avant d'embrasser passionnément mes lèvres. Tu quémandes l'entrée de ma bouche alors que tes mains commencent à parcourir mon corps. Je réponds à ton baiser savourant un peu ta tendresse. Subitement, je te repousse et me mets debout. Il faut que je te le dise, maintenant !

« Je dois t'avouer quelque chose Asuran… » Ma voix est un murmure et je fixe mes pieds. Tu te lèves et t'approche doucement de moi.

« Cagalli, est-ce que ça… » Demandes-tu la voix un peu rogue. Je recule vers le centre de la pièce.

« Non ! » J'ai presque crié et tu t'arrêtes surpris par mon ton de ma voix et mon mouvement de recul. Pardonne-moi mon Amour, mais dans tes bras je n'arriverais jamais à te faire mon aveu. Un silence lourd s'installe dans la pièce alors que tu te contentes de me regarder et moi de fixer mes pieds nus.

« Il faut que je te le dise, maintenant… j'ai déjà trop attendu ! » Tu ne me réponds pas, tu ne poses aucune question. Ton silence me prouve que tu n'apprécie pas mon comportement. Je suis entrain de gâcher notre mariage et il n'y a même pas 24 heures que l'on est marié !

« Asuran, je te demande pardon d'avance … « Je fais silence, te lance un regard et croise tes yeux assombris. J'inspire et me lance d'une petite voix hésitante.

« Je suis enceinte… pardonne moi je ne sais pas comment… ni quand… j'ignore… c'est de ma faute, j'aurais du… je sais bien qu'on n'a jamais parlé de ça, mais je …. Pardon. » Alors que je débite mes phrases sans sens, quelques larmes cascadent sur mes joues. J'ai peur de ta réaction. Seul le silence me réponds et je sens mon corps commençait à trembler.

Soudain, je sens tes mains sur ma taille et je me retrouve collée à toi. Une de tes mains caresse mon dos pour m'apaiser et tes lèvres touchent mes cheveux. Tes gestes sont tendres et apaisants.

« Chut…. Alors c'est ça ta terrible nouvelle ? » Ta voix est étrangement douce et basse. Tu desserres ton étreinte et t'éloigne de moi. Tes yeux glissent vers mon ventre alors que mes joues prennent une couleur rosée.

« Asuran, je … » j'arrête subitement au milieu de ma phrase alors que tu viens de poser doucement et en hésitant ta main sur mon ventre. J'ose enfin relever les yeux et je constate que tu affiches un air joyeux et émerveillé ! Je ne peux empêcher un sourire de se dessiner sur mes lèvres.

« On va avoir une fille… » Tu sembles être dans un autre monde.

« Une fille, je n'en sais rien… mais je … » Une fois de plus je ne finis pas ma phrase, tes lèvres viennent de me voler un baiser avant que tu me soulèves délicatement du sol et me dépose sur le lit doucement.

« Combien ?? » Tu t'allonges à côté de moi et repose ta main sur mon ventre encore plat.

« Euh, que je suis enceinte ? 2 mois et je le sais depuis 2 semaines mais je ne savais pas comment te le dire. » Je fais une pause avant d'ajouter timidement : « tu m'en veux ? »

« T'en vouloir ? Alors que tu m'offres le plus beau cadeau existant sur terre ? Non, je suis un homme comblé : j'ai la femme que j'aime pour épouse et on va avoir une fille ! » Ta voix trahi ton allégresse et me fais sourire.

« Par contre, pour la nuit de noce, j'ai changé de programme ! » Déclares-tu tout en embrassant ma joue, « tu dois te reposer et elle aussi, donc on dort ! »

« Asuran, tu sais… » Je commence ne vain.

« Sans discussion madame Zala, j'ai dit on se repose ! » Ton ton est taquin. Je me mets sur le côté et viens me blottir contre toi alors que tu remontes la couverture sur nous.

« Je vais faire très attention à toi maintenant. Tu es un peu plus fragile qu'avant. » Tu murmures tout en caressant ma figure. Je souris ton amour et ton besoin de veiller sur moi me font me sentir en sécurité. Maintenant, avec toi à mes côtés, j'ai moins peur de l'avenir.

« Je voulais juste dire, ça pourrait être un garçon. C'est trop tôt pour le savoir. » Je murmure en me blottissant un peu plus contre toi.

« Ce sera une fille ! » déclares-tu sure de toi."


« Je reste émerveillée, même si je suis fatiguée. Je ne peux détacher mes yeux de la petite créature qui dort dans les bras. C'est une fille, et elle a hérité de tes cheveux. Peut-être aura-t-elle mes yeux. Je souris doucement et caresse doucement du bout des doigts sa joue. La porte s'ouvre et tu entres avec un beau bouquet de roses en main. Tu me souris et les déposes dans un vase avant de t'asseoir à mes côtés sur le lit et de passer un bras autour de mes épaules pour me serrer contre toi. Tu caresses un peu ses petites mains et dépose un baiser sur ma tempe.

« Elle est magnifique » tu murmures doucement. Je dépose ma tête contre ton épaule. Je suis bien comme ça dans tes bras avec notre fille qui dort contre moi.

« Alors tu as enfin décidé son prénom ? » me demandes-tu curieux.

« Oui, elle s'appelle Léonore Attha Zala. » je déclare avec un sourire. Tu restes sans voix avant de te pencher vers moi et d'embrasser mon front.

« Merci mon Amour … pour notre magnifique fille et pour le nom… » Je te sens ému dans ta réponse. Je relève la tête et j'embrasse amoureusement tes lèvres. Notre tête-à-tête est interrompu par l'arrivée de Kira et Lacus. Ils m'ont apporté une boite de chocolat et un bouquet de fleurs. Ils sont tout sourire. Ils s'approchent chacun d'un côté du lit et se penche pour observer notre fille.

« Il est beau … » déclara Kira.

« Elle, c'est une fille Kira… » Tu lui fais remarquer gentiment. Lacus relève la tête et nous tournons toutes les deux le regard vers vous.

« Oui, maintenant on sait que c'est une fille, excuse-moi » Je grimace alors que mon frère te taquine. Je sens la discussion sans fin se pointer.

« Mais ça a toujours été une fille mon cher Kira ! Je l'ai dit dés le début que ce serait une petite princesse » déclares-tu sérieusement.

« Tu sais tu aurais pu te tromper mon cher… » Kira continue sur sa lancée, entrant dans ton jeu involontairement.

« Mais tu vois j'avais raison. Et c'est normal, un c'est ma fille et deux je suis un Coordinateur… je ne pouvais qu'avoir raison ! » Déclares-tu avec un air sur de toi, et une peu supérieur. Kira reste sans parler les lèvres entrouvertes et un silence s'installe dans la pièce. Je lance un regard à Lacus et on éclate de rire.

« Asuran, tu exagères… » Kira te répond avec un air dérouté. Lacus sourit avant de lui empoigner la main.

« Allez viens Kira, on y va. Ta sœur a besoin de repos et je crois qu'ils veulent être un peu seuls… on reviendra demain Cali. Passez une bonne nuit tous les trois. » Elle l'entraine dehors et le silence retombe sur la pièce.

Je repose ma tête contre ton épaule et je t'observe caresser la joue de Léonore et puis la laisse refermer ses petits doigts sur une des tiens je souris. Elle est la preuve que Naturels et Coordinateurs sont une seule et même famille, la preuve que les guerres passées étaient stupides et inutiles.

« Elle est magnifique et si … petite… j'aurais peur de lui faire mal tu sais… » Tu murmures contre ma tempe avant de m'embrasser. Je souris et te lance un regard.

« Tu veux la prendre un peu ? » je te le demande parce que je sais que tu en as envie.

« Hum et si je lui fais mal ? » tu sembles inquiet et un peu apeuré.

« Tu ne lui feras pas de mal… tu ne m'en as jamais fait et puis c'est ta fille. » Je me détache de toi et me rassies. Tu inspires et tends les bras hésitant. Je te la donne et t'aide à la tenir correctement. Je souris devant ton air attendri et émerveillé. Je reviens m'appuyer contre toi et je ferme les yeux. »


« J'entre silencieusement dans la pièce et te cherche du regard. Je ne te trouve pas et je fronce les sourcils. Pourquoi n'es-tu pas là ? Je regarde l'horloge digitale qui indique presque minuit. Alors pourquoi n'es-tu pas là ? Je baille et je m'approche du lit. J'enlève ma veste d'uniforme et je m'étends. Je suis rentrée plus tard que prévu, cela faisait longtemps que je n'avais plus fini aussi tard. Depuis la naissance de notre fille, j'essaie d'être là le plus souvent possible pour vous deux. Je m'assieds sur le lit et soupire. Où es-tu mon Amour ?

Je ferme les yeux et j'entends subitement un pleur aigu déchiré le silence. Je me relève et me dirige vers la porte mitoyenne séparant notre chambre de celle de notre petite Léonore. J'entrouvre la porte et aperçois Manna qui essaye de calmer Léonore. Elle l'a à bras et essayer de lui faire boire son biberon. Je souris, on dirait que la petite Princesse a décidé de faire une nuit blanche. Cela ne lui ressemble pas du tout, elle est toujours très calme et fais ses nuits entières sans problème d'habitude. Je la mets au lit et lui raconte une histoire, que tu écoutes assis près de son berceau et puis elle dort jusqu'au matin sans nous réveiller. Pourquoi pique-t-elle une crise cette nuit ? Tu entres par l'autre portes et fixes étonné Manna. Tu t'approches et tu lui prends des bras ignorant le biberon qu'elle te tend. Tu berces un peu Léonore et ses pleurs diminuent de volume.

« Pourquoi pleure-t-elle ? » demande Manna, « d'habitude elle est calme. C'est une petite fille facile. »

« Hum, c'est vrai. Mais sa maman n'est pas là. » Tu murmures en faisant le tour de la pièce tout en la berçant pour la calmer.

« Madame Cagalli ? Je sais mais … » commence Manna que tu interromps.

« Elle a l'habitude que Cali l'a mette au lit. Sa maman est toujours là avec elle. C'est elle qui la met au lit et la berce. Si elle pleure, c'est parce qu'elle veut sa maman et qu'elle en comprend pas pourquoi elle n'est pas là comme tous les soirs. » Déclares-tu d'une voix douce.

« Je vois … mais vous pensez vraiment Monsieur qu'elle comprend tout ça ? » Questionne Manna avec un sourie amusé.

« Hum, persuadé ! Chut mon Cœur, chut calme-toi ma Puce… » Tu murmures et puis chantonnes un peu, toujours en la berçant doucement. Tu te figes quand tu m'aperçois appuyée contre la porte. Tu me souris.

« Bonsoir Mon Ange » déclares-tu. Manna me remarque enfin.

« Bonsoir, désolée d'être rentrée si tard mais les émirs n'arrivaient pas à se mettre d'accord… » Je m'excuse et me dirige vers toi après avoir salué Manna.

« Ce n'est rien, ma Princesse. » Tu murmures comme je suis à ton hauteur. Je me mets sur la pointe des pieds et embrasse chastement tes douces lèvres. Puis je dépose un baiser sur le front de Léonore qui continue de gémir dans tes bras.

« Alors, c'est parce que je ne suis pas là qu'elle pleure ? » je demande la tête penchée sur le coté toujours aussi impressionnée par tes théories sur notre fille, « mais elle est déjà plus calme dans les bras de son père je trouve. »

« Elle le sera plus quand elle comprendra que sa maman chérie est là ! » déclares-tu doucement.

Je souris et je remarque que Manna commence à sortit de la pièce. Etais-je aussi difficile quand j'avais l'âge de notre fille ? Je tends les bras et prends Léonore contre moi, caressant de ma main libre sa joue mouillée. Etrangement, en quelques minutes elle arrête de pleurer. Elle ouvre les yeux et me fixe un peu avant de m'offrir un magnifique sourie et de tendre ses petits bras vers moi. Elle a ton sourire, ton charme et ton pouvoir de séduction je trouve. Je lui souris en retour alors qu'elle gigote dans mes bras, la respiration encore saccadée, mais entrecoupée de gazouillement joyeux. Tu devais avoir raison. Entre temps tu es passé derrière moi et tu enlaces ma taille ton menton posé sur mon épaule pour l'observer avec un sourire. Comme à chaque fois que je l'ai à bras.

« Tu vois, quand tu es là, elle est adorable… Je crois qu'elle préfère quand nous sommes tous les trois. Cela doit la rassurée pour elle dormir. » Susurres-tu à mon oreille.

« Hum surement… alors petite Princesse, on voulait se faire entendre ? » je déclare avec un léger sourire. Léonore réagit en me tendant de nouveau les bras. J'ai une idée tout à coup, quelque chose que l'on n'a jamais faite avec elle.

« Et si on la prenait avec nous cette nuit, ça la calmera non ? » Je demande doucement.

« Une fois, ce n'est pas grave. Oui, elle peut venir dormir avec nous. Cela fera trois heureux au moins : elle d'être avec sa maman et son papa ; toi d'avoir ta fille que tu n'as pas su voir aujourd'hui ainsi que ton époux, j'espère, et moi d'avoir enfin mes deux femmes avec moi ! » Murmures-tu à mon oreille avant d'embrasser ma tempe.

Nous retournons dans notre chambre et je te tends Léonore pour moi prendre ma douche et me mettre en nuisette. Tu la prends et vas t'asseoir sur le lit tout en lui racontant une histoire. Bizarrement, elle ne pleure pas et te regarde les yeux grands ouverts et très attentives au son de ta voix mélodieuse. Je souris et file dans la salle de bain prenant une douche rapide et ressortant cinq minutes plus tard.

Je m'assois sur le lit et je baille. Tu me souris et me tends notre fille. Je la prends et la berce un peu chantonnant pour qu'elle s'endorme. Au bout de quelques minutes, elle ferme les yeux et dort. Je m'allonge la déposant délicatement entre nous et je te fixe. Tu te couches et l'observes avant de me sourire à nouveau. Je te souris en retour, fatiguée mais heureuse.

« Tu regrettes parfois ? » je n'ai pu empêcher la question de franchir mes lèvres. Je me mords la lèvre inférieure.

« Je n'ai rien à regretter Cagalli. Comprends moi bien, j'ai pour épouse mon âme-sœur, la femme que j'aime, qui me complète et nous avons une petite fille magnifique. Non, je suis l'homme le plus heureux du monde, j'en suis sûre ! » Réponds-tu avec un air sérieux.

« Je t'aime Asuran Zala ! » je murmure avec un sourire.

« Et je vous aime Madame Zala ! » me réponds-tu en tendant la main pour caresser ma joue. Tu te relèves et déposes un rapide baiser sur mes lèvres pâles. Puis tu te recouches et passe un bras protecteur autour de nous deux.

« Dors ma Princesse tu es fatiguée. Fais de beaux rêves » déclares-tu.

« Bonne nous mon Amour. » Je réponds ne fermant les yeux…. »


Quelques années plus tard

« Je suis appuyée contre le balcon et je regarde Léonore jouer dans le parc de la demeure. Je remonte mes yeux vers le ciel, et fixe l'horizon. Le soleil descend doucement rejoindre sa maîtresse… Je souris, il y a environ cinq ans ; ce même jour j'étais seule et désespérée sur une plage et tu es revenu vers moi. Depuis cette soirée là, nous ne nous sommes plus jamais séparés. Je suis heureuse que tu me sois revenue et je suis heureuse d'avoir accepté de t'épouser.

Je ramène mes yeux sur notre fille et je souris. J'attends impatiemment ton retour, j'ai une très bonne nouvelle à t'annoncer… après le plus dur ce sera de le dire à la petite Puce qui joue dehors. Je ferme les yeux et savoure la caresse du vent sur ma peau, elle me rappelle tes caresses amoureuses… Je sens mes joues légèrement rougir à cette pensée ! Quelque chose m'encercle la taille et des lèvres amoureuses se posent sur ma tempe. Je sais que tu es là, amoureux et protecteur, et que toi aussi tu observes notre Princesse jouer.

« Alors ? » demandes-tu à voix base.

Je sais ce que tu désires savoir, ce que le médecin m'a dit cette après-midi. Je sais aussi que tu te doutes de la réponse. Tu sais avant je ne voulais pas d'enfant, ni me marier je trouvais ça stupide… Tout a changé pour moi quand je t'ai rencontré sur cette île déserte, quand nous nous sommes embrassé pour la première fois. Mais surtout quand tu es revenu… Pour toi, je suis prête à tout et tu le sais.

Je prends une de tes mains… je me souviens de la première fois où je t'ai annoncé ça, ma peur et mon comportement étrange … aujourd'hui je sais que tu seras heureux de la nouvelle. Je la pose délicatement sur mon ventre et j'attends un peu.

« Asuran, je suis … » je commence mais tu m'interromps gentiment et me force à me retourner. Tes lèvres rencontrent les miennes pour un baiser tendre et chaste. Je constate ton expression plus que ravie et ton magnifique sourire, auquel je réponds.

« Enceinte … tu crois qu'on aura des jumeaux cette fois ? » demandes-tu contre mes lèvres.

« J'en sais rien peut-être … C'est trop tôt pour le dire … » Je te réponds. Je me blottis contre toi et j'entends Léonore qui revient vers nous.

« Il s'en est passé des choses depuis cette petite île … » murmures-tu, « je n'ai jamais rien regretté … Aujourd'hui nous sommes une famille … Je suis l'homme le plus heureux »

« Je t'aime … » C'est tout ce que je peux te répondre.

« Je t'aime aussi ma Princesse » susurres-tu avant de m'embrasser.

FIN

Alors ??