Bonsoir ! Comment ça va ?

Un gros merci à toute les personnes qui m'ont mise en alerte et en favorit

Merci encore plus à toute celles qui ont laissé des reviews

Merci à Lydie pour la correction, pleins de bisous =)

Bon Bah... bon lecture.


POV Bella

Le lendemain, après une courte nuit à cause de mes fichus devoirs, je me levai et me dépêchai de me préparer, je regardai l'heure, pas le temps de prendre un petit déjeuner, tans pis. Je courus pour ne pas louper mon bus et pour une fois je le pris à l'heure.

Je profitai du trajet pour récupérer de ma course, je n'étais pas vraiment sportive comme fille, en fait je n'aimais pas le sport, du plus, je n'avais rien dans le ventre et ma tête tournait un peu. Une fois au lycée, j'étais en forme, plus mal à la tête et même pas faim. Je traversai le parking du bus, puis celui des voitures, pour les lycéens chanceux d'en avoir une. Je fus même bousculée par Jessica, quasiment hystérique, qui visiblement ne m'avait pas vue, j'avais parfois l'impression d'être transparente.

- Edwwwaaaaard ! Salut !

Je me retournai pour voir Jessica courir vers lui et Edward croisa mon regard. Je me mis soudainement à rougir et là, j'aurai voulu être transparente pour de vrai. Il me sourit et me fit même un signe de la main. Moi, j'écarquillai les yeux et pris la fuite comme une dégonflée, sans répondre ni à son sourire ni à son salut. Quand j'arrivai dans l'enceinte du lycée, je me mis devant ma salle et révisai mes notes pour le devoir de prévu en français.

La matinée se passa sans que je ne croise Alice, ni Edward, ni personne d'ailleurs. À midi, j'allais à la table où Alice et moi avions l'habitude de manger, celle-ci arriva toute souriante et s'assit gracieusement après avoir vérifié qu'il y avait bien une chaise.

- Alors, quoi de neuf Bella ? Tu ne m'en veux pas hein, c'est sûr ?

- Certaine. J'ai besoin de ton aide Alice. Un truc super important !

- Un défi ? J'adore !

- Bah voilà, mon père a une soirée de gala avec le commissariat et il veut que je l'accompagne.

- Génial !

- Oui, sauf que je n'ai rien à me mettre, je ne sais même pas comment je dois m'habiller pour ce genre de truc.

- Moi je sais ! Je vois déjà la robe parfaite pour toi.

- Mon père a dit qu'il me payerait ce dont j'ai besoin.

- On fait les boutiques quand ?

- Euh... ce week-end ? C'est la semaine prochaine son truc.

- Ok, je vais prévenir ma mère que je sors samedi et on s'occupe de toi. Tu sais comment tu vas te coiffer ?

- Non, ni me maquiller, ni rien. Je ne suis même pas sûre de pouvoir faire tout ça.

- Écoute Bella, dans ma classe, il y a une fille, Angela, elle est super. Elle sait coiffer et maquiller. C'est juste génial ce qu'elle fait, enfin pour la coiffure en tout cas. Elle m'a fait toucher.

- Tu crois qu'elle accepterait ? Je ne la connais pas.

- Elle adore faire ça, elle dira oui j'en suis sûre.

- Elle a quoi comme handicap ?

- Elle est en fauteuil. Bella, tu peux me faire confiance. Si tu veux, on va la voir à la fin des cours et elle te montre ce qu'elle fait, elle a des photos.

- Euh ok. Merci. Elle peut venir faire les magasins avec nous aussi, enfin si elle veut.

- Oh oui ! Deux avis valent mieux qu'un ! Ça va être génial, un week-end entre filles. Tu veux dormir chez moi samedi soir ?

- Je demande à mon père et je te confirme ce soir.

- Super ! Merci !

- De rien.

- Je vais me chercher du rab, j'ai encore faim.

- Tu veux que je vienne ?

- Non, ça va, il n'y a plus trop de monde ?

- Non, la voie est libre. Ta canne Alice.

- Non, c'est bon.

Je souris et la laissai aller se resservir à manger, je terminai mon assiette quand j'entendis un bruit de vaisselle cassée, des affaires tomber et des cris. Alice s'était faite bousculer par le bad boy du lycée et elle était tombée au milieu des plateaux-repas qui étaient tombés dans la collision. Je me levai et me ruai sur mon amie pour lui venir en aide.

- Alice ça va ? Tu n'as rien ?

- Non, ça va. J'ai juste le cœur qui bat vite...

- Tout va bien, calme-toi.

- Hey, elle pourrait s'excuser ta copine !

- Elle ne l'a pas fait exprès. Elle s'excuse.

- Qu'elle regarde où elle marche ! Elle a taché mes affaires avec ses conneries.

- Elle est aveugle, elle ne pouvait pas te voir venir.

- J'en ai rien à foutre, qu'elle ne bouge pas dans ce cas. Et toi, t'as rien d'autre de mieux à faire que de jouer les nounous pour handicapés ?

-Si c'est pour rester avec des connards comme toi, pas la peine merci ! Viens Alice, on se lève.

- C'est ça, tirez-vous !

- Alice, je veux bien t'excuser de ne pas l'avoir vu mais... comment tu as fait pour ne pas sentir l'odeur de sa bêtise et de sa méchanceté ?

Alice rit doucement avant qu'on prenne le chemin de la sortie, après avoir récupéré nos affaires. Je l'accompagnai aux toilettes pour l'arranger, et vérifiai qu'elle ne s'était blessée nul part. Une fois débarbouillée et bien rhabillée je l'accompagnai jusqu'à sa salle de classe. Nous avions encore du temps et elle s'assit par terre, je me mis à côté d'elle et la pris dans mes bras.

- Quoi Alice ?

- Il a raison, tu as mieux à faire que de t'occuper d'une aveugle toute la journée !

- N'importe quoi ! Tu es mon amie, la meilleure, je t'aime comme une sœur, je te le répète ! Et tu t'occupes de toi très bien toute seule, j'ai rien à faire. Alice je t'en prie, ne prends pas en compte les âneries d'un crétin !

- Je t'aime Bella. Merci de m'avoir défendue.

- C'est normal. La prochaine fois, prend ta canne !

- Oui. Par moments, je me crois tellement invincible, comme si j'étais comme tout le monde.

- Je sais. Mais rassure-toi, personne n'est invincible.

Nous nous serrâmes dans les bras l'une de l'autre jusqu'à ce que la sonnerie retentisse. Une fois assurée qu'elle soit bien dans sa classe, je me dirigeai vers mon bâtiment. J'avais maths, en entrant j'étais une des premières et le prof me taquina.

- Bella, vous êtes à l'heure, c'est bien !

- C'est parce qu'on n'est pas le matin monsieur.

Il sourit et je me tournai à nouveau vers la classe, Edward était là, je devins aussitôt morte de honte et rouge. Il me fit quand même un sourire et me proposa la chaise libre à côté de lui. J'avais, chaud, très chaud et comme ce matin je m'enfuis et allai vers le fond comme d'habitude, en fixant le sol et en me ratatinant sur ma chaise. J'essayais de ne pas prendre en compte qu'Edward se tourna plusieurs fois vers moi pendant le cours.

Vu qu'il était à côté de Jessica la sangsue, il ne pût venir me voir à la fin du cours, j'avais pourtant deviné que c'était dans ses projets, pour une fois merci Jessica ! Je me dépêchai d'aller au cours suivant pour être sûre qu'il ne me rattrape pas, je ne voulais pas qu'il se moque de moi parce qu'il me plaisait. La moitié des filles étaient amoureuses de lui, je ne voulais pas qu'il m'humilie en me disant que je ne lui plaisais pas, que j'étais gentille mais que nous deux ça ne marcherait jamais. J'avais déjà compris, pas la peine qu'il me le dise.

À la fin de la journée, j'allai retrouver Alice, elle était en compagnie d'une jeune fille avec de longs cheveux noirs corbeau, tressés en couronne sur sa tête et dont la fin de la tresse tombait sur son épaule. Comme Alice me l'avait dit, elle était en fauteuil, c'était sans aucun doute Angela. Je m'approchai d'elle et Angela m'accueillit avec un grand sourire qui respirait la gentillesse et la douceur.

- Tu dois être Bella. Je suis ravie de te rencontrer enfin, Alice ne parle que toi.

- Alice parle beaucoup.

- Je suis aveugle, pas sourde les filles.

- Oh Alice. Bon, il paraît que tu peux m'aider ?

- Oui, Alice m'a expliqué et je serai ravie de t'aider ! Tu as des cheveux superbes en plus, je vais pouvoir en faire des trucs avec.

- Merci, tu viens aussi avec nous pour trouver ma robe ?

- Oui, comme ça je pourrais avoir un aperçu de ce que je pourrais faire comme coiffure et pour le maquillage. Tout doit aller ensemble et si j'ai bien compris ce n'est pas une soirée à la noix.

- Oui, ça va être mortel mais bon... En tout cas merci beaucoup.

- De rien. Ça te dit de te préparer chez moi ? Comme ça, j'aurais tout le matériel adapté.

- Pas de problème non, et chez moi ça serait compliqué...

- Escalier ?

- Oui.

- Va pour chez moi alors. Alice tu es des nôtres ?

- Bien sûr, je ne vais pas louper ça ! Donc, samedi à midi au café de mes parents ça vous dit ? On mange ensemble et shoppiiiiiiiing !

Je souris et une fois que tout fut mis au point je raccompagnai Alice chez ses parents. Cette fois je ne restais pas, j'avais du travail à faire. Il ne faisait pas trop mauvais temps, alors je décidai de faire un bout du chemin à pied, histoire de marcher et de prendre l'air.

Je marchais depuis plus d'une demi-heure quand, bien évidemment, une averse terrible me tomba dessus. Et comme par hasard, rien pour m'abriter. Je pris donc mon sac que je mis au-dessus de ma tête et avançai. Dans mon dos, je sentis une voiture arriver et ralentir jusqu'à ma hauteur. Manquait plus que ça, je devenais à moitié parano en plus. Je me refusai de regarder, continuai de marcher et mon cœur s'emballa quand j'entendis le son de la fenêtre électrique qui s'abaissa.

- Bella ?

Je sursautai et regardai la personne. Edward. Bon, dans un sens ce n'est pas un psychopathe pervers. Enfin je ne crois pas. Je me tournai vers lui un instant puis me remis en marche.

- Bella, monte je te ramène. Tu es trempée.

- Non ça va, merci.

- Bella... tu vas tomber malade, soit raisonnable un peu. Je ne vais pas te mordre.

- Je n'ai pas besoin de ton aide.

- Bella, s'il te plaît. Si c'est à propos d'hier, je m'en fiche. Je trouve ça... mignon.

- Mignon ? Moi je trouve ça honteux oui !

- Monte dans la voiture. J'ai le chauffage et tu seras à l'abri, soit raisonnable.

- Je ne sais pas, ça me gêne.

- Tu promets de ne pas me sauter dessus ?

- Sale con ! Fiche-moi la paix.

- Je plaisantais Bella, pardon.

- Vachement drôle. Écoute, tu as peut-être l'habitude de ce genre de situation, tu dois avoir des propositions et des déclarations toutes les semaines, ça ne te dérange plus, ça fait partie de ta vie. Mais moi, ça me dérange profondément d'avoir été mise à nu comme ça sans qu'on me demande mon avis ! Je ne pourrais plus te regarder sans être gênée.

- Tu n'as pas à l'être. Et on n'est pas obligés de parler ou de se regarder pendant le trajet. Laisse-moi juste te ramener avant que tu attrapes une pneumonie.

- On ne se parle pas ?

- Si tu veux, oui.

- On ne se regarde pas ?

- Non Bella.

- J'habite à dix minutes en voiture.

- Monte.

Je ne me précipitai pas mais je finis par monter dans sa belle voiture. Volvo gris foncé avec de confortables sièges en cuir.

- Je vais ruiner tes sièges, trempée comme je suis.

- J'men fiche. Tiens prend ma veste, tu dois être gelée.

- Non, ça va.

- Tes lèvres sont violettes Bella.

- Bon ok. T'es agaçant.

Je lui souris malgré tout et mis sa veste. Mon Dieu, son odeur était divine. Je m'enroulai dedans et respirai discrètement son odeur encore et encore pendant qu'il reprit la route. Le silence s'installa, ce n'était pas gênant mais il décida de parler quand même.

- Est-ce que ça fait longtemps que...

- Oh non, tu as promis de ne pas en parler !

- Pas ça ! Alice ! Elle a toujours été aveugle ou non ?

- Oh... Pardon. Euh non, elle a perdu la vue pendant un incendie. Elle avait trois ans. Elle a des marques de brûlures aussi mais elles ont été très bien soignées, ça ne se voit pas vraiment.

- Elle a perdu des proches ?

- Non, juste ses yeux.

- C'est déjà beaucoup.

- Oui. Mais elle ne s'apitoie pas sur son sort. Ses parents l'ont élevée comme si elle était voyante. Elle n'a pas été élevée comme...

- Une assistée ?

- Exactement !

- J'ai vu ce qu'il s'était passé à la cantine. Elle n'a rien ?

- Non, elle s'est juste sentie comme tout le monde un instant et n'a pas évalué les risques de se déplacer sans canne. James est un connard de toute façon.

- Tu l'as bien remis à sa place, c'est bien ! Tu as raison c'est un connard.

- Oh ! J'habite ici, sur le chemin là...

Il tourna brusquement, je l'avais prévenu au dernier moment, je n'avais pas vu le temps passer... Heureusement, il n'y avait personne ni en face ni derrière nous.

- Désolée je t'ai prévenu tard.

- Tu ne serais pas du genre à tout faire et tout dire au dernier moment ?

- Pas tout... mais une bonne partie. Merci de m'avoir ramenée.

- Avec plaisir. J'habite pas loin tu sais, à une demi-heure de marche je dirais.

- On est presque voisin alors.

- Oui.

- Bon, il faut que je file.

- Oui, vas-y.

Je lui rendis à regret sa veste et courus sous la pluie pour ouvrir la porte de chez moi. Encore fallait-il que je trouve mes clefs... je fouillai partout, mon sac, mes poches, celles de mon manteau, rien et puis soudain... Je me souvins que je ne les avais pas prises. J'étais enfermée dehors... Nous avions le genre de porte qui se verrouille automatiquement et qui ne s'ouvre qu'avec les clefs. Je cognai doucement ma tête sur la porte, plusieurs fois en me maudissant.

- Bella ? Un souci ?

- J'ai... oublié mes clefs. Je ne peux pas rentrer.

- Reviens dans la voiture.

- Non.

- Bella !

- Ok, ok.

Je revins dans l'habitacle chaud et douillé de sa voiture, je pris machinalement sa veste que je serrai contre moi.

- Et maintenant ?

- Tu veux venir chez moi ? Je te ramène quand ton père rentre du boulot. Tu pourras faire tes devoirs et être au chaud.

- J'ai le choix ?

- C'est ma voiture, je conduis et t'es moins forte que moi. Donc non !

- Roule. Je peux savoir un truc ?

- Hum, vas-y ?

- Pourquoi tu es gentil avec moi alors que tu sais que j'ai un léger faible pour toi ?

- On en parle maintenant ?

- Vite, avant que je ne change d'avis.

- Pourquoi tu crois que je suis venu te voir hier au café ? Je t'ai abordée par envie et parce qu'il se pourrait que moi aussi j'ai un léger faible pour toi.

- Ne te moque pas de moi !

- C'est pourtant vrai. Réfléchis, je continue de te parler, je n'arrête pas de venir vers toi. Un type pas intéressé s'en donnerait la peine ?

- Je te plais ? Moi ?

- Oui toi, tu me plais. Plus que légèrement je dois avouer. Depuis que je t'ai vu en maths le jour de la rentrée je... pense à toi. À chaque fois, je maudis Jessica qui s'assoit à côté de moi et je me demande pourquoi tu n'arrives pas plus tôt.

- Mais je suis toujours en retard, rouge et essoufflée par ma course !

- Ce qui te donne de magnifiques couleurs et fait briller tes yeux.

- C'est dingue. J'y crois pas. Et hier avec Alice alors...

- Et bah, ça m'a donné de l'espoir, j'ai appris que je pourrais avoir ma chance. Écoute... je ne te demande pas de sortir avec moi là tout de suite, dans le fond tu as raison on ne se connaît pas.

- Je peux être la pire des garces.

- J'en doute mais donnons-nous une chance, apprenons à nous connaître et on verra ensuite.

- J'ai vraiment besoin de cours de maths et de sciences... les devoirs arrivent et je vais me ramasser.

- Samedi matin ?

- Ok, mais à midi je dois être au café d'Alice.

- D'accord. Neuf heures ?

- Neuf heures trente. Hey, c'est samedi mon vieux, j'ai besoin de dormir.

- Ok, neuf heures trente, je viens te chercher.

- Ok, ça marche. Merci. La vache, c'est chez toi là ?

- Ouais. Bienvenue... ma mère a dessiné les plans de la maison elle-même.

- Wouah ! C'est magnifique. Je comprends pourquoi Jessica te colle au train, t'es un bon parti.

- Qu'elle aille voir ailleurs celle-là !

- Tu ne l'aimes pas ?

- Oh non. Si je la supporte c'est uniquement parce que ma mère et la sienne sont de bonnes amies.

- Donc, tu as peur de vexer Jessica et sa mère en la repoussant et briser l'amitié des deux mères ?

- Exactement. Viens.

Je lui rendis sa veste, il leva les yeux au ciel et alors que je courus vers l'entrée il me rattrapa et m'abrita sous la veste que je venais de lui rendre. J'arrivais pas à y croire. Il s'intéressait à moi ! Je serais capable de lui sauter dessus et de l'embrasser en criant '' oui je veux sortir avec toi '' mais il avait raison... on devait apprendre à se connaître.

Il me fit entrer chez lui, le hall était d'un blanc très clair, le sol était damé et j'aurais pu m'y voir dedans. J'entendis des pas résonner et se rapprocher de nous. Je regardai mes pieds, j'avais honte de ma tenue, j'étais trempée et j'avais mis de la boue sur le carrelage impeccable. Je regardai ensuite Edward, être mouillé par la pluie le rendait encore plus beau.

- Edward enfin ! Je me suis inquiétée chéri !

- Pardon maman. J'ai raccompagné Bella chez elle parce qu'elle marchait sous la pluie et arrivés chez elle... bah... elle n'avait pas ses clefs pour rentrer. J'ai eu l'âme charitable.

Je regardai la mère d'Edward, elle était incroyablement belle. Elle était coiffée par un chignon, habillée à la dernière mode, maquillée impeccablement, une manucure parfaite, de magnifiques bijoux et malgré son apparence très appliquée et soigneuse, elle n'en avait pas trois tonnes, ce n'était pas dans l'excès. Elle me regarda, sans me juger et me sourit chaleureusement.

- Tu es Bella ? Edward nous a beaucoup parlé de toi. C'est vrai qu'elle est très jolie !

- Maman... Ne la met pas mal à l'aise s'il te plaît. On vient travailler, je la déposerai quand son père sera rentré.

- D'accord, mais allez-vous sécher avant. Je vais te sortir des affaires Bella, je dois en avoir à ta taille et je vais mettre les tiennes à sécher pendant que vous travaillez.

- Merci madame Cullen.

- Esmée, je t'en prie, j'ai l'impression d'être ma belle-mère quand j'entends madame Cullen.

- Très bien... Esmée.

Elle me gratifia d'un grand sourire et Edward prit ma main afin de me montrer le chemin, je n'osais pas bouger de peur de salir encore plus cette jolie maison. Esmée s'en aperçu et mit sa main sur ma joue et remit une de mes mèches mouillées derrière mon oreille.

- Bella, ne crains rien, une maison ça se salit et ça se nettoie. Elle n'est pas en sucre tu peux bouger.

- J'ai l'air ridicule, pardonnez-moi.

- Mais non. Vas-y monte.

Je suivis alors Edward, ma main dans la sienne et il me montra la salle de bain. Après m'avoir donné des serviettes pour me sécher, Esmée arriva avec des affaires propres pour moi. Je m'habillai, heureuse d'être au sec et un peu étourdie de la situation. Si j'avais su ce matin que je finirai ma journée chez Edward... j'aurais bien ri. En plus, je lui plaisais !

Tous les deux prêts, nous allâmes dans l'immense salon qui devait faire la taille du rez-de-chaussée de chez moi, nous attaquâmes nos devoirs avec un délicieux goûté offert par Esmée. Je tâchais d'être studieuse et de ne pas laisser mon esprit vagabonder, mais c'était avec plus ou moins de succès. Quand je vis l'heure pour moi de rentrer, je changeai une nouvelle fois de vêtement pour récupérer les miens. Je remerciai Esmée pour sa grande gentillesse, peut-être plus qu'il n'en fallait et rentrai chez moi avec Edward.

- Merci beaucoup Edward.

- De rien. On se voit demain au lycée ?

- Bien sûr. Merci encore, ta mère est vraiment cool.

- Et tu n'as pas vu mon père !

- La prochaine fois. Allez j'y vais. À demain.

- À demain Bella, bonne soirée.

- Toi aussi.

Après lui avoir lancé mon plus beau sourire, je sortis de la voiture et sonnai chez moi. Mon père était déjà là. Il ouvrit la porte, je lui fis une moue d'excuse et dans un soupir il me laissa entrer en me disant que les pizzas n'allaient pas tarder à être livrées. Il avait l'habitude, ce n'était pas la première fois que je restais enfermée dehors. Je regardai une dernière fois Edward, avant de fermer la porte et de retourner à mes affaires.

Après le stimulant repas avec mon père, je montai dans ma chambre pour parler à Alice, je lui racontai tout mon après-midi avec Edward. Elle était surexcitée par ce que je lui racontais, pire que moi et elle cria carrément quand je lui dis que visiblement je plaisais à Edward. Elle me décida ensuite à faire un effort vestimentaire demain, le dernier jour de la semaine de cours, pour provoquer Edward. J'acceptai et demain je serai en robe, grande première, avec des collants fins ainsi que des bottes.

Je me couchai alors, fatiguée de ma journée mais j'avais l'impression que ma vie allait changer, je me sentais heureuse et impatiente de vivre ça. J'ignorais si Edward était le déclencheur de tout ce chamboulement émotionnel pour moi mais j''allais vite le savoir. Prête à dormir, je rouvris subitement les yeux. Mes devoirs ! Puis tranquillement, je les refermai me rendant compte que pour une fois je les avais déjà fais.


Et voilà

Toujours la même question... Vous en pensez quoi ?

Biz et à très vite

Lexi