Bonjour à tous !

Bon normalement je ne devais pas publier mais une certaine personne dont je ne citerais pas, a insisté et vu je suis une personne faible xD Bon et vu que c'est son anniv ça sera son cadeau. TADAAAAA ! Je suis une personne généreuse quand même.

Donc le voilà. Je préviens à préciser que ce chapitre est particulièrement sombre.


Réponses aux reviews :

Raang : Merci pour ta review :) Alors pour l'humour tu verras par la suite je ne fais pas ça. C'est un nouveau style que j'ai testé avec ce chapitre, mais en règle générale c'est plus sombre.

Et au niveau des grossièretés je n'ai pas trop compris où tu voulais en venir ... xD

PS: Je ne vais pas entrer dans le débat mais chacun ses goûts après tout. On aime ou on n'aime pas ;)

Krokmou Emma: Alors toi et tes reviews ... J'en peux plus MDR On sent ta haine indéchiffrable de Calipso tu fais peur XD

Oh bah tu sais je préviendrais au pire si ça devient trop adulte XD

Ouais alors ferme la dois je te rappeler combien de fics j'ai en meme temps ? XD

Oui j'aime le drama c'est bien connu. Mais alors prépare toi à pleurer XD

Alors là ... OK je dis rien. Lis la fic (quelle question évidemment qu'elle va la lire)

Bah écoute pendant une seconde je me suis réellement demandée si je n'allais pas les rendre aveugle comme Astrid mais j'ai changé d'avis à la dernière minute XD

Alors pour Hot dog comme je te l'ai dit c'est venu tout seul mais j'étais morte MDR

Elle va quand meme pas se plaindre de tout ce percabeth car ce n'est que le début très chère.

Ok. Tu sais quoi ? J'ai explosé de rire. MAIS T'ES VRAIMENT TROP CON MA PAROLE MDR

DONC LE VOILA LE CHAPITRE ! Prépare toi à chialer. BON ANNIV ! (le cadeau bien déprimant XD)


Merci pour vos follow, views et reviews, ça fait plaisir :)

Sur ce bonne lecture :)


Chapitre 2 : Encore une prophétie … Comme si on n'avait pas assez d'ennuis

La nuit est agitée pour les 7 héros. Les souvenirs de la veille sont encore bien encrés dans leur mémoire. Et cela a tendance à perturber leur sommeil – déjà si fragile en temps que demi dieux. Le traumatisme de cette quête commence à devenir de plus en plus difficile à surmonter et les événements de la veille n'arrangent pas leur état. Le réveil de Gaïa est d'actualité. Personne ne peut plus le nier, même les Dieux. Ils ont juste réussi à gagner – grâce à leurs parents divins – un mois de répit avant la fin du monde, le temps de trouver une solution et de sauver le monde. Plus facile à dire qu'à faire. Même si Léo semble avoir une idée derrière la tête. Mais à quel prix ? Et la victoire est elle assurée ? Rien n'est moins sûr.

Oui le désespoir a envie leur cœur, ce qui laisse la place au traumatisme de cette guerre de s'immiscer au fond de leur être. La peur les contrôler, et leur espoir de sauver ne serait ce que leur vie disparaît au fin fond du Tartare. Une torture à la fois physique et psychologique les attend où ils en seront soumis jusqu'à la destruction complète de leur âme. Et tout ça, pendant un mois, voire moins avant la fin du monde, histoire de bien prolonger leur souffrance.

Alors c'est tout naturel, si aucun des 7 héros n'arrive à trouver un sommeil paisible en ces temps particulièrement sombres et lugubres.

Et en particulier, pour une certaine adolescente, qui n'a pas le meilleur des rêves. Mais comme chaque demi dieu le sait, un sang mêlé grec ou romain ne fait pas de simple rêve. Ça relève même du cauchemar de leur propre mort. Et Annabeth n'échappe pas à la règle.

Et oui en effet, dans la chambre de Percy, dans les bras de celui ci, la fille d'Athéna semble particulièrement agitée dans son sommeil, bien plus que son petit ami – même s'il fait également des cauchemars.

Non pour Annabeth, cela semble plus sombre, morbide, lugubre. Est ce un mauvais présage pour l'avenir ? À en croire ce rêve, ça en a tout l'air. Oui les temps sont décidément bien sombres, à un mois de la fin du monde.


La temps est chaud. Le paysage est à la fois beau et terrifiant. Un ton rouge orangé domine. On pourrait se croire devant un horizon de coucher de soleil. Mais cela n'a rien de tel lorsqu'on le regarde de plus près. Il n'y a pas de soleil. Celui ci est caché par les ténèbres. Il n'y a pas de végétation. Les arbres, la faune, la flore, tout est détruit, mort. Et le pire de tout est sans doute, tous ces cadavres qui ornent le sol, tel un cataclysme particulièrement violent qui a jaugé cette terre. Et il s'avère que c'est cette terre elle même la responsable de cette catastrophe, de toutes ces tragédies. Ce n'est pas un spectacle qu'on admire au coucher du soleil, mais la fin du monde. Le paysage rouge est défini par la couleur du sang, de la mort. Il n'y a plus rien au alentour. Les villes sont tombées. Les armées sont tombées. Les Dieux sont tombés. Tout est anéanti. Voilà à quoi peut représenter la fin du monde à cause du réveil de la Terre Mère. Un spectacle des plus désastreux.

Pourtant, c'est bien de cela qu'assiste la fille de la sagesse, Annabeth. Le chaos. Juste le chaos. Et dans ce spectacle affligeant, elle semble être la seule survivante.

Toutefois, la fille d'Athéna essaye de le voir une dernière fois. Juste une dernière fois. Ses blessures sont mortelles et dans ce chaos, elle sait qu'elle ne pourrait pas survivre encore longtemps. Cependant, sa détermination de le revoir la pousse au-delà de ses limites. Elle veut le revoir. Juste une dernière fois.

Alors traînant sa jambe à cause d'une grave blessure, elle déambule parmi la mort, parmi les cadavres, parmi ses alliés, parmi ses amis, parmi sa famille, le cherchant lui. Mais plus elle avance avec difficulté, plus elle a du mal à rester consciente. Sauf que ce n'est rien, à côté de ce sentiment d'angoisse qui commence à l'envahir de ne pas le trouver. Une cervelle d'algues aux magnifiques verts océans n'est pas difficile à trouver non ? À croire que si. Tout est difficile en ces heures sombres.

– PERCY ! PERCY OU ES TU !? RÉPONDS ! S'il te plaît … PERCYYYYYYYYYY !

Et là un déclic. Dans sa recherche et sa marche difficile, elle voit un mouvement sur un cadavre. Il est sur le ventre et elle ne peut pas voir son visage. Ayant un espoir que la victime vit encore malgré l'horreur, elle s'en approche aussi vite que ses blessures le permettent. Mais plus, elle s'en approche, plus l'angoisse, l'horreur, la peur l'envahissent. Même de dos, elle le reconnaîtrait entre mille. Même couvert de sang, elle le reconnaîtrait entre mille. Même mort, elle reconnaîtrait sa cervelle d'algues. Elle se stoppe complètement pétrifiée à l'idée que ce soit vraiment lui, et non un tour de son subconscient. Cependant, lorsque le corps a cessé de bouger, sa peur a pris le dessus et avec une force qu'elle ne sous estimait même pas dans son état actuel, elle se précipite vers le corps. Elle lâche son arme, s'agenouille et retourne le corps sur le dos pour voir le visage de la victime. Et en observant son visage, elle pose sa main sur sa bouche pour retenir un sanglot. Elle ne peut pas le croire que ce soit vrai. Cela ne peut pas être lui. Son subconscient lui joue forcément des tours. Et pourtant …

– Per … Percy … Non … Pas ça … PERCYYYYYYYY !

A bout, elle s'écroule en pleurant toutes les larmes de son corps sur l'amour de sa vie, agrippant son T shirt déchiré, révélant une profonde plaie sans doute mortelle sur tout le long de son torse. Elle pleure encore et encore, n'ayant plus la force de cacher ses émotions. Elle s'agrippe sur le corps du fils de la mer telle une bouée de sauvetage, démontrant toute sa détresse, toute sa peine.

Elle reste dans cette position, dans cette douleur, pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'elle finisse par relever la tête – ses yeux en larmes – et observe son visage. Elle voit qu'il a une profonde plaie sur la joue gauche, descendant du front au menton. Pourtant, Annabeth le trouve toujours aussi beau, malgré le fait que ses yeux soient fermés – sans doute à jamais. Toujours en larmes, elle pose sa main sur sa joue – là où il y a la blessure – et la caresse délicatement. Ses pleurs s'intensifient, ses yeux se trouvent envahis par les larmes, sa vision se trouble. En caressant sa joue, elle remarque que le sang est frais, mais elle n'en fait pas attention. Plus rien ne compte désormais. Elle peut mourir, elle s'en fiche. Elle n'a plus de raison de vivre.

Complètement anéantie, elle pose son front sur celui de son amour perdu, ferme les yeux et pleure encore plus si ce n'est possible.

– Percy …, murmure-t-elle.

Mais soudain, contre toute attente, qui lui fait un petit saut de surprise, une main se pose sur la sienne, qui est toujours sur la joue du garçon. Elle relève la tête subitement, yeux choqués et voit que des yeux verts commencent à s'ouvrir. Elle arrête de respirer, trop sous le choc. Mais d'autres sentiments l'envahissent qu'elle ne saurait définir pour l'instant.

– Per … Per …

Le jeune homme en question, les yeux à demi ouverts, lui fait un petit sourire devant la réaction de la jeune fille. Ce n'est pas tous les jours que Percy Jackson peut faire bégayer Annabeth Chase. Même si là il est vrai que ce n'est pas franchement le moment, ni le lieu pour ses blagues habituelles.

– Hé ma Puits de sagesse.

Ses émotions la poussant décidément trop, Annabeth craque. Et en se mordant la lèvre inférieure pour éviter d'éclater en sanglot, les larmes redoublant, elle s'écroule sur lui, en le serrant fort – mais pas trop vu leurs blessures respectives – et pleure sur son cou.

– Percy ! Je croyais … Je croyais ….

Avec un effort surhumain, Percy arrive en lui rendre le câlin de réconfort dont elle a besoin, et l'entoure de ses bras, tout en lui faisant un regard tendre.

– Chut … Ça va aller. Tu vas t'en sortir Annabeth.

– Quoi ?!, demande-t-elle en larmes en le regardant à nouveau, Pourquoi tu dis ça ?

– Je t'ai entendu, dit Percy en ignorant sa question, Et je voulais te revoir.

– Je … Moi aussi … Je …

– Chut … Quoiqu'il arrive, n'oublie pas que je t'aime et que je t'aimerai toujours.

– Pourquoi tu dis tout ça ?!, nie la réalité la jeune fille en détresse.

– Annabeth …

– Non Tais toi ! Je … Je ne peux pas … Tais toi !

– Je voulais te revoir une dernière fois. Mais je le sais … Et toi aussi.

– Non …

– Tu vas t'en sortir. Tu es la meilleure que je n'ai jamais rencontré.

– Tais toi pitié …

– La meilleure …

– Arrête …

– Je t'aime.

– Non ne fais pas ça … Tu ne peux pas m'abandonner. Je ne vais jamais y arriver sans toi…

– Si. Avant tu te débrouillais très bien.

– Non … Je n'ai commencé à vivre que le jour où je t'ai rencontré, le jour où je t'ai aimé…

– Moi aussi. Et je ne regrette rien.

– Moi non plus … Mais … Percy … Je … Je t'aime, s'écroule-t-elle à nouveau.

– Je serais toujours là près de toi. À jamais. Tu es et tu resteras la femme de ma vie.

– Percy …, le regarde-t-elle, ses lèvres tremblants en étouffant un sanglot.

Et c'est toujours avec un sourire, leurs têtes assez proches, que le fils de Poséidon s'approche et élimine la distance entre eux, ferme les yeux et pose ses lèvres sur celles de la fille qu'il aime de tout son cœur. Annabeth ferme les yeux aussi, ses larmes coulant toutes seules, et répond à ce baiser tendre mais plein d'amour. Dans ce qui est sans doute leur dernier baiser, ils se transmettent tout leur amour, un amour puissant et imbattable, sauf lorsque la mort décide de s'en mêler. Ce qui rend la scène tout aussi tragique, car c'est avant tout un baiser d'adieux entre les deux amoureux. Mais voulant partager une dernière fois leur amour, Percy, avec un certain effort difficile, pose sa main sur la joue de sa petite amie et approfondit le baiser, auquel Annabeth répond à la seconde même, en se penchant plus sur le corps de son amoureux et ainsi l'aidant à faire moins d'efforts vu ses blessures plus importantes que les siennes. Et ils s'embrassent, passionnément, tendrement, avec amour, oubliant tout autour d'eux. Il peut y avoir un monstre, un géant, un titan ou une déesse maléfique, ils s'en fichent. Ils sont là, dans leur monde et plus rien ne compte. Juste eux d'eux. Juste leur amour. Juste Percy et Annabeth. Ils pourraient mourir comme ça. Oh oui ça serait parfait. Mais le fils de la mer souhaite une vie meilleure pour l'amour de sa vie. Mais est ce possible dans ce monde devenu chaotique ? Il ne sait pas. Mais il ne peut pas la regarder mourir – même si lui il meurt devant elle. Il veut qu'elle vive encore, même si c'est quelques minutes de plus.

C'est pourquoi toujours en souriant – et sa main caressant toujours sa joue – il rompt le baiser, et la regarde avec amour. Annabeth a rouvert les yeux et on peut y voir qu'elle est résignée à ce destin détestable et tragique.

– Tu es et tu resteras l'homme de la vie.

Percy lui sourit et caresse sa joue.

– Jusque là tu m'as aidé à tenir. J'ai pu te revoir une dernière fois. Tu fais de moi un homme comblé.

– Tu m'as aidé à tenir mais … Je peux … Je ne pourrais pas …

– Chut … Ça va aller. N'oublie pas qui tu es.

– Je … Non …

– Tu as été ma lumière, ma raison. Vis pour moi.

– Non …

– Je serais toujours là. Dans ton cœur. À jamais. Je t'aime …

Mais Percy ne finit par sa phrase, car ses yeux se ferment petit à petit, la main sur la joue de la jeune fille retombe, son souffle s'estompe, son cœur ralentit jusqu'à s'arrêter complètement. Le fils de la mer, l'un des demi dieux les plus puissants au monde vient de s'éteindre. Pourtant on remarque un sourire s'afficher sur son visage. Il est mort avec le sourire. Pourquoi ? La mort n'a rien de réjouissant. Mais le fait d'avoir dit à la fille qu'il aime, tout ce qu'il a sur le cœur, de l'avoir vu une dernière fois, de l'avoir embrassé avec amour une dernière fois, de lui avoir démontrer son amour pour elle une dernière fois est peut être ce qui le réjouit. Et non la mort en elle même. De savoir que la fille qu'on aime est encore en vie – même si c'est pour quelques minutes de plus – aide peut être à accueillir la mort avec le sourire.

Oui. Percy Jackson est mort dans les bras de la femme de sa vie.

Mais celle ci n'accueille pas vraiment cette mort, cette réalité.

– Percy ? Percy ! NON PERCYYYYYYYYYY ! REVIENS ! NE M'ABANDONNE PAS ! PITIÉ ! PERCYYYYYY ! Je … Je t'aime ….

Et à nouveau, elle s'écroule en larmes sur son torse, sachant dorénavant que plus jamais, il ne va se réveiller. Plus jamais, elle ne va revoir ses beaux yeux verts, son sourire espiègle, son expression surpris, confus, fier ou toute autre expression qu'elle aimait tant chez lui. Et là des souvenirs de leurs aventures depuis leur 12 ans émergent dans l'esprit de la fille d'Athéna. De leur première rencontre, jusqu'à la bataille finale contre Gaïa et la fin du monde, mais surtout leurs adieux. Et au fur et à mesure de ces souvenirs, Annabeth se fait encore plus de mal, et hurle toute sa peine, sa souffrance, ses pertes, la perte de son amour.

Cette fois c'est un fait inévitable. Annabeth, fille d'Athéna est la seule survivante du carnage apocalyptique de Gaïa. La seule. La dernière.

Elle a tout perdu. Ses amis, sa famille, son foyer, l'amour de sa vie. Elle est seule. Tout le monde l'a abandonné. Tout le monde est mort. Elle se demande pourquoi, elle, elle ne l'est pas encore. Pourquoi elle doit encore tant souffrir ? N'a-t-elle pas assez souffert, en voyant ses amis mourir un par un sous son impuissance ? En voyant l'homme de sa vie, mourir dans ses bras, après un dernier baiser passionné, un baiser d'adieux malgré tout leur amour transmis ? Son amour partit à jamais. N'est ce – t – il pas suffisant ? Pourquoi doit elle tant endurer encore ? Elle n'a plus rien. Sa vie ne mérite même plus d'être vécu. Sa raison de vivre est partie en même temps que Percy Jackson.

Ayant abandonné le cadavre de Percy, après des heures, des heures et des heures de larmes, de peines, de souffrances, Annabeth, la dernière survivante du chaos, erre sans but, son âme parti avec son amour. Elle marche lentement, boitant, souffrant tant des blessures mortelles physiques que celles de son cœur meurtri. Du sang dégouline de son corps. Elle ne sait plus vraiment de quelle plaie il s'agit, vu le nombre de blessures sur son corps meurtri. Ni si tout ce sang est le sien. Mais elle avance. Elle avance sûrement pour trouver un moyen de quitter ce monde ou venger la mort de ses compagnons et de son amour. Même à moitié morte, elle combattra pour avoir le dernier mot. Telle est la personnalité d'Annabeth, fille d'Athéna.

Elle marche, enjambe des cadavres de demi dieux – parfois ses amis, mais elle ne s'y attarde plus pour ne plus craquer – des satyres, des nymphes, des pégases, des griffons, des centaures ou toute sorte de créatures magiques ou terrestres. Personne n'a échappé à la terreur et à la mort. Personne sauf elle. Quel cruel destin des choses, décidément. Elle s'arrête un instant et abaisse les yeux, les larmes aux yeux, pour y voir Nico Di Angelo à proximité de Will Solace, morts, leurs mains s'entrelaçant. Ne voulant pas voir plus, elle passe son chemin et regarde les cadavres malgré elle, comme pour se punir d'être encore là, et pas eux. Léo, Jason, Piper, Hazel, Frank, ses amis de la quête. Ils sont tous là. Au sol et inerte comme les cadavres qu'ils sont. Ses camarades de quête devenus des amis proches. Ils sont tous là, alors qu'elle, elle est vivante. Annabeth trouve décidément la vie trop injuste. Elle aimerait les revoir, même si cela veut dire dans un autre monde. Mais le soucis avec la Terre Mère, c'est qu'il n'y a même plus d'autre monde. Il n'y a plus que le Tartare et le chaos. Ce n'est pas vraiment un avenir réjouissant. Mais tel est celui d'Annabeth. Alors voulant refouler son chagrin, elle continue d'enjamber les cadavres des uns et des autres. Des grecs, des romains, des chasseresses telles que son amie d'enfance Thalia, des amazones et même de simples humains. Leurs familles mortelles. Sally, la mère de Percy, le père de Piper et même le sien de père. Ils sont tous là, morts. Elle devait les protéger, mais elle a échoué. C'est un échec lamentable.

Mais dans un sens, c'est réconfortant de savoir que même si tout le monde est mort, leurs ennemis le sont aussi. Ça été un combat à mort. Ils ont réussi à renvoyer les monstres de Gaia au fin fond du Tartare. Cependant Annabeth est certaine, qu'il y en reste encore quelque uns, qu'elle fera un plaisir de mettre en miettes pour se défouler, se venger et peut être y mourir. Pourquoi retarder l'inévitable, alors que seule la mort semble être votre nouvelle meilleure amie.

Alors c'est en serrant son épée, qu'elle retrouve toute sa hargne, les images des cadavres de ses amis, de sa famille, de son foyer et de son petit ami en tête et elle hurle. Elle hurle sa peine, sa rage. Elle veut en finir avec cette vie, mais elle apportera avec elle, les derniers monstres qu'il reste. Elle s'en fait la promesse.

Soudain, avec cette nouvelle détermination enragée, alors qu'elle erre toujours parmi les morts, une grande lumière apparaît. Celle ci est différente, car elle est blanche et pure, ce qui change avec le paysage chaotique qui l'entoure. Aveuglée, Annabeth est obligée de se protéger les yeux avec ses bras. Une fois que la lumière s'estompe petit à petit, elle recommence à regarder cette lumière, et ce qu'elle voit la stupéfie. Les morts, le sang, le chaos, tout ceci a disparu pour ni laisser que cette lumière. La fille de la sagesse ne comprend pas. Tout cela semble illogique et irréelle. Était ce un avertissement de l'avenir ? Un mauvais présage ? Ou pire ?

– Non tu ne rêves pas, Fille de la Sagesse.

Annabeth regarde au alentour, mais ne voit rien à part cette lumière pure. Elle essaye de comprendre, mais plus elle essaye et plus un mal de tête vient l'envahir et la fait souffrir. Elle observe autour d'elle, mais il n'y a vraiment plus un seul cadavre, la mort n'est plus présente. L'espoir et la vie sont revenus. Pourtant, elle ne s'est jamais sentie aussi seule. Car oui, malgré tout, elle est toujours aussi seule.

– Où suis je ?

– Partout et nul part.

Annabeth se retourne vers cette voix, mais elle n'a aucune idée d'où elle provient. Il y a comme un écho autour d'elle qui perturbe tous ses sens, malgré ses entraînements de guerrière. Alors, affaiblie, et anéantie, elle tombe à genoux, se croyant déjà morte et dans un autre monde, bien meilleur que celui d'où elle vient.

– Suis je morte?

– Pas encore Annabeth Chase.

– Qui êtes vous ?

– Cela n'a pas d'importance.

À cette réponse, Annabeth éclate de rire, mais d'un rire nerveux.

– Qu'est ce qui te fait rire comme ça ?

– Je suis la fille d'Athéna … Ou J'étais ? Donc je suis censée tout comprendre, mais là je ne comprends absolument pas de ce qui se passe. Peut être que je suis morte. Ou je deviens folle. Oui c'est sans doute cela.

– Ni l'un ni l'autre Annabeth Chase. Tout ceci est voulu.

– Qu'est ce que ça veut dire ?

– Ce que tu as vu … est un avenir potentiel.

– Un avenir potentiel ? Je ne comprends absolument rien. POURQUOI ? POURQUOI ? MAIS QUI ÊTES VOUS, BON SANG ?

– Je suis le commencement et la fin.

– Merci ça m'éclaire.

– Je ne suis pas venu pour ça, Fille de la Sagesse.

– Alors pourquoi êtes vous là ?

– Je suis venu te montrer l'avenir si vous laissez Gaia revenir pour de bon. Voici l'avenir du monde.

– Voici un spectacle réjouissant. Je n'ai pas du tout la pression maintenant.

– Vous ne pourrez la vaincre. Même avec le plan du fils du feu.

– Le fils du feu ? Léo ? Et de quel plan vous parlez ?

– Peu importe. Il ne marchera pas. Il mourra inutilement et Gaia causera la fin du monde.

– Pourquoi êtes vous si vague ?

– Annabeth Chase, mon temps est compté pour d'informer. Il ne reste qu'une seule solution.

– De quoi vous parlez ?

Mais la voix mystérieuse ne répond pas, ce qui rend perplexe la fille d'Athéna, qui fronce les sourcils. Non à la place, la lumière blanche et pure semble intensifier sa luminosité aveuglante avant de se projeter sur elle, ou plus particulièrement en elle. La jeune fille touche son corps cherchant des blessures, mais celles ci aussi ont disparu. Comprenant décidément de moins en moins, elle regarde son corps, en le touchant pour cherchant ses blessures disparues avec stupéfaction.

Mais, soudain, elle se roule par terre de douleur et hurle de souffrance. Et tout aussi brusquement, elle se redresse, se met à genoux et rouvre les yeux où ceux ci sont devenus aussi blancs que cette lumière aveuglante et mystérieuse. Et avec une voix rauque, elle prononce certaines paroles :

La Terre s'éveilla

Une Contre attaque sera ;

Le Grand Cristal renaîtra

Un dernier voyage se finira

Des impossibles alliances existeront

Mais alors que des Fils s'opposeront

La Chouette et la Colombe s'uniront

Un huitième héros, elles trouveront

Ensemble elles combattront ;

Telles des étoiles, elles tomberont

De leur sacrifice déterminera

Une Terre se régénéra ou s'affaiblira.

À la fin de ces étranges paroles, Annabeth s'écroule de douleur. Mais avant qu'elle ne perde définitivement connaissance, elle entend à nouveau la voix dans un murmure lointain.

– Trouve le Cristal. Seul le Cristal pourra détruire Gaia et restaurer la paix. Seul le Cristal peut vous assurer la victoire désormais. TROUVE LE !

Puis un énorme éclair aveugle sa vision complètement et elle perd connaissance.

Mais à sa grande surprise, elle ne sombre pas vraiment dans les ténèbres, car elle se réveille en sursaut et en sueur. Perturbée par son cauchemar, elle respire bruyamment, en essayant de reprendre son souffle. Elle observe son environnement, mais ne le reconnaît pas tout de suite, encore trop remuée par ce qu'elle vient d'assister. Et c'est en entendant une respiration profonde à sa droite, qu'elle reprend peu à peu conscience de l'endroit où elle se trouve. Elle se tourne vers les ronflements et soupire de soulagement. Elle regarde le jeune homme dormant à poings fermés et en se penchant vers lui, elle caresse doucement sa joue – ce qui fait sourire le jeune homme dans son rêve. Elle sourit à son réaction, mais le perd vite en se rappelant de la mort du jeune homme, pour le moins horrible. Encore traumatisée, elle pousse ses jambes sur le côté du lit et pose sa tête dans ses mains, toujours aussi secouée par son cauchemar. Tout ceci n'était qu'un rêve, mais pourtant c'était si réaliste. La mort de ses amis, de Percy et le chaos n'était qu'un rêve. Et cependant, c'était si horrible et si réel. Elle n'a jamais fait de cauchemar d'aussi effrayant, de réaliste et de bizarre. Et elle en ait encore toute terrifiée, toute remuée.

Ne voulant plus se rendormir par peur de refaire un autre cauchemar d'aussi affreux, elle décide de se lever, prend le sweat de Percy – à proximité du lit – pour l'enfiler et sort discrètement de la chambre ne voulant pas réveiller son copain.

Annabeth continue sa route, vers le pont du bateau, pour prendre l'air frais de la nuit. Elle ferme les yeux savourant la brise nocturne et sourit. Au moins, cette sensation lui fait sentir vivante, et cela ne l'a jamais autant réjouie de sentir l'air frais. Surtout avec le cauchemar de fin du monde chaotique qu'elle vient de voir, et qui la traumatise toujours autant.

Mais sa joie est de courte durée, lorsqu'elle rouvre les yeux et découvre quelqu'un d'autre sur le pont, penché sur la rambarde. Méfiante – car qui pourrait être debout à cette heure ci après la journée qu'ils viennent de passer – elle avance prudemment, sa main sur sa taille, prête à sortir son arme – jusqu'à qu'elle se souvienne, qu'elle est en culotte et en sweat sans arme. Se maudissant, elle se dit qu'elle utilisera les arts martiaux ou chercher de quoi se battre s'il le fallait.

Mais au fur et à mesure de son approche, elle remarque que cette personne, elle la connaît très bien.

– Piper ? Qu'est ce que tu fais là ?, demande-t-elle en se détendant.

La cherokee, surprise, essuie vite ses yeux pleins de larmes, espérant que son amie ne le remarquera pas – mais en vain, ce qui accentue l'inquiétude d'Annabeth.

– Piper ? Qu'est ce qui ne va pas ?

– Rien. Qu'est ce que tu fais ici Annabeth ?

– Euh … Je … Un cauchemar, finit-elle par avouer en se penchant également sur la rambarde.

– Ah ? Toi aussi …

– Alors c'est donc ça.

– Ou...Oui. Jason, tout le monde était mort. C'était horrible. Je crois que le traumatisme de la veille est vraiment trop important cette fois, se confie-t-elle finalement à son amie, alors qu'elle est sur le point de craquer.

Oui depuis quelques temps, Annabeth et Piper ont tendance à plus s'accorder leur confiance et se confier leurs pires craintes, vivant la même chose. Lorsqu'on vit ce qu'elles ont vécu ensemble, c'est plutôt compréhensible. Annabeth regarde son amie avec peine mais compréhension, son cauchemar encore bien encré en elle.

– Je te comprends Piper. Moi aussi … C'était horrible, effrayant, terrifiant.

– Tu as déjà fait des rêves de ce genre ?

– De ce genre ?

– Voyant la mort partout.

– En règle générale, jamais d'aussi morbide et terrifiant, lui répond-t-elle comprenant qu'elle a rêvé de quelque chose d'horrible comme elle.

– Je vois …

– Mais comparé à mes autres rêves, celui ci était différent, continue-t-elle en regardant l'horizon commençant à se confier pris par l'ambiance, je n'ai jamais fait un rêve incluant une prophétie. Enfin je crois que ça en était une. C'était bizarre.

Après plus minutes de silence, n'entendant pas une réponse de son amie, Annabeth la regarde du coin de l'œil. Mais la fille d'Aphrodite la regarde choquée, bouche bée, si bien que la fille de la Sagesse commence à croire qu'elle a dit une gaffe.

– Quoi ? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

– Une … Une prophétie ? Tu as rêvé d'une prophétie ?

– Euh … oui ?

– Je … Annabeth ! J'ai rêvé aussi d'une prophétie !

– Quoi ? Mais …, dit Annabeth en écarquillant les yeux de surprise.

– Annabeth écoute moi bien. Est ce que cette prophétie disait ça, commence-t-elle en prenant une voix enrouée par la peur,

La Terre s'éveilla

Une Contre attaque sera ;

Le Grand Cristal renaîtra

Un dernier voyage se finira

Des impossibles alliances existeront

Mais alors que des Fils s'opposeront

La Chouette et la Colombe s'uniront

Un huitième héros, elles trouveront

Ensemble elles combattront ;

Telles des étoiles, elles tomberont

De leur sacrifice déterminera

Une Terre se régénéra ou s'affaiblira.

Complètement sous la choc, la fille d'Athéna, bouche bée, ne dit rien. Mais le choc qu'exprime son regard suffit à répondre à la question de son amie, et cela la terrifie encore plus.

Annabeth se secoue la tête pour reprendre ses esprits. En commençant à comprendre ce qui se passe, elle retrouve son sérieux et une pointe d'inquiétude s'affiche sur son visage.

– Piper. De quoi as tu rêvé exactement ?

– D'un paysage de mort. Tout le monde était mort au sol. Et pas seulement les demi dieux. Genre tout le monde. Tout était mort. Même … Même Jason … C'était horrible ! Il est mort dans mes bras ! Et puis à un moment, une grande lumière est apparue et tout ce paysage morbide a disparu. Et cette lumière est entrée en moi, et j'ai commencé à dire cette prophétie, avec une autre voix plus rauque et … cette voix mystérieuse m'a ordonné de trouver ce cristal avant que je me réveilles en sursaut.

Annabeth ne dit rien. À la place, elle regarde l'horizon, mais sans vraiment le voir, trop terrorisée par ce qui se passe.

– Annabeth … Ne me dis pas que tu as fait le même rêve … ?

– J'aimerais bien mais … Piper … J'ai fait exactement le même rêve. Et la même prophétie … J'ai prononcé la même prophétie.

– Qu'est ce que ça veut dire ?

– Je ne sais pas … C'est … C'est impossible. Rachel n'a pas eu de prophétie depuis longtemps …Peut être Ella mais ... Pourquoi nous alors … ?

– Rachel c'est bien...

– Oui. La nouvelle prophète d'Apollon. Mais … Tu sais quoi ? On va l'appeler et lui poser la question directement. Ainsi on sera fixé.

Les deux adolescentes se regardent et savent quoi faire. Piper fouille dans ses poches – et vu qu'elle est plus habillée qu'Annabeth sur ce coup là – elle sort sa dague et un drachme d'or. Elles se regardent à nouveau et avec un hochement de tête commun, Piper lance la pièce dans la mer, place sa dague pour faire réfléchir la lumière et créer un arc en ciel, permettant l'invocation.

– Ô Iris, déesse de l'Arc en ciel, accepte mon offrande. Montre moi Rachel au camp des sangs mêlés.

– J'espère que Rachel est là bas … Ça fait quelle heure là bas ? S'il est 3h ici … 20h non ? J'espère vraiment qu'elle est là …

– Moi aussi … Ou qu'Iris réponde à notre appel. Vu la schizophrénie des Dieux on ne sait jamais …

– Ouais mais vu qu'ils nous ont aidé, ça devrait aller mieux, non ?

– Je l'espère.

Soudain, comme répondant à leurs prières, une brume apparaît devant elles, et quelques secondes plus tard, une image de la colonie. Les deux amies soupirent de soulagement avant d'attendre Rachel. Elle finit par apparaître. Celle ci a l'air d'être en panique, car elle court dans tous les sens en marmonnant des phrases incompréhensibles. Annabeth et Piper se regardent confuses, avant que la fille de la sagesse interpelle l'oracle.

– Euh Rachel ?

La fille en question se stoppe net et regarde vers la brume, se calmant un peu. Mais on peut voir toujours un peu d'angoisse sur son visage, même si le soulagement y apparaît également.

– Annabeth ! Piper !

– Salut Rachel ! Désolé de t'appeler si tard mais …

– Oh par Apollon, Annabeth !, lui coupe-t-elle presque en larmes de soulagement, J'étais totalement en panique ! Je voulais justement t'appeler, mais je ne savais pas … Oh bordel !

– Rachel, qu'est ce qui se passe ?, s'inquiète Annabeth n'ayant jamais vu la rousse dans cet état.

– Tu ne devineras jamais ! C'est horrible ! J'ai prononcé une prophétie ! Oh je sais je devrais être joyeuse, vu que je croyais que j'étais rouillée ou finalement pas l'oracle, mais ce n'est pas le cas ! Elle est trop morbide.

– Attends une minute Rachel. C'est quoi cette prophétie ?

– T'es sûre que tu veux savoir ?

– Dit la !

Ainsi, la rousse commence à prononcer ce qu'elle a prédit. Et on peut voir sur son visage qu'elle est complètement apeurée par cette prophétie. Elle est certes l'oracle, mais elle débute encore dans ce domaine. Alors cette prophétie la terrifie.

Mais le plus terrifiant est sans doute que ça perturbe les deux demi déesses qui à travers la brume regardent Rachel avec horreur et panique.

Après que la rousse a fini de parler de la prophétie, elle attend le verdict de ses amies, mais en voyant leur air choqué et terrifié, elle prend peur aussi. Peut être qu'elle n'aurait pas dû leur en parler.

– Annabeth …

– Oui.

– Qu'est ce qui se passe les filles ?

– Rachel. Piper et moi …

– On a rêvé de la prophétie.

– C'est impossible ! Seuls les oracles le peuvent ! Et encore c'est la première depuis fort longtemps, est complètement sous le choc l'oracle

– Pourtant c'est arrivé.

– Se pourrait il que c'est parce que nous sommes concernées ?

– Même si vous l'êtes c'est impossible …

– Piper a raison, on est concernées.

– Oui … C'est pour ça que j'ai voulu t'appeler Annabeth. La Chouette et la Colombe …

– Sont les animaux de nos mères divines, autrement dit Piper et moi.

– Et à la fin elles tomberont … ça veut dire …

– Ça peut tout dire voyons !

– Pas tout à fait. Vu nos rêves … ça peut signifier … la mort.

– Qui va mourir ?

Annabeth, Piper et Rachel – à travers l'appel d'Iris – se retournent en totale synchronisation, en sursaut, en étant surprise de cette intervention soudaine et discrète jusque là. En voyant qui est l'intrus, la fille d'Athéna pose sa main sur son visage, coupable.

– Et merde ...

A SUIVRE.