Tout semblait normal, ce matin là a la garnison RB-837. Si j'en crois le registre, nous avions reçu le bon nombre de caisson. Mes contrôleurs de livraisons n'avaient soulevé aucun dysfonctionnement, ni manquement a la liste. La livraison était complète. Ensuite, alors que les caissons étaient toujours fermés, nos maréchaux ferrant sont arrivés, et se sont mis a l'œuvre. Ils ont donc allumés les fours et les forges, et ont commencé a travailler le métal, pour les pièges génériques. Globalement toutes leurs pattes faisaient la même tailles, et la même largeur, donc ils pouvaient déjà gagner du temps, en attendant que le contremaitre arrive, et procède a l'ouverture des caissons. On entendait déjà une mère et son petit gratter contre la parois du sol d'un des caissons, mais ils étaient fait pour résister a bien plus robuste qu'eux, donc cela n'inquiétait personne.

Ensuite vers 10h, le Contremaitre est arrivé. Les forgerons, étaient dans les temps, donc l'ambiance était détendue, le café se baladait de main en main, et les discussion allaient bon train. Nous avons donc ouvert les caissons, et leur contenu était extraordinaire, au dessus de nos attentes. En effet, nous avions que des purs sangs, de diverses origines. Il ne fut pas difficile de maitriser les plus rebelles. Ensuite nous séparâmes les plus jeunes de leurs mères. Une fois notre cheptel un peu éclairci, on prépara les caissons de transport : les femelles seront destinées a la reproductions, les males les plus vigoureux seront a moitié destinés a la guerre, et l'autre moitié a la reproduction. Enfin, les plus faibles, males et femelles mélangés, serviront de confiture pour les riches.

C'était, de loin, ca le plus mouvementé dans le hangar, car ils ne se laissaient pas tous faire. Même si, curieusement dans le lot, il y a avait uns des males le plus balèze que nous n'ayons jamais vus, qui était plus docile qu'un chaton. J'avais présumé en le voyant qu'il avait dû appartenir a une quelconque gamine gâtée, qui avait fini par l'enfermer dans son box, et que la solitude et l'enfermement avait dû achever sa volonté. Mais ce n'était pas plus mal, cela nous facilitait le dressage après. J'avais moi-même offert d'une de ces bestioles a ma fille, pour me facilité un peu la tache après. Quoi qu'il en soit, une fois le calme revenu, les lots fait et les caissons expédié, il fallait commencer par mettre leurs armures de guerre aux restants. En effet, ils allaient être de la chair a pâtée, certes, mais ils devaient s'habituer a leurs nouveaux habits.

Je pris plaisir a regarder le male de plus tôt. EN effet, il était si agréable de le voir se laisser faire, et presque aider les maréchaux ferrant. En effet, c'est pas qu'il tendait les pattes, mais presque. Il se laissa tourner sans aucun problème, et piqué de curiosité, je m'approchais, et je te le regardais dans les yeux. Après quelques secondes, j'ordonnais sèchement :

- Couché.

Et l'animal obéit. IL était donc bel et bien brisé. C'était parfait, j'en ferait ma monture personnelle. Et c'est d'ailleurs ce que je fis : j'aidais les maréchaux a installer la selle sur son dos, et a disposer les plaques sur sa croupes : il toléra bien ma présence, c'était excellent. Il se laissa mettre son armure de guerre sans un grognement. Seule la partie sur le nez était délicate a mettre, car il fallait faire des ajustement, pour les naseaux , et les bêtes étaient souvent intimidées, et lui n'en fit pas exception, mais d'un simple ordre, il se laissa faire, et se calma. Parfait.

Une fois armé, je m'attendais presque a ce qu'il retourne vers son caisson, mais c'est alors que je compris que ces bestiaux étaient plus intelligente que ce que je pensais. En effet, il se dressa sur ses pattes arrières, et se laissa soudainement tomber contre la première des trois forges. Et moi, avec. Je tombais donc dans le feu, et je vis toutes les bandes de cuirs qui me servaient de rênes fondre, et donc l'animal était sans aucune attache. Et mes stupides soldats étaient plus inquiet pour moi que pour la bête furieuse qui était en train de se redresser. Il n'était nullement inquiet du fait que les plaques sur son dos était en train de chauffées aussi.

Son petit mouvement de révolte encouragea les autres a bouger, et je fus alors bien heureux qu'ils fussent enfermés. Le mâle renversa les deux autres forges et mit le feux aux boites voisines, et à la paille qui trainait un peu plus loin, car il projeta des braises jusque la bas. Ensuite la bête rugit, et galvanisa ses pairs, qui se mirent eu aussi a se débattre. Car si la majorité était dans des caissons, il en restait assez en dehors, ceux qui étaient en train de se faire armer, par exemple, qui étaient dangereux. D'autant plus que le male plaqua tout le monde au sol d'un battement d'aile, et alla arracher la porte du caisson des femelles. Mais, avant qu'elles ne se libèrent, mes hommes étaient sur le terrain, menaçant les bêtes de nos armes anti-dragon dont la plupart d'entre eux avaient déjà fait les frais. Une autre partie de mes soldats étaient en train de maitriser le male, qui a nouveau se laissa faire.

Se savait-il vaincu, ou bien était-ce un subterfuge a nouveau ? Je ne voulais pas savoir. Les cordes le plaquèrent rudement au sol, et l'une telle se referma sur son museau durement. Je me redressais difficilement : j'étais brulé violemment sur une majorité de l'arrière de mon corps, mais hors de question de montrer a ce monstre qu'il m'avait vaincu. Faisant fi de la douleur, je m'approchais de lui, et posais mon pied sur son museau. Je le regardais droit dans ses yeux cyan, avant de dire :

- Je sais pas qui tu étais avant, mais c'est terminé. Maintenant tu n'es plus qu'une arme, ou de la nourriture, rentre te le bien dans la tête.

Cependant, alors que je le voyais complètement immobilisé, j'eus l'impression qu'il s'échappais de sous mon pied. EN effet, avant que j'ai eu le temps de me dire merde, la bête avait disparu, complètement. Les cordes retombèrent sur le sol mollement, moi aussi, je dû même me retenir a un soldat, car je me sentais partir vers l'avant. Nous restâmes sur nos gardes, un dragon ne se volatilise pas ainsi. J'aurai pu croire, que c'était un phénomène de camouflage, comme les caméléon, le problème c'est que j'avais bien mon pied a terre, et les cordes s'étaient refermées sur du vide. Il avait disparu, et pas au travers d'un portail…

Quelques secondes qui parurent des heures s'écoulèrent, avant qu'un nouveau rugissement ne se fasse entendre, et qu'une mâchoire se referme sur mon buste. Le dragon était de retour, et me secouait violemment. Je sentais ses crocs dans ma chair, et je savais une chose : quand un dragon a attraper une proie, il ne la relâche plus. Sauf pour souffler du feu, le problème c'est qu'il le fait après le début des flammes. Quand je vis le fond de sa gueule s'illuminer de violet pourpre.

Mais j'eus de la chance dans mon malheur : le dragon me balança violemment contre une caisse de poudre qui était disposé a sa gauche. IL enflamma ensuite mes gardes, termina de libérer les femelles, et les autres mâles. Puis, alors que je retrouvais mes esprits, je réalisais plus exactement sur quoi j'étais tombé. Je n'étais pas tombé sur UNE caisse de poudre. Mais dans la RESERVE entière de poudre. Que nous avions stocké ici faute d'avoir un autre endroit a l'abri de la pluie. Et que le feu était en train de terminer d'attaquer le bas du tas. Comment je le savais en étant sonné et tout en haut ? Parce que je vis tout les dragons sans aucune exception se coucher, et replier leurs ailes sur eux, ce qui était leur technique pour ne pas souffrir d'une explosion. Une technique que nous exploitions très volontiers dans nos entrainement.

Le hangar entier vola en éclat, et l'explosion fut audibles a des kilomètres a la ronde. Alors que la poussière était en train de retomber de même que les gravats, un boulet de canon s'en sorti, et déploya de larges ailes noires : Ryujin était de nouveau libre, et l'armement que ces présomptueux bipèdes avaient osés lui mettre sur le dos tombait comme de la peau morte. Maintenant s'ils avaient parlés de guerre, il était très probable que d'autre viennent les chercher, ou essaient de les capturer a nouveau. IL prit donc quelques seconde pour analyser l'endroit ou ils étaient. IL voyait au loin un bout de savane. Il pourrait aller se réfugier la bas si nécessaire, mais avant tout, il devait trouver un endroit ou se reposer, car il se sentait encore faible.

Tournant alors sa tête vers un château voisin, probablement le repaire du seigneur qui avait commandé tout ces esclaves, il se dit qu'il semblait plus approprié qu'il se réfugie ici. Tournant alors les ailes, il s'envola directement vers le château. Cela faisait longtemps qu'il ne craignait plus les bipèdes. IL avait vaincu plus d'un, et ce n'était pas leurs armes de fer qui allait faire quoi que ce soit contre ses écailles. IL n'eut donc aucun problème a se poser au milieu de la cour, non sans détruire un bout des marches avec sa queue. Il en profita pour prendre et dévorer un cheval paniqué et attaché. IL ronronna presque d'ailleurs de cette constatation : le repas était servi sur un plateau d'argent, et il n'avait pas a s'inquiéter.

Cependant alors qu'il était en train de fouir dans les chairs chaudes et juteuses du quadrupède, il entendit les bipèdes se mettre en mouvement. Ils cherchaient la bagarre et ils allaient l'avoir. Il commença par attentivement regarder comment et par ou ils se déployaient. Ensuite, il déplaça son corps. Posant une patte sur son cheval dont il ne voulait pas qu'on lui vole, il commença par enflammer le couloir d'où les hommes sortaient. En effet ils débouchaient par une petite porte latérale, dans laquelle le museau ouvert du dragon passait tout juste. Il commença donc par mettre le feu par ici, tandis que sa queue fouettait et bourrinait les escaliers derrière lui. Les soldats qui descendaient par ici furent donc au mieux fauchés, au pire écrasé. En tout cas leur progression fut sévèrement ralentie.

Ensuite un coup de feu le fit sursauter, et il releva le nez vers le donjon. Il y avait des tireurs avec les armes a feu la haut. Déployant ses ailes, il s'envola, toujours en tenant son cheval éventré, et se posa sur la tour, qui vacilla sous son poids. Il balaya d'un coup de patte les hommes et les fit tomber par-dessus bord. Puis il s'envola juste a temps, car la tour s'effondrait droit dans la cour. Il avait bien fait d'emporter son cheval. Les quelques soldats survivants furent donc écrabouillés d'abord par la pierre et ensuite par Ryujin qui se reposa et termina de manger son cheval.

C'est alors qu'un drôle de manège s'offrit a lui. Il ne tarda pas a voir un vieillard habillé de bleu, accompagné d'une magnifique fille blonde. Puis, derrière elle, il y avait quatre femme maigrelettes et mal habillées qui suivaient en portant d'énormes caisses ouvertes. L'homme s'approcha, et commença a couiner :

- Seigneur Dragon ! Je reconnaissons ta puissance, accepte ces humbles présents, et laisse nous en vie. Contre notre vie, nous vous offrons notre fille, ainsi que cet or, puissiez-vous nous laisser en paix.

Ryujin laissa un espèce de "rofl" s'échapper, et pencha le museau vers la fille : il n'avait aucun intérêt en elle, mais il avait bien compris le manège de l'homme. Profitant d'être alors a coté de lui, il tourna la tête et le niaqua d'un coup de dent, l'avalant goulument. Malheureusement les humains pour lui ne le remplissait pas. Pour être repu, il lui fallait a peu prêt trois ours. Donc un vieillard, c'était tout bon a juste lui donner des maux de ventre. Malheureusement les cinq femmes se mirent a hurler. Et comme il n'avait aucune envie de communiquer avec elle, il pencha la tête et leur souffla doucement dessus, avant de lécher la joue de la princesse devenue Reine par la force des choses. Elle sembla comprendre son message, et se tourna vers les quatre servantes

- Le Seigneur vous a libéré du joug de mon père. Nous sommes libres. Allez chercher vos affaires, nous partons en voyage, merci, Seigneur !

Elles dégagèrent, et Ryujin pu enfin reprendre tranquillement son repas. IL termina donc tout a fait le premier cheval, et a l'aide de son museau trouva en trouva un second, qu'il sortit des décombre et dévora, assit sur les ruines du château effondré.