Hey !^^

A la base je voulais attendre pour publier cette suite…. Mais vos reviews m'ont fait tellement plaisir que je me suis dit que je pouvais bien publier maintenant ! ^^

Ce chapitre était initialement un OS et qui au fil du temps est devenu la pierre angulaire de cette fic, et il me tient particulièrement à cœur…

Je vous laisse donc le découvrir et comme d'habitude, je remercie laliloulette pour les corrections ! :)


Tony se leva lentement. Sa tête tournait, mais il l'ignora. Il alla chercher l'enveloppe. Celle que Ziva lui avait donnée l'hiver dernier, elle lui avait dit à ce moment de ne l'ouvrir que si elle disparaissait. Aujourd'hui c'était le cas.

Tony se rassit dans son fauteuil et arracha l'enveloppe.


Une lueur dans le cœur, une larme dans l'œil*

« Tony,

Si tu lis cette lettre c'est que j'aurais disparu. Non je ne suis pas suicidaire. Mais tu sais aussi bien que moi que vu notre métier, chaque jour, chaque seconde peut être notre dernière. J'espère que je serais décédée de manière digne et fière, en combattante. On ne se change pas. J'espère des choses alors que je sais pertinemment qu'on ne choisi rien de ce moment. Seulement, on ne sait pas ce que nous réserve demain et c'est pour ça que j'écris maintenant, pendant que je le peux encore.

Encore une chose que tu ne sais pas de moi. Enfin sans doute pas. J'aime écrire, et je pense que je me dois de m'adresser à la personne la plus proche de moi, prends soin de toi Tony.

Si je décède j'espère que tu repenseras à cette lettre donnée un soir froid d'hiver. Tony, ce n'est pas que j'aimerai que ça ce passe comme ça….mais je dois reconnaître que même si la vie n'a pas toujours était simple pour moi, je l'aime cette vie. J'aime vivre, sentir le froid, le chaud sur mon corps, ressentir des émotions –même si je ne le montre pas tellement-, entendre vos voix, vos rire….

Je veux que vous sachiez que vous êtes les plus belles choses qui me soient arrivées. Je veux que vous sachiez qu'auprès de vous j'ai appris à vivre. Je veux que vous sachiez que les seules choses que je regretterai de cette vie c'est de toujours avoir été trop fière pour vous dire à quel point vous comptiez pour moi.

Tony, si par malheur tu lis ces lignes, c'est que probablement on m'aura, ou que l'on s'apprêtera, à m'autopsier et puis enterrer sous la terre riche de Washington DC, loin de mon « père » mais proche de ma vraie famille, ma fidèle famille, celle qui me regrettera. Je serai sans doute une tombe entretenue jusqu'à ce que vous passiez vous aussi votre tour. C'est vrai Tony, je t'entends dire que je suis pessimiste et fataliste mais ceci n'est que l'unique vérité.

Tony, promets-moi s'il-te-plaît, que tu viendras me voir. Ne me laisse pas sombrer dans l'oubli, Tony. Peu importe l'endroit où je serai, je ne vous oublierai pas, jamais. Transmets au reste de l'équipe ces quelques mots, qui jamais, ne pourront exprimer tout ce que je vous dois…

Ducky, tes anecdotes, tes histoires qui m'ont tant de fois remonté le moral, ces paroles qui me manqueront de l'endroit où je serai. J'espère que ce n'est pas toi qui feras mon autopsie… Toutes les cicatrices que tu auras étudiées me rappellent trop de choses… J'avais tout fait pour les oublier et les enfouir au plus profond de moi, mais le corps n'a pas été de cet avis… Je ne veux pas que tu souffres Ducky, pas plus que tu ne devrais. Tant de fois tu m'as permis de franchir un cap. En plus d'un soutien immense, tu as été l'un des premiers à me faire confiance pour la personne qui se cachait tant bien que mal derrière une armure.

Tim, ton soutien, tes atouts. À tes côtés la vie devient plus simple. Reste toi-même ne change pas, s'il-te-plaît. Tu m'as beaucoup aidée même si je l'ai trop souvent caché… À mon retour de Somalie par exemple. Je n'ai pas envie de m'étendre sur ce sujet, mais merci pour tout Timmy. Je sais aussi que je t'ai agacé, mais ne m'oublie pas je sais que tu ne le feras pas… C'est sans doute ma plus grande peur : l'oubli…

Abby, mon amie, la seule vraie que j'ai eue. Abby, je sais nos débuts n'ont pas étés simples… Je sais que pour toi, j'avais pris la place de Kate… Je suis désolée. Abby, t'es la meilleure ! Ne culpabilise pas, s'il-te-plaît, ça ne servira a rien : si je ne suis plus, c'est uniquement de ma faute. Continue à vivre, mais ne m'oublie pas, s'il-te-plaît… Reste forte, tu es l'un des piliers de l'équipe, c'est toi qui les portera. Abby, merci pour tout. Tu as été capable de te mettre en face de moi, pour mon bien. Je n'ai jamais été très à l'aise avec tes expansions d'affection, mais le jour où je ne serais plus là, elles me manqueront. Essaye de ne pas être aussi dure que tu l'as été avec moi avec ma remplaçante.

Gibbs. Mon père d'adoption : tu as tout fait, tu as agi comme un père devait agir avec ses enfants… Le souvenir le plus dur de toi, c'est le jour où dans ta cave tu m'as reproché de t'avoir menti depuis le début après avoir tué Ari… La seule phrase que j'ai pu te dire à ce moment c'était « comment pouvez vous penser que… C'était mon frère… La personne qui ressemble le plus…à… un père…pour moi m'accuse de … ». Pour avouer la vérité, ce jour-là je me suis retrouvée je ne sais comment devant mon appartement en pleurant toutes les larmes de mon corps. Tu m'as soutenue, tu m'as aidée, tu m'as portée Gibbs, tu étais pour moi le père que j'avais perdu. Gibbs, tellement important à mes yeux, tu as perdu Shannon, Kelly, Kate, Jenny, Mike, et maintenant tu dois aussi surmonter ma mort. Il ne faut pas s'excuser, mais je suis désolée de t'infliger ça. Je t'aime Papa.

Je m'en vais rejoindre ma mère, Tali, Jenny, tant de bons moments avec vous. Cependant, chaque chose a une fin la vie et les bons moments aussi. Vous me manquerez, tous.

Tony, entre nous cela a toujours été compliqué, tendu. Outre notre caractère, la règle numéro 12, les incompréhensions, les réactions, la tension, les conflits d'intérêts… Tony, ne culpabilise pas, tu n'es pas responsable de mes actes. Sans toi, il y a longtemps que j'aurais disparu… Pense au bien et pas au mal. Surmonte ma perte, comme tu l'as déjà fait pour d'autres personnes, pour toi, pour l'équipe, pour moi.

Tony, vu le nombre d'années que l'on a passées ensembles, tu sais combien il est dur pour moi de parler de mes sentiments, mais ici c'est différent. Peut-être parce que, si tu me lis c'est que tu ne me reverras pas, que tu ne poseras pas de jugement sur moi.

Tony, depuis notre première rencontre, même après Mickael, Jeanne, Ray ou encore EJ, depuis notre premier regard, Tony, je t'aime. Mais par faiblesse, par peur de ta réaction, par respect pour Gibbs, je ne te l'ai jamais dit. Mais ceci n'est que la vérité. Je t'aime. Je suis désolée de te l'annoncer alors que je ne suis plus.

Ah Tony ! N'est ce pas ironique ? La personne qui a voulu se confier le moins possible de toute sa vie, t'annonce comme ça qu'elle t'aime depuis le début ? Et ce, alors que tu ne la reverras plus ?

Mais, vois-tu, l'une des premières choses que l'on m'a apprise ici, c'est « mieux vaut tard que jamais ». Bêtement alors, j'applique la formule. Je voulais que tu saches ce que je pensais vraiment de toi.

Tony, tant de fois, j'ai espéré un geste de toi, un signe d'affection plus important qu'il n'aurait dû l'être. Il y en a eu. Mais, à ce moment, impossible de te le dire, de dire quelque chose… Peur… Terrifiée… C'est réellement ce qu'il s'est passé.

Mais maintenant Tony, je ne souhaite qu'une chose : te voir heureux. Garde l'affection que j'aurais tant aimé recevoir. Donne-la à quelqu'un qui l'a mérite et qui t'aimeras autant que j'ai pu t'aimer. Je ne veux pas hanter ta vie, Tony.

Parce que l'un de mes autres regrets est de ne jamais avoir pu te dire en face, ce que j'écris maintenant.

Avec tout mon amour, je t'aime

Ziva.

On dit souvent qu'on meurt deux fois, à notre mort physique puis lorsque l'on nous oublie… Je ne veux pas connaître ça… Je compte encore sur vous... »


Le titre est un extrait de « cinquième soleil » de Keny Arkana.

Comment vous trouvez ce chapitre sinon ? :)