Voici donc le premier prologue.
Bonne lecture !
Prologue un.
Comme d'habitude, il y avait effervescence parmi les membres de U.N.I.T. Encore une journée de travail, à chercher le moindre indice concernant le Docteur. Une bonne journée, en somme. Une de plus les éloignant de l'instant fatidique où ils seraient au chômage ou à la retraite.
Les soldats revoyaient leur équipements, leur cargaisons, les provisions, les calculs pour certains, tandis que d'autres attendaient leur retour au poste en jouant aux cartes.
On est sérieux, ou on ne l'est pas à U.N.I.T.
. . .
Mickey Smith faisait l'inventaire des provisions, une des choses qu'il détestait le plus, mais il fallait bien qu' « un idiot le fasse » se plaisait-il à dire. En l'occurrence, c'était lui, l'idiot, ici. Il soupira tandis qu'il cochait encore une case, précédemment vide, en face des lignes « Œufs : quantité, états, estimations » et qu'il remplissait les lignes vides laissés à côté. En temps normal, il ne s'amusait pas sur son lieu de travail, mais son inventaire étant vraiment à chier, il ouvrit une boîte d'œufs et en sortit un, qu'il lança en l'air. Il plaça sa main pour le rattraper mais un bruit métallique, indiquant qu'un autre idiot -en charge des couverts- avait laissé tomber l'un de ses objets, le déconcentra et la coquille se brisa sur son épaule droite, laissant dégouliner le liquide sur ses vêtements.
« Merde », jura-t-il.
Vraiment, il détestait ça.
Qui était l'abruti qui l'avait déconcentré ? Enfin bon, l'important était de nettoyer ce désagrément et de signaler sur son rapport qu'un œuf avait tout bonnement disparu, probablement jeté par l'une des nombreuses fenêtres du bâtiment. Et si quelqu'un lui faisait remarquer qu'il avait une drôle d'odeur, il n'aura qu'à dire que Martha lui avait préparé une omelette et qu'il en avait repris.
Il termina son inventaire après s'être nettoyé, pris délicatement la coquille d'œuf et la balança de la fenêtre du troisième étage, près des bureaux administratifs.
Ni vu, ni connu.
. . .
Martha Jones -Smith, désormais- accourait dans le bureau de son supérieur, elle avait un rapport à lui remettre, mais ce n'était pas pour ça qu'il l'avait appelée.
Elle entra dans le bureau et la secrétaire lui prit le dossier avant de l'inviter à entrer dans celui de son supérieur hiérarchique.
Elle toqua et toussota en entrant.
« Bonjour Monsieur. Vous m'avez fait appeler.
- Oui Martha, j'aurai quelque chose à vous demander.
- Bien.
- J'ai eu vent qu'il y aurait un fort pourcentage de Weevil dans la campagne, au Kansas, pas loin d'Arkansas City plus précisément, je sais que c'est le ressort de Torchwood, mais ils ne peuvent désespérément pas venir pour s'en charger. Étant donné que vous avez été envoyé dans leur base il y a un an et demi de cela, j'ai pensé que vous auriez pu vous en charger. Je vous en serais gré, Mademoiselle Jones.
- Madame Smith, Monsieur.
- Mes excuses, Madame Smith. J'oublie parfois que certains de mes employés se rencontrent dans des endroits sacrément charmants.
- Pas de soucis Monsieur. D'ailleurs, j'ai apporté le rapport sur Manhattan, votre secrétaire l'a bien réceptionné.
- Merci bien. Vous pouvez disposer, Madame Smith.
- A vos ordres, Monsieur. »
Martha sortit du bureau, sourit à la secrétaire, soulagée d'avoir remis le rapport à temps. Elle soupira, elle allait devoir terminer ses paperasses maintenant. Elle n'aimait pas ça. Elle avait encore un peu de temps, peut-être pourrait-elle aller se prendre un café ?
« ALERTE, ALERTE, LE VALIANT A DISPARU. JE RÉPETE, LE VALIANT A DISPARU. ALERTE, ALERTE, LE VALIANT A DISPARU. JE RÉPETE, LE VALIANT A DISPARU. TOUS A VOS POSTES. »
Bon, le café, ça sera pour plus tard on dirait.
Et puis, pour être honnête, malgré le jour de la retraite ou du chômage qui était encore repoussé, ce n'était peut-être pas une si bonne journée que ça, finalement.
Et voilà, j'espère que ça vous a plus, à bientôt pour le prochain prologue :).
