PDV Brian
J'ai rêvé de NY.
Et mon rêve est devenu réalité. Je vis et je travaille dans la grosse pomme et c'est fantastique…
Être gay a NY, c'est génial. J'ai découvert des dizaines de clubs, plein à craquer de centaines de mecs qui font la queue pour me tailler une pipe ou se faire baiser. Au moins dans une ville de cette taille, il n'y a aucun risque de pénurie.
Côté travail, toute l'agence est à ma botte, y compris les associés. Il a fallu beaucoup moins de temps que ce que j'avais prévu car j'ai récupéré deux clients prêts à claquer la porte, ils ont fini par embrasser le sol sur lequel je marche.
Le seul problème vient des sous fifres : un des associés, m'a demandé d'être un peu plus souple car mon nouvel assistant a demandé à être réaffecter et c'est le deuxième depuis que je suis arrivé. Mais est-ce ma faute s'ils sont totalement abrutis ? Il faudra vraiment que je trouve une solution pour faire venir Cynthia à NY.
J'habite un appartement à Manhattan. J'ai mis le loft en vente, mais même si j'ai eu quelques offres généreuses je les ai refusées. C'est le premier endroit où je me suis senti en sécurité et ça n'a pas de prix. J'ai bien fait, car mes employeurs ont « généreusement » offert de prendre en charge mes frais de logement comme bonus pour le sauvetage de leur réputation.
Il y a moins de trois mois que je suis à NY et pourtant ma situation professionnelle est plus solide qu'elle n'a jamais été…
Je reconnais que je travaille 80 heures par semaine. Je vais dans un club ou un bar presque chaque soir pour une ou deux baises rapides dans la backroom, un verre de whisky ou un petit joint jamais plus… En général je rentre seul et avant minuit…
Tout est simple et facile car je ne perds jamais mon temps : pas de fils (Gus), pas de meilleur ami pleurnicheur (Mickey), pas d'amie (Linds), pas de copains (Ted, Emmet), pas de donneuse de leçon (Debbie), pas d'ennemie intime (Mel), pas de vieille folle (Vic), pas de réputation à entretenir, pas de problèmes familiaux…
… pas de minet (Justin), pas de minet à éduquer (Justin), pas de minet à sauver (Justin), pas de minet à repousser (Justin)...
Et ce n'est certainement pas parce que tous ces boulets me manquent que je suis dans cet avion, avec un sourire allant d'une oreille à l'autre, rien qu'à l'idée d'atterrir dans quelques minutes et de les revoirs.
Ma vie à New York est un rêve… un rêve pathétique !
A suivre…
Dans le prochain chapitre : Brian arrive à Pittsburgh : les retrouvailles avec Michaël et l'arrivée au restaurant.
