Chapitre 2 : festin et dispute
Ah ! La grande salle et le fameux festin de rentrée de Poudlard, je crois que ça va me manquer. Toute cette délicieuse nourriture, ces premiers années terrifiés et émerveillés par Poudlard. Malgré toute la convivialité qui règne dans la salle, je reste pensive en attendant que Dray fasse son entrée. Personne ne les a vu Blaise et lui. Mais que font-ils ?
Ne t'inquiète pas il va arriver, profites plutôt de ce dernier festin, je crois que ça va me manquer toute cette nourriture, me dit Théo en rigolant
Je pensais exactement la même chose, même le discours de ce vieux fou de Dumbledore va me manquer. Tu ne trouves pas ça bizarre qu'ils ne soient pas encore là.
Ne t'inquiète pas Whise, Dragichou en a juste sûrement marre de voir ta tronche, me dit la langue de vipère qui me sert de voisine.
Pansy la ferme estime toi heureuse que le directeur est accepté de te reprendre cette année après que tu es voulu livrer Potter à Voldemort l'année dernière, rugit Blaise dans mon dos.
Je remarque qu'il est accompagné de Drago, ce dernier évite de me regarder et s'assoit à côté de Pansy. Non mais qu'est-ce qu'il fait ! Il peut être fâché mais là c'est une déclaration de guerre. Pourquoi cette fille est-elle encore là !
Cette saloperie de Pansy se jette alors sur lui et le colle tel un ours sur un pot de miel. Je vais l'étrangler et cet idiot qui ne dit rien et rentre même dans son jeu. Je serre les poings et sent la moutarde me monter au nez quand il pose sa main sur sa cuisse. Ça suffit maintenant !
Je ne peux pas en supporter davantage. La vue de cette garce et de mon « meilleur ami » en train de se toucher, me dégoûte. Je me lève baguette en main et crie :
Toi, la pimbêche tu ôtes tes sales pattes et tu dégages avant que je ne t'estropie et toi, di- je en fixant Drago, comment peux-tu l'as laissé te toucher, cette traitresse !
Je ne sais pas qui entre elle ou toi, est la traitresse ! Va donc retrouver ton Potter ! hurle t'il. Il est à présent debout en face de moi et nous nous toisons baguette en main.
Comment oses-tu ! Je ne sors pas avec Harry, nous avons juste décidés de nous conduire en personnes civilisées. Nous avons fait front ensemble l'année dernière et avons vaincus les mages noirs. Tu semble avoir oublié tout ça ! Tu redeviens ce gamin pourri gâté et stupide ! On dirait ton père !
Oups là j'ai fait une boulette, la seule chose qui pouvait atteindre Dray, c'est son père. Je me rend compte de ma lourde erreur mais je n'ai pas le temps de m'excuser que Drago comme enragé, pointe sa baguette sur moi et rugit :
Tu as tout dit on dirait, si je suis si stupide, je pense que tu ne devrais plus me fréquenter ! Notre amitié vient de prendre fin ici et maintenant, alors maintenant tu es morte pour moi ! Ne m'approche plus !
Il se lève, et prend la main d'une serpentarde qui est assise deux rangs à côté de nous et quitte la grande salle.
Je reste là debout au centre de cette salle, tout le monde me regarde, mais je suis incapable de réagir. Drago vient de me planter un couteau dans le cœur. Je suis anéantie et tellement en colère, comment peut-il réagir de la sorte.
Monsieur Zabini, veuillez faire sortir votre amie, je crois qu'un peu d'air lui ferait du bien. Dit Dumbledore.
Blaise approuve d'un signe de tête et me prend par les épaules pour m'entraîner dans la cour. Je le laisse m'emmener trop secouée par ce qu'il vient de se passer. Une fois loin de toute cette agitation et de tous ces regards, j'explose en larmes. Blaise me sert dans ces bras et nous fait nous asseoir le long de la fontaine, jusqu'à ce que je sois totalement calmée. Une main se pose sur mon genoux, je relève alors les yeux et remarque que Milli, Théo et les Gryffondors nous ont suivis. Ils me regardent tous avec une profonde tristesse, même Ron semble navré pour moi.
Je ne veux pas de leur pitié, moi, la reine des serpentardes, je ne peux pas me montrer faible, je reprends contenance, mon masque d'indifférence remplace celui de la fille fragile.
Ne me regardez pas comme ça, les amis, un de perdu dix de retrouvés ! Je me moque de ce qu'il peut avoir dit !
Ecoute Lia, on comprend que ça te fasse du mal, si tu veux parler, on est tous là, me dit mon amie rouge et or.
Laisse Hermione, j'avais juste besoin de me libérer de toute cette colère mais je me moque de cet imbécile. Il peut bien se taper les pétasses qu'il veut grand bien lui fasse !
Arrête-tu ne trompes personne ici, même pas moi, me dit Ron, on connaît tes sentiments pour lui.
Quoi ?! tu te fais des films moldus Weasley !
Lia ! me réprimande Hermione
Ok, c'est bon …. Bougonnais-je, je vais me coucher je suis fatiguée de cette journée. A demain tout le monde
Je ne leur laisse pas le temps de me répondre ou de me retenir, je quitte la cour en courant. Je descends rapidement aux cachots, tête baisse et fonce dans quelqu'un. Qui est l'idiot qui se promène à cette heure-ci dans les couloirs ?
Tu ne peux pas regarder où tu vas espèce de ….., pas le temps de finir que je tombe sur deux iris noirs corbeaux qui terrifie n'importe quel élève normalement constitué de ce château.
Oui Miss, finissez votre phrase ! me dit d'une voix trainante mon directeur de maison, fraichement réhabilité par le ministre de la magie. Il avait été un espion de Dumbledore et était donc innocenté de tout les crimes qu'il avait fait durant les deux guerres sorcières.
Professeur excusez-moi ! je pensais que c'était …
Oui je sais vous pensiez que c'était un de vos camarades de classe, mais non ce n'est que votre directeur de maison, écoute moi miss, j'ai deux choses à vous dire : la première, je ne veux plus que vous fassiez de scène comme celle de toute à l'heure, la maison Serpentard présente une certaine noblesse, elle ne s'affiche pas de la sorte. Et la seconde, laissez donc monsieur Malfoy, il reviendra vers vous dès qu'il aura compris son erreur, il est un peu long à la détente, si je puis me permettre. Maintenant allez vous coucher, demain vous commencez par deux heures de potions à 8h. Et vous savez que je déteste enlever des points à ma maison surtout pour les retardataires.
Bien professeur et merci !
De rien Miss.
Voilà un échange des plus bizarres, je n'ai vraiment pas de chance, j'avais un pourcent de chance de rentrer dans la tronche de Rogue et punaise c'est même pas encore le premier jour. Je continue mon chemin et passe devant la porte des dortoirs des garçons de dernière année. Des bruits, me parviennent, cette fille est vraiment une chienne bon sang ! Je le hais ! Il m'aime hein Hermione et bien vient donc ici pour voir à quel point.
Avant d'entrer dans le dortoir de cet abruti et de lui envoyer un doloris bien corsé à lui et sa groupie, je décide de rejoindre mon dortoir.
Je me couche tout habillée dans mon lit et décide de ne plus penser à rien.
Miaou, Miaou
Oh bon sang, Panama je t'avais complètement oublié.
Je me relève et me dirige vers la cage de mon siamois qui en a marre d'être enfermée. Il sort comme un dingue et me saute dessus. Il vient se poser sur mon lit en boule et se rendort aussitôt. Vive la vie de chat. Je me love contre lui et le carasse. Ce chat a toujours une tendance à me calmer.
Je ferme les yeux et m'endort en me disant que demain ne pourra pas être pire. Cette journée avait pourtant si bien commencé.
