Je suis de retour mes amis! Comment allez-vous après tout ce temps? Moi pas top, je suis actuellement en fin de grippe... Ba mine de rien ça tue un homme cette maladie, moi je vous le dit!

Tout d'abord : WOW! Merci pour vos retours super encourageants, ça fait super plaisir c'est un truc de fou. Honnêtement je savais pas à quoi m'attendre en mettant ce prologue en ligne: est-ce que ça va plaire, est ce que je vais trouver un public pour une histoire à cette époque? Ou alors est ce que je vais juste passer pour une gogolle? Et vos retours sont juste incroyables: reviews et followers et même des favorit (alors que ce n'est qu'un prologue!) sont présents et c'est juste dingue. Alors encore merci. Sérieusement je m'attendais tellement pas à me réveiller, le lendemain de la mise en ligne, à cause de mon portable me disant "New Story fallower" à 8 heure du matin.

Comme Sinwen l'a fait remarquer dans sa review (merci à toi d'ailleurs) je compte effectivement respecter au plus possible le cadre de l'époque, avec les manières de pensées qui vont avec. Ce qui explique, en partie, le manque de réaction des gens et notamment de Mr Ronnand fasse à la maltraitance des Dursley sur Harry: à l'époque la vie était si dure que chacun s'occupait de ses affaires, ce qui se passait dans une famille concernait la famille seulement et personne n'avait droit d'intervenir excepté éventuellement des religieux... Et bien sur dans notre cas, Mr Amond n'allait certainement pas intervenir en faveur d'Harry.

Sur ce, bonne lecture!.


Chapitre 1 :

Un jeune homme marchait tranquillement, retrouvant naturellement son chemin entre les nombreux arbres, ne suivant que son instinct qui le guidait. Il se dirigeait vers son lieu de résidence. Depuis qu'il vivait en forêt il avait dû changer trois fois de lieu, s'enfonçant toujours plus profondément dans les bois. Au début il avait hésité à s'écarter totalement de la vie civile, de la vie en communauté au contact des humains. Mais au bout de seulement deux années il avait pus faire le constat que les animaux et la nature valaient bien mieux que les humains : ils étaient plus doux, fidèles, et sûrs. Au contraire les humains étaient imprévisibles ; ils devraient chérir les leurs mais ne le faisaient pas. Ils s'engageaient dans des guerres folles sans penser qu'ils pourraient plutôt user de la parole pour trouver terrain d'entente. Ils semblaient de tel sauvages comparé aux créatures de la forêt. Pour exemple : les loups, en meute, gardaient toujours un œil les uns sur les autres, se protégeaient toujours et en toute circonstances. Excepté lorsque l'un des leurs défiait l'alpha de la meute. Au quel cas le concerné avait alors trois options : il gagnait et devenait l'alpha à la place de l'alpha, et pouvait alors avoir le droit de vie ou de mort sur l'ancien. Il perdait et était destiné à vivre en loup errant ou il perdait et mourrait sous les crocs de l'alpha, geste symboliquement fort. Il montrait ainsi sa supériorité et que ce sort attendait tous ceux qui oseraient le défier. Tels étaient les lois lupines. Des lois dures mais justes et prévisibles.

Harry, lorsqu'il avait quitté le domicile des Dursley alors qu'il avait seulement douze ans, avait eu un temps d'adaptation pour comprendre le fonctionnement exacte de la forêt, pour se faire accepter par les créatures qui y vivaient. Sur son premier lieu d'établissement, il avait croisé renards, mulots, lapins, biches et cerfs, sangliers et oiseaux principalement, avec également quelques serpents. Il avait mis du temps pour amadouer les plus dangereux : les renards, c'était eux les plus dangereux parce qu'ils étaient du genre a venir chaparder et pouvait s'attaquer à lui sans raison, ce qui n'était pas le cas des cerfs, ni des sangliers. Il avait commencé par nourrir de graines et de baies les oiseaux, qui après n'hésitaient plus à s'approcher de lui parce qu'il était synonyme de nourriture. Puis il avait suivis le même procédé pour attirer les mulots, pour finir par servir les mulots et les oiseaux aux renards. Cette entreprise à elle seule lui avait pris plusieurs mois.

Il vivait alors heureux, avait même aidé une renarde à mettre au monde sa porté de petits. Pour l'en remercier elle lui avait confié la garde de l'un d'entre eux à peine fut il sevré. Le poil du petit était du plus incroyable des roux, tel le feu qu'il allumait pour cuire les lapins et poissons qu'il capturait, des motifs sans sens le parcourant, apportant des nuances dans le poil doux et duveteux. Les yeux de l'animal étaient entre le bleu et le vert, restant pale sur ce visage adorable.

Lorsque Harry avait vus le geste de la mère, il avait essayé de la convaincre de le garder, mais le petit était venus vers lui, sautillant et couinant en sa direction. Il avait alors craqué devant cette adorable créature de laquelle on lui avait pourtant appris à se méfier.

Il avait alors treize ans, lorsque Chad avait commencé à vivre avec lui. Depuis ce jour là, ils ne se quittaient plus, ils étaient devenus le monde l'un de l'autre.

Mais, alors que Harry n'avait pas encore atteint ses quatorze ans, des hommes s'étaient aventurés dans sa partie de la forêt. Au début ce n'était qu'un ou deux hommes tout les deux ou trois jours, mais le nombre augmentait sans arrêt, venant chasser pour nourrir les villages alentours. Alors Harry et Chad partirent plus loin, plus profondément dans la forêt, parce que Harry ne pouvait de toute manière pas faire demi-tour : il ne serait plus toléré dans son village et il ne pouvait de toute façon pas se résoudre à abandonner Chad.

Ils avaient mis deux bon mois à trouver une place correcte où s'installer. Et le même manège avait recommencé : Harry avait dû apprivoiser les animaux sauvages, mais en faisant cette fois attention à ne pas délaisser Chad, se faire accepter d'eux. La population n'était pas trop différente par rapport à la première fois si ce n'est pour les quelques loups qu'il apercevait au loin mais qui ne s'approchaient jamais de lui ou du semblant de cabane qu'il s'était construite.

Ils vécurent tranquillement dans ce lieu pendant deux douces années. Il changèrent d'endroit lorsque, pendant une tempête particulièrement virulente, la terre s'effondra, changeant le paysage, arrachant et déracinant les plantes sur son passage dévastateur. La vague de boue, végétaux, et roches s'était abattue sur leur petit chez eux. Fort heureusement à ce moment ils étaient partis aider un nid d'oisillons, Harry faisant attention à ce que Chad n'en fasse pas son en cas. Lorsqu'ils étaient revenus, et qu'il avait vus les dégâts, Harry était resté sans émotion, avant de tourner son regard vers Chad, un sourire engageant sur les lèvres.

-Eh ba mon vieux… On a plus qu'à chercher un nouveau chez nous !

Et c'est ce qu'ils avaient fais, cette fois plus de quatre mois étaient passés avant qu'ils ne trouvent l'endroit parfais. Ils étaient enfoncé au cœur de la forêt, là ou jamais aucun être humain sain d'esprit ne viendrait de peur des créatures sauvages et dangereuses s'y trouvant. Leur nouveau chez eux se trouvait entre les territoires de deux meutes de loups, ces meutes se menaient une guerre sans merci pour la suprématie des territoires. Alors quand Harry et Chad s'étaient installés cette guerre avait était enrayé, les deux ramenant des provisions pour chacun des camps. Ainsi, entre les deux territoires, se trouvait maintenant leur territoire : le territoire de l'étrange deux patte et de son feu-follet rouge. C'est du moins ainsi que les loups les voyaient : deux étrange créatures venus d'une autre contrée, mais qui ne leur voulait aucun mal. C'est comme ça que la cohabitation de ces trois différentes meutes s'était faites, bien sur les deux meutes lupine avaient encore des affrontements, mais ça restait, à présent, plus de l'ordre du jeux que de la véritable guerre comme précédemment. Les deux nouveau arrivant avaient crée une ligne délimitant leur territoire de tel façon à ce qu'ils n'y ai plus raisons de s'affronter. En plus de ça ce terrain de délimitation était devenus pour eux un terrain neutre, où il faisait bon de passer du temps.

Ce coin de forêt donnait vue sur des hauteurs montagneuses, des hauteurs qui étaient habitées par des ours. Ces derniers redescendaient parfois, aussi Harry avait dû également les nourrir pour faire en sorte de ne pas risquer d'être leur prochaine proie. Pour cette raison lorsque les ours préparaient leur hibernation, Harry et Chad les y aidaient et venaient ensuite pendant les temps froid dormir dans leurs cavernes, dans leurs douces et chaudes fourrures. Les ours n'y voyaient aucun inconvénients tant qu'ils ne les dérangeaient pas. Chad passait ainsi son hibernation avec les ours, tandis que Harry passait ses journées d'hivers en compagnies des créatures en bas des rocheuses, et les nuits en haut des rocheuses, avec sa seule famille et les ours. Jamais hivers n'avait été moins rudes pour lui. Même chez les Durlsey la vie pendant la saison hivernal était particulièrement dure et froide. Mais vêtus de peau de bête et des restes de tissus en cotons qu'il avait, entre autres choses, pris avec lui lors de son départ, entouré en plus par la chaleur animal lors des heures les plus froide, Harry n'avait pas froid. Son cœur était remplis d'amour et de joie. Sa vie, il voulait la passer en compagnie des animaux de la forêt, il savait que sa place était ici et nul part ailleurs.

Durant toute ces années Harry, en plus de s'occuper de ses relations avec ses voisins les animaux, avait continué à en apprendre toujours plus sur les plantes et leurs vertus. Les mélangeants, expérimentant leurs bienfaits autant que leurs méfaits. Il soignait ainsi de son mieux possible les blessures des animaux qui en avaient besoin, il guérissait même les blessures du corps qui ne se voyaient pas. Par exemple il avait comprit que lorsqu'une tache violette apparaissait sur sa peau, c'est parce que quelque chose avait cassé à l'intérieur de son corps, il soupçonnait que ce devait être les conduit de sang, et pensait que ce n'était sans incidence pour la santé. De même il avait réussi à faire en sorte de soigner une pattes d'un des loup. Celui-ci boitait depuis quelques temps et Harry avait réussis, après moult efforts, à touché l'animal et il avait découvert que dans la pattes l'os était cassé. Il avait alors déplacer l'os pour le remettre dans la bonne ligne puis avait entouré la pattes avec nombreuse bandes, feuilles, lianes, de tel manière à ce qu'elle puisse le moins possible bouger. Aujourd'hui le loup, qui aurait dû mourir, pouvait de nouveau courir librement.

En plus de cela, il avait trouvé une solution pour écrire, alors partout sur les murs de son chez lui pratiquait, il prenait cette substance noir et écrivait du bout de ses doigts. Il écrivait tout ce qui lui passait par la tête : des mots, des phrases qui sonnaient joliment à ses oreilles, des résultats qu'il avait obtenus, pour ne pas risquer de les oublier, des chiffres et des figures qui n'avait sens que pour lui. Sans oublier le plafond.

Il aimait observer les étoiles pendant des nuits entières, les meilleurs étant celles les plus chaudes et douces d'été mais aussi les plus longues et froides d'hivers. Il aimait ces petites lumières flottant dans le ciel et parfois se surprenait à rêver de voler là haut, avec les oiseaux, d'aller ensuite toucher les étoiles. Il rêvait qu'un jour, quelqu'un irait marcher sur l'astre lunaire, armé de rêves forts et merveilleux, cette personne marcherait sur cet astre magnifique, et tous connaîtraient son nom. Et bien qu'il savait que ce n'était qu'un rêve, Harry ne pouvait s'empêcher de se dire qu'un jour, oui, un jour, quelqu'un irait là-haut. Mais pour le moment cette terre sur laquelle ils vivaient tous recelait encore de nombreux secrets et mystères pour satisfaire à sa curiosité. Pourtant, sur le plafond de sa maison, il dessinait les étoiles comme il pouvait les observer, il les dessinaient à en avoirs la tête qui tourne, à tomber de ce sur quoi il était grimpé pour réaliser son ouvrage.

A quelques temps de marches, il avait découvert l'existence d'une chute d'eau, lui autant que Chad aimaient s'y jeter lors des chaudes journées d'été, parfois certaines créatures les rejoignaient. C'était dans le ruisseau qui suivait la chute qu'ils venaient chercher leurs poissons. Ils l'avaient découverte lors d'une de leurs nombreuse course à travers les bois. Les deux aimant la liberté que leurs procurait la course : les sensations sous leurs pas, le vent fouettant leurs faces, s'engouffrant dans leurs fourrures. Il ne faisaient alors plus qu'un avec la nature. Chad n'avait qu'un regret, il ne pouvait monter aux arbres comme le faisait Harry. Il n'avait pas les attributs nécessaire à cette activité que Harry pratiquait sans aucun mal avec son corps souple, et ses mains qui pouvaient agripper les choses.

Aujourd'hui Harry avait dix-sept automnes, et allait sur ses dix-huit. Il n'avait plus ce nid en guise de cheveux que détestait tant sa tante mais une longue chevelure brune, lui arrivant jusque derrière les genoux : il n'avait ni le temps, ni les moyens, ni la préoccupation de les couper. Et puis ce n'est pas comme si il avait besoin de faire des efforts pour bien présenter puis ce qu'il ne voyait jamais aucun être de son espèce. Alors il se contentait de les attacher d'une manière ou d'une autre avec un cordon. Généralement ses cheveux finissaient par être attaché dans un simulacre de tresse, partant en tout sens. Ses yeux étaient toujours aussi vert, et son corps, bien qu'ayant grandis, restait d'un petit mètre soixante. Ce qui l'arrangeait au final, ainsi il avait besoin de moins de peaux pour se faire ses vêtements. Chad quand à lui s'était fait de plus en plus de poil blanc au cours du temps, aujourd'hui Harry redoutait un peu plus chaque jours la disparition inévitable de son ami, de sa famille.

-Hey Chad tu veux bien garder ça s'il te plaît ? Sans le manger de préférence !

Harry venait de lui confier du poisson franchement pêché, le temps pour lui d'allumer un feu pour les cuire. Chad aussi savait que sa fin arrivait, il le savait mais pour autant il n'avait pas peur, non ce qui lui faisait peur c'était de laisser son petit deux pattes seul. Il veillait sur lui depuis toujours, que deviendrait-il quand lui aurait rejoint l'autre endroit ? Il ne savait pas et c'était bien ce qui l'inquiétait. Mais il ne pourrait pas faire part de ses inquiétudes à son humain (Harry lui avait un jour révélé que c'était son espèce), ils ne parlaient pas la même langue après tout. Mais une chose était sûre : il resterait jusqu'au bout avec lui. Toujours.*

Et c'est ce qu'il fit, il partit lorsque vint le premier jour de printemps cette année là et durant des jours entiers Harry ne fis rien d'autre que d'aller se recueillir sur le lieux de repos éternelle de son compagnon. Il l'avait placé en terre à mit chemin entre la cascade, leur chez eux, et la tanière de leurs amis ours. Il restait ici des heures durant où il ne faisait rien de plus que rester prostré, maudissant ce Dieu au quel il ne croyait pas, maudissant la courte espérance de vie des renards. Pendant ces jours de deuil, les animaux qui entouraient Harry lui avaient amené toute la nourriture dont il pourrait avoir besoin et même plus encore, ils restaient aussi parfois à ses côté devant ce monticule de terre.

Depuis cette période de tristesse quelques mois étaient passés, Harry avait eu beaucoup de mal à reprendre sa vie en main mais heureusement ses amis sauvages étaient présents pour l'accompagner dans son deuil. Il avait recommencé petit à petit à aller chercher sa propre nourriture, puis avait recommencé à passer des heures à écrire, à dessiner, à regarder les étoiles puis il avait recommencé à courir dans les bois, accompagné ou non, il courrait des heures durant, ne pensant plus à rien.

La saison chaude était venus bien plus vite que prévus et était la plus chaude que Harry ai souvenir d'avoir vécus. Harry sentait les gouttes de sueur rouler sur sa peau moite, la sensation était particulièrement désagréable, il se sentait comme s'il allait fondre d'un instant à l'autre. Les loups s'était regroupés sur son territoire, à l'ombre des grands arbres centenaire, et haletaient pour retrouver un semblant de fraîcheur. Harry, ne supportant plus cette atmosphère lourde et chaude, se leva pour se diriger vers la cascade car il savait le bien qu'elle était capable de lui procurer en de telles circonstances.

En y arrivant, il ne mit guère longtemps à retirer les quelques vêtements de cotons usé qui lui couvraient la peau. Il fit quelque brasses dans la source, savourant avec bonheur la sensation de l'eau fraîche l'entourant, le portant doucement au grès des mouvements crées par la cascade. Il s'immergeait la tête sous l'eau avec délices, pensant que, quelque part, les ours devaient sans doute faire la même chose que lui, mais en plus devaient être en train d'attraper et manger des poissons. Il ressortit la tête de l'eau et recrachât dans un mini geyser l'eau qu'il avait en bouche. Puis il se dirigeât en tournoyant un peu vers la cascade, se positionnant en dessous sur une roche se trouvant là, il envoyât sa tête en arrière, laissant l'eau lui couler sur le visage. Il restait là, laissant ses pensées vagabonder, il pensait avec nostalgie à la vieille Mrs Figg, se demandait si elle était encore en vie. Il pensait à son ancienne « famille », se questionnait sur ce qu'était devenus Dudley, était-il toujours une canaille ? Ou s'était-il assagis ? Mr Ronnand ne devait plus travailler chez les Dursley depuis bien longtemps maintenant, peut être avaient-ils engagé quelqu'un pour reprendre les corvées que lui-même avait laissé derrière lui sans le moindre remords. Oui, il n'avait aucun regrets quand à son ancienne vie : celle-ci n'était pas plus dure, il n'avait généralement pas trop de problèmes pour trouver de quoi se nourrir, il vivait sans aucune restriction, loin de tout les problèmes typiquement humain tout en restant entouré de nombreuses âmes, veillant les uns sur les autres. Il pouvait parcourir les fantaisies de ses réflexions, de son imagination, sans que personne ne lui pose la moindre limite et c'était là, de son avis, la plus grande des libertés.

Passant la main dans ses cheveux, il en était là dans ses réflexions lorsqu'il entendit un bruit sourd de chute. Se tournant précipitamment il aperçu au loin une forme allongé au sol. Se rapprochant, il n'eut aucun mal à identifier ce qu'était cette forme : c'était un homme. En s'approchant un peu plus, avec une grande précaution, il vit que l'homme était un adulte assez jeune, mais il vit surtout une grande étendue rouge au niveau de l'épaule droite de l'étranger. En voyant ça, il pensa de suite à toute les plantes médicinales qui se trouvaient dans sa maison. Mais il savait qu'il n'avait pas la force pour porter un homme adulte jusque là-bas. Aussi, après avoir remis ses vêtements, il pris route vers son territoire où il réquisitionna des loups pour l'aider à transporter l'homme inconscient. Certes ils ne parlaient pas le même langage, mais ils avaient appris, au cour du temps, à communiquer, se comprenant sans que la barrière de la langue ne pose problème. C'est l'alpha de la meute Ouest qui se leva le premier, suivit par l'alpha de la meute Est, c'est deux là étant largement suffisant Harry pris une peau de bête qui servirait de planche de transport. De retour au côté de l'étranger, il le fit rouler sur la peau puis laissa les loups traîner l'évanoui au travers les bois.

C'est ainsi que Harry se retrouva avec un homme étranger dans son chez lui, allongé sur ses peaux qui lui servaient de couche. L'étudiant, Harry ne pouvait que constater les dégâts, l'épaule avait était transpercée par une lame, il semblait avoir perdus beaucoup de sang, mais Harry savait qu'il allait survivre, il savait de quoi il était capable. C'est sans plus tarder qu'il s'attela à sa tâche, il écrasait énergiquement les différentes plantes pour en faire une pâte verdâtre et visqueuse qu'il appliquait de chaque côté de la blessure, la patient laissant parfois sortir des grondements rauque qui donnait à Harry l'envie se moquer de lui : les humain était bien plus douillets que les autres animaux. Il continuait son soin en appliquant sur les blessures des bandes en feuillages pour recouvrir la pâte et en augmenter la capacité curative. Une fois cette opération terminé il fini par regarder le visage de l'inconnu : il était indubitablement beau, ses vêtements, bien que couvert de sang, terre et transpiration, indiquait une certaines aisance de cet individus, mais Harry aurait été bien incapable de dire de quelle classe sociale exactement il était extrait. Son corps était vif, énergique et musclé, montrant qu'il pratiquait une activité physique régulièrement. Lui même avait des muscles, mais il étaient bien moins voyant que ceux de l'étranger, dû à sa faible constitution se plaisait-il à dire. En outre l'homme avait un visage indéniablement masculin, au joues creuse, les traits élégant et au court cheveux noir. « C'est sans doute un homme qui devait ravir les cœurs de la gente féminine » pensa Harry avec un sourire en coin. Pour autant, il ne pouvait s'empêcher de penser que l'inconnu avait la même prestance, la même élégance et la même dignité qu'affiche les corbeaux qui se pâment de leur beau plumage lustré alors qu'en définitive, ils ne sont que des volatiles.

C'est ainsi que Harry pris soin de l'homme corbeau. Durant les premiers jours il était particulièrement attentif à ce que la blessure ne deviennent pas jaune ou ne développe pas une odeur de putréfaction. Harry avait vite établis que si ces deux composantes étaient réunis, c'était alors très mauvais signe pour le patient. Fort heureusement, au bout du troisième jours, rien de tout ça n'avait fait son apparition, donnant à Harry un sourire fier et joyeux. Parfois, lorsqu'il nourrissait l'étranger par des aliments réduis en bouillie, ou lorsqu'il le faisait boire, celui-ci ouvrait des yeux vagues et hagards. Ainsi Harry découvrit-il deux bille noir aussi profonde que les ténèbres.

C'est au bout du cinquième jour que Harry commença à s'inquiéter. Il avait pris l'habitude d'aller marcher de longues heures tout en restant dans les alentours de son territoire, et c'est durant ces promenades qu'il récoltait les herbes dont il pourrait avoir besoin mais aussi là qu'il pensait. Il avait emmené un homme chez lui sans penser aux conséquences. Peut être l'homme allait il le prendre pour un vagabond et l'exécuter haut et court. Peut être allait il le dénoncer et l'envoyer aux galères. Bien que, se résonnât-il, il n'aurait aucune raison de le faire, dans un premier lieu parce qu'il lui avait sauvé la vie, et dans un second lieu parce qu'il n'était pas un vagabond qui mendiait pour avoir pitance, il était un ermite qui vivait en marge de la société sans rien demander à personne. Donc, techniquement il ne risquait rien de ce point de vue. Mais que ferait il si cet homme revenait pour exploiter son petit paradis ? S'il venait détruire l'équilibre de son lieu ? C'est ainsi que Harry pris la résolution de l'emmener au plus près d'une route passante dès que la santé de l'étranger le permettrait, ce qui devrait arriver sous peu. Cette décision prise, il fit demi-tour pour rentrer chez lui.

En soulevant la peau qui faisait office de porte, il vit que l'étranger était relevé en position assise. Voyant ça, Harry se méfia tout de suite, il se mit sur ses gardes, ne fit plus aucun bruits pour ne pas se faire repérer. L'homme regardait autour de lui, tournant lentement la tête. Il tangua un instant, ce qui fit ressortir les instincts protecteur d'Harry qui se précipita en direction de l'étranger. Il le soutint par le dos, l'aidant à s'allonger correctement.,

- Voilà, doucement, allongez-vous doucement.

L'homme le regardait, les yeux écarquillé, il commençait à ouvrir la bouche, mais Harry lui mis une mains dessus, lui bloquant efficacement la parole.

- Je vous ai trouvé effondré près d'une cascade, ne vous inquiétez pas je ne vous ferais rien. J'ai simplement soigné votre plaie. Si jamais vous vous posez la question ça fait cinq jours que vous êtes ici, inconscient, vous aviez perdu beaucoup de sang.

L'homme ne fit rien d'autre qu'un hochement de tête. Harry retira sa main et commença à s'occuper de ses herbes. Il en fit de petits bouquets qu'il attacha pour les faire sécher. Il était particulièrement conscient du regard de l'homme sur lui, de sa respiration bien plus calme que lors des premiers jours, il le sentait observer attentivement le moindre de ses mouvements, le moindre de ses gestes, il sentait ce regard le suivre lorsqu'il se déplaçait. Il sentait que l'homme réfléchissait à une allure aussi vive que possible malgré son état encore précaire. Harry se demandait maintenant comment il allait faire pour dégager l'homme loin de son lieu sans que celui-ci ne puisse jamais y revenir. Il aurait aimé que l'homme ne se soit jamais réveillé. Poussant un long soupir il remplis d'eau un verre, qu'il avait lui même sculpté. Il se rapprocha de l'homme, qui avait toujours le regards vissé sur Harry, celui-ci lui tendis le verre, que l'homme ne pris pas.

- Prenez, vous devez avoir soif, je vous ai dit que je ne vous ferez aucun mal. N'ayez crainte.

Harry n'était pas vexé de ce manque flagrant de confiance, lui-même n'aurait sûrement pas pris le verre à la place de l'autre. Pourtant ce dernier se redressa, encore aidé d'un bras d'Harry dans son dos, il tendis la main vers le verre et porta celui-ci à sa bouche. Il pris très exactement six gorgés d'eau, compta Harry, qui était bien trop gêné dans cette situation : prendre soin d'un homme inconscient est une chose, prendre soin d'un homme éveillé en est une autre. Harry repris vite le verre de la main de l'étranger, avant que celui-ci ne le renverse.

- Merci

- Euh… De rien.

La voie masculine et rauque l'avait surpris, après tout il n'avait prévus à aucun moment d'entendre cette voie. Après qu'il eu aidé l'homme il partit vers la porte, il était gêné et avait envie de partir.

- Où vas-tu ?

- Ne bougez pas d'ici.

Puis il partit, laissant l'homme derrière lui. Il se retrouvât vite au près du corps reposant de Chad, il ne savait pas quoi faire et aurait bien eu besoin de son amis en cet instant. Harry resta ainsi jusque dans la fin d'après midi, ce n'est que lorsqu'il entendit un cris qu'il courut vers son domicile, là il y trouvât l'alpha de l'Ouest et l'étranger qui se regardaient en chien de fusils. L'humain clairement effrayé et méfiant, le loups dédaigneux et moqueur. Harry, lui, éclata de rire devant cette scène, il avait oublié que les humains craignent les loups. Il vit qu'au pattes du loup se trouvait deux lapins écharpés.

- Tu es venus m'amener des lapins ?

Le loup fit un semblant de hochement de tête avant de partir, non sans claquer une dernière fois sa mâchoire en direction de l'homme, provoquant un nouveau rire d'Harry.

Malgré que le loup soit partis l'homme restait sur ses gardes, comme s'il semblait ne pas revenir de ce qui s'était passé. Harry voyait son regard d'incompréhension et d'hébétement.

- Ne vous inquiétez pas, ils ne mangent pas d'humains.

Fit Harry tout en ramassant les lapins. Il commençait à les préparer sans que l'homme n'ait répondu, mais il sentait pourtant son regard sur lui, encore plus intense que précédemment. L'homme le mettait bien trop mal à l'aise, mais il soupçonnait que c'était dû au fait qu'il ne côtoyait plus d'humains depuis ses douze ans… Il l'entendis bouger dans son dos, sans doute devait il être en train de se réinstaller correctement. Harry avait vus qu'il pouvait bouger seul, il allait survivre sans aucune séquelles, alors ce soir, lorsque l'étranger serait endormis, il se débarrasserait de lui : foi d'homme des forêt !

Enfin ça c'était dans la théorie, parce que dans la pratique c'était une toute autre chose… L'homme ne dormait pas ! Il avait passé la nuit éveillé ! Harry pensait que l'homme avait lu dans ses intentions, et était resté éveillé pour contre carrer ses plans. Harry le considérais déjà comme dérangeant à le fixer du regard mais maintenant il savait qu'en plus de ça l'homme l'analysait, et c'était foutrement frustrant !

-Comment vous sentez-vous ? Demanda Harry pour briser le silence.

-Bien mieux.

-Je vois…

Et le silence était revenus, l'homme ne faisait aucuns efforts. Harry avait trop chaud, il en avait assez du silence, des non dits parce qu'il savait que l'étranger voulait lui parler de quelque chose mais il ne le faisait pas. Et ça l'énervait profondément, et la sueur lui collait à la peau et il avait chaud et il été fatigué.

-Vous devriez pouvoir bientôt partir. Repris Harry, plus clair que jamais sur son envie de se débarrasser de l'indésirable.

-Pourquoi ?

-Pourquoi quoi ? Demanda Harry, qui ne comprenait pas où l'homme voulait en venir.

-Pourquoi avoir pris soin de moi ? J'aurais put être une racaille, pourquoi m'avoir soigner ?

-Parce que vous étiez blessé et que j'aurais pus me débarrasser de vous au moindre signe de danger.

Ils se fixaient du regard, sondant l'autre pour essayer de le comprendre. Harry ne comprenait pas : l'homme râlait parce qu'il l'avait sauvé ? Dans ce cas la prochaine fois il le laisserait dans sa merde, à crever, puis il donnerait sa chaire en pâture aux poissons juste pour voir ce que ça donnerait. Non mais oh !

-Tu veux que je partes ?

-Je veux que vous rentriez chez vous effectivement. Vous n'avez pas votre place ici.

-Et toi oui ? Fit le corbeau, sarcastique.

-Moi oui.

L'homme se redressa, se mit debout et s'avança vers Harry. Il était si proche à présent que Harry pouvait voir combien l'homme était plus grand que lui, plus carré d'épaule, mieux battis, tout en restant svelte et souple. Il se tenait droit, avec une indéniable prestance et un charisme qui devait l'aider dans les affaires. Harry pouvait sentir le souffle de l'homme, il pouvait sentir sa chaleur, sentir son odeur corporel forte et musquée.

-Quoi ? Demandât Harry soudain encore plus mal à l'aise sans pour autant quitter le regard de l'autre.

-Pourquoi vis-tu ici ? Sa voie était neutre et pressante, il voulait une réponse.

-Euh… Pardon ?

L'homme grogna :

-Pourquoi vivre ici, en pleine foret, loin de toute civilisation, alors que tu es visiblement spécial ?

Harry ne comprenait pas ce que l'homme demandait. Il vivait ici parce qu'il avait choisi de vivre ici, un point c'est tout, il n'était en rien spécial comme semblait le penser l'étranger.

-Écoutez, je vis ici parce que je suis bien ici, c'est tout. Maintenant si vous pouviez vous éloigner ça m'arrangerait. Répondit Harry fermement, il aimait de moins en moins la tournure que prenaient les évènements.

-Toi, tu ne te rends pas compte de ce que tu es n'est ce pas ? Demanda l'homme d'un air interloqué.

-Si je suis un être humain qui vit en marge de la société et qui s'y plaît parfaitement. Maintenant puis ce que vous pouvez marcher je vous proposes de vous accompagner jusque la route la plus proche pour que vous puissiez rentrer chez vous.

C'est ainsi que les deux êtres se retrouvèrent à marcher côte à côte dans la forêt. Harry faisait des détours pour perdre l'homme, qu'il ne puisse plus jamais revenir. Il savait que c'était la meilleure des idées qu'il ai eu depuis un moment mais pour autant se sentait coupable de faire marcher plus que besoin un homme blessé. Mais il se consolait en pensant que de toute façon ce type était bisard et avait l'air particulièrement exécrable et insupportable dans le quotidien. Il vérifiait cependant que l'autre suivait ses pas en le surveillant du coin de l'œil. Ainsi il fit rapidement le constat que l'homme n'était pas un habitué des longues heures de marche en forêt : son pas était instable et incertain. Ce constat le fit doucement sourire, lui n'était peu être pas riche, il ne vivait peut être pas en ville, mais au moins il savait marcher dans la forêt.

-Quel âge as tu ? Demanda soudainement l'homme.

-Bientôt dix-huit. Révéla Harry, qui ne voyait pas pourquoi il aurait refusé cette information à l'homme.

-Tu ne me demande pas le miens ?

-Non.

-Pourquoi ?

-Parce que ça ne m'intéresse pas.

-Mon nom non plus ne t'intéresse pas ?

-Non.

Suite à ce semblant de discussion, le silence repris tendit qu'ils continuaient à marcher. Au bout de quelques quatre heure de marche, alors que le jour déclinait doucement, ils arrivèrent enfin sur une route crée par l'homme. Harry faisait déjà demi-tour lorsque le corbeau lui attrapa la bras, le forçant à se retourner. Les yeux dans les yeux, ils se scrutaient du regard : l'un interrogateur, l'autre intense.

- Je n'oublierait pas ce que tu as fais pour moi.

- Si, pas besoin de vous souvenir.

De surprise, l'homme lâcha le bras du plus petit, celui-ci ne tardant pas à repartir en direction de son chez lui. La course jusque là-bas lui fis un bien fous, il n'avait pas pus courir comme ça depuis que l'homme était entré dans sa vie. Maintenant qu'il était parti, sa vie reprenait son court, il était de nouveau libre sans aucune obligations envers personne. Le chemin de retour fut bien plus rapide car cette fois il ne faisait pas de détour. En arrivant chez lui, la nuit sombre n'était plus loin, les loups étaient en train de se battre dans un tournois amical. En entrant sans sa maison, il la vit vide de toute présence : tout était de nouveau normal.


* Petite référence au fameux "Always" de Snape dites-vous? Mais bien sur que oui!


Voilà, voilà! Le cadre est mis en place, et le corbeau à été introduis. Qu'en pensez-vous?

Pour ceux qui voudrait m'en parler, sachez que j'ai commencé à écrire l'histoire sans savoir vraiment ce que j'allais faire, j'ai donc introduis Chad. Ce n'est qu'après m'y être attachée que je me suis rendus compte qu'il fallait que je vérifie le temps de vie des renards... Hé ba ça vis pas longtemps c'est moi qui vous le dis! Ça vis 6 ans grand max! Mais quand je m'en suis rendue compte je n'ai pas eu le cœur à changer quoi que ce soit, et j'ai donc dû tuer Chad, mais vous inquiétez pas il est mort dans son sommeille, tranquillement, sans aucune douleur.

Dans cette partie lors du prologue, je vous avez parlé d'une personne qui avait dit qu'il était nul, vous vous en souvenez? Bon déjà je risque de vous en parler souvent parce que je lui lis absolument tout ce que j'écris, tout. Et c'est selon se retour que parfois je modifie certain trucs, ou en rajoute d'autres. Donc je vous la présente, c'est ma petite sœur et elle s'appelle Doudou (retenez bien son nom je ne le présenterais qu'ici). Ensuite que je lui ai lus ce chapitre, elle m'a regarder avec un grand sourire et s'est mise à sautiller sur place en disant que c'était trop bien et qu'elle aimait trop Harry. Ensuite elle m'a regardé et réclamé la suite (qui n'existait pas à ce moment là), donc elle m'a dit "Demain a minuit je viendrait réclamer la suite, et gare à toi si tu ne l'a pas"... Flippant mine de rien... Heureusement que je suis grave inspirée par cette histoire!

Tout ça pour dire que, si vous le désirez, je peux vous donner une suite plus rapidement que cette fois étant donné, qu'en vrai, j'ai pas mal avancé (bon après pensez que j'ai d'autres trucs à faire sur les quels je suis un peu en retard et que donc ça craint)

Je vous proposes ça pour plusieurs raisons: 1er: j'ai dit 3 semaines un peu au hasard pour voir ce que ça donnerais comme rythme et je trouve que merde, ça fais long! 2e: Doudou s'est exclamé que j'étais mauvaise de vous faire attendre si longtemps alors qu'elle avait réussi faisait en sorte d'avoir un nouveau chapitre à minuit presque presque tout les soirs pendant une semaine (vacance universitaire) + quand je rentre chez moi le week-end. Une autre possibilité serait celle du rythme irrégulier mais bon... Je me connais et je sais que ce serais pas une bonne idée... A vous de me dire et je verrait en fonction!

Sur ce je vous laisses moi je vais aller retourner comater devant Supernatural joyeusement.