Alors voilà la suite pour ceux qui ont aimé le début... Nous espérons que cela vous plaira car c'est la première fanfiction de l'une des deux autrices, et elle stresse ! Nous avons oublié de rappeler au chapitre précedent que la plupart des personnages sont de JK Rowling, sauf certains que nous avons inventé - dont les deux héroïnes comme vous vous en doutez ! Une liste des personnages que nous avons créés est disponible sur notre profil, et bientôt des photos de classes devraient apparaître sur notre blog, "Suserell blogspot".

Les reviews sont plus que bienvenues ! Merci à vous d'être là en tout cas !


Susan

Enfin le 4 juillet... J'ai tellement attendu ce jour ! J'en trépigne sur place. Mon père a tenu à nous emmener en voiture à Londres, il a même pris un jour de congé pour nous y conduire. Je parie que lui aussi a passé le début des vacances à rêver de ce à quoi le monde des sorciers ressemble... Ma mère a l'air de savoir parfaitement où aller dans la capitale, bien qu'à ma connaissance nous n'ayons jamais quitté le Pays de Galles. Bon, sauf pour aller voir de la famille en Écosse. Et voyager en Irlande. Ok, et à Stratford-upon-Avon. Mais c'est comme si elle vivait ici depuis toute petite ! Elle se dirige vers un endroit appelé... euh... « Chaudron Baveur » ?! Ça a tellement l'air d'avoir bonne réputation que tout le monde l'évite... Super !... Mais où va-t-on ? Mon père et moi échangeons un regard interloqué. Peut-être va-t-elle changer de direction ? Eh... Non. Ce vieux pub a l'air miteux, complètement branlant, mais pourtant un minimum sympathique. Même si j'ai l'impression d'avoir remonté le temps de quelques millénaires, nous sommes d'accord ! Ma mère se dirige vers le barman bossu.

- Bonjour, Tom, pas trop de monde aujourd'hui ?

- Non, pas plus que d'habitude. Enfin ici, il n'y a pas foule... Vous resterez bien une nuit ?

- Désolée, nous ne faisons que passer ! Travail oblige...

Elle lui lance un grand sourire, et se dirige vers... le local à poubelles ? Mais... Qu'est-ce que ? Sans avoir le temps de me poser plus de questions, je la vois qui sort un bout de bois d'une trentaine de centimètres de sa poche. Un bout de bois. De sa poche. Qui se balade avec un bout de bois dans la poche ? Ah, oui, les sorciers. Et il va falloir que je m'y habitue, j'en suis une...

Toc, toc, toc, toc, elle tape avec le bâton sur le mur. Je n'ai pas réussi à mémoriser exactement sur quelles pierres, mais soudain, les briques s'écartent et laissent place à une grande allée, grouillante de monde et remplie de magasins anciens et colorés. C'est juste... indescriptible. Mes intestins s'en enserpentent et mon cœur bat à tout rompre. Ma mère nous emmène d'abord dans une boutique nommée « Fleury et Bott », dont les murs sont couverts d'étagères immenses, elles-même remplies de grimoires foncés. Je parcours les reliures du doigt, et m'arrête sur l'une d'elles : Le Quidditch à travers les Âges. Le Quidditch ?

- Maman ? Qu'est-ce que c'est que le Kouiditche ?

- Le Quidditch ? C'est le sport préféré des sorciers, tu sais ? Je ne suis moi-même que spectatrice amateure, il faudra que tu te renseignes plutôt auprès de ton professeur de vol.

J'étais en train de m'imaginer un sport de sorciers, comme le lancer de sortilèges le plus rapide, ou une course dopés aux potions, quand le mot « vol » résonna à mes oreilles.

- Vol ? On va... voler ?

- Bien sûr, sur des balais ! Tous les mythes moldus ne sont pas complètement faux, me répond ma mère avec un grand sourire. Face à mon air interrogateur, elle ajoute : les Moldus sont les gens non-magiques, comme papa. D'ailleurs, va le chercher pendant que je paie les livres, il va falloir que l'on aille à la banque, je n'aurai pas assez pour tout t'acheter.

Après avoir réussi à arracher mon père à sa contemplation du monde sorcier, nous sommes effectivement allés à la banque. La descente au coffre était chouette, les gobelins, moins. Puis j'ai appris à me servir des Noises, Mornilles et autres Gallions, et après être allés acheter robes et uniformes, chaudrons et télescopes, nous sommes arrivés devant un magasin, encore plus miteux mais encore plus prestigieux que les autres : Ollivanders est écrit en gros sur la devanture. Ma mère pousse un soupir résigné, puis m'entraîne à l'intérieur. Il n'y a personne dans l'atmosphère poussiéreuse.

- Puis-je vous aider ? murmure soudain une voix doucereuse.

Je me retourne en sursautant. Ma mère affiche un sourire crispé, elle n'a pas l'air très à l'aise...

- Bonjour, Mr Ollivander, je suis Isobel Smith, vous vous souvenez de moi, j'imagine ?

- Bien sûr, bien sûr... Isobel Dwalleygh, baguette de peuplier, trente centimètres, cœur en crin de licorne, légèrement flexible, si je ne m'abuse ? (Ma mère acquiesce nerveusement) Je n'oublie jamais un seul de mes clients, Madame...

La porte s'ouvre derrière nous, me faisant sursauter de nouveau. Un homme qui semble distingué, du moins du point de vue sorcier, entre, faisant de l'ombre à un jeune garçon de mon âge.

- Mr McDough, quelle heureuse surprise ! susurre Mr Ollivander. Attendez-moi quelques instants, je vais chercher un second mètre...

Il part dans l'arrière boutique. Je jette un coup d'œil au garçon, et lui lance un petit sourire. Il reste blasé. Enfin, résigné. Quoiqu'un peu mélancolique.

- Isobel... Tiens-donc. Cela faisait longtemps...

- N'est-ce pas, McDough ?

- As-tu fait des progrès en magie, depuis Poudlard ? Ou est-ce parce que tu as renoncé que tu as épousé ce... Moldu ?

Mon père, se sentant légèrement concerné, tourne la tête vers l'homme. Il n'a pas l'air de comprendre grand chose, sinon, que ça tourne mal.

- McDough, tu n'insulteras ni moi, ni mon mari.

- Oho, voyons Isobel ! Tu n'essaierais quand même pas de me lancer un sort, tu risquerais de te ridiculiser...

Ni une, ni deux, ma mère sort son bout de bois -pardon, sa baguette- de sa poche, mon père se précipite pour s'interposer ou peut-être pour frapper l'homme arrogant, tandis que ce dernier reste là, un sourire mesquin sur le visage. Et à ce moment précis, trois spectateurs arrivent : Ollivander de son arrière-boutique, et une femme élégante et sa fille, plus petite que moi. Elle a pourtant l'air moins timide que le garçon, qui a détourné la tête de son père, visiblement gêné.

- Enfin, que.. Ah, Madame Donnovan ! Je vous attendais ! Euh, donc, un troisième mètre...

Et le vieux fou des baguettes replonge dans son arrière-boutique.

- Natalie... Quel plaisir ! dit McDough d'un ton mielleux (plus dégoulinant de fausse gentillesse, tu meurs).

- Oswald... Que se passe-t-il donc ici ? répond l'intéressée d'un ton glacial.

- Rien, rien du tout, une simple conversation amicale entre deux anciens élèves... Isobel Dwalleygh, tu te souviens ? Une ancienne Gryffondor...

- Ah, mais bien sûr, la reine de l'entrain et de la bonne humeur ! Nous avions quoi, deux ans de différence ? Bonjour, Isobel ! ajoute la dame aux yeux bleus en souriant.

Elle tend la main à ma mère, qui la serre avec gratitude, et confirme leur différence d'âge.

- Vous êtes le mari d'Isobel, je présume ? continue la femme qui a définitivement perdu sa voix cassante.

- Euh, oui, oui, enchanté... Alan Smith...

- Natalie Donnovan.

Sur ces entrefaites surveillées par l'œil malsain de McDough, Mr Ollivander revient dans la boutique.

- Voilà, nous allons commencer par Mlle Smith, si vous voulez bien. Approchez, n'ayez pas peur, Miss... Hum...

- Susan.

- Oui, Susan Smith... A vous ensuite, Mr Myron McDough... Et ce sera enfin à vous, Miss Erell Donnovan !

Je réprime un petit cri quand le mètre vient s'enrouler autour de mes mollets, mesure mes bras, me parcourt de la tête aux pieds... Non loin mais toujours dans l'ombre, le garçon subit la même chose que moi sans broncher, tandis que la fille (Erell, si j'ai bien retenu), fait la moue : apparemment, il n'y a pas que moi qui trouve ça désagréable. Enfin, Ollivander nous débarrasse de ces trucs insupportables, et se tourne vers moi avec une baguette dans les mains.

- Voilà, noyer, 40 centimètres, plume de phénix, légèrement flexible. Essayez le geste, s'il vous plaît.

Le geste ? Je vois ma mère faire un moulinet dans le dos du fabricant. Aussitôt, je m'exécute, mais à part trembler faiblement et me picoter le bout des doigts, il ne se passe rien. Je me sens, comment dire, stupide. Le vieil homme fronce les sourcils, retourne à ses étagères, et en extirpe une autre baguette, qu'il me tend : cette fois, une vague de tiédeur m'envahit, du bras jusqu'aux orteils. Quelques étincelles jaunes ou dorées s'échappent de la pointe.

- Excellent, excellent ! Acacia, cœur en plume de phénix, vingt-six centimètres soixante-quinze, légèrement flexible. Elle vous restera très fidèle et ne se laissera pas posséder par d'autres mains que les vôtres ! A vous, Mr Myron.

Je contemple ma baguette, fascinée. C'est réel. C'est réel ! Je suis une sorcière, j'ai une baguette magique, je vais faire des potions, aller dans une école spéciale, voler sur un balai ! Je suis tellement heureuse que je ne peux pas m'empêcher de faire un sourire niais. Je tourne la tête vers le garçon. Apparemment, les baguettes n'ont pas beaucoup d'impact sur lui...

- Mais choisissez-en une bien, enfin ! s'énerve son père. Je ne sais pas, moi, un bois rare devrait lui convenir, il descend d'une grande famille, quoi !

- Mr McDough, réplique Ollivander calmement, dois-je vous rappeler que d'abord, je suis le marchand de baguette, et ensuite, ce sont les baguettes qui choisissent leur maître, et non l'inverse ?

L'homme ne répond pas. Il se contente de toiser son fils avec tout le mépris possible. Le pauvre... il n'a pas l'air d'en mener large.

- Nous reviendrons à vous dans quelques instants, Mr Myron. Je crois que j'ai trouvé la baguette parfaite pour Miss Donnovan !

Il lui tend celle qu'il vient de sortir d'une vieille boîte poussiéreuse.

- Cela fait plus d'un siècle qu'elle n'a pas trouvé de maître. Cyprès, plume de phénix, vingt-cinq centimètres, raide.

Dès que la dénommée Erell la saisit, des étincelles bleues et argentées sortent de son extrémité. Elle la regarde l'air ravi, et se tourne vers sa mère, qui lui lance un clin d'œil complice.

- On n'aurait pu trouver mieux ! s'exclame le vieil homme, les yeux pétillants. Il ne reste donc plus que vous, Mr McDough. Puisque nous faisons dans les baguettes originales... Tilleul argenté, ventricule de dragon, vingt-huit centimètres soixante-quinze, légèrement flexible.

- Tilleul argenté ? Mais, c'est ridicule pour un homme ! s'insurge le père McDough.

- Sachez, Monsieur, que le tilleul argenté était très prisé pour sa rareté, et elle semble aussi se diriger vers les Legilimens. Peut-être que votre fils recèle de dons cachés ?

- Legilimens ? murmure McDough.

- Ben oui, legilimens, intervient une petite voix fluette. Vous savez, les personnes capables de lire dans les pensées !

Mc Dough se retourne vers Erell, qui me paraît de plus en plus sympathique. Il affiche un sourire crispé.

- Oho, c'est que vous semblez être très instruite ! Bon travail, Natalie !

- Pfeuh, réplique Erell. Si on veut aller à Serdaigle plutôt qu'à Serpentard, ça vaut mieux !

La répartie de l'homme reste coincée dans sa gorge, car Ollivander s'écrie : « Parfait, parfait ! Vous voilà définitivement sorcier, Mr Myron ! »

Apparemment, le bois de tilleul argenté semble lui convenir. Tant mieux, vu la tête que tire son père ! Je crois déceler l'ombre d'un sourire sur le visage du garçon, mais elle disparaît dès qu'il relève les yeux vers McDough. Outch.

Erell s'est rapprochée de moi, et me tire de mes pensées.

- Eh, tu connais le Quidditch ?

- Euh, ben à vrai dire, non. Enfin, si, c'est un sport sur balai volant, mais à part ça...

Elle me regarde avec de grands yeux.

- Mais tu ne peux pas aller à Poudlard sans savoir ce que c'est que le Quidditch ! C'est le meilleur des sports, attends, je vais t'expliquer...

Et nous sortons de la boutique, elle m'expliquant les règles du Quidditch, moi l'écoutant attentivement, les parents derrière nous. Elle m'emmène devant le Magasin d'Accessoires de Quidditch, et le balai me fait du charme... J'ai tellement hâte d'en avoir un à moi ! Mais il faut attendre...

- Ecoute, comme je ne peux pas t'offrir de balai cette année, tu ne veux pas qu'on aille chercher ton animal ? me presse ma mère.

Je donne rendez-vous à ma nouvelle amie à Poudlard, et pars chercher mon chat. C'est un petit chaton angora noir qui s'appellera... Kuroi*.


* Noir en japonais

Et voilà, on attend vos impressions... avant de se mettre en route vers un quai caché de Londres !