J'ai mis du temps à écrire cette suite, que je vous avais promis rapidement donc je m'en excuse (vous me pardonnez, hein ?). Il est possible, étant donné que ma chère Beta n'a pas encore relu cette fic et malgré mes nombreuses relectures, qu'il reste des fautes =(

En passant je vous souhaite un Joyeux Noël (en retard) et une bonne année. Sur ce, bonne lecture !


Blanche Neige et le Chasseur Charmant

Ce matin là, Stiles se réveilla gaiment. La veille, sa journée avait certes commencée de façon cauchemardesque avec l'arrivée de minimoys de l'enfer, ressemblant étrangement à certaines personnes de sa connaissance, mais avait progressivement pris une tournure plaisante en fin de journée. Il ne savait toujours pas comment c'était arrivé, mais il s'était retrouvé dans sa chambre avec un loup-garou super sexy l'embrassant fougueusement. Stiles, bien que très content de cette expérience, aurait bien aimé poursuivre un peu plus loin. Son père le tira de ses rêveries.

« Stiles, comme tout s'est bien passé hier, j'ai réussi à te dégoter un autre Baby-sitting. Déclara son père en préparant ses affaires.

- Naaaaaaaaaaaaaaan ! S'écria Stiles en enfonçant sa tête dans son oreiller, tout en tapant des poings et des pieds sur son matelas.

- On dirait un gamin ! S'exaspéra son père. Quoiqu'il en soit, les enfants arrivent normalement à 14h. Bonne journée, mon fils ! »

Et son père partit comme s'il ne venait pas de lui ruiner sa journée. Stiles resta au moins 10 minutes à bouder dans son oreiller. Il se leva enfin et prit une douche. Des flashs d'hier défilèrent dans sa tête, le faisant rougir.

Stiles s'occupa jusqu'à 14h, vérifiant régulièrement, pour ne pas dire toutes les deux secondes, si Derek ne lui avait pas envoyé un sms. Rien. Stiles était un peu déçu. Il en vint à se demander si le loup n'avait pas simplement joué avec lui. Cela lui mina le moral.

14h. Toujours personne. Stiles faisait les cent pas dans la maison. Se faire poser un lapin par des mioches n'était vraiment pas flatteur !

14h05. Bon Dieu ! Mais ils allaient arriver, oui ou merde ? Et Derek pourrait donner signe de vie quand même !

14h10. Stiles s'affala sur le canapé et regarda une émission fort intéressante : les Teletubbies.

14h15. TinkyWinky…Dipsy…Laalaa…Po…Teletubbies ! Teletubbies !

14h20. Stiles changea de position. Jambes contre le dossier du canapé, dos sur la banquette et tête dans le vide. Tellement plus confortable !

14h25. Un sms. Stiles voulut se redresser trop rapidement, mais au lieu de remonter sur le canapé, il glissa lourdement par terre, se fracassant la tête au passage. Aïe ! Stiles se releva péniblement, une jolie coupure barrant son front. Accroupi par terre, il étira le bras pour attraper son portable. Un message de son opérateur. Stiles fit une moue boudeuse. Il avait mal à la tête, il saignait et en plus Derek le délaissait. Stiles se leva et partit chercher de quoi désinfecter sa blessure de guerre.

14h30. Le téléphone fixe sonna. Ce n'était surement pas Derek !

« Oui, allô. Déclara Stiles.

- Bonjour, vous êtes bien Stiles Stilinky ? Demanda une voix féminine.

- Oui, c'est moi.

- J'avais convenu avec votre père de vous amener mon fils à quatorze heures, mais il est tombé malade donc vous aurez votre après-midi de libre. Annonça la personne à l'autre bout du fil.

- Oh…heu…prenez bien soin de votre fils. Bonne journée.

- Merci. »

Stiles raccrocha et s'enfonça dans son canapé en soupirant. Qu'allait-il bien pouvoir faire maintenant ? Réviser ? Ha ha ha la bonne blague ! Lui réviser ? C'était aussi plausible que Derek habillé en bisounours rose et distribuant des poutous et des câlins à qui en voudrait bien. Ou alors il pouvait continuer à regarder les dessins animés ? D'ailleurs c'était le moment de Dora l'exploratrice !

Finalement c'est son envie de sucre qui prit le dessus. Malheureusement, il n'y avait plus le moindre grain de sucre chez lui, l'obligeant à sortir pour acheter de quoi remplir son estomac vide.

Malgré le mauvais temps, il tenta le diable et partit au magasin de bonbons à pied, et sans parapluie. Parce que c'est tellement cool de se prendre l'averse du siècle sur la tronche ! Bref, au fur et à mesure qu'il marchait, le ciel s'assombrissait de plus en plus, ne laissant pas présager une averse d'ours en peluche. Et soudain, il sentit une goutte, puis deux, puis des milliards de gouttes de pluie lui tombèrent dessus. Avant même qu'il n'ait pu dire « Ouf », il se retrouva aussi trempé qu'une éponge laissée des heures durant dans une baignoire pleine d'eau.

Il ne voyait tellement rien à travers le rideau d'eau qui lui tombait sous les yeux, qu'il eut du mal à trouver un endroit où se mettre à l'abri. Il finit par trouver une porte qui s'ouvrit facilement sous son poids, bien doublé par toute l'eau que ses vêtements avaient absorbés.

La porte fermée, une douce chaleur l'enveloppa. Il dégoulinait littéralement sur la moquette multicolore du magasin. Plusieurs paires d'yeux se braquèrent sur lui, l'obligeant à inspecter plus attentivement du regard l'endroit où il avait atterrît.

Le magasin était lumineux et coloré…trop coloré, qu'il aurait pu en saigner des yeux. Les murs, le sol, le plafond, rien n'échappait à cette déferlante de couleurs criardes. A sa droite se trouvait un comptoir en forme de navire pirate, derrière lequel un clown…casimir…alien…chose qui devait être le propriétaire le fixait d'un œil inquisiteur. En même temps il y avait de quoi, une sorte de loque humaine complètement trempée venait de s'échouer à l'entrée de son magasin !

Sur la gauche, une salle de jeu avait été aménagée. Des centaines de jouets trainaenit par terre, plus ou moins usés selon leur succès. Certains étaient tranquillement assis par terre, fixant Stiles de leurs grands yeux, d'autres gigotaient en faisant des bruits bizarres. Stiles en eut presque la chair de poule. Le reste de la salle était occupée par d'immense étagères recouvertes de jouets, de peluches et de jeux divers et variés.

Près de la caisse, un groupe de mamans s'était stoppé net de bavarder après son entrée fracassante et le dévisageait intensément. Stiles en fut mal à l'aise. Il était juste rentré dans un magasin mouillé, pas portant un cadavre, alors pas besoin de le regarder comme ça ! Ou alors dans son enfance il leur avait joué de mauvais tours et maintenant elles ne l'aimaient pas ? Mais si c'était le cas, y avait prescription depuis le temps. Il avait changé en grandissant, enfin un peu...ok il n'avait pas changé d'un pouce, hormis le fait qu'il était passé de la taille d'un minimoy à celui d'un jeune homme. Le temps semblait s'être arrêté, mais dehors, la pluie redoubla d'intensité. Stiles osa un ridicule et presque inaudible « Bonjour ». L'effet fut immédiat : tout le monde se remit à bouger et papoter.

Stiles se risqua à entrer plus avant dans le magasin, à la recherche d'un endroit où se poser, le temps que la pluie cesse. Il s'aventura dans les rayons quand des gloussements se firent entendre. Il avait l'impression d'être espionné. Il se retourna, mais rien, si ce n'est les peluches de clowns qui le regardaient avec leurs regards de psychopathe. Bon Dieu qu'il avait horreur des clowns !

Il continua son exploration, toujours persuadé d'être suivi par une quelconque bande de petits monstres. Après tout, il était dans un magasin de jouets et il était curieux qu'il ne soit pas encore tombé sur ce qu'on appelait communément : des enfants. Ses petites choses gigotantes et bruyantes, qui n'avaient de cesse d'emmerder le monde avec leur flot discontinu de paroles. Bizarrement, cette description lui rappelait vaguement quelqu'un !

Un autre bruit le tira de sa réflexion et il se retourna précipitamment pour voir quel heureux désastre allait encore lui arriver. PAF. Une flèche en plastique se planta sur son front. L'enfant qui tenait l'arc lança un « A l'attaaaaaaaque ! » guerrier en pointant Stiles du doigt. A ce signal, une bande de nains se mit à foncer sur le pauvre Stilinsky.

Sur l'instant, il se dit que ces gnomes n'étaient surement pas si dangereux, mais quand il croisa leurs regards de bêtes sauvages déterminés à le bouffer, il se dit qu'il valait mieux déguerpir en vitesse. Stiles partit en courant, sous une pluie de flèches. Sa stratégie était de trouver refuge au près des Matriarches, s'il voulait avoir une chance de survivre. Il sema finalement ses poursuivants, mais se perdit dans ce labyrinthe de jouets. Qui avait par ailleurs été piégé par les enfants. Une avalanche de peluches en forme de pomme lui tomba dessus, il essuya l'attaque de robots tueurs à un tournant et survécut même aux regards niais et souriants d'une armée de Barbie. Qui avait eu l'idée d'inventer ce truc ? Il hésita un instant entre savoir qui, du clown ou de la Barbie était le plus flippant ! Il eut sa réponse quand une des ces choses blondes déguisée en clown lui sauta au visage, le faisant crier comme une chochotte.

Après de longues minutes, il finit par déboucher près des Matriarches, essoufflé, décoiffé et en sueur. Mais aucune trace des sept nains. Qu'est-ce que ça pouvait être sournois ces petites choses ! Encore une fois, il fut dévisagé comme un monstre de foire. Il envoya un petit sourire crispé en inclinant légèrement la tête en signe d'excuse.

Après cette chasse dont il était le gibier, il décida de ne plus s'aventurer dans cette jungle et préféra s'asseoir tranquillement sur l'une des minis chaises de la salle de jeu. Son petit cœur fragile battait très fort et très vite, et il profita qu'il était seul et assis pour reprendre son souffle. Tout en restant sur ses gardes. Les mioches préparaient surement une contre-attaque dans un coin sombre du magasin.

« Excusez moi, êtes-vous Stiles Stilinki ? Demanda une voix derrière lui.

- Heu…oui c'est moi. Répondit le jeune homme en se retournant.

- Vous avez gardé les enfants d'une de nos amies.» Expliqua la deuxième maman.

Stiles avait la désagréable impression d'avoir les Desesperate Housewifes en face de lui. A côtés d'elles, une Barbie Clown Psychopathe semblait totalement inoffensive.

« Votre ami n'est pas avec vous ? Questionna la troisième femme.

- Mon ami ? S'étonna Stiles en levant un sourcil.

- Oui, celui qui vous a aidé avec les enfants…Un grand brun, de beaux yeux bleu-vert… »

Elle fantasmait sur Derek ou quoi ? Stiles regarda rapidement les deux autres femmes. Elles aussi avaient ce regard de poisson globuleux transi d'amour.

« Ah oui, Derek…!»

Les trois femmes étaient pendues à ses lèvres, attendant la moindre information concernant le viril et sexy jeune homme qui les émoustillaient tant. Stiles en devint jaloux et décida de clouer le bec à ses vieilles pies. C'était SON Derek, non d'un loup-garou en tutu rose !

« Il doit surement être avec sa copine, une jolie brune, intelligente mais très bavarde. »

Il se retint de leur tirer la langue mais ce n'était pas l'envie qu'il lui en manquait. Triomphant, il regarda le visage des trois femmes se refermer après cette fracassante révélation. Et encore, il ne leur avait pas dit qu'il était gay. Il aurait presque fait une danse de la joie, s'il n'était pas passé pour un débile en la faisant. Pas que cela le dérangeait vraiment de passer pour un débile, d'ailleurs il passait toujours pour un débile, mais là tout de suite, il ne voulait pas casser son écrasante victoire !

Les trois femmes s'éloignèrent, laissant derrière elles un Stiles victorieux. Il savourait son succès, toujours assis sur sa petite chaise rose, quand une mignonne petite bouille blonde sortit de derrière un rayon en zyeutant Stiles. Ce dernier tremblait presque de peur devant ce mini monstre sur pattes. La petite s'approcha à pas de félin, apeurant encore plus le pauvre Stiles.

« Moi, c'est Erica…T'es mignon ! Je peux m'asseoir sur tes genoux ? Demanda la petite fille en lui lançant un clin d'œil »

Stiles n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit que la petite fille prenait déjà place sur ses genoux. Décidément le sort s'acharnait contre lui.

« Tu sais, on voulait pas te faire peur, on croyait que t'étais un monstre, c'est pour ça qu'on t'a pourchassé. »

C'est vous les monstres pensa Stiles. Et pendant qu'il jurait mentalement, une autre petite tête chevelue pointa le bout de son nez.

« Dis, tu joues avec nous ? » Demanda un jeune garçon qui ressemblait trait pour trait à Boyd, mais en plus bavard apparemment.

Stiles le regarda perplexe. Il avait l'étrange sentiment qu'accepter signifiait sa mort. Sous leurs airs innocents, les enfants étaient des monstres assoiffés de sang !

Il n'eut pas le loisir de répondre quoique ce soit, que déjà les deux enfants le prirent par la main et le tirèrent à l'intérieur de la jungle de jouets.

Stiles aurait presque tremblé de peur en s'enfonçant parmi les peluches et les Barbies, mais s'en abstint, car que diantre il était plus fort que ses effrayants marmots tout de même ! Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent devant une sorte d'igloo en carton gardé par trois nains armés d'épées et d'arcs en plastique. A l'intérieur, caché aux yeux de Stiles, deux enfants semblaient se disputer.

« C'est ma couronne !

- Je suis le plus vieux, c'est à moi de la porter.

- Mais je l'ai trouvé en premier ! »

Les voix se turent quelques instant avant qu'un « Aïe » ne retentisse suivit d'un « Aaaah » qui s'enchaina sur une autre petite discussion.

« Je t'ai rien fait, lâche-moi !

- Tu m'as mordu !

- Parce que tu m'as frappé !

- Mais tu m'avais griffé en premier !

- Oui, sauf que tu m'as donné un coup de poings avant ! Et tu veux me voler ma couronne…

- C'est pas la tienne, morveux

- Crétin… »

Les politesses continuèrent jusqu'à ce que la petite Erica entre dans l'igloo et crit que « Le prisonnier est arrivé ! ». Les yeux de Stiles s'agrandirent et le jeune homme tenta de faire demi-tour mais deux gamins tendirent une corde devant lui et le pauvre s'étala de tout son long. Un des mioches, qui ressemblait à Danny, lui attacha les mains avant de l'aider à s'asseoir.

« Tu t'es pas trop fait mal en tombant ? »

Stiles ne répondit pas, au moins le petit Danny restait un minimum civilisé.

« Hey, Danny ne sois pas compatissant avec l'ennemi ! » Dit une voix en sortant de l'igloo.

Il semblait être le plus grand des enfants, et ressemblait à…

« C'est moi le chef, Christopher, dégage. Dit une voix teigneuse en poussant le-dit Christopher.

- Derek, tu vas le regretter. » Grogna le gamin en se relevant.

Les deux enfants se mirent à se battre, encore, sous les regards apparemment habitués des autres.

Stiles regardait la scène, effaré. Un mini Derek et un mini Chris qui se battaient comme des chiffonniers, ça lui était étrangement familier ! Soudain et pas pour la première fois, une flèche l'atteint.

« Hey, arrête de me viser ! S'écria Stiles en se débâtant.

- Pas ma faute si tu fais une bonne cible. Nargua le Minimoy Isaac.

- Très bon tir, Isaac ! Tu veux essayer Boyd ?

- Merci Coach. » Répondit Isaac en tendant l'arc à Boyd.

Ok, le «Coach » était un gamin sadique, tout comme son cher prof de Lacrosse. Le jeune homme se sentait de moins en moins en sécurité. Il devait vite trouver une solution pour s'échapper.

« Arrêtez, vous allez l'abimer. » Dit une petite voix.

La fillette s'approcha de lui et lui sourit.

« Je peux avoir un câlin ? »

Plus rien n'étonnait Stiles maintenant, mais se faire draguer par une gamine était un peu déconcertant. La petite Erica s'assit une nouvelle fois sur ses genoux, ayant au moins l'effet de faire cesser les lancés de flèches contre sa personne.

Finalement Danny, Boyd et Isaac l'ignorèrent et regardèrent le combat qui avait toujours lieu entre Christopher et Derek.

« Un jour je me transformerais en loup-garou et je te mangerais !

- Et bah moi je deviendrais un chasseur et je te tuerais ! »

Si vous saviez pensa Stiles, qui profita de ce désintérêt des enfants pour lui, afin de défaire la corde qui attachait ses mains.

« Désolé mais je vais devoir partir. » dit-il à Erica, en la soulevant.

La mouflette ne réagit pas tout de suite et Stiles put prendre un peu d'avance dans sa fuite quand il entendit derrière lui un « Il s'enfuit ! », puis des «Rattrapez le ! ».

Stiles courut comme un dératé, enjambant et slalomant entre les rayons. Et enfin il la vit, la lumière salvatrice, il était proche de la sortie. Dans un dernier effort, il sprinta, devant le regard médusé des adultes, puis se dirigea vers la porte qu'il réussit à ouvrir et non pas à se la prendre en pleine face et se retrouva à l'air libre. Enfin ! Délivrance bienfaisante, et en plus il ne pleuvait plus !

Il continua à courir pour rentrer chez lui et se terrer à jamais dans sa chambre. Quand il fut devant chez lui, il se rappela pourquoi il était sorti. Ses bonbons ! Il n'avait pas acheté ses bonbons. Stiles s'arrêta net regarda le ciel et cria un « Meeeeeeeeerde ! » avant de taper du pied et de presque se rouler par terre. Heureusement personne ne le vit, sauf peut-être la vieille dame qui passait ses journées à zieuter ses voisins pour égailler ses journées.

Après deux ou trois minutes de crises très adulte, Stiles se traina lentement dans sa chambre. Il referma sa porte et s'allongea sur son lit. Que c'était confortable ! Et qu'est-ce que le silence pouvait être agréable ! Sa journée avait été quelque peu éprouvante, et il avait sommeil. Il s'endormit presque aussitôt après s'être allongé sur le dos.

Sa respiration était calme, il était détendu. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était qu'un chasseur le guettait, près à bondir sur sa proie.

Le torse de Stiles se soulevait régulièrement au rythme de sa respiration tranquille. Les faibles rayons du soleil lui réchauffaient le visage.

Une ombre passa.

Quelque chose de doux et piquant en même temps, entra en contact avec ses lèvres.

« Debout Blanche Neige. Se moqua une voix masculine.

- Plus tard ! » Murmura Stiles en roulant sur le côté, tournant le dos à la voix.

Une main chaude passa sous son T-shirt. Elle se fraya un chemin sur son torse.

« Debout ! » Susurra la voix à son oreille.

Devant le manque de réaction du jeune homme, la main le força à se remettre sur le dos.

Une nouvelle pression se fit sur ses lèvres. Mais cette fois-ci plus pressante. Stiles ouvrit à demi les yeux. Derek. Il devait rêver.

Stiles passa ses bras autour du cou de cette agréable illusion et l'attira à lui. Le baiser fut doux. Stiles fit glisser l'une de ses mains dans le dos de son fantasme. L'entrée du T-shirt trouvé, le jeune homme passa sa main dessous et remonta dans le milieu du dos de son vis-à-vis. Le baiser se fit plus brulant.

Stiles attira l'illusion plus près de lui. Le torse de son rêve entra en contact avec le sien. Stiles avait chaud.

Un air froid passa sur ses lèvres. Le contact doux et piquant avait disparu.

« Stiles ! » Grogna doucement la voix.

Le cerveau de Stiles se mit en route. Ce grognement semblait si réel ! Stiles ouvrit péniblement les yeux. Penché au dessus de lui, le visage de Derek attendait patiemment qu'il se réveille.

« C'était pas un rêve ? Demanda Stiles en rougissant.

- Non, Blanche Neige ! » Se moqua Derek.

Stiles aurait voulu devenir une minuscule petite souris et se cacher dans un trou très, très profond. Là où personne ne le trouverait.

« Tu as plus d'ardeur quand tu dors. » Murmura Derek à son oreille.

Le loup dépose plusieurs baisers dans le cou Stiles qui, coincé entre le torse de Derek et son matelas, rougissait de plus en plus.

Derek quitta le cou de Stiles et passa délicatement un doigt sur la blessure.

- Une table m'a attaqué. Expliqua Stiles en baissant les yeux.

- Tu t'es vautré, hein ! Nargua Derek.

- Gnagnagna ! Répondit intelligemment Stiles, la mine boudeuse.

- Quelle répartie ! »

Derek esquissa un rapide sourire et embrassa la blessure de Stiles, qui grimaça. Derek redescendit au niveau des lèvres de Stiles et les embrassa plusieurs fois. Il embrassa sa mâchoire, son cou. Stiles restait figé, ne sachant trop quoi faire.

« Stiles…respire ! Dit Derek en le fixant de son regard noir.

- Hein ? Réussit à dire Stiles, totalement hébété.

Stiles papillonna des yeux, le temps que l'information monte à son cerveau. Quand il l'eut assimilé, le jeune homme se rendit compte qu'il retenait sa respiration. Il prit une grande bouffée d'air. Derek émit un grognement de moquerie non dissimulé.

« Te fous pas de ma gueule ! Bouda Stiles.

- Pourtant y a de quoi ! »

Derek fit son petit sourire en coin. Par vengeance, Stiles donna un coup de poing sur le bras de Derek.

« Du calme, Blanche Neige ! » S'écria Derek.

Stiles voulut lui redonner un coup, mais sa main fut arrêtée par celle de Derek, qui la plaqua contre le matelas.

« Tu vas finir par te faire mal ! Soupira Derek railleur.

Stiles allait protester, mais les lèvres de Derek fondirent sur les siennes. Stiles raffermit sa prise dans le dos de Derek. Il réduisit l'espace entre leur deux corps. La main de Derek passa sur les côtes de Stiles, qui tressauta.

« Chatouilleur ! » Nota Derek ayant quitté les lèvres de sa proie.

Leurs fronts se touchaient. Chacun d'eux regardait l'autre.

« Désolé de n'être qu'un misérable petit humain « chatouilleur », Monsieur le Loup Acariâtre ! » Lança Stiles.

Derek lança de nouveau son sourire en coin. Puis il reprit possession des lèvres de Stiles. La chaleur qui se dégageait de leurs deux corps était agréable, mais en même temps Stiles avait peur. Il était novice en la matière et en plus il ne pensait pas perdre sa virginité avec un homme. Après tout, il avait toujours pensé qu'il finirait sa vie avec Lydia. Mais là, il était loin de ce rêve. Derek ne ressemblait en rien à Lydia. D'abord c'était un homme et pas une fille…enfin normalement ! Il lui poserait peut-être la question un jour. De deux, il n'avait ni de longs cheveux soyeux, ni de formes généreuses. Enfin il avait des formes…mais pas le même genre ! Et de trois, Lydia était plus du type…intellectuelle alors que Derek était plus gros bourrin, il fallait le reconnaître. Le loup grogna au creux de son oreille.

« J'ai compris ! J'arrête de penser. »

Derek lui mordilla le cou en signe d'assentiment. Stiles ne put se retenir de pousser un petit cri de plaisir. Derek recommença. Le pauvre Stiles, soumis au traitement expert de Derek, tentait tant bien que mal de garder un peu de virilité.

La porte d'entrée claqua. Stiles bénit, autant qu'il maudit son père d'être rentré. Le jeune homme repoussa Derek. Le loup resta assis sur le lit de Stiles pendant que celui-ci descendait les escaliers.

« Salut P'pa ! Déclara Stiles essoufflé.

- ça va ? Demanda son père devant l'air presque suspect de Stiles.

- Heu, oui. Pourquoi ça n'irait pas ? Répondit Stiles nerveux.

- Alors pourquoi es-tu tout rouge et essoufflé ?

- J'ai du attraper froid en sortant sous la pluie.

- Ah.. »

Stiles remonta dans sa chambre en vitesse avant que son père ne puisse finir sa phrase. Il trouva Derek allongé sur son lit.

« Va t'en ! Murmura Stiles, la mâchoire crispée.

- Hors de question. » Déclara Derek, ne daignant même pas lui jeter un regard.

Stiles s'approcha du lit, attrapa le bras de Derek et tenta de le déloger du lit. Sans succès. Derek le regarda se débattre, lui lançant au passage un sourire carnassier annonçant clairement « Je suis un alpha surpuissant par rapport à toi misérable vermine. Moi botte, toi fourmi ! ».

« Gniiiii ! Gniiiiiii ! Gémissait Stiles en tirant comme un forcené.

- Stiles ! » Appela son père d'en bas.

Le jeune homme lâcha brutalement le bras qu'il tirait, et partit à la renverse. Il alla s'écraser contre son armoire. Les objets qui y étaient posés en équilibre, chutèrent. Stiles se prit une balle, des magasines, des vêtements, un pomme en peluche et d'autres objets non identifiés sur la tête. Il grimaça.

« J'arrive. Lança t-il a l'intention de son père, en se relevant péniblement sous le regard hilare de Derek.

- Qu'est-ce qu'il ce passa là haut. Demanda le sheriff qui avait entendu du bruit.

- Rien, j'ai juste fait tomber des trucs. Soupire Stiles en ouvrant la porte de sa chambre.

- Juste pour te dire que je repars. Un ami m'a invité pour une partie de poker. Dit il en bas des escaliers.

- Ok P'pa. Bonne soirée. » Répondit Stiles en se massant les tempes.

Stiles referma sa porte et s'y adossa. Il avait mal à la tête. Et en plus il saignait de nouveau.

« Je vais pouvoir rester ! Déclara Derek en se levant.

- J'ai juste envie de deux choses : prendre un comprimé contre le mal de tête et aller dormir. Ma tête va exploser. »

Derek s'approcha de lui et examina la blessure.

« Va t'asseoir ! »

Stiles se décolla du mur. Sa vision se troubla. Il chancela. Derek le rattrapa. Stiles, la tête appuyée contre le torse de Derek, attendit que sa vision revienne. Derek passa un bras sous l'aisselle de Stiles et l'emmena vers le lit. Stiles s'allongea. Il avait l'impression d'être dans un manège. Il eut un haut le cœur.

Il entendit Derek fouiller dans ses affaires, mais ne l'en empêcha pas. Dans son état, il avait déjà du mal à tenir debout, alors empêcher un loup-garou de fouiner n'était pas très indiqué. Derek revint quelques secondes après. Il avait une boite de pansement, du désinfectant et du coton dans les mains. Derek, assis sur le bord du lit, versa le liquide rouge sur un coton et nettoya la plaie.

« - Aïe. » Se plaignit Stiles, que le produit piquait.

Derek ne répondit rien. La blessure propre, Derek appliqua un pansement dessus. Stiles vit le brun contenir un rire. Le jeune homme attrapa la boite de pansements. L'image sur l'emballage montrait de jolis petits poneys colorés galopant sur les pansements. Génial !

Stiles lâcha la boite qui tomba par terre. Derek la ramassa puis partit ranger ce qu'il avait prit.

« Ouvre la bouche. Déclara Derek, revenu vers le malade.

- Pourquoi ? Grogna Stiles.

- Ouvre ! S'impatienta Derek.

- Nan.

- Stiles ! » Soupira le loup.

Stiles finit par ouvrir la bouche à contre cœur. Il sentit un comprimé fondre sur sa langue.

« C'est quoi ? Demanda Stiles qui voyait toujours trente six chandelles.

- Un comprimé pour les maux de tête.

- T'es sûr ? Interrogea Stiles, suspicieux.

- Non, je t'ai donné de la drogue pour mieux te violer ! Grogna Derek.

- Tout va bien alors. » Dit Stiles en souriant faiblement.

Un silence agréable aux oreilles de Stiles s'installa dans la chambre. Il pouvait sentir Derek assis à côté de lui. Sa main serrant la sienne.

« Décale toi. Dit Derek au bout d'un instant.

- Pourquoi ?

- Décale toi ! Redemanda Derek.

- Si tu veux t'allonger toi aussi, ça va pas être possible ! C'est un lit UNE place au cas où tu ne l'aurait pas remarqué. Déclara Stiles à moitié endormi.

- Décale toi ! » Continua à dire Derek.

Stiles se décala donc mollement. Contre toute attente, Derek vint s'allonger à côté de lui. Il embrassa tendrement le jeune homme avant de l'attirer plus près de lui. Stiles enfouit sa tête dans le creux du cou de Derek et passa une main dans son dos. Derek, qui avait son bras gauche coincé sous la tête de Stiles, posa sa main sur son épaule, pendant que son autre main caressa lentement le dos du jeune homme. La chaleur du corps de Derek et ses caresse eurent raison de Stiles, qui s'endormit paisiblement dans les bras de son loup. Car oui, Derek était bien SON Derek !