La préquelle ! bon, par contre le happy end étant dans la principale… Vous vous doutez bien que cet fic-là ne sera pas joyeuse !

Et je reprécise, je vais bien ! C'est ma muse qui me fait une 'tite déprime, j'en sais rien… je crois qu'elle m'en veut de la délaisser pour jouer...

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Dans le silence de la nuit

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Stiles se sentait mal. Il avait l'impression d'être un traître en plus d'être un enfoiré et un faible. Ouais, les trois en même temps. C'est pour dire s'il se sentait au fond du trou !

Un bruit de tissu derrière lui, un corps qui se colle au sien, une main autour de sa taille.

Stiles frissonna. Il s'en voulait d'aimer cette sensation, d'aimer avoir ce corps masculin plaqué tout contre lui, d'aimé sentir la virilité au repos de l'autre contre ses fesses.

- J'ai l'impression que ça réfléchit trop là-dedans, murmura une voix à son oreille.

- Tais-toi, j'ai pas envie de t'écouter dire des conneries, grogna l'hyperactif.

- Des "conneries" ? Ça, c'est ce que tu aimerais, mais tout ce que je dis, tout, est vrai.

- Je vais rentrer chez moi. Je me passerai bien de me faire psychanalyser par Hannibal Lecter ! déclara Stiles en s'éloignant de la chaleur pour si agréable et en sortant du lit.

- Hannibal Lecter ? Je vais prendre ça pour un compliment, surtout venant de toi, sourit Peter en dévorant des yeux le corps nu de l'adolescent.

- Si ça te fait plaisir, soupira Stiles en récupérant son caleçon tombé au pied du lit.

- Ça me fait plaisir. On se revoit quand ?

- Jamais !

- Tu dis ça à chaque fois, sourit à nouveau le loup.

Stiles ne répondit pas. Peter avait raison après tout. Depuis la première fois où ils s'étaient retrouvés seuls dans une chambre, Stiles jurait que jamais plus ce genre de chose n'arriverait ! Et systématiquement, il replongeait… Il suffisait d'un mot de Peter, d'une remarque, parfois juste d'un toucher, innocent aux yeux des autres - du moins aussi innocent que pouvait être un geste venant d'un loup sociopathe - et Stiles le retrouvait à la nuit tombante dans son appartement.

Il aurait aimé savoir résister au loup, à son charme aussi bien qu'à ses mots qui lui lacéraient la peau et le cœur, mais il n'y arrivait pas. Pas quand ça le touchait d'aussi près. Pas quand ça visait si juste. Ça lui était impossible.

- Je me demande si Scott est avec Allison aujourd'hui… lança négligemment le loup.

Stiles se figea, le pantalon à moitié boutonné sur les hanches. Lui n'avait pas besoin de se poser la question, Scott lui avait envoyé un message, quelque chose de très explicite.

- Il y est, avoua l'humain en arrêtant de s'habiller.

Il n'aurait pas dû répondre. Il aurait dû laisser Peter en plan et se barrer sans l'écouter. Il n'aurait pas non plus dû ressentir cette pique de douleur à l'idée de Scott et Allison, dans un lit, s'aimant comme le couple niais et dégoulinant d'amour qu'ils étaient, imprégnant leur odeur et leurs fluides vitaux dans les draps. Leur corps pressé l'un contre l'autre, amoureusement...

La main gauche de Peter glissa sur taille avant de s'arrêter sur ses hanches pendant que la droite remontait le long de son bras, guidant la bouche du loup jusqu'à son épaule qu'il embrassa.

- On sait tous les deux ce qu'ils font, n'est-ce pas Stiles ? souffla Peter dans sa nuque, déposant une myriade de baisers sur sa peau encore chaude de leur précédente activité.

- Arrête, murmura douloureusement l'humain.

- Scott, celui que tu aimes, celui qui se fiche bien de toi, est en train d'embrasser cette chasseuse, de la toucher, intimement…

Stiles trembla, l'amertume et la douleur se mêlant au plaisir que lui faisait subir Peter.

- Moi je suis là Stiles, continua Peter. Je me fiche que tu aimes les hommes, je sais aussi les apprécier, contrairement à Scott. Je sais la douceur d'une peau masculine, dit-il en embrassant sa gorge. Je sais sa fermeté...

Il gratta le ventre plat et légèrement musclé, faisant mollir les genoux de Stiles..

-... et je me complais dans ses lignes dénuées de courbes féminines et pourtant si douces à mes yeux.

Stiles haletait, le cœur renversé à l'idée que jamais Scott ne pourrait l'aimer comme lui l'aimait, mais dévasté aussi par les attouchements de Peter sur son corps. Un Peter dont les mains caressaient chaque centimètre de chair, le mettant à vif.

- Moi j'aime cette odeur et ce goût, poursuivit le loup en s'agenouillant devant lui et en écartant les pans de son pantalon. Contrairement à Scott, je peux te donner ce que tu veux, ce dont tu as besoin…

- Non, gémit Stiles dans un sursaut de résistance en éloignant la tête de Peter de son entre-jambe. Je suis pas… Comme ça. C'est toi ! Tout est de ta faute !

- C'est ce que tu voudrais, hein ? Mais tu l'aimes, tu le sais, je le sais. Et pire encore, tu le désires ! Ton meilleur ami, naïf et innocent. Sait-il que tu rêves de lui la nuit ?

- Je te hais Peter, souffla Stiles en fermant les yeux.

- Il parait qu'il n'y a qu'un pas de la haine à l'amour, sourit le loup avant d'enfin s'attaquer à la virilité dressée du plus jeune.

Stiles soupira et gémit face aux attentions de Peter, s'agrippant à lui quand il le porta jusqu'au lit. Peter lui dévora savamment le sexe et Stiles le lui rendit bien.

Au milieu de la nuit, la sensation de culpabilité se faisant trop lourde dans son estomac, l'humain prit ses affaires et rentra chez lui, sans que Peter l'en empêche cette fois.

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Stiles était encore fatigué de sa récente mésaventure. Des cernes noires creusaient ses yeux et sa peau était blanche comme la mort, et pourtant, il se retrouvait là, au crépuscule, à frapper à la porte de l'appartement de Peter.

Il espérait sincèrement que le loup serait là. Il en avait besoin ! C'était presque vital.

- Que vient faire un renardeau sur le pas de ma porte ? demanda Peter en ouvrant, un sourire amusé aux lèvres.

- Ne m'appelle pas comme ça, grimaça Stiles.

- Pourtant ça te va bien je te trouve.

- Tu me laisses entrer ou pas ?

- Ça dépend, tu es là pour quoi ?

- Cueillir des fraises… A-t-on avis ? Allez, écarte-toi qu'on passe au chose sérieuse.

- Quelle impatience ! railla Peter en dégageant le passage.

Stiles le fusilla du regard puis entra dans cet endroit dans lequel il avait ses habitudes depuis déjà plus d'un an. Il alla directement s'asseoir sur le canapé et attendit, pas longtemps, avant que Peter ne vienne le rejoindre.

- Alors, toi et Scott ? Ça doit être étrange maintenant que tu as tué Al…

- C'est pas la peine ! le coupa Stiles en chevauchant les cuisses du plus âgé. Je suis là pour le faire alors pas la peine d'enfoncer le couteau dans la plaie…

- Mais moi j'adore ça, enfoncer mon couteau, remarqua Peter en se léchant les lèvres, une de ses mains s'aventurant sur le postérieur de l'humain.

- Tu rêves Peter, on ne fera jamais ça, pas si tu me veux consentant, précisa-t-il.

- Je ne peux m'empêcher de trouver ça dommage… Tu te réserves réellement pour Scott ?

- Tu peux pas comprendre…

- Comprendre quoi ? Que tu t'empêches de baiser ou de te faire baiser dans l'espoir qu'un jour peut-être ton meilleur ami, qui est plus hétéro que Pierce Brosnan et Clint Eastwood réunis, couche avec toi ? Je comprends mais je trouve ça crétin, non seulement de te retenir mais d'espérer encore.

- Tais-toi, chuchota Stiles, la voix déformée par sa gorge serrée.

Peter allait pour continuer son petit laïus mais Stiles l'en empêcha en l'embrassant comme un affamé. Ce qu'il était.

Ce soir, il avait besoin de Peter, de sa chaleur, de ses baisers, de ses mains lui brûlant le cœur. Il avait besoin de se sentir vivant, de se sentir lui, et pour une fois, la culpabilité qui courra dans ses veines comme à chaque fois qu'il le voyait sera un baume pour les plaies de son âme. Oui, ce qu'il faisait était mal, ça le détruisait un peu plus intérieurement quand il passait la nuit chez lui, lui rappelant à quel point ses bons sentiments ne valaient pas un clou. Mais aujourd'hui, la douleur qu'il allait s'infliger allait être sa pénitence pour le nogitsune. Il allait souffrir dans le plaisir, pour mieux se punir de tout ce qu'il avait fait. De toute ceux qu'il avait trahi, blessé, abandonné...

Ce soir-là, il cria deux fois le nom de Scott au sommet du plaisir, faisant rouler les yeux d'un Peter pour qui ce n'était pas la première fois.

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Stiles était allongé dans son lit, comme paralysé, le regard posé sur son plafond alors que son esprit essayait de digérer l'énormité de ce qu'il avait fait. De ce qu'il avait encore fait.

À côté de lui, Theo l'observait, un sourire de chat repu sur les lèvres et une main flattant les abdominaux de l'hyperactif.

- Scott, gémit imprudemment Stiles en posant ses deux mains sur son visage.

- Il t'a rejeté, crut bon de rappeler Theo. Tu te souviens ?

- Oui, je sais… Je sais tout, répliqua Stiles en espérant être hargneux mais en se montrant au mieux pathétique.

- Je me demande… Ça fait quoi d'aimer ? Ça doit faire mal non ? fit la chimère en pressant un doigt entre les côtes de son amant. Il suffit que je te regarde pour m'en convaincre.

- Non, tu as tort. C'est bien d'aimer, c'est… C'est fantastique ! dit l'hyperactif en tentant de se convaincre lui-même.

- Alors c'est parce que tu sais que jamais Scott ne s'intéressera à toi que tu fais cette tête-là ? Parce que tu sais qu'il ne t'aimera pas, jamais…

Stiles ne comptait plus le nombre de couteaux qu'il avait dans le cœur. De toute façon, tout le monde lui en mettait et parfois sans le savoir, même ses amis, même son père. Il était aussi bardé qu'un taureau dans une corrida en Espagne. Il saignait de partout mais faisait bonne figure et continuait de ruer avec l'énergie du désespoir.

Tant qu'il en était encore capable.

Sauf que Scott l'avait rejeté.

- Moi ça ne me dérange pas que tu aies tué, que tu ne sois pas un gentil gars un peu naïf, chuchota Theo à son oreille.

Stiles se tourna sur le côté dans le vain espoir de se protéger des paroles douceâtres comme le cyanure. Les doigts de la chimère en profitèrent pour s'insinuer entre ses fesses et caresser l'anneau de chair bien détendu par leur précédente activité nocturne.

Stiles ferma les yeux de dépit.

Il avait tout donné finalement. Il n'avait plus rien à offrir à Scott à part un cœur en miette et une âme en lambeau. Et pourtant il continuait d'espérer. Cet espoir aussi fin qu'un crin de licorne qu'un jour Scott se tournera vers lui, c'était tout ce qui le faisait avancer, tout ce qui le gardait en vie.

Dans le silence nocturne, il jouit des attentions de Theo, de ses capacités à l'envoyer au septième ciel, tout en songeant à Scott, loin, dans les bras de sa kitsune...

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Fin

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Raide, je sais... Et encore, z'avez pas vu la séquelle ! aurez-vous le courage de la lire demain ?