Thancks to ysialyse pour l'ajout aux alertes :D ! Ça me fait plaisir :)


Chapitre 1

POV DON

L'affaire avait été résolue sans grands problèmes pour l'équipe de chercheurs en un peu plus d'une semaine : un malade mental avait décidé de faire payer à son voisin de palier arachnophile son amour pour les ignobles bestioles à huit pattes de matière singulière, rien de bien extraordinaire pour des flics qui exerçaient à New-York en somme.

Ce qu'il y avait par contre d'extraordinaire, c'était que j'étais assis avec l'équipe de la scientifique dans une taverne, un verre de tequila entre les mains et l'homme de mes rêves assis face à moi et que je ne savais absolument pas comment Mac avait réussi à m'embobiner là-dedans alors que je ne faisais pas partie de l'équipe.

« C'est rien, on travaille ensemble maintenant. Donc on boit ensemble ! » Ce fut sur cette réflexion extrêmement philosophique que leur chef s'éclipsa en s'excusant et en expliquant qu'une affaire en cours l'appelait à l'aide.

Une fois qu'il fut parti, je pus totalement me repaître de la vision d'un Danny un rien bourré sans craindre à chaque instant le célèbre regard perçant de Mac Taylor.

Nous étions devenus amis durant cette semaine passée ensemble : j'aimais son esprit vif et drôle et lui… Lui je ne savais absolument pas ce qui lui plaisait chez moi mais l'idée que quelque chose au moins lui avait donné envie d'être mon ami me faisait presque toucher les étoiles…

- Ca va Don ? T'as l'air bizarre tu dis rien, ça change ! Y a quelque chose qui va pas ? On dirait que t'es mur pour aller te jeter sous le tram !

Il avait dit ça en se penchant vers moi, afin que les autres ne l'entendent pas. Je sus qu'il s'était amusé de sa dernière phrase car le côté droit de ses lèvres magnifiques se contracta doucement vers le haut. Dieu que je pouvais aimer ce sourire en coin…

- Si ça va, t'inquiète. C'est la téquila qui me monte un peu à la tête…

Ce fut ma bouche qui répondit, car mon cerveau hurlait : « NON CA NE VA PAS ! Tu me rends barjot et rien que de sentir ton mollet si proche du mien sous la table, je deviens fou ! ». Oui bon… heureusement que ma bouche avait pris les devants…

- AH CA ! Quand on prend une boisson d'homme, on assume !

Sur ces mots, il leva son verre de whisky, qu'il vida cul sec.

- T'aurais peut-être dû prendre un Cécémel Don…

- Ah ah… Ton humour m'épate de jour en jour Messer, vraiment…

J'eus l'impression qu'une lueur étrange illumina son regard à l'entente de son nom. Mais je me ressaisis en me disant que la tequila devait commencer à réellement faire son effet.

- Oh ça me touche beaucoup… Tu ne peux pas t'imaginer à quel point !

POV DANNY

Il était si proche de moi à cet instant… Seul moins d'un mètre de table nous séparait et je savais pertinemment qu'il ne fallait pas que je force sur le whisky si je ne voulais pas faire disparaître cette distance de manière relativement… brutale.

Néanmoins, il m'inquiétait : il avait le regard perdu et une expression de tristesse profonde sur le visage. Je sentis les poils de mes bras se hérisser sous le frisson qui me parcourait : on aurait dit un ange déchu. Mais je savais que cet air ne pouvait signifier qu'une seule chose : le grand Don Flack était taraudé par un mal d'amour et ça, ça me tordait les tripes de jalousie et de désespoir, bien que je ne laissais rien paraître. Je m'enquis tout de même de son état, craignant quelque peu sa réponse mais ne supportant plus de le voir avec une telle expression sur le visage, bien que s'il commençait à m'exposer ses problèmes de cœur, je ne crois pas que je serais en mesure de le supporter.

- Ca va Don ? T'as l'air bizarre tu dis rien, ça change ! Y a quelque chose qui va pas ? On dirait que t'es mur pour aller te jeter sous le tram !

Mon Dieu, que la dernière phrase pouvait être idiote ! Pour dire cela, je ne disais rien ! Mais j'avais tout de même réussi à le faire sortir de sa léthargie, ce qui m'arracha un sourire que je contins tant bien que mal.

- Si ça va, t'inquiète. C'est la téquila qui me monte un peu à la tête…

Bien sûr… Avec un seul verre même pas terminé, c'est clair que là, c'était la gueule de bois assurée au réveil ! Je gardais néanmoins ma réflexion pour moi, mais le fait qu'il ne veuille pas m'ouvrir son cœur creusa un peu plus le fossé qui avait élu domicile dans ma poitrine. Je tentais de masquer ma frustration et ma douleur derrière mon verre de whisky, que je vidai d'un trait.

- T'aurais peut-être dû prendre un Cécémel Don…

Ca y est, ma connerie refaisait surface ! Non mais, je ne savais pas dire autre chose que des débilités profondes en sa présence ou quoi ? A la place de lui remonter le moral, je le gratifiais de mon humour lourd et idiot… J'aurais tant voulu à cet instant le serrer dans mes bras, lui dire d'oublier la personne qui le mettait dans cet état parce que moi, je valais mieux, car moi, je le voulais, moi, je l'aimais, et moi, je ne jetterais jamais son cœur dans le caniveau ! Oui… peut-être que ma remarque idiote valait mieux après tout…

- Ah ah… Ton humour m'épate de jour en jour Messer, vraiment…

Une main indésirable vint violemment farfouiller mes intestins et je tressaillis légèrement quand il siffla mon nom avec hargne. Je n'aimais pas qu'il m'appelle ainsi, j'avais l'impression que l'emploi de mon nom et non de mon prénom que j'aimais tant entendre sortir de ses lèvres créait une sorte de barrière entre nous. Je répliquais néanmoins par une nouvelle démonstration magistrale de ma bêtise :

- Oh ça me touche beaucoup… Tu ne peux pas t'imaginer à quel point !

Non, effectivement, il ne savait pas à quel point il pouvait me toucher…

Quelques minutes plus tard, alors qu'aucun de nous deux n'avaient rouvert la bouche, les autres membres de l'équipe nous annoncèrent qu'ils rentraient et, bien que ce n'était pas l'envie qui me manquait de rester en tête à tête avec l'homme de mes rêves, nous en fîmes autant.

Nous nous saluèrent brièvement à la sortie de la taverne et chacun pris le chemin de son chez-soi respectif. Je me retournais discrètement pour le voir une dernière fois avant de rejoindre mon lit froid qui réclamait ardemment sa présence et à la vue de sa tête basse et de son pas las, je me jurais, à mes risques et périls, de découvrir qui avait osé faire naître ce sentiment de mélancolie profonde chez mon Apollon aux yeux bleus…

A Suivre...


Alors ? :D

Vos avis me feraient très plaisir :) J'ai eu du mal avec le début du chapitre ! Je l'ai recommencé 6 fois mais après mes doigts ont vite trouvé tous seuls :) Je fais gaffe à l'orthographe alors si jamais il y a une faute grosse comme un building de NY, dites le moi ! ;)