Bonjour à tous. Comme promis, voici le deuxième chapitre.

Je tiens à vous remercier pour tous vos retours, et j'espère que la suite vous emballera autant.

Bonne lecture!


Chapitre 2

Greg revenait de ses courses, marchant d'un pas tranquille, lorsqu'il vit la voiture.

Une Audi noire aux vitres teintées qui roulait lentement, une cinquantaine de mètres derrière lui. Il lui jeta un coup d'œil désintéressé, avant de continuer sa route. Mais lorsqu'il tourna dans une autre rue et qu'il vit dans que la voiture tournait également, son estomac se noua.

Clairement, il devenait paranoïaque. Il n'était pas le seul habitant de Londres, ni le seul de son quartier. Et ce genre de voiture n'était pas si inhabituel à Londres. Il s'efforça de penser à autre chose, et continua sa route en se promettant d'étrangler le petit malin qui s'amusait à lui faire peur avec des lettres anonymes et le rendait complètement parano.

Lorsqu'il bifurqua encore, la voiture en fit de même. Sûrement un hasard. Et puis la voiture était encore plus loin de lui maintenant. Personne ne le suivait, et il ferait mieux de se trouver un hobby plutôt que de divaguer dès qu'une voiture tournait dans sa rue. Si ça se trouve, c'était un de ses voisins. Et il saurait quelle voiture conduisent ses voisins s'il était plus souvent chez lui et moins souvent au boulot.

Il rentra chez lui et déposa ses courses dans la cuisine, bien décidé à ne plus penser à cette voiture. Pourtant, il ne put s'empêcher d'aller à la fenêtre et de regarder à travers le rideau. La voiture se garait à trois immeubles du sien.

Bon. Ça ne voulait rien dire. C'était bien un voisin. Il ne l'avait juste jamais remarqué. Et là il rentrait du boulot, et allait descendre de voiture.

Greg resta dix minutes devant la fenêtre, sans que personne ne descende de la voiture. Il attendit cinq minutes de plus, puis se força à faire autre chose. Son estomac s'était tordu de plus belle.

oOo

Le lendemain matin. Lorsque Greg se leva, son premier réflexe fut d'aller voir par la fenêtre si la voiture était encore là. Elle n'avait pas bougé. Soit son harceleur avait une patience infinie, soit il avait clairement raté le moment où le conducteur était descendu pour rentrer chez lui.

Mais son instinct de flic lui criait qu'il était effectivement suivi.

Et même si Sherlock passait son temps à lui rappeler son incompétence, Greg avait confiance en son instinct. Il n'était pas Sherlock Holmes, mais il était un bon flic.

Il attrapa un bol qu'il remplit de croquettes pour chat, et sortit devant sa porte pour déposer le bol au sol. C'était devenu une habitude: chaque matin, il donnait des croquettes à un chat qui traînait dans le quartier et avait visiblement décidé que Greg était son nouveau maître. Mais ce matin, il en profita pour fixer la voiture discrètement. Il était un peu loin et sa vue n'était plus ce qu'elle avait été, mais il réussit à lire le numéro de plaque. Il le mémorisa en caressant le chat tigré qui venait d'arriver et se frottait à ses jambes.

« Te voilà toi, dit-il au chat. Tu ne connais pas ta chance de n'être qu'un chat. »

Il rentra dans son appartement, et saisit son téléphone pour envoyer un texto à Sherlock.

Où en êtes-vous ? GL

Nulle part. Votre malfrat est malin: pas d'empreinte sur la lettre ou le cercueil. Papier classique et cercueil commandé sur internet. Peut être n'importe qui. SH

J'ai du nouveau. Une voiture me suit depuis hier, j'ai relevé la plaque. GL

Inutile, ce n'est pas lié. SH

Greg fronça les sourcils. Pas lié ? Il ne pouvait pas être la cible de deux tarés en même temps, ce n'était forcément pas un hasard. Même lui ne pouvait avoir autant de malchance.

Bien sûr que c'est lié. GL

Je vous dis que non. Vais pas gâcher ressources pour ça. SH

Greg sentit la colère monter. Il n'avait encore jamais frappé Sherlock, mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait à cet instant. Il calma sa colère, sachant qu'il n'arriverait jamais à faire changer d'avis Sherlock, têtu comme il était. Il allait devoir se débrouiller, et il le ferait, tant pis pour Sherlock.

Déjà, il devait s'assurer que la voiture le suivait bel et bien.

Une heure plus tard, Greg quittait son appartement. Sans être vraiment surpris, il vit du coin de l'œil que la voiture démarrait alors qu'il passait le coin de la rue. N'ayant rien à faire de particulier, il décida de s'amuser un peu.

Il marcha près de deux heures, prenant chaque petite ruelle qu'il trouvait, et coupant au travers des parcs. Si la voiture perdait parfois sa trace, elle finissait toujours pas revenir une centaine de mètres derrière lui, comme un cerf-volant de deux tonnes qu'il aurait attaché à son poignet.

Impressionné plus qu'il ne l'aurait dû par la ténacité du conducteur, il s'arrêta pour manger sur le pouce dans un pub. Il savait qu'en un coup de fil à ses collègues, il pourrait connaître l'identité de celui qui le suivait. Mais il refusait de mêler le Yard à ses soucis. Et ses supérieurs ne manqueraient pas de lui dire qu'il gâchait les ressources de la police pour des affaires personnelles.

Et Sherlock semblait persuadé que ce n'était rien. Passé son début de colère, Greg avait bien dû admettre qu'en général, Sherlock était toujours sûr de ce qu'il avançait. Donc s'il prétendait que la voiture n'avait pas de lien avec les lettres, il était prêt à l'accepter.

Et à profiter de ses vacances.

C'est donc passablement éméché qu'il rentra chez lui à une heure avancée de la nuit. Il ne faisait même plus attention à la voiture noire toujours dans son sillage. Il grimpa les marches jusqu'à sa porte d'un pas un peu titubant, et glissa dans la flaque de sang sur le palier.

Il dégrisa aussitôt.

Il jura intérieurement d'avoir laissé son arme de service dans l'appart, et chercha autour de lui d'où venait ce sang. Il n'eut pas à chercher longtemps pour trouver le corps du chat tigré, accroché au-dessus de la porte.

Son estomac se retourna à la vue du corps de la pauvre bête. D'abord de dégoût et de frayeur, puis de colère. L'avantage d'être flic, c'est que l'on s'habituait à ce genre de scène et que l'on pouvait se concentrer sur autre chose, et que la vue du sang ne lui donnait plus envie de vomir depuis longtemps.

Maintenant, Greg n'était plus du tout amusé.

Sans allumer la lumière de son porche, il déverrouilla sa porte et entra. Il attrapa aussitôt son revolver dans le meuble de l'entrée, et le chargea. Quelques minutes plus tard, il ressortait de chez lui, mais par la fenêtre de la cuisine qui donnait sur le côté du bâtiment.

Il longea la rue accroupit pour que les voitures le cachent à la vue du conducteur de l'Audi, tout en espérant que ses voisins n'aient pas l'idée de regarder par leur fenêtre. La vue d'un type presque à quatre pattes avec un flingue devant leur maison leur ferait à coup sûr appeler les flics, et Greg avait d'autres plans pour la nuit que devoir expliquer à ses collègues ce qu'il faisait dans cette position en pleine nuit, et pourquoi il y avait un chat mort au-dessus de sa porte.

Arrivé près de l'Audi, il n'hésita qu'une demi seconde avant d'ouvrir la portière arrière, heureusement déverrouillée, et de grimper dans la voiture.

Le chauffeur n'eut que le temps de se retourner avec un air surpris avant que Greg ne lui colle son flingue sur le front.

« Maintenant vous allez me dire pourquoi vous me suivez, et pourquoi vous avez tué mon chat. »

Le conducteur, un homme d'une trentaine d'années à l'air pincé, n'avait rien du harceleur que s'imaginait Greg. Surtout avec son costume trois pièces. Il esquissa un geste vers sa veste, et Greg enleva la sécurité du revolver.

« Je vous déconseille d'essayer.

- Ecoutez, vous faites erreur, je ne suis qu'un employé. Et je n'ai pas tué de chat. »

Greg haussa un sourcil.

« Et qui vous emploie ?

- Laissez-moi attraper mon téléphone pour l'appeler.

- Ok. Mais un geste brusque et je tire. »

L'homme glissa sa main dans sa veste lentement, et en sortit un smartphone. Il composa un numéro, et colla le téléphone à son oreille. Il était parfaitement détendu, comme s'il n'avait pas le canon d'un flingue appuyé sur le front. En fait, Greg était sûrement le plus nerveux des deux. Il se demandait dans quoi il avait mis les pieds, et surtout si ses supérieurs lui en voudraient s'il explosait la tête d'un type juste devant chez lui. Sans doute.

« Monsieur, dit l'homme dans le combiné, c'est moi... non... Il est avec moi. Je crois que vous devriez venir... »

Il se tut un moment, écoutant religieusement son interlocuteur.

« C'est qu'il a son revolver braqué sur ma tête, et j'aimerais autant éviter un incident. »

Un incident ?

Dans sa carrière, Greg avait braqué pas mal de personnes, et avait même déjà tué. Mais c'était la première fois que la personne face à lui, en plus de clairement être insensible à la menace, considérait sa possible mort par balle dans la tête comme un « incident ».

« Bien monsieur. »

Il raccrocha, et reposa le téléphone sur le siège sans quitter Greg des yeux.

« Il arrive.

- Puis-je savoir qui, nom d'un chien ?

- Vous le verrez par vous-même. »

Ce fut peut-être la façon dont ce type était imperturbable, ou peut-être tout le mystère qu'il s'efforçait de conserver, mais Greg eut soudain un mauvais pressentiment. Tout ce bordel ressemblait bien aux frères Holmes. Et plus précisément à l'un des deux.

« C'est Mycroft. » dit-il.

L'homme ne réagit pas.

« Je ne suis pas autorisé à vous parler. »

Oh oui, c'était du Mycroft tout craché.

Il jura. Cette fois, il allait vraiment finir par envoyer la famille Holmes se faire foutre. Il en avait vraiment marre d'avoir toujours des nez dans ses affaires sans avoir rien demandé.

Quelques minutes plus tard, comme il s'y attendait, une seconde Audi noire se gara derrière la première, et Mycroft Holmes en descendit, son éternel parapluie en main.

Greg rangea son flingue dans sa ceinture et descendit de voiture à son tour.

« C'est extrêmement impoli de menacer quelqu'un avec une arme, lui dit aussitôt Mycroft.

- Bordel, Mycroft, je peux savoir pourquoi ce type me suit depuis hier ? »

Mycroft haussa un sourcil en l'entendant jurer, mais ne releva pas.

« Ni vous ni mon frère n'ayant jugé bon de me dire pourquoi vous aviez besoin des services d'un détective, j'ai trouvé de bon ton de mettre en place une légère surveillance. »

Greg jura de nouveau.

« Votre frère et vous aimez peut-être jouer à ces petits jeux, mais pas moi. Ma vie ne vous regarde pas ! Je ne suis pas un simple pion dont vous pouvez faire ce que vous voulez, Mycroft.

- Normalement, Jason aurait dû se montrer plus discret et ne pas se faire remarquer.

- Je m'en contrefous ! Je ne veux pas être suivi partout comme la reine. Je sais que vous protégez les intérêts de votre frère mais là ça va trop loin ! »

Mycroft fronça les sourcils.

« Je ne fais pas ça pour Sherlock. »

Greg ouvrit la bouche, étonné. Mycroft sembla soudain en colère.

« Vous semble-t-il si improbable que je fasse ça pour vous ? »

Quoi ?

Greg devait forcément délirer.

« Pour moi ? Mais pourquoi ? » demanda-t-il stupidement.

Mycroft leva les yeux au ciel.

« Vous êtes inquiet pour votre sécurité et quelqu'un s'est introduit chez vous. Je voulais juste aider à vous protéger.

- Comment...

- Vous n'auriez pas été voir Sherlock si vous n'aviez pas peur. Vous avez reçu des menaces, et quelqu'un est entré chez vous, sinon vous n'auriez pas subitement décidé de faire poser une alarme. »

Greg soupira.

« Ce ne sont que des lettres menaçantes, avoua-t-il. Rien de plus. Pas la peine de me faire surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

- Quelqu'un a tué son chat. »

Greg se tourna, furieux, vers Jason. De quoi se mêlait-il celui-là ?

« Ce n'est pas mon chat. » se défendit Greg.

Il se tourna de nouveau vers Mycroft, qui avait les deux sourcils haussés.

« Que des lettres ? »

Greg soupira.

« Et un chat mort, mais ce n'est peut-être pas lié. »

Et le Queen Mary n'était peut-être pas un bateau.

Mycroft lui lança un regard plein d'ironie.

« Oui, dit-il, je suis sûr qu'il y a un tas de gens qui tuent des chats par distraction. »

Greg se retint de rétorquer « votre frère ? ». Ce serait immature, et Mycroft devait déjà le prendre pour un imbécile sans qu'en plus il lui tende la perche.

« Ecoutez, la soirée a été longue…

- Et alcoolisée. »

Greg le fusilla du regard.

« Ce n'est pas un reproche. » ajouta Mycroft.

Greg haussa un sourcil à son tour.

« Et il faut que je nettoie ma porte. »

Il se détourna pour rentrer chez lui, et se rendit compte après quelques pas que Mycroft le suivait. Il se tourna vers lui.

« Vous comptez me harceler toute la nuit ?

- Juste m'assurer que tout va bien. »

C'était incroyablement bizarre, même pour un Holmes, Greg devait l'admettre. Mais quelque part, il se sentait touché que quelqu'un s'inquiète un peu pour lui. Même si ce devait être pour une quelconque raison tordue menaçant la sécurité nationale.

Il continua sans un mot jusqu'à sa porte, et Mycroft leva les yeux vers le cadavre du félin avec une moue dégoûtée.

« C'est extrêmement vulgaire. »

Greg ne put s'empêcher de rire.

« Je pense que c'est le but. »

Il ouvrit la porte et entra dans la maison, allumant les lumières cette fois. Il se promit de faire le tour minutieusement de son appartement une fois que Mycroft et son larbin seraient partis. Si le but de son harceleur avait été de lui faire peur, il avait réussi.

Il se dirigea vers la cuisine pour attraper un seau, et vit Mycroft entrer derrière lui et observer l'entrée autour de lui. Le spectacle de Mycroft Holmes, avec son complet parfaitement repassé, son manteau et ses gants de cuir, dans son entrée au papier peint défraîchi était un spectacle curieux mais amusant.

Après avoir examiné tout l'espace autour de lui –sans remarque désobligeante, ce qui était un bon point pour lui– Mycroft fixa de nouveau son regard sur Greg.

« Je peux ? »

Greg haussa les sourcils.

« Pardon ? »

Est-ce que Mycroft lui demandait la permission d'entrer ? Ou bien est-ce qu'il espérait que Greg l'invite à boire un thé ? Parce qu'il avait autre chose à faire à près d'une heure du matin que de faire du thé pour Mycroft Holmes.

« Est-ce que je peux laisser Jason inspecter l'intérieur ? »

Oh. D'accord. C'était… étrange.

Greg envisagea tout d'abord de le rembarrer. Après tout, il venait de surprendre un larbin de Mycroft en train de le pister, et il essayait de le convaincre de ne plus le faire. Mais d'un autre côté, il comptait le faire lui-même dès que les deux hommes auraient quitté le quartier.

Il prit un air nonchalant et haussa les épaules. Tout plutôt que d'admettre qu'il appréciait le service.

« Si vous voulez. »

Il avait parlé d'un ton égal, et il était fier de penser qu'il avait semblé parfaitement calme, mais face à lui c'était Mycroft Holmes, et Mycroft Holmes savait toujours tout. Ce dernier lui adressa donc un petit sourire satisfait, lui faisant comprendre clairement qu'il avait compris son soulagement. Mais –Dieu merci– il ne dit rien. Il se contenta de se tourner vers le trottoir où se trouvait Jason, et de lui faire signe.

Jason entra dans l'appartement, et dégaina une arme sans que Greg n'ait pu voir où il l'avait cachée. Il disparut dans l'escalier menant à l'étage, et Greg alla chercher ce qu'il fallait dans la cuisine.

Lorsqu'il revint à la porte, Mycroft était toujours dans l'entrée. Il le regarda décrocher le chat sans rien dire et le mettre dans un sac poubelle, avant de laver le mur et le sol couverts de sang. Sans un mot. Et c'était vraiment bizarre d'être là, à quatre pattes en train de laver du sang sur le sol pendant que Mycroft le regardait faire sans prononcer la moindre parole.

Greg fut presque soulagé de voir réapparaître Jason.

« Tout est clean. » dit-il.

Mycroft hocha la tête, et Jason disparut de nouveau dans la rue.

Greg continua à nettoyer, Mycroft silencieux à côté de lui, pendant une dizaine de minutes. C'était étrange d'avoir Mycroft debout près de lui alors qu'il nettoyait les restes d'un chat, mais curieusement pas tant que ça. Ça avait quelque chose de rassurant, même si Greg aurait préféré supporter Sherlock dix jours d'affilée plutôt que de l'avouer.

Quand il eut finit, il jeta le sac poubelle, et alla rincer son seau dans la cuisine avant de se laver les mains. Mycroft se tenait toujours sur le perron, comme un majordome de luxe, et cette pensée fit sourire Greg lorsqu'il revint vers le fonctionnaire.

« Qu'y-a-t-il de si drôle ? »

Greg décida d'être franc. De toute façon, avec les Holmes, il était inutile d'essayer de cacher quoi que ce soit.

« Vous, sur mon perron, au beau milieu de la nuit avec votre costume. »

Mycroft fronça les sourcils.

« Je ne vois pas en quoi c'est drôle. »

Son ton digne fit comprendre à Greg qu'il l'avait vexé. C'était une première : en général, c'était plutôt l'inverse.

« Vous dénotez, c'est tout. » corrigea-t-il.

Mycroft se redressa un peu plus si c'était possible.

« Dois-je le prendre comme une insulte ? »

Greg haussa un sourcil. C'était presque touchant de voir l'aîné des Holmes vexé comme un enfant. Ou comme un inadapté social.

Il réfléchit un instant.

« Non. »

Mycroft esquissa un sourire tellement furtif que Greg douta un instant qu'il ait vraiment existé.

« Bien, inspecteur. Je vais vous laisser. »

Greg hocha la tête. Mycroft descendit les marches et se dirigea vers sa voiture.

« Mycroft ! »

Mycroft se retourna vers lui.

« Plus de surveillance. »

Cette fois, le sourire de Mycroft était bel et bien réel.

« Vous êtes sûr de vous ?

- Oui.

- Très bien. »

Mycroft fit un signe de la main, et la voiture de Jason démarra avant de quitter la rue.

« Et Mycroft ?

- Oui ?

- Merci. »

Ce n'est qu'une fois rentré chez lui, alors qu'il allait se coucher, que Greg se rendit compte que Mycroft ne lui avait pas vraiment répondu lorsqu'il lui avait demandé pourquoi il avait fait ça pour lui.


Voilà pour ce chapitre, à dimanche pour la suite! ^^