Bonsoir à tous !
Je poste finalement ce soir parce que je ne peux pas dimanche, quoi de mieux pour commencer le week-end ?
Un énorme merci pour vos retours si positifs sur le premier chapitre ! J'étais très heureuse de lire vos reviews et j'espère que ce chapitre 02 vous plaira tout autant !
Un grand merci également à LycorisSnape pour sa correction si minutieuse :)
Je précise que cette mini-fic ne compte que trois chapitres et un épilogue, principalement parce que je suis en train de rédiger une histoire beaucoup plus longue.
Enjoy !
Chapitre 02
Hermione évita Ron tout le dimanche en prétextant vouloir terminer ses devoirs. Cependant elle s'était si bien avancée qu'elle les termina dans l'après-midi et passa le reste du temps à les aider, Harry et lui, avec un devoir d'Histoire de la Magie.
Ils découvrirent également avec stupéfaction que le cactus que Neville avait apporté avec lui, en début d'année, ne se contentait pas de changer de couleur inopinément sans tenir compte de la météo. Il avait aussi l'étrange faculté de se téléporter un peu partout.
Ainsi, Ginny le retrouva dans le dortoir des filles, Dean dans la bibliothèque, Harry dans les cuisines où il était passé prendre des nouvelles de Kreattur, et Ron dans les vestiaires de Quidditch. Finalement, Neville reçut une retenue de la part du professeur McGonagall pour « déplacement inopiné de plantes vertes » avec obligation de faire examiner ledit cactus par le professeur Chourave.
Le lundi matin, Hermione prit la direction du cours de potion avec soulagement. L'avantage d'être en sixième ou septième année était que les classes étaient moins nombreuses puisque tout le monde n'avait pas le niveau requis pour poursuivre après les BUSEs.
– Entrez, mes enfants ! s'exclama le professeur Slughorn vêtu d'une robe de sorcier d'un vert émeraude. Tout le monde est là ? Bien ! L'année des ASPIC est…
Hermione entendit Malefoy soupirer profondément derrière elle face à un énième discours sur les ASPIC.
– … c'est pour ça que, chaque année, je mets en place des projets de groupe comptant trois ou quatre élèves dont la note compte pour les ASPIC.
Hermione échangea un regard avec Harry, Ron et Ginny avec inquiétude.
– J'ai moi-même fait les groupes, ajouta Slughorn avec enthousiasme en prenant une liasse de parchemins.
– Oh non, soupira Ernie McMillan.
Il jeta un regard peu amène aux Serpentard qui le lui rendirent bien.
– Allons, allons, monsieur McMillan, le réprimanda Slughorn. N'avez-vous pas écouté le discours du professeur McGonagall au début de l'année ?
Ernie McMillan rougit et marmonna quelque chose d'incompréhensible. Malgré tout, Hermione avait un mauvais pressentiment et elle comprit rapidement qu'elle avait raison.
– Mr Malefoy, Mr Nott, Mr Potter et Miss Granger, vous ferez équipe ensemble, annonça le professeur Slughorn.
– Vous plaisantez ! s'exclama Malefoy avec froideur.
Son étonnante discrétion depuis le début de l'année, très probablement dûe à la déchéance de sa famille, au fait qu'il devait vivre avec le souvenir que Harry, Ron et Hermione lui avaient sauvé la vie deux fois pendant la guerre et qu'il avait échappé de peu à la prison, n'allaient pas jusqu'à supporter de faire équipe avec eux pour un cours de potion.
Harry échangea un regard désespéré avec ses amis.
Ron grimaça mais sa situation fut moins problématique pour lui puisqu'il se retrouva avec Luna Lovegood, Daphné Greengrass et Pansy Parkinson.
Cependant, Ginny Weasley, à son grand déplaisir, écopa de Blaise Zabini – ils se fusillèrent mutuellement du regard – de Demelza Robins et Hannah Abbot.
Le professeur Slughorn poursuivit sa répartition puis demanda à tout le monde de se mettre côte à côte. Dans un brouhaha de grognements et grommellements, les élèves se séparèrent pour se mettre par équipe.
Malefoy posa son sac sur la table de Harry et Hermione en prenant bien soin de se mettre à l'opposé de là où ils étaient assis. Théodore Nott s'assit entre Malefoy et Hermione, sans décrocher un mot. Il avait son écharpe de Serpentard enroulé autour du cou et semblait un peu malade.
– Bien ! s'exclama le professeur Slughorn d'un air ravi, contrairement au reste de la classe. Votre objectif sera de réaliser une potion mais pas n'importe laquelle : une potion très difficile, longue et complexe, qui nécessite un travail d'équipe et dont la note comptera pour moitié dans la note finale de vos ASPIC.
Il se tut et observa sa classe qui grimaçait de façon plutôt unilatérale.
– Commençons, poursuivit-il en reprenant ses notes.
Il passa l'heure à distribuer des potions toutes plus compliquées les unes que les autres et qu'Hermione connaissait à peine. Quand il arriva au groupe de Harry et Hermione, il eut un sourire malicieux.
– Quand à vous autres, votre tâche sera de réaliser la potion Felix Felicis.
Hermione écarquilla les yeux et échangea un regard avec Harry.
– Hermione, chuchota-t-il, combien de temps faut-il pour préparer cette potion ?
– Six mois, répondirent Hermione et Théodore en chœur.
Ils échangèrent un regard tandis que Harry soupirait. Ron, pour sa part, cherchait encore comment épeler le nom de sa potion tandis que Luna lisait le Chicaneur, parfaitement indifférente à ce qui se déroulait autour d'elle.
– Je laisserai une salle de classe ouverte pour que vous puissiez venir travailler quand vous le souhaiterez, expliqua Slughorn. Elle ne sera ouverte qu'aux septième années, j'y veillerai. Des questions ?
– Oui, intervint Malefoy de sa voix traînante, on peut changer d'équipe ?
Slughorn l'ignora purement et simplement et donna de longues instructions qu'Hermione nota en silence en tentant d'ignorer les soupirs de Harry, à côté d'elle.
Lorsque la sonnerie retentit, le professeur Slughorn leur souhaita une bonne journée et ils rangèrent leurs affaires d'un air morose.
– Quelle idée ridicule, vraiment, ronchonna Ron une fois qu'ils furent sortis des cachots.
– C'est purement politique, intervint Ginny. Ils tentent de nous rapprocher maintenant que la guerre est finie.
– Je ne veux pas me rapprocher de Malefoy, grommela Harry en jetant un coup d'œil à la chevelure blonde de Malefoy qui disparaissait vers sa salle commune. Je veux bien être cordial mais n'exagérons rien.
Hermione soupira tandis qu'ils se dirigeaient vers la Grande Salle pour le déjeuner.
– Au moins on est ensemble, ajouta Harry à Hermione en souriant.
– Heureusement. On va bien réussir cette potion mais je t'avoue que je ne suis pas enchantée de faire équipe avec eux. Malefoy me rappelle Bellatrix, avoua-t-elle à mi-voix.
– Tu y penses encore.
Ça n'était pas une question mais une affirmation. Harry passa un bras autour de ses épaules et la serra contre lui.
– Laisse-le temps au temps, dit-il sagement.
Hermione saisit la main de Harry et la serra alors qu'ils pénétraient dans la Grande Salle parmi la foule d'élèves venus déjeuner.
– Tu as parlé à Ron ? demanda-t-il.
– Pas encore, avoua-t-elle, j'ai peur de… briser notre amitié.
– Ça se passera bien, Ron comprendra.
Mais même Harry n'avait pas l'air sûr de lui.
« Une demande en mariage devant tout le monde, ça n'est vraiment pas l'idée du siècle, effectivement. En tout cas, je te conseillerais vivement de toujours suivre tes envies. Après tout, tu n'as pas survécu à une telle guerre pour finir dans une vie que tu n'aurais pas totalement choisi.
Oh et ne t'inquiète pas, tes secrets resteront secrets avec moi.
Je me demandais si… si tu accepterais de me parler de ce que tu as fait l'année dernière ? Je t'avoue que je me pose la question. Il n'y a pas si longtemps, Poudlard était un endroit affreux et pendant un temps, je me suis demandé si tu n'avais pas fui le pays. J'admire ton courage parce qu'à ta place, c'est ce que j'aurais fait. »
Hermione lut le mot avec un sourire un peu triste. Puis, elle prit sa plume, la trempa dans son flacon d'encre et écrivit sa réponse.
« Dis-moi… es-tu dans ma classe ? En septième année ?
Je suis en train de rassembler mon courage pour dire à Ron que je souhaite me séparer de lui mais rester son amie quand même. Souhaite-moi bonne chance.
En plus, le professeur Slughorn nous a donné un très long devoir de potion à réaliser en groupe. Je comprends que c'est très probablement une tentative de rapprochement entre élèves mais personne n'est très content de la situation. Cela dit, tu dois le savoir, non ?
Concernant l'année dernière, je ne veux pas entrer dans les détails. Je ne suis pas prête à parler de ça avec quelqu'un qui ne l'a pas vécu. Je peux simplement te dire que Harry, Ron et moi avons tout fait pour détruire Voldemort et que ça a été difficile, autant physiquement que moralement. Nous avons perdus des amis dans la guerre, des alliés et j'en subis encore les conséquences.
Mais ce qui me trouble le plus en ce moment, ce sont les images de Bellatrix Lestrange en train de me torturer. Je n'arrive pas à l'oublier.
Tu comprendras que je ne veux pas en dire plus pour le moment. »
Elle eut une réponse le soir-même et songea qu'elle aimait vraiment discuter avec lui, tant et si bien que mentionner Bellatrix ne lui provoquait pas autant de malaise qu'elle l'aurait cru.
« Bien tenté, Hermione, mais tu ne sauras pas qui je suis. C'est ce qui fait l'intérêt de nos échanges, tu ne crois pas ? Dire que tout est parti de ma fâcheuse tendance à écrire dans les livres, y compris ceux qui ne sont pas les miens. J'apprécie de discuter avec quelqu'un qui soit différent de, disons mes fréquentations habituelles.
Bon courage pour le cours de Slughorn, je sais que tu t'en sortiras à merveille. Tout le monde sait que tu es brillante.
Concernant la dernière partie de ta lettre, je te demande pardon. J'ignorais totalement ça et je te promets que je n'en reparlerai pas.
En revanche, j'ai une dernière question. Juste après ma citation des Contes des Trois Frères, tu as écrit une ligne de poésie que j'ai trouvée très belle mais je n'ai pas réussi à trouver le nom de l'auteur. Est-ce que c'est de toi ? »
Hermione relut son dernier message en souriant et ses paroles la réconfortèrent d'autant plus qu'elle allait parler à Ron d'ici quelques minutes.
L'effet papillon était une théorie selon laquelle le battement d'aile d'un papillon était capable de provoquer une tempête à l'autre bout de la planète. C'était une autre façon de dire qu'un événement apparemment anodin pouvait avoir des conséquences énormes.
Hermione Granger avait bien compris ce principe et, bien qu'elle soit plus pragmatique que spirituelle, elle se demandait si son karma était mauvais ces derniers temps. Suffisamment mauvais du moins pour justifier la très mauvaise journée qu'elle venait de passer.
Nous étions le trente septembre et il était vingt heures et dix-huit minutes. D'ici quelques minutes, Hermione allait sortir du dortoir des filles de la tour des Gryffondor et affronter la tempête que le papillon venait de provoquer.
Hermione rangea les lettres de son correspondant dans son journal qu'elle glissa sous son oreiller.
Après la fin de la guerre, elle avait eu beaucoup de mal à reprendre une vie normale. Sa première action avait été d'aller chercher ses parents, qu'elle avait envoyés en sécurité en Australie.
A son retour, face à ses cauchemars récurrents et violents, elle avait fini par consulter un guérisseur à l'hôpital de Sainte Mangouste. Il lui avait conseillé, entre autre, de tenir un journal pour évacuer ses pensées et ses sentiments. Très sceptique au départ, Hermione avait bien dû admettre que ça lui faisait du bien. Néanmoins, elle avait ensorcelé son journal pour que personne ne puisse le lire.
Hermione se leva et prit sa cape et ses gants. Sur le lit d'à-côté, Parvati brossait ses longs cheveux noirs tandis que Ginny sortait de la salle de bain en baillant, une serviette nouée autour de sa poitrine.
Hermione avait décidé de parler à Ron avant sa tournée de préfète-en-chef. De toute manière, elle aurait besoin de marcher après ça. Elle lui avait donné rendez-vous devant le portrait de la Grosse Dame qui somnolait contre son cadre.
Quand elle vit Ron qui l'attendait en souriant, Hermione sentit une vague de chaleur l'envahir. Elle savait qu'elle garderait à jamais une tendresse particulière pour lui.
– Viens, allons nous promener, lui proposa-t-elle.
– Je ne risque rien ?
– Avec une préfète-en-chef ? s'amusa-t-elle. Rien du tout.
Ils descendirent au sixième étage et marchèrent quelques minutes dans le couloir silencieux, sans un mot. Hermione triturait l'attache de sa cape nerveusement, elle ne savait pas comment amener le sujet mais il fallait bien qu'elle dise quelque chose.
– Ron, commença-t-elle, je voudrais qu'on reparle de ce qu'il s'est passé à Pré-au-Lard.
– Je t'écoute !
Il semblait de bonne humeur et prit sa main dans la sienne. Hermione sentit son cœur se serrer à la pensée qu'elle allait briser le sien d'ici quelques instants.
– Ron, je n'ai pas trop apprécié que tu me demandes en mariage comme ça, devant tout le monde, avoua-t-elle. C'était un peu gênant.
– Je sais, marmonna-t-il en se massant la nuque, les oreilles rouges de honte. Ginny m'a dit que c'était idiot. Tu es fâchée ?
– Non, bien sûr que non, admit-elle en souriant, mais je dois te dire quelque chose.
Elle resserra sa main dans la sienne tout en continuant de marcher.
– Ron, je… je… on va s'arrêter là, lâcha-t-elle d'un coup.
Ron s'arrêta d'un coup, les yeux écarquillés.
– C'est à cause de ce que j'ai dit ? D'accord, on ne se marie pas, ce n'est pas grave, je suis désolé, je…
Hermione, les yeux brillants, l'interrompit en se sentant pétrie de culpabilité.
– Non, Ron. Ce n'est pas ça du tout, crois-moi ! Je ne me sens pas bien depuis la fin de la guerre, avoua-t-elle. Je veux dire, je suis heureuse d'être libre, bien sûr, mais je n'arrive pas à t'aimer plus que comme mon meilleur ami.
– Tu y arrivais avant, répliqua-t-il d'un ton accusateur.
– Je sais, admit-elle en sentant les larmes couler sur ses joues, mais ce n'est plus le cas. J'ai changé. Tu es quelqu'un de bien, qui mérite quelqu'un d'autre, et ce n'est pas moi.
Elle reprit son souffle en essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues. Autour d'eux, les portraits accrochés aux murs écoutaient attentivement la conversation. Certains avaient même quitté leur cadre pour aller dans celui du voisin et mieux entendre ce qu'ils disaient.
– J'ai peur de te perdre, Ron, je ne veux pas cesser notre amitié mais je ne veux pas faire semblant de t'aimer autrement. J'ai besoin de penser à moi, de penser à me reconstruire. Je suis désolée, conclut-elle, consciente que rien de ce qu'elle dirait ne changerait fondamentalement la peine que devait ressentir Ron.
Ron avait les yeux brillants de larmes qu'il s'efforçait de refouler.
– Mais je t'aimais… lâcha-t-il finalement.
Hermione s'approcha et le prit dans ses bras. Il s'accrocha à elle comme à une corde au milieu d'une tempête et ils restèrent ainsi pendant plusieurs minutes avant qu'il ne rompe le silence.
– Et quand tu iras mieux… ?
Il laissa sa question en suspend mais Hermione savait où il voulait en venir.
– Je ne sais pas, Ron. Je ne peux pas te dire comment je serai ou ce que je ressentirai à ce moment-là, mais je ne veux pas que tu espères ou que tu m'attendes parce que… je t'ai aimé et d'une certaine façon, je t'aime toujours mais d'une manière totalement différente. Je ne serai pas ta femme, Ron. Je ne t'aime pas comme ça.
Hermione avait conclu d'une voix ferme, désolée de lui faire du mal, mais soucieuse de ne pas lui laisser trop d'espoirs.
Ron fixa un point par terre, semblant en colère et profondément triste.
– Est-ce que… est-ce qu'on peut rester amis ? demanda-t-elle d'une toute petite voix.
Ron leva les yeux vers elle et sembla ravaler ses larmes.
– Je ne sais pas, avoua-t-il. Il va me falloir du temps. Ne m'en veux pas mais… j'aimerais rester loin quelques temps.
Hermione hocha la tête. Bien sûr qu'elle comprenait. Ces paroles lui firent mal bien que, d'une certaine façon, elle se sentait infiniment mieux qu'elle ne l'avait été ces dernières semaines. Elle regarda Ron repartir, les épaules basses, vers la salle commune de Gryffondor.
Hermione resta un moment seule dans le couloir du cinquième étage puis, d'un pas lourd, partit faire sa ronde dans le château endormi.
« Je l'ai fait. Je l'ai quitté. Je me sens à la fois libérée d'un poids et terriblement triste. Je n'ai aucune raison de te raconter tout ça et je pense que mes problèmes de cœur ne doivent pas t'intéresser outre mesure, mais il est trois heures du matin, j'ai terminé ma ronde depuis très longtemps, et je n'ai pas envie de repartir tout de suite dans ma salle commune.
Ma citation provient d'un poète moldu, Alexander Pope. Il est le préféré de ma mère et moi. »
Comme lors de sa troisième année, quand elle s'était disputée avec Harry et Ron, Hermione passa dans les jours qui suivirent, la majorité de son temps libre à la bibliothèque. Elle se sentait coupable d'avoir fait du mal à Ron mais elle était désormais sûre d'avoir pris la bonne décision car elle se sentait mieux, plus légère. Harry et Ginny passaient du temps avec elle en alternant pour que Ron ne se retrouve pas non plus seul.
Comme de bien entendu, tout le monde était au courant et c'est une Hermione à fleur de peau et passablement énervée qui pénétra dans la salle des potions pour le double cours du vendredi matin. Ils étaient censés travailler en équipe mais ni Malefoy, ni Nott ne mettaient du cœur à l'ouvrage. Penchés sur leurs livres de potion, ils prenaient des notes en se parlant à voix basse.
De son côté, Hermione avait emprunté deux livres, étalés désormais devant elle, que Harry consultait en tentant de faire le moins de bruit possible pour ne pas agacer davantage son amie.
Il y avait « Le guide avancé de préparation des potions à l'usage des étudiants en ASPIC » et un épais grimoire poussiéreux de potion que Hermione avait emprunté dans la Réserve de la bibliothèque, intitulé : « Les Potions de grands pouvoirs », dont ils s'étaient déjà servis en deuxième année pour préparer du Polynectar.
Hermione tournait les pages avec force, tant et si bien que l'une d'elle se déchira et lui resta dans la main.
– Reparo, dit Harry et la feuille reprit instantanément sa place initiale. Hermione, tu es sûre que ça va ?
– Oui, répliqua Hermione en soupirant. Pourquoi cette question ?
Elle avait déjà pris une grande quantité de note sur la potion et envisageait même de commencer sa confection d'ici la semaine prochaine. Harry, quant à lui, la regardait avec inquiétude.
– Je dis ça parce que tu as écrit qu'il fallait intégrer « un peu de garce » dans la potion. Je ne suis pas un expert mais je suis presque sûr que ce n'est pas ça, expliqua-t-il en lui tendant une feuille.
Hermione la prit, relut rapidement ses notes et ne put s'empêcher de sourire.
– Tu veux que j'aille chercher mon Manuel avancé de préparation des potions ? proposa Harry.
– Non.
– Hermione, insista-t-il.
– Non.
– Granger ?
Hermione releva la tête vers Théodore Nott qui semblait avoir observé leur petit échange.
– Je peux t'emprunter Les Potions de grands pouvoirs ? demanda-t-il.
Hermione écarta les dizaines de pages qu'elle avait étalées autour d'elle pour dégager le grimoire. Théodore Nott prit alors une feuille et la lut en diagonale avant de demander :
– Tu es sûre qu'il faut rajouter « un peu de garce » ? questionna-t-il avec un sourire.
Malefoy ricana tandis que Nott se récolta un regard noir de Hermione.
– Très drôle, râla-t-elle. En attendant, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas beaucoup qui travaillent ici.
– Et pourquoi je travaillerais vu que tu vas vouloir tout faire toute seule ? rétorqua Malefoy.
Hermione fourra Les Potions de grands pouvoirs sans ménagement dans les mains de Nott et se tourna vers Malefoy.
– Non, je ne serais pas contre un peu d'aide, Malefoy, répondit-elle avec froideur. La note repose sur notre faculté à nous entraider donc si une seule personne travaille, on sera tous pénalisés, moi y compris.
– Ce n'est pas parce que la Belette t'a laissé tomber que tu dois t'en prendre à nous, répliqua-t-il.
– Il ne m'a pas laissé tomber, nous nous sommes séparés d'un commun accord et ça ne te regarde pas.
– C'est ça...
– Hermione, intervint Harry avant qu'elle n'ait pu répliquer, il faut remuer la potion à chaque pleine lune pendant treize tours dans le sens des aiguilles d'une montre et ensuite à chaque lune ascendante pendant sept tours dans le sens inverse ?
– Seulement les trois derniers mois, précisa-t-elle avec mauvaise humeur.
– Oh non, lâcha Malefoy. Quel prof à la gomme !
– Il va falloir se relayer et ne pas faire d'erreur, ajouta Théodore.
Il prit les notes d'Hermione et les lut rapidement.
– Cette potion est très compliquée… ajouta-t-il.
– Il faut du sang de licorne, ajouta Malefoy qui lisait par dessus son épaule, comment on trouve ça ? Cet idiot de garde-chasse nous a bien dit qu'il ne fallait jamais toucher à une licorne.
Hermione échangea un bref regard avec Harry et vit qu'il était aussi surpris qu'elle de savoir que Drago Malefoy avait écouté Hagrid à un moment de sa vie.
– J'irai lui demander s'il a une idée de la façon dont on peut s'en procurer, annonça Harry.
– Il faudrait commencer d'ici peu de temps, rajouta Hermione. Si on se trompe, j'aimerais autant avoir un peu de temps d'avance pour rectifier.
– Plus vite ce sera commencé, plus vite ce sera terminé, conclut Malefoy alors que la sonnerie retentissait.
Le professeur Slughorn se précipita alors vers eux.
– Mr Potter, Miss Granger, que diriez-vous de venir dîner chez moi samedi soir en compagnie de quelques invités triés sur le volet ?
Harry allait refuser mais Hermione le devança et accepta pour deux à la plus grande joie de Slughorn qui courut ensuite à la table de Blaise Zabini et Ginny.
Hermione rangea ses affaires et s'efforça de fourrer les deux gros livres dans son sac déjà plein, puis elle se réfugia à la bibliothèque alors que Harry partait chercher son balai pour son entraînement de Quidditch.
La quiétude de la bibliothèque lui fit du bien et, comme à chaque fois depuis des semaines, elle ouvrit tout d'abord son livre de l'Histoire de Poudlard pour trouver la lettre de son correspondant anonyme.
« Je suis désolé que tu te sois séparée de lui mais je pense sincèrement que tu mérites quelqu'un de différent que lui. En plus, tu as suffisamment de choses à penser en ce moment pour ne pas en plus t'encombrer l'esprit avec ça.
La guerre change les gens et ce n'est pas forcément mal, ça fait grandir plus vite alors je pense que ce que tu as ressenti là, tu l'aurais ressenti aussi mais peut-être plus tard, sans les événements de l'année passée.
Je ne connais pas du tout les poètes moldus. A vrai dire, je ne connais pour ainsi dire rien du monde moldu, mais j'aime ces vers, ils sont on ne peut plus vrais.
Dis-moi, est-ce que tu comptes aller à la sortie à Pré-au-Lard du dernier week-end d'octobre ? Et quels sont tes pronostics pour le match de Serpentard contre Gryffondor (que je sache contre qui parier). »
Hermione eut un sourire. Son interlocuteur lui avait donné un indice très important involontairement. Elle attrapa sa plume et écrivit sa réponse :
« Tu as raison à propos de la guerre qui change les gens. C'est exactement ce qu'il s'est passé. En premier lieu, je pensais que quelque chose en moi était cassé, mais en fin de compte, je suis peut-être juste différente.
Je compte bien aller à Pré-au-Lard, tout comme toi, je suppose ? Si oui, nous nous verrons probablement là-bas bien que je n'ai (presque) aucune idée de qui tu peux bien être.
Concernant le match… disons que Harry a hâte de jouer après une année sans rien et que Ginny est la meilleure poursuiveuse que Gryffondor ait eu depuis des lustres. Je te conseillerais bien de parier sur notre maison mais qui sait, les Serpentard seront peut-être bons aussi ? »
Hermione termina sa lettre et la fourra dans son livre avec satisfaction.
Elle en parla avec Ginny le soir-même, après l'entraînement de Quidditch. Assise sur le tapis du dortoir des filles, entre leurs deux lits, Hermione et Ginny relisaient les précédentes lettres tout en prenant des notes sur les indices potentiels. Autour d'elles, Pattenrond jouait avec Arnold, le Boursouflet de Ginny, en ronronnant.
– Récapitulons, reprit Ginny en relisant le parchemin qu'elle avait intitulé « Qui est-il ? » et où elle avait écrit tous les indices qu'elles avaient. C'est un garçon, sans doute de septième année, qui aime les Contes de Beedle le Barde et, si tu veux mon avis, de sang-pur.
– Ginny… , commença Hermione car elle savait où elle voulait en venir.
– Il l'a avoué lui-même, il ne connaît pas le monde des moldus, rétorqua Ginny. Même les sang-mêlés ont au moins de vagues connaissances du monde moldu. Lui, rien, donc il est forcément un sang-pur, et pas un Weasley, précisa-t-elle en souriant.
– Dans ce cas, ça nous laisse Neville, Ernie et…
– Et les Serpentard, approuva Ginny. Hermione, je suis sûre que c'est un Serpentard.
– Non.
– Tu imagines Neville te débiter de la poésie ? J'adore Neville mais ce n'est pas son genre. Quant à Ernie, il est pompeux comme pas possible, et là, c'est différent.
Hermione soupira et se laissa aller contre le montant de son lit. Un Serpentard lui écrivait ? Risible.
– C'est ridicule, marmonna-t-elle en attrapant un Chocogrenouille parmi le tas de friandises que Ginny et elle avaient partagées.
– Vraiment ?
– Ça n'a aucun sens, Ginny, insista Hermione.
– Pense-y, dit Ginny avec un sourire en coin.
Hermione reporta son attention sur sa carte de Chocogrenouille et à sa grande stupéfaction, elle y découvrit son propre portrait.
Le temps était très brumeux en ce dernier samedi matin du mois d'octobre. Un épais brouillard recouvrait le parc de Poudlard et le ciel était voilé d'épais nuages gris. Le temps parfait pour le premier match de Quidditch de la saison !
Harry, Ron et Ginny étaient assis à la table des Gryffondor, fixant leurs petits-déjeuners avec un air peu amène. Ron, en particulier, était pâle et semblait étudier la possibilité de s'étouffer avec ses propres toasts.
Hermione s'installa à côté d'eux et se servit des œufs. Elle fit un sourire à Ron qui la fixa un instant et se leva en grommelant qu'il avait besoin de prendre l'air.
Elle soupira et but son café tandis que Ginny lui tapotait l'épaule.
– Laisse-lui du temps…
L'ambiance était meilleure que jamais dans l'école. Tous les élèves étaient surexcités et même les septième année de Serpentard avaient laissé tomber leurs masques de morosité habituelle.
Luna avait coiffé son désormais célèbre chapeau à tête de lion et Dean Thomas avait dessiné une immense banderole aux couleurs de Gryffondor qu'il laissa à Seamus.
Hermione laissa ses amis partir en direction du terrain de Quidditch et accompagna Lavande et Parvati qui bavardaient d'un air surexcité.
Le froid était particulièrement mordant ce matin-là et elle enfonça ses mains, pourtant gantées, dans ses poches pour se protéger.
– Poussez-vous un peu là, grommela la voix de Hagrid.
Il portait son manteau en peau de taupe et une paire de jumelles autour du cou. Il aida Seamus et Neville à déployer la banderole de Dean et le match commença.
Cependant, Hermione eut la désagréable surprise de constater que Zacharias Smith assurait le commentaire du match.
– Le match commence avec Ginny Weasley, séduisante mais au caractère exécrable, qui prend le souaffle des mains de Zabini…
– Smith ! cria le professeur McGonagall.
Hermione soupira en voyant Ginny marquer puis se saisir de la batte de Peakes et lancer un cognard en direction de Smith. Malheureusement pour elle, le cognard fut intercepté par un des batteurs de Serpentard qui le renvoya vers Harry. Il fit un tonneau pour l'éviter et monta en altitude pour chercher le vif d'or des yeux. Malefoy, tout comme Harry, faisait de grandes rondes autour du terrain.
– Zabini marque ! s'exclama Smith. C'est à se demander ce que fait Ronald Weasley… Ah, il s'accroche au manche de son balai, je crois qu'il a glissé.
Des rires retentirent dans les gradins et Hermione grimaça en regardant Demelza et Dean aider Ron à se remettre en selle.
Ginny, probablement énervée, intercepta le souaffle et fonça vers les buts, suivie de près par Zabini. Il tenta de la pousser mais elle fit une embardée et, avec une habileté incroyable, marqua à plus de dix mètres des buts. Une huée de joie inonda les gradins de Gryffondor.
– Ginny Weasley marque ! Le score s'élève à vingt partout ! Ah… Zabini et Ginny Weasley sont en pleine dispute on dirait.
Effectivement, Ginny et Zabini se faisaient face et semblaient se crier dessus. Harry les rejoignit et tenta, avec un succès tout relatif, d'apaiser la situation. Pendant ce temps, Serpentard marqua deux autres buts et Demelza se prit un cognard à l'épaule.
– Potter, Weasley et Zabini continuent de se disputer comme s'ils n'avaient rien de mieux à faire en plein match de Quidditch et Serpentard marque deux autres buts ! Quarante à vingt en faveur de Serpentard !
Finalement, Zabini repartit vers son équipe et Ginny et Harry firent de même.
– Aie ! s'exclama Neville quand Ron se prit un cognard dans le ventre.
– Oulà ! s'exclama Zacharias Smith. On dirait que l'équipe de Serpentard est à couper le souffle pour Weasley, ha ha !
Le professeur McGonagall lui lança un regard consterné et Smith se fit huer par les supporters des Gryffondor.
Hermione grimaça en voyant Ron plié en deux, soutenu par Dean et Harry. Madame Bibine siffla un temps mort et Ron put atterrir en toute sécurité.
Le match s'interrompit pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que Ron puisse remonter sur son balai sous les exclamations des Gryffondor. Hermione applaudit et le match put reprendre.
Ginny et Dean marquèrent deux buts d'affilés et les Gryffondor hurlèrent de joie alors que le score s'égalisait à quarante pour les deux équipes.
Entre temps, le vent s'était mis à souffler assez fort et plusieurs joueurs furent déstabilisés par les grosses rafales qui secouaient le terrain et gelaient les supporters.
– Regardez Harry ! hurla Hagrid, les jumelles fixées sur Harry qui faisait un piqué vers le sol.
– C'est la feinte du Wronsky ! s'exclama Seamus.
– Non, c'est le vif d'or, rétorqua Neville en voyant Harry tendre le bras.
Mais Harry n'eut pas le temps de le saisir que Malefoy plongeait en piqué devant lui et lui barrait la route. Harry fit une embardée pour l'éviter et partit dans une direction différente, le vif d'or désormais hors de portée.
– C'était très malin ça ! s'exclama Smith. Désolé, Potter, on ne peut pas gagner à tous les coups.
– Smith ! s'exclama le professeur McGonagall. Soyez impartial !
Demelza reprit le souaffle et fonça vers les buts, suivie de près par les trois poursuiveurs de Serpentard et Ginny. Cependant, une rafale de vent la déstabilisa et l'envoya contre les autres poursuiveurs.
– On se croirait au bowling, commenta Hermione en grimaçant face à la mêlée de joueurs en vert et rouge qui gesticulaient dans tous les sens.
Ginny réussit à émerger de ce micmac avec le souaffle et marqua un but sous les acclamations de Gryffondor.
– Soixante-dix à quarante en faveur de Gryffondor ! clama Smith. Ils ont mangé du lion ce matin !
– Mais quel comique, grogna Seamus.
A ce moment-là, ce fut Malefoy qui changea brusquement de direction et fonça vers le sol. Harry le suivit sans hésiter et ils furent au coude à coude pendant plusieurs minutes. Tout le monde retint son souffle alors qu'une violente rafale de vent les désarçonnait. Malefoy fut projeté contre Harry qui ne s'y attendait pas et glissa de son balai. Il resta un instant suspendu à une seule main puis lâcha sous les cris horrifiés des supporters de Gryffondor.
Il se passa alors quelque chose d'étonnant. Alors que Ginny, Dean et Demelza fonçaient pour rattraper Harry. Malefoy, qui était plus près, réussit à rattraper Harry par le col de sa robe de Quidditch pour amortir sa chute. Malefoy fit alors un étrange moulinet avec les bras et tomba à son tour de son balai. Ils chutèrent tous les deux lourdement sur le sol et restèrent immobiles quelques secondes. Puis, une immense exclamation de joie grimpa dans les gradins des supporters de Serpentard alors que Malefoy levait la main d'où un éclat doré scintillait doucement.
– Il a attrapé le vif d'or, se lamenta Neville.
– Drago Malefoy a attrapé le vif d'or ! s'exclama Smith. Serpentard l'emporte !
L'équipe de Serpentard atterrit autour de Malefoy en hurlant de joie tandis que Harry se relevait en titubant, tenant son épaule et grimaçant de douleur.
Harry alla à l'infirmerie pour soigner son épaule déboîtée et en sortit avec le bras en écharpe ayant refusé tout net de rater la sortie à Pré-au-Lard.
Madame Pomfresh lui intima l'ordre d'un air sévère de revenir la voir le lendemain et partit soigner Demelza qui avait le bras cassé.
Pendant tout le trajet, Ron et Ginny avaient l'air morose et Harry ne cessait de répéter que Malefoy l'avait rattrapé d'un air ahuri.
– La guerre lui a sans doute mis un peu de plomb dans la cervelle, suggéra Ginny.
Ils se rendirent aux Trois Balais où l'équipe de Serpentard fêtait sa victoire avec les élèves de leur maison. Madame Rosmerta slalomait entre les tables pour servir les boissons et les professeurs Slughorn, Flitwick, Chourave, McGonagall et Hagrid étaient installés au bar et riaient bruyamment.
– Il y a beaucoup trop de vert par ici, grimaça Ron.
Hermione, elle, en profita pour observer tous les élèves à la recherche d'un signe de son correspondant. C'était compliqué car les élèves de Serpentard ne se gênaient pas pour provoquer les Gryffondor même si ça restait généralement bon enfant.
– Viens, souffla Ginny en fusillant du regard Blaise Zabini qui levait un verre dans sa direction avec un sourire moqueur, j'en ai marre des Serpentard.
Hermione se leva et la suivit dehors, laissant Harry et Ron avec Dean, Seamus et Neville. Le contraste entre la chaleur du pub et le froid du dehors frigorifia Hermione qui resserra son écharpe autour de son cou et renfila ses gants.
Elles se rendirent chez Honeydukes qui était, là aussi, bondé.
– Oh là là, marmonna Ginny. Tant pis, je veux mes Patacitrouilles !
Ginny fit le plein de Fondants du Chaudron, de Patacitrouilles et de gnomes au poivre. Elle semblait heureuse de pouvoir dépenser son argent en friandises et Hermione se demanda subitement d'où il pouvait bien provenir. Elle s'en ouvrit à Ginny qui lui répondit :
– C'est… la part de Fred, avoua-t-elle. George et lui se sont fait beaucoup d'argent et Fred m'en a laissé un peu.
Hermione lui fit un sourire réconfortant et partit au rayon des bonbons sans sucre. Elle choisit son habituelle boite de fil dentaire à la menthe pour ses parents et goûta une nouveauté : des fraises sauteuses. Surprise par la friandise qui se mit à sauter dans sa bouche, puis son estomac, elle fit un bond en arrière et percuta Théodore Nott qui était en train de remplir un sachet de Patacitrouilles maison.
– Fais attention ! s'exclama-t-il avant de lui jeter un regard incrédule face à ses bonbons sans sucre.
– C'est la fraise sauteuse, se justifia-t-elle avant de rejoindre Ginny qui faisait la queue pour payer.
Il était près de dix-huit heures quand ils rentrèrent au château. Les joues rougies par le froid, le chemin éclairé par leurs baguettes magique, ils arrivèrent au château pile à temps pour profiter du banquet de Halloween.
Je posterais la suite mercredi prochain et l'épilogue la semaine suivante, je pense...
En attendant, je vous souhaite une très bonne semaine. N'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis :)
