Bonjour tout le monde !
Voici le chapitre 2 de cette fanfiction sur les Hunger Games. Ce chapitre est très court, c'est vrai, et il ne se passe pas beaucoup de choses, mais l'histoire avance quand même, donc ça va.
Je pense que ça deviendra plus intéressant dans la prochain chapitre, où je vais commencer à parler des autres tributs et où Sayu et Light vont rencontrer leur mentor.
J'espère que ça vous plaira quand même et bonne lecture !
Un grincement métallique familier.
La porte pivote sur ses gonds, laisse entrer deux personnes, puis se referme, plongeant la pièce dans le silence.
Lentement, les yeux de Sayu se détournent de la fenêtre, de cette foule ignoble qui lui fait tourner la tête, et se posent sur les visages douloureux de ses parents qui la fixent sans mot dire.
Ils se regardent ainsi longtemps, sans prononcer la moindre parole, puis la mère finit par craquer et esquisse quelques pas, vient enserrer sa fille de ses bras menus.
Aucun mot échangé, juste un silence de mort qui les englobe, un silence assommant et effrayant.
Elles restent ainsi une bonne minute, puis Sayu se détache de la femme et la regarde droit dans les yeux. Des yeux humides, dans lesquels brille une pointe de souffrance.
« Je..., commence la jeune fille, mais sa mère lève la main pour l'interrompre. »
La femme plonge la main dans un petit sac qu'elle porte en bandoulière et en sort un fin bracelet tressé que sa fille reconnaît aussitôt. Sachiko le lui a offert il y a de cela des années, pour son anniversaire, le confectionnant elle-même du fait de leur manque de moyen. Sayu le portait souvent, par le passé, jusqu'à ce qu'elle faillit le perdre, alors qu'elle partait cueillir des plantes avec son frère. Le nœud avait cédé – elle ne savait comment. Depuis, sa mère l'a refait, l'a renforcé aussi, mais Sayu n'a plus jamais osé le mettre, de peur de le perdre véritablement cette fois.
Sachiko le lui tend.
« J'aimerais que tu le mettes, pour que tu penses à nous... quand tu seras... »
Elle s'arrête, ne parvenant pas à finir sa phrase.
Les yeux brillants, Sayu prend l'accessoire et le passe au poignet. Elle remarque que sa mère l'a agrandi et qu'une petite bande de cuir est désormais étroitement lié au bracelet. Elle ne prend pas la peine de l'observer davantage, trop bouleversée par les événements de la journée.
« Comme tu voudras, dit-elle simplement, mais l'émotion perce à travers ses paroles. »
Elle se détourne, regarde son père bien en face. Son expression est douloureuse lui aussi. Ses yeux sont comme deux lacs à la surface trouble et tourmentée. Il murmure :
« Fais de ton mieux, Sayu, d'accord ? »
On dirait que sa voix est sur le point de se briser à tout moment.
Sayu hoche la tête gravement, se mordant la lèvre. Depuis le tirage au sort, quelques heures plus tôt, elle lutte contre les larmes à chaque seconde. Elle ne veut pas pleurer. Elle ne veut pas que la dernière image que ses parents aient d'elle avant de la voir à la télévision soit celle d'une fille brisée en mille morceaux. Car c'est sans doute la dernière fois qu'elle leur parle, et elle refuse de les alarmer davantage, alors qu'ils s'en font déjà beaucoup, pour elle et pour... Light.
« Vous avez été le voir ? s'enquit-elle en sachant pertinemment qu'ils comprendront tout de suite de qui elle veut parler sans qu'elle ait à le préciser.
– Oui, répond Soichiro. Il a l'air d'aller bien. Il est sous le choc, mais il garde la tête haute. »
Cela ne la surprend pas, étonnamment. Light est doué pour dissimuler ses émotions. Plus doué qu'elle en tout cas.
On frappe à la porte.
Ce sont les Pacificateurs. Il est temps d'y aller.
Son ventre se noue en un nœud serré. La peur la prend, forte, pénétrant son cerveau vicieusement.
Elle se rend compte que c'est sans doute la dernière fois qu'elle voit ses parents. Et elle se sent mal, vraiment mal.
Une dernière étreinte. Sa mère, puis son père. Rapidement, beaucoup trop rapidement à son goût.
Ses parents s'apprêtent à franchir la porte lorsque Sachiko, n'y tenant plus, fond en larmes. Elle se retourne vers sa fille, sa fille qu'on lui arrache en même temps que son fils, ses deux précieux et uniques enfants.
Sa voix est pleine de pointes hystériques lorsqu'elle lance :
« Essaie de gagner, d'accord ? Veille à ce que ton frère ou toi gagne... s'il te plaît...
– Je ferais ce que je peux. »
Non. Pourquoi mon ton est-il aussi tremblant ? Pourquoi ? Il faut que je paraisse forte. Il le faut. Il faut qu'ils puissent croire en moi, même un tout petit peu; sinon, ils ne tiendront pas...
Mais elle n'y parvient pas. Sa lèvre inférieure tremble tandis qu'elle voit la porte se refermer.
Elle entend un son, comme un cri, la voix de sa mère qui provient du couloir :
« Gagne, Sayu ! Gagne pour nous ! N'abandonne pas ! »
Mais on sent à ses accents désespérés qu'elle n'y croit pas.
Bruit d'une porte qui se referme, puis le silence, un silence oppressant et douloureux.
Sayu s'assoit près de la fenêtre et colle sa joue à la vitre sale de l'hôtel de justice. Elle a peur, mais elle ne peut pas se permettre de le montrer devant les caméras, sinon elle sera considérée comme une cible facile par les autres tributs.
Et pourtant, ses yeux brillent et elle sent un sanglot lui monter dans la gorge.
Dehors, le train vient d'arriver.
Un train qui va l'emmener vers l'enfer des Hunger Games.
Voilà, c'est court mais c'est un passage obligé. La suite sera plus intéressante.
Vous pouvez me donner votre avis ou poser toute question par review, ça me ferait vraiment plaisir.
