Auteur : JCM-EFD (Jes Cullen-Malfoy et Emmoirel-For-Drarry)

Titre : Harry Potter 7 et 8, L'Histoire Parallèle

Rated : M (scènes de sexe explicites)

Couple : Draco / Hermione

Genre : Romance / Drame

Situation : Cette fiction débute dans « Harry Potter 7, Le Déchirement » publié par nous-mêmes.

Autres : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 de JKR sont respectés.

Publication : Un chapitre chaque mardi et samedi soir.

Béta correctrice : Vivi64

Particularité : Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Hermione, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Draco.


Chapitre 1.2


POV Draco

J'avais réussi à dormir un peu, malgré la récente nouvelle d'une liaison entre Potter et mon parrain. Là, je marchai vers le hall, d'où je pourrai me diriger vers la tour Est, endroit que je devais rénover avec les autres personnes restées au château.

Seulement, je vis au coin d'un des couloirs des cachots, mon parrain et ce maudit sauveur de la veuve et de l'orphelin.

Je me stoppai donc et attendis, en tapant du pied, Severus, qui m'avait vu. Je pus aussi me rendre compte que Potter le soutenait et quand ils furent à mi-distance, je soufflai car mon parrain ne devrait pas être là, mais dans un lit à l'infirmerie, alors je les rejoignis.

Je ne pus me retenir de dire en arrivant devant eux :

- Je n'aime pas me faire remarquer en public, alors je vais t'aider à retourner à l'infirmerie, mais là Severus, tu vas m'entendre.

Je ne voulais pas me faire remarquer devant cet abruti de Potter. Voyant aussi que ce dernier avait du mal à soutenir mon parrain, je me plaçai sur l'autre côté du malade et passai son bras sur mes épaules.

- Je suis flatté que dans ce couloir bondé de monde...

Il laissa un blanc et reprit :

- Et merci de nous aider car nous avons encore un long parcours à faire.

- Je suis heureux de te voir debout, chuchotai-je en posant une seconde ma tête sur lui.

Et c'était vrai, là, le sentir debout près de moi, me rassurait sur son état de santé. Il était hors de danger.

- Je suis aussi heureux de voir que tu vas bien...

Je souris et restai silencieux le reste du trajet. Je ne pus quand même m'empêcher de ruminer de temps en temps sur le fait que Potter avait fricoté avec mon parrain, MON parrain à moi et seulement moi. Je pris conscience, arrivant de plus en plus près de l'infirmerie, que je risquais de perdre Severus pour Potter. Et cela, je ne le voulais pas !

Une fois au sein de l'infirmerie, Poppy nous sauta dessus :

- A quoi avez-vous pensé Severus ! Dans votre état en plus. Allez vous mettre sur ce lit, là-bas, je vais vous ausculter.

De quel droit se permettait-elle de lui aboyer ainsi dessus, alors que même moi je voyais qu'il tenait à peine sur ses jambes ?

- Tu veux que je reste ou je vous laisse seul ? Demanda Potter à mon parrain.

- De quel droit tu te demandes ça, toi ? M'exclamai-je.

Mais où avais-je atterri ? L'autre infirmière et puis Potter qui se permettait de parler ainsi !

- Du calme Draco ! Il n'a rien fait de mal, dit Severus à mon encontre. Et Harry, je préfèrerais que tu...

- Je vais partir. Je pense que vous avez des choses à vous dire.

- Non, reste.

Il le retint par le bras pour lui faire face.

- Reste. Il est au courant de toute manière, rien ne changera ça, continua-t-il.

- Oui, et à propos de ça, j'aimerais avoir une conversation avec vous deux, renchéris-je, en colère.

Severus n'allait tout de même pas croire que j'allais repartir sans une explication ?

- On parlera Malfoy, mais une fois que Pompom aura ausculté ton parrain. Car même si je pense que ça ne te regarde pas, je ne veux pas être un poids dans votre relation parrain-filleul, me dit Potter.

Je vis ensuite l'infirmière arriver avec une tonne de potions dans ses bras. Mon parrain alla s'installer dans un lit et reçut une batterie de sorts de médicomagie. Je devais avouer que j'aimais voir ce type de magie à l'œuvre.

Mais en bon Malfoy, rien ne passa sur mon visage, à part la colère que j'envoyai tantôt à Severus, tantôt à Potter par mon regard.

Je leur en voulais, surtout à mon parrain. Je ne savais pas pourquoi au juste. Peut être parce qu'au fond de moi, je savais que mon parrain aimait mon ennemi ? Plus si ennemi que ça, depuis la fin de la bataille...

- Que veux-tu savoir Draco ? Autant crever l'abcès immédiatement.

Cette phrase de mon parrain me sortit de mes pensées et je sus ce que je voulais savoir.

- Depuis quand ? Répondis-je.

- Depuis le milieu de la sixième année, répondit Harry

Mes doutes étaient bien fondés finalement. Mais je ne pus m'empêcher de dire :

- Alors, cela veut dire que tu as couché avec lui, alors qu'il n'était pas encore majeur ? Pourquoi ? Demandai-je en craignant la réponse.

- IL a un nom ! S'énerva Potter.

Voir ce dernier s'énerver m'irrita et me mit en colère moi aussi.

- Toi Potter, le voleur de parrain, on ne t'a pas sonné ! Et réponds-moi s'il te plait. Pourquoi as-tu couché avec LUI alors que tu pouvais tout perdre ? Demandai-je à Severus en essayant de garder mon calme.

- Déjà Draco, Harry ne m'a pas volé, je suis toujours ton parrain, quoiqu'il se passe entre lui et toi. Je serai toujours là pour toi. Et si je dois être franc, au tout début, j'ai couché avec Harry pour de mauvaises raisons.

Je pus voir que Potter se tendit et je fus heureux. Pensait-il vraiment que mon parrain avait couché avec lui par amour ?

Mais je devais avouer que j'étais curieux et je dis alors :

- Lesquelles ?

Je voulais connaître les raisons qui avaient poussé mon parrain à franchir cette frontière entre un élève et un professeur.

- C'est une longue histoire mais pour faire court, j'ai été amoureux de sa mère, qui elle ne m'a jamais aimé. J'ai vu en Harry le moyen de vivre ce que je n'avais pas eu. Seulement...

- Seulement les choses ont changé, repris Potter.

De quel droit répondait-il à la place de Severus ?

- Dans quel sens ? Demandai-je en regardant l'homme si important pour moi, lui démontrant ainsi que je voulais sa réponse et non celle de Potter l'enquiquineur et voleur de parrain.

- Je suis tombé amoureux d'Harry en cours de route, me répondit-il avec naturel et calme.

A l'entendre dire qu'il avait enfin trouvé l'amour, je fus heureux. Et mon parrain le vit. Mais je repris la direction de mes émotions et demandai :

- C'est du sérieux entre vous ? Depuis combien de temps ?

- Une journée, me dit-il.

Une journée ? On se foutait de moi ?

- En fait il y a eu quelques... obstacles je dirais, qui nous en ont empêchés avant, ajouta Potter.

- Je voulais dire qu'Harry et moi sommes ensemble pour de bon depuis cette nuit. Avant, ayant dû accomplir certaines tâches, nous étions dans l'impossibilité de nous expliquer réellement.

- Sur le meurtre de Dumbledore entre autre, n'est-ce pas ? Dis-je en prenant place sur son lit.

Je m'en voulais tout à coup car si je n'avais pas faibli dans ma mission...

- Entre autre oui. Malfoy, seras-tu toi aussi un obstacle ? Demanda Potter, me coupant dans mes lamentations internes.

Un obstacle ? Je ne savais pas. Tout cela dépendait de beaucoup de choses.

- Je ne sais pas. Severus, puis-je parler à Potter une minute ? Demandai-je.

- Qu'as-tu l'idée de faire, Draco ? Demanda-t-il en semblant inquiet.

- Rien de grave, juste lui parler, dis-je en le regardant dans les yeux. Alors Potter, d'accord ? Ajoutai-je.

- Oui. Je préfère que tout soit clair dès maintenant ! Me répondit-il.

Je me levai alors à cette réponse et sortis de l'infirmerie. Je devais savoir ce que Potter ressentait pour Severus. Je ne pouvais pas le laisser s'amuser aux dépens de mon parrain.

Ne le voyant pas arriver, je passai ma tête par la porte entrouverte et les vis s'embrasser. Je fus un millième de seconde jaloux, car moi, je n'avais personne à embrasser. Puis, je me dis qu'ils pourraient au moins éviter de nous faire voir leur... baiser de la sorte.

- Et s'il vous plait, faites ça ailleurs qu'ici ! Potter, je n'ai pas tout mon temps ! M'exclamai-je à bout de patience

- J'arrive Malfoy, j'arrive, me répondit-il en me rejoignant.

Je devais à tout prix lui soutirer le maximum d'informations. Et cela, sans l'énerver plus, car j'avais bien remarqué que mon petit interrogatoire dans l'infirmerie l'avait quelque peu irrité. Mais je devais garder en tête d'être ferme avec lui, quitte à être menaçant.

Quand il fut sorti et qu'il eut fermé la porte, je n'attendis pas et le plaquai contre le mur.

- Tu as intérêt à être sûr de tes sentiments Potter ! Dis-je avant tout chose.

- Mais j'en suis sûr Malfoy ! Ca fait plus d'un an que j'en suis sûr ! Maintenant si tu voulais bien me lâcher, me dit-il agacé de la prise de force sur lui.

- Je n'en ai pas fini avec toi ! Ajoutais-je très sérieux.

Je resserrai ma prise et dis :

- Si tu t'avises de le faire souffrir, je n'hésiterai pas à te tuer, est-ce clair ? Le menaçai-je

- C'est clair Malfoy. Mais toi aussi ! Ne t'avise pas de le faire souffrir si tu es contre notre histoire. Car tu le ferais en le forçant à choisir entre nous. Donc si tu es contre, il faudra que tu fasses avec, que ça te plaise ou non. Ne me fais pas regretter de t'avoir défendu au ministère.

Je n'oserai jamais faire une telle chose. Je ne ferai jamais cela à mon parrain, pensai-je. Enfin, tant que je savais qu'il était heureux avec la personne… surtout si cette dernière était Potter. Dès que j'apprendrais que son bonheur était aux oubliettes, je ferais tout pour évincer ce dernier et consoler Severus, me promis-je.

Je devais rassurer Potter, je devais lui dire que je ne mettrai jamais Severus devant un tel choix.

- Je ne comptais pas faire une telle chose. Malgré tout ce que tu peux penser de moi, j'aime mon parrain et je ne veux que son bonheur, surtout maintenant que la guerre est finie. Je voudrais aussi savoir, pourquoi toi, tu as démarré cette histoire entre vous ?

Et cela était vrai. Je voulais connaître ce qui avait mené le Survivant à entamer une histoire avec son professeur détesté de Potions, dernièrement de Défense contre les forces du mal.

Je desserrai ma prise sur lui, mais ne le lâchai pas. J'attendais avec impatience son explication. Je devais m'assurer qu'il n'allait pas faire souffrir mon parrain plus que ce qu'il avait déjà souffert dans sa vie.

- A la base, j'avais changé de comportement pour le faire enrager. J'étais poli et respectueux envers lui, comme je l'étais avec les autres professeurs. Comme il ne pouvait plus rien me reprocher, nos rapports étaient disons… plus calmes. Puis au fil du temps, je l'ai regardé autrement. Au début, pour moi, ce n'était qu'une histoire de désir, mais les sentiments se sont rajoutés.

- Continue, dis-je avide d'en connaître plus.

- Que veux tu que je te dise de plus ? J'ai juste compris un matin que j'étais amoureux de lui. Je savais que lui, ne l'était pas et qu'il ne voulait pas d'une histoire sérieuse. Mais je ne disais rien et prenais tout ce qu'il voulait bien me donner. Avant que... quelques temps avant la mort de Dumbledore, j'ai osé lui dire une fois, en lui demandant de l'oublier après. Voilà Malfoy, tu es satisfait ?

- Tu l'aimes vraiment ? Demandai-je en connaissant dorénavant la réponse.

-Oui ! Que faut-il que je fasse d'autre pour te convaincre. Ce n'était pas pour toi que je me suis battu pour t'innocenter au ministère. C'est pour lui que je l'ai fait ! Je me doutais qu'il ne serait pas heureux si tu étais à Azkaban.

- Qu'est-ce que tu pourrais faire pour me convaincre ? Demandai-je en approchant mon visage du sien.

- Quoi ? Il te faut encore une preuve de plus ? Demanda-t-il.

- Pourrais-tu me dire tout ce qu'aime Granger ? Demandai-je en faisant tout pour garder mon air détaché.

Je devais trouver un autre moyen de connaître ce que cette fille aimait. Je devais absolument trouver un moyen de rembourser ma dette de vie. Et je ne pouvais le faire qu'en connaissant ma créancière. Je devais connaitre tout ce qu'elle aimait, ce qu'elle désirait, pour lui offrir ce qui ferait mouche avec ce que je lui devais.

- Hein ? Dit Potter avec l'élégance d'un elfe de maison.

- Comment ça ce qu'Hermione aime ? Pourquoi veux-tu savoir ça ? Reprit-il après quelques secondes de silence venant de ma part.

- Si tu as un cerveau, et Merlin que je le souhaite à Severus, tu as dû remarquer qu'elle m'a sauvé la vie Potter ! Dis-je en perdant patience.

Je ne voulais pas rester dans ce couloir à le maintenir contre le mur toute la journée. Je voulais mes réponses et fissa.

- Oui, mais je ne vois pas le rapport. Dis-moi pourquoi tu veux savoir ça ? Me demanda-t-il avec sur le visage un air vraiment interrogateur.

- Par Salazar, es-tu vraiment sorcier ? Demandai-je abasourdi qu'il ne voie pas le rapprochement.

- Jusqu'à preuve du contraire, oui ! Dit-il comme une évidence.

- Alors pourquoi ne comprends-tu pas ma demande ! M'exclamai-je.

- Oh, je vois, tu veux la remercier. C'est bien ça ?

La remercier ? Pouvais-je qualifier mon envie de telle sorte ?

- Hum... pas vraiment, dis-je. En fait, je veux pouvoir étudier la chose et comme ça, je pourrai rembourser ma dette. Mais je ne connais rien d'elle. Alors, je nage un peu, surtout qu'elle ne me laisse pas être proche d'elle depuis que nous sommes tous ici pour aider à reconstruire le château. Alors... vu que tu fais parti de ma famille, je pensais que tu pourrais m'aider en me disant ce qu'elle aime faire... ou aimerait faire.

- De ta famille ? Tiens, les choses prennent un tournant différent quand il est question de toi. Mais bon, pour te montrer ma bonne foi, je vais faire un effort. Ce qu'elle aime faire par dessus tout, c'est lire et apprendre. Mais ça je pense que tu l'avais remarqué.

- Ça je le sais abruti, dis-je agacé qu'il s'amuse à mes dépens. Mais je veux savoir ce que seul toi et la Belette savez sur elle. Et non, les choses ne sont pas différentes quand il s'agit de moi. J'ai juste énoncé un fait. Tu es, même si cela ne me plait guère, le compagnon de Severus, qui est la personne la plus importante... au même titre que mes parents, voire même plus importante. Alors, non, je ne profite pas. Tu peux penser tout ce que tu veux de moi, continuai-je, mais je ne suis pas un con arrogant, ni comme mon père. Dis-toi que je suis un peu comme Severus. Sinon, pour en revenir à Granger, dis-moi tout.

- Je suis désolé, mais je ne pourrai pas t'en apprendre plus. Elle n'a jamais pris le temps de se consacrer aux choses qu'elle aime à cause de la guerre. Ce qui fait que nous n'en savons pas plus que toi, Ron et moi. La seule chose que je peux te dire, c'est que tu ne dois pas la remercier en l'achetant. Je veux dire par lui offrir quelque chose de matériel. Il faut que ça vienne de toi, que ce soit sincère.

Pas quelque chose de matériel ? Mais avec quoi allai-je pouvoir rembourser ma dette ? Je n'allais tout de même pas devenir son elfe de maison ! Je devais trouver un autre moyen. D'ailleurs, une idée bien précise effleura mon esprit, et j'étais sûr d'avoir trouvé LA solution.

- Et si... si je l'aide à concrétiser avec la Belette, tu crois qu'elle sera heureuse ? Demandai-je avec appréhension.

Je venais de me rendre compte qu'ils pouvaient déjà très bien s'être mis en couple depuis la fin de la guerre.

- Euh... là j'ai un doute, je crois que son amourette pour lui, lui est passée.

-Ha bon, depuis quand ?

C'était un fait, Miss-je-sais-tout était amoureuse de la Belette depuis des années. Potter mentait-il ?

- Je ne sais pas, je dirais depuis trois-quatre mois.

Je ne pensais pas, avec sa réponse, qu'il me mentait tout compte fait. Je ne pus que dire :

- Merde, je vais faire comment moi ?

- Alors ça, je n'en sais rien. Mais tu trouveras bien une solution. Et pourquoi ne pas lui demander directement ? C'est quand même plus simple non ?

Lui demander directement ? Simple ?

Définitivement non !

- Je ne vais pas lui demander... en fait je l'ai déjà fait, et elle m'a dit que je ne lui devais rien. Bon, je vais te laisser, je dois aller aider l'équipe qui tente de remettre en état la partie Est du château, dis-je en le lâchant.

- Comme tu veux. Bon, vu que Severus veut se reposer, je pourrais peut-être venir avec toi pour aider ? Il faut bien qu'on commence à se supporter. Qu'est-ce que tu en penses ?

Je le regardai de haut en bas et dis :

- Si tu le dis, je te crois. Merlin, dans quoi Severus m'embarque !

Se rendait-il compte qu'il faisait entrer Potter dans ma vie ?

- Dans sa nouvelle vie Malfoy !

Je ne pouvais qu'espérer que la nouvelle vie de mon parrain soit différente de l'ancienne.

Potter me suivit et nous prîmes la direction de la partie Est du château. Le silence régnait entre nous, mais pas un silence pesant. J'avais l'impression que si je faisais abstraction de nos années passées à se détester, nous pouvions nous entendre. Peut-être me faisais-je des idées, mais c'était ce que je ressentais. Cela était peut-être aussi une conséquence de ma solitude depuis la fin de la guerre.

Quand nous arrivâmes auprès des autres qui s'attelaient à la tâche de remettre le château en état, je quittai Potter pour me mettre au boulot, seul dans mon coin. Seulement, quand j'eus pénétré une salle de classe qui avait grand besoin de rénovation, sans compter les trois tableaux de plus d'abimés, je vis Potter me suivre et débuter de reboucher le trou béant dans le mur.

POV Hermione

L'heure du déjeuner était arrivée et j'avais envie de manger avec Harry. Je passai en cuisine prendre de quoi manger et commençai à le chercher. Je le trouvai dans la partie Est du château, dans une salle qui avait vraiment besoin d'être remise en état.

Malfoy était là aussi. Harry s'occupait de sceller les pierres du mur pour refermer le trou béant qui avait été fait pendant la grande bataille. Malfoy lui, réparait les tableaux.

Je ne dis rien pendant un moment et les observai. C'était étrange de les voir dans la même pièce sans qu'ils ne se battent ou s'insultent.

Puis sortant de ma contemplation, je m'approchai d'Harry.

- Harry, tu as faim ? J'ai apporté de quoi manger, Winky nous a fait des sandwichs, lui demandai-je.

- Merci Mione. Qu'est-ce qu'il y a de bon ?

- Je ne sais pas encore, mais en tout cas il y en a pour tout un régiment.

Je vis mon ami regarder derrière nous puis il me dit :

- Je reviens Mione. Commence à manger.

POV Draco

Cela faisait bien trois heures que je travaillais quand j'entendis :

- Malfoy ?

- Hum, dis-je en continuant ce que j'étais en train de faire.

- Tu as sûrement faim toi aussi vu l'heure. Je me demandais si tu voulais venir manger avec Hermione et moi ? Elle a apporté des sandwichs et il y en a largement assez pour trois.

- Est-ce une invitation Potter ? Demandai-je en le regardant.

Je ne voulais pas devenir une obligation. Et je ne voulais pas, par dessus tout, être un moyen pour que Potter ait les bonnes grâces de Severus.

- Oui, en quelque sorte, répondit-il.

Je me rendis compte que j'avais peut-être mal compris sa demande. Je repensai à notre conversation devant l'infirmerie et je ne pus que dire :

- En fait ce que je voulais dire Potter c'était « est-ce une invitation à... à commencer une nouvelle relation » ou « est-ce une invitation à manger ».

- Les deux. Je reste dans l'idée qu'il faut qu'on réussisse à s'entendre toi et moi, pour le bien de Severus. Et puis je me suis dis que ça pourrait peut-être t'aider.

M'aider ? Je me repassai son invitation en tête quand je me souvins qu'il avait précisé que Granger allait être présente. J'en fus heureux. Les gens étaient plus bavards pendant les repas. Et puis, j'avais faim, ayant sauté le petit-déjeuner.

- Alors allons-y, mon ventre crie famine depuis un bon moment !

Nous rejoignîmes Granger qui s'était installée près de la seule fenêtre restaurée. Quand elle nous vit arriver tous les deux, elle lança un regard interrogatif vers son ami. Ce dernier lui dit aussitôt :

- Ça ne t'embête pas Mione, si Draco mange avec nous ? Nous devons l'un et l'autre partir sur de nouvelles bases, alors j'ai pensé que ça pouvait être un bon début. Tu es d'accord ?

Draco ? M'avait-il bien appelé Draco ? Devions-nous devenir aussi familier l'un envers l'autre ? Après quelques secondes de réflexion, je me dis que cela était de toute manière inévitable maintenant qu'il était le compagnon de Severus.

Granger sortit deux sandwichs du panier et nous les tendit en disant :

- Tenez, installez-vous. J'espère que vous avez très faim parce qu'il y a de quoi faire.

- Merci Mione, répondit Potter avec un sourire rassuré.

Pourquoi, Merlin seul le savait !

- Que fais-tu pour aider Granger ? Demandai-je pour ne pas rester silencieux plus longtemps.

- J'aide Neville, Ginny et Luna à retaper les serres.

- Oh... tu aimes la botanique ? L'interrogeai-je en espérant trouver là un moyen d'en savoir plus sur elle.

- En quoi ça t'intéresse ? Me demanda-t-elle sèchement. Désolée, vieilles habitudes. J'aime bien, mais sans plus, me répondit-elle plus gentiment.

L'entendre me répondre de la sorte m'avait donné envie de la remettre à sa place, mais quand elle s'excusa elle-même, une partie de moi se calma et je lui répondis :

- Pas grave, les vieilles habitudes ont la vie dure. Et sinon, juste pour savoir, qu'est-ce que tu aimes plus particulièrement...

Elle regarda Potter, l'air de lui demander « Qu'est ce qu'il me veut le Malfoy au juste ? ». Son ami haussa les épaules de manière presque imperceptible et Granger consentit enfin à me répondre :

- Ce que j'aime ? Je dirais que ma préférence va aux métamorphoses. Mais j'aime beaucoup les potions aussi.

- Mais encore, dis-je voulant qu'elle en dise plus. Pourrais-tu détailler ? Par exemple, pour la métamorphose, qu'est-ce qui te passionne le plus ? Les animagi, les sorts quotidiens... et pour les potions, tu préfères les brasser ou les apprendre ?

J'espérais qu'elle répondrait sans trop se faire prier. Certains domaines étaient une mine d'or pour les personnes avides de connaissance comme elle.

- La métamorphose en général, je pense même peut-être m'orienter sur ça quand j'aurais fait ma septième année. Pour les potions, ce que je préfère c'est les réaliser. Et toi ?

Elle aimait réaliser les potions ? Parfait, car j'avais déjà pris en charge de refaire le stock de potions pour l'infirmerie. Même si la laisser m'aider ne remboursait pas ma dette, cela allait me donner le moyen d'en connaitre plus sur elle et sur le moyen parfait de rembourser cette dernière et cela afin de me sentir mieux.

- Et bien, si tu le désires… on pourrait refaire le stock de potions pour l'infirmerie ensemble, ayant déjà pris les devants pour être la personne qui le ferait. Mais, juste pour savoir, qu'est-ce que tu aimes en dehors des cours ? As-tu d'autres passions ? Quelqu'un en vue ? Demandai-je.

J'avais une foule de questions qui ne demandaient que des réponses. J'avais une envie incompréhensible de tout savoir sur elle, comme j'en avais ressenti le besoin envers Potter. Ne dit-on pas « Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis ».

- Mais c'est quoi ces questions Malfoy ? S'exclama tout à coup Granger. Depuis quand ma vie t'intéresse-t-elle ? A moins que… Tu essayes encore de savoir comment faire pour me remercier de t'avoir sauvé du Feudeymon ? C'est bien ça ? Demanda-t-elle avec une pointe d'agacement.

- Mais non, tentai-je de répondre.

J'avais peu de chance pour qu'elle croie ce mensonge, même moi je ne me croirais pas. Je devais avouer que je n'avais pas joué dans la subtilité en posant mes questions.

- C'est vrai ça Mione, intervint Potter. Maintenant que tu peux te consacrer à toi, qu'est ce que tu aimerais faire ? Ou voir ?

J'étais reconnaissant qu'il tente de détourner la conversation mais j'étais presque sûr que cela ne marcherait pas.

- Oh ! Et bien à vrai dire Harry, je ne sais pas. Je n'y ai pas vraiment réfléchi. A part peut-être... Non rien, c'est une idée absurde, répondit-elle.

A cet instant, je me sentis de trop. Et tout ça, c'était de la faute de Granger qui s'obstinait à ne pas m'aider, me dire quoi faire pour régler cette histoire. Je bouillonnai de l'intérieur et après quelques secondes, je n'y tins plus et dis :

- Bon, avant que Potter ne me coupe la parole Granger, j'allais te dire que justement, arrêtons de jouer les enfants et dis-moi ce que j'aimerais savoir pour te rembourser... Et quelle est cette idée absurde ?

Qu'elle dise elle-même que c'était une idée absurde avait réveillé en moi une curiosité.

- Je t'ai dit que je ne considérais pas que tu avais une dette de vie et que je ne voulais aucun dédommagement ou autre ! Arrête avec ça ! Mais si tu y tiens tellement... Pour me rembourser tu ne devras plus chercher à le faire justement. Voilà ce que je voudrais que tu fasses !

- Ce n'est pas du jeu Granger ! Tu ne peux décemment pas fermer les yeux devant cette tradition sorcière. Je dois, de par ma conscience et mon rang, te rembourser d'une manière ou d'une autre. Et j'y tiens. Soit je le fais avec ton aide, soit sans ! Est-ce clair ? Lui dis-je avec une rage contenue.

Elle, une née-moldue, ne pouvait peut-être pas comprendre ce concept, mais moi, un sang pur, je le comprenais. Et je ne pouvais rembourser ma dette en l'oubliant tout simplement.

- Très bien ! Puisque tu veux absolument faire quelque chose, je ne vois qu'une option pour toi, me dit-elle.

- Et qu'elle est-elle cette option ? Demandai-je avide, en finissant de mâcher mon sandwich.

- Et bien si je suis bien le raisonnement, Harry et toi devez faire des efforts pour vous entendre afin que le professeur Snape n'ait pas à devoir faire un choix entre vous. Donc si tu dois avoir de meilleures relations avec Harry, tu devras aussi par moment supporter ses amis, dont moi. Donc je veux que dorénavant tu ne m'appelles plus autrement que par mon prénom !

Je ne savais pas quoi penser de cette demande des plus saugrenues. Pensait-elle que j'allais m'arrêter de vouloir la rembourser à cette requête de sa part ? Pensait-elle que le fait de l'appeler par son prénom changerait quelque chose ?

Je finis de manger mon sandwich tout en réfléchissant à tout ce que m'apporterait d'accepter sa demande. Nous pourrions nous rapprocher assez pour que je puisse soutirer le maximum d'informations afin d'en finir avec toute cette histoire de dette de vie.

Ensuite, j'allais pouvoir simplement l'oublier elle et tous les autres, commencer une vie qui m'était encore inconnue et oublier cette guerre qui avait fait de moi un Mangemort, quelqu'un de marqué comme du bétail.

J'étais conscient qu'elle attendait une réponse, ainsi que Potter. Je me décidai donc à répondre :

- Je veux bien faire un effort, mais cela ne suffira pas. Ma vie n'est pas égale à ton prénom Granger... enfin Hermione, finis-je en me reprenant.

Et ce que je venais de dire était vrai. Imaginait-elle que j'allais penser une seule seconde que d'accepter de l'appeler par son prénom équivalait à la dette de vie que j'avais envers elle ?

- Pour moi c'est suffisant, rétorqua-t-elle en se levant. Sur-ce, je vous laisse, j'ai des serres qui m'attendent.

Elle se leva et se dirigea vers la sortie en nous disant :

- A plus tard Harry, à bientôt Malfoy. Et n'oubliez pas, ne vous entretuez pas !

- Et au fait Granger... Hermione, me repris-je une nouvelle fois. Tu n'as répondu à ma question ! Dis-je en la regardant avec curiosité.

Pensait-elle que j'avais oublié ? Et bien, maintenant elle voyait que non. J'attendais toujours la réponse à ma question concernant cette idée saugrenue qu'elle avait.

- Quelle question ? Tu m'en as posée plusieurs !

J'étais tenté de lui dire « toutes », mais je devais me contenter d'une seule réponse de toute évidence.

- Quelle est ton idée absurde ? Demandai-je vraiment intéressé.

- Oh, ça. En fait j'ai toujours rêvé d'apprendre à faire du cheval.

Du cheval ? En quoi vouloir en faire était absurde ? Moi-même j'en faisais à mes heures perdues au manoir, enfin avant le retour de feu Vous-savez-qui. Je ne comprenais vraiment pas son raisonnement sur ce coup-là.

- Pourquoi cela serait-il absurde ? Et puis, voilà enfin comment je peux me rendre utile. Je suis un parfait cavalier, j'ai même des écuries au manoir. On pourrait s'y rendre le weekend prochain pour te faire monter, non ?

C'était un bon moyen pour lui faire voir que l'équitation n'était pas absurde, mais aussi un moyen fort intéressant de me rendre utile et ainsi commencer à régler ma dette de vie.

- Euh... Je ne sais pas, je vais y réfléchir. Bon j'y vais cette fois. A plus tard les garçons, lança-t-elle depuis le seuil.

Venait-elle de… d'ignorer et de ne pas accepter mon invitation en me rembarrant avec politesse ? Aucune fille ne m'avait encore jamais fait ça, et je devais avouer que mon égo d'homme en prenait un sacré coup.

Cette Granger était décidément une femme à part. Je ne pus que sourire au fait que j'allais encore aimer la rendre dingue pour avoir les réponses à toutes mes questions. Oh oui, foi de Malfoy, j'allais arriver à mes fins, dus-je y donner tout mon temps entre les cours pour ça !

- Alors, satisfait ? Tu sais enfin comment faire pour la remercier, me dit Potter, me sortant ainsi de mes pensées.

- Complètement satisfait Potter, dis-je. Et en prime, je vais pouvoir voir Granger se ridiculiser...

J'avais dit cela pour voir comment il allait réagir. J'adorais le mettre en colère et l'occasion était rêvée. Et Salazar me disait que j'allais avoir de moins en moins d'opportunité de le rendre chèvre, avec Severus comme compagnon.

- Malfoy tu as… commença-t-il avant que je ne le coupe.

- Je plaisante Potter. Je ne pense pas qu'elle sera ridicule, avec un professeur comme moi.

Malheureusement, je disais vrai. Avec moi comme professeur, Granger ne pourrait que devenir gracieuse sur un cheval, tout comme moi.

- Toi ? Plaisanter ? Ouais, je t'accorde le bénéfice du doute. Mais je te préviens, il y a intérêt à ce qu'elle revienne entière.

Croyait-il que j'allais prendre le risque de faire du mal à la meilleure amie du Survivant ? Surtout maintenant qu'il était le héros du monde sorcier ? Je n'étais pas suicidaire, nom d'un chaudron !

Je me donnai quand même comme devoir de le rassurer sur ce fait des plus évidents :

- Elle reviendra entière et comblée, crois-moi. J'ai trois chevaux, un parc immense pour se balader, sans oublier que je suis vraiment un très bon cavalier. J'ai suivi des leçons dès mon plus jeune âge Potter. Et si tu veux un secret, Severus aussi aime faire du cheval...

Pourquoi lui avais-je dit tout ça ? Je manquais vraiment de sommeil pour me comporter de la sorte avec Potter, comme je l'aurais fait si nous avions été amis.

- Merci du tuyau. Et si on si remettait ? Il nous reste pas mal de boulot encore.

- Bonne idée ! Dis-je pour combler ma soudaine gêne.

Je n'étais pas habitué à être comme ça avec les gens. J'avais dû toute ma vie garder cette image des Malfoy et être gentil n'était pas permis. Sans oublier que depuis la bataille, personne ne me parlait, me laissant seul dans mon coin.

Nous nous relevâmes et rassemblâmes les vestiges de notre repas. Une fois fait, je repartis à mes tableaux et Potter à son mur.


Voilà, le chapitre 1.2 de ce bonus est publié ! Il fait 17 pages, 5.641 mots.

Nous attendons avec impatience vos impressions !


Jes Cullen-Malfoy : Certes dans ce premier chapitre, il ne se passe pas vraiment grand-chose, mais bon, nous ne pouvions pas faire autrement. Je ne peux que vous dire d'être gentils et de nous laisser une review pour nous dire si vous avez aimé, détesté… bref, donnez votre avis. (^-^)

Emmoirel-For-Drarry : Et oui, avant d'en arriver là où nous voulions aller, il fallait qu'on resitue l'histoire pour celles et ceux qui : 1° auraient oublié ce qu'il s'était passé dans le HP/SS et 2° n'auraient pas lu le HP/SS. Donc il est vrai que c'est une entrée en matière plutôt répétitive, mais nous devions la faire. Mais n'hésitez pas à nous donner votre avis. Ce n'est pas parce qu'on a changé d'histoire, qu'on n'aime plus les reviews, lol. Bonne semaine à tous ^^


(^-^) Jes Cullen-Malfoy

ET

Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry


**Doublement « Yeux de chat Potté »**

**Laissez-nous une review please**