Hello chers lecteurs, voici -enfin vous direz-vous !- la suite d'Un phénix renaît toujours de ses cendres, j'espère de tout cœur qu'il vous plaira ^^
Hormis quelques badauds ci et là les rues du chemin de traverse étaient relativement vides à cette heure matinale, Harry, déjà bien réveillé, s'avança en détaillant les boutiques autour de lui, un magasin de vêtement bon marché, un autre de Quidditch, encore un de vêtements mais ceux-ci de bonne qualité: Madame Guipure, une librairie: Fleury et Bott, un magasin de baguette, Ollivander, et une foule d'autre qu'il prit peu de temps à détailler, ce n'était pas ici que l'on trouvait les objets les plus intéressants. Il tourna son regard vers l'allée des embrumes en se promettant d'aller y faire un tour un peu plus tard.
Harry leva les yeux et vit enfin Gringotts, l'étrange bâtiment de travers se dressait au centre de l'embranchement en Y que formait la rue principale se séparant en deux.
Il lut en pénétrant dans l'immense banque sorcière de marbre blanc -gardée par un gobelin en tenue de combat écarlate- une inscription gravée sur la grande porte d'argent, ce qui lui remémora bien des souvenirs, des souvenirs aux accents doux mais dont une touche amère ne pouvait se dissocier.
« Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »
Une fois à l'intérieur il ne s'attarda pas sur l'opulence du lieu malgré ses grandes allées de marbre et ses grandioses lustres d'or chatoyant et s'approcha d'un gobelin qui semblait examiner une belle émeraude à la loupe.
Il remarqua bien vite que celui-ci ne semblait pas vouloir daigner lui accorder ne serait-ce qu'un regard.
Il leva les yeux au ciel devant cette habitude que l'espèce avait prise avec les sorciers et s'adressa à lui en Gobelbabil:
-Maître Gobelin ?
La créature humanoïde dotée de long doigts fins releva rapidement la tête vers lui, voyant que ce n'était qu'un enfant il plissa les yeux mais l'invita tout de même à continuer s'il le pouvait de s'adresser à lui dans cette langue qui rendait la voix basse et mesurée, rocailleuse et presque gutturale, sans totalement l'être.
Avec un accent des plus juste, il poursuivit:
-Que prospèrent vos affaires et périssent sous votre lame vos ennemis. Salua-t-il.
Maître Gobelin, j'aimerais rencontrer le directeur de la branche Gringotts de Londres.
Le gobelin croisa ses longs doigts fins devant lui.
-Et en quel honneur devrais-je accéder à votre requête ? Notre directeur est un gobelin fort occupé, il ne se charge pas des affaires oiseuses.
Il s'attendait à ce que Harry abandonne, n'ayant pas compris tous ses mots, ce qui était près de l'impossible vu son âge et la difficulté de pouvoir parfaitement parler une langue comme que le Gobelbabil à l'âge qu'il semblait avoir.
Pourtant il en douta, de son âge, en le voyant répondre sans le moindre mal avec une telle étincelle dans les yeux, comme si cette discussion n'était qu'une poussière dans sa vie, comme si c'était loin d'être la première fois qu'on lui tenait pareil discours.
-Je le sais bien, Maître gobelin, mais en tant qu'illustre et ancien client de la banque Gringotts j'aimerais m'entretenir avec lui.
L'être se pencha vers lui, le dominant depuis son bureau, ce qui fit ni chaud ni froid au sorcier de plus petite taille.
-Et qui êtes vous pour prétendre à un tel titre ?
-Actuellement je me nomme Harry James Potter, à travers les âges on m'a nommé par bien des noms, le dernier fut celui de Grand Assassin.
Le gobelin sembla un fugace instant soufflé par son audace et légèrement hésitant, ce qui était très peu habituel pour ceux de son espèce, il cacha bien vite ces émotions et afficha un sourire plein de dents.
Reprenant doucement, avec une sorte d'onctuosité prédatrice dans la voix, le petit être lui glissa:
-Vous avez conscience que si vous vous révélez ne porter aucun de ces deux noms vous risquez bien plus que votre propre vie, n'est-ce pas ?
-J'en ai parfaitement conscience.
Le gobelin, qui se nommait Griskar, hésita encore un court instant, déstabilisé, avant de lui faire signe de le suivre.
Certains clients les suivirent des yeux, étonnés de voir un si jeune sorcier suivre sans peur un gobelin.
-Nous allons commencer par un test de sang qui attestera de votre appartenance à la Très Ancienne et Très Noble Maison des Potter.
Il le conduisit dans une grande pièce où l'attendait une simple coupe à l'apparence des plus simples devant un mur d'un blanc pur, brillant d'un éclat semblable à un manteau immaculé de neige.
Aux côtés de la coupe reposait une dague à la poignée sertie de joyaux, unique objet possédant de telles fioritures dans la pièce ce qui détonnait avec le précédent étalage de richesses du hall d'entré.
-Si vous voulez bien déposer quelques gouttes de votre sang dans la coupe, elle affichera votre entière ascendance, sans erreur possible, elle confirmera votre version..
Ou au contraire.. la démentira.
La phrase sonnait comme un ultime avertissement, c'est pour cela qu'il l'ignora et coupa la peau fine de son index dont trois uniques gouttes carminées coulèrent de la fine plaie avant qu'il ne lève la main et qu'elle ne se referme sous ses yeux.
Des noms commencèrent à apparaître, couvrant les quatre murs blancs de la pièce, sa mère étant une sorcière née moldue son nom luisait d'une douce lueur verte -comme ses propres yeux- attestant de sa nature sorcière, même si plus loin dans l'arbre généalogique un nom apparaissait, étant lui d'une couleur orangée, apparemment un autre membre de la famille Evans était un sorcier.
Il examina plutôt la branche familiale de son père qui elle reluisait d'une multitude de couleur.
Il s'intéressa quelques minutes à ses ancêtres, cherchant un de ses précédents noms et une fois celui ci trouvé, lui ainsi que ses descendants il eut un sourire et se détourna de la fresque murale qui s'effaçait lentement.
L'ironie du sort faisait qu'il était l'un de ses propres descendants.
Il discernait une infime contraction des muscles de la créature magique, indicible par sa petitesse.
-Ceci étant fait, Héritier Potter, nous pouvons continuer avec le test suivant, celui de l'âme.
Ils marchèrent longuement, s'enfonçant dans les profondes méandres labyrinthiques de la banque pour parvenir dans une salle presque identique hormis le fait qu'elle soit plus grande, elle gardait la même couleur immaculée que celle précédente.
Néanmoins, à la place de la coupe et de la dague sertie de joyaux il y avait une simple arche de pierre aux douces arabesques ; pourtant, il savait que ce n'était qu'une illusion et que l'objet renfermait en son apparence quelconque une puissance magique qu'il ne laissait nullement paraître.
Il s'approcha sous l'œil attentif du gobelin et s'amusa de l'air respectueux qui apparut dans le regard jusque là indifférent de ce dernier suite à la confirmation qui s'afficha sur le mur blanc, une foule de noms connus comme inconnus à la créature se dessinèrent mais ils semblaient tous avoir eu un impact dans le monde sorcier, comme dans celui moldu.
Positif comme négatif.
-Bien, cela règle la question, Maître Griskar.
Désormais j'aimerais m'entretenir avec votre directeur, suite à quoi je rencontrerai également le gobelin responsable de la Maison des Potter.
Griskar acquiesça avec une certaine révérence et l'invita à le suivre dans les profondeurs tortueuses de la fameuse banque gobeline, encore plus loin sous terre qu'ils ne l'étaient déjà.
Une légende contait que seul un gobelin aguerri pouvait s'y retrouver et même s'il connaissait le chemin pour l'avoir par de nombreuses occasions empruntés, il n'en fit part.
Ils parvinrent devant de grandes portes d'or massive aux milles symboles complexes et majestueux.
Devant elle se tenaient deux gobelins aux airs taciturnes, tout comme le garde de l'entrée ils étaient vêtus tout de carmin mais des entrelacs dorés se dessinaient également sur leurs vêtements, représentant un des plus haut rang guerrier pour ce peuple fier et belliqueux.
À leur arrivée les portes pivotèrent sur leurs gonds dévoilant une pièce aux mêmes somptueuses décorations dorées que la quasi-totalité de la banque.
Une fois dans la pièce Harry vit le directeur se lever, il inclina légèrement le buste, tout comme Ragnok le fit à son encontre, c'était une immense marque de respect pour l'un comme pour l'autre.
-Grand Assassin Érèbe, c'est un honneur que de vous rencontrer, je me demandais si j'aurais un jour l'occasion de vous rencontrer, tout comme mon maître d'arme et mon prédécesseur qui n'auront cessés de chanter vos louanges.
La flatterie.. Ce peuple n'en était pas vraiment friands pourtant lorsque c'était un client comme lui qui venait à leur rencontre ils en usaient sans vergogne.
-Tout comme cet honneur est mien, Grand Maître Ragnok.
Il s'approcha du bureau de ce dernier tandis qu'il se rasseyait, lui-même en fit de même en croisant jambes et doigts gracieusement.
Il lui fit un sourire quelque peut carnassier qui fit presque frissonner Griskar, resté à l'entrée de la pièce.
Il fit un imperceptible mouvements du menton vers ce dernier, plongeant ses prunelles dans celles d'un noir d'encre du Ragnok, ces mêmes prunelles propres à l'espèce et qui étaient si déstabilisantes pour les sorciers.
Le gobelin en charge de la branche Anglaise de Gringotts répondit par un hochement de tête qu'il fut le seul à discerner.
-Mais cessons donc de nous montrer plus courtois que nous ne le sommes.
J'aimerais, Grand Maître Ragnok, accéder à mes coffres et souhaiterais que tout ce que contient mes coffres Américains hormis quelques centaines de milliers de gallions, soient rapatriés dans ce coffre ci.
Cela aurait pu apparaître comme un affront mais il n'en était rien, ils étaient deux égaux en ce lieu et pouvaient donc discuter sans employer une politesse exagérée digne des Sang-Purs, c'était une marque d'honnêteté et de confiance pour chacun d'eux.
-Bien sur, Maître Assassin Érèbe, je vais vous y conduire et vous pourrez vous-même prendre les affaires dont vous avez besoin dans votre coffre aux États-Unis.
Il hocha la tête et se releva pour suivre le directeur de la banque Anglaise, ils marchèrent à nouveau longuement jusqu'à arriver aux wagons, le passage s'était vu dépouillé de tout le marbre et les dorures que l'on trouvait dans le reste des souterrains jusqu'à ne plus être qu'un couloir étroit fait de pierre dont les torches accrochés aux murs accentuaient l'aspect angoissant.
Ils allèrent tous deux se placer dans le wagon que le gobelin venait d'appeler, dès qu'ils furent installés celui-ci commença sa descente dans les profondeurs ombragées des souterrains.
Il fallut un certain temps, malgré la grande vitesse à laquelle ils avançaient, pour arriver aux coffres les plus lointains et protégés de la banque, là étaient conservés ceux des plus grandes familles de sorcier et privilégiés sang-purs tel que les Peverell, même les Potter, les Shafiq ou les Malfoys étaient situés plus au dessus.
Lui-même était ici en partie de par sa condition de presque-immortel par ses réincarnations.
Ils arrivèrent devant deux grandes portes d'argent et d'or où était gravé le numéro 12.
Le gobelin et lui apposèrent d'un même mouvement leur main sur la porte, on entendit une série de petit cliquetis suivit de l'ouverture de la voûte, à l'intérieur étaient amassés des milliers de gallions amassés au fil des années, il y avait aussi toutes sortes de joyaux, des parures, des coupes dorées et toutes sortes de bijoux, une immense bibliothèque était aussi présentée et les livres aux feuilles de parchemin jaunies et reliures de cuir abîmés qu'elle contenait semblaient avoir des centaines d'années, ce qui était sans doute le cas.
-Comment voulez vous faire amener mes affaires de mon autre coffre alors que je suis encore ici ?
La créature au ton basané se tourna vers lui et lui fit un sourire.
-La magie mon cher, chaque jour la magie évolue.
Il toucha un mur vierge du bout du doigt et une porte ronde se dévoila, la surface sembla se troubler comme la surface de l'eau et l'image d'une autre rangée d'or, de gallions et autres richesses apparut, identique à la seule différence que celle-ci était encore plus imposante.
Le jeune sorcier aux cheveux noir avança la main vers la surface et la traversa comme si, tout comme en l'apparence, ce n'était que de l'eau.
Il se retrouva dans son coffre des États-Unis.
Ragnok ne tarda pas à le suivre et lui expliqua.
-C'est une des nouvelle technologie magiques obtenue par le travail conjoint des génies Gobelins et des Langues-de-Plomb sorciers, vous pouvez être honorés de savoir que vous êtes un des premiers sorciers à avoir l'honneur de la voir.
Il précisa: les Langues-de-Plomb sont de grands chercheurs faisant partie d'une branche du ministère nommé département des mystères, ils effectuent des recherches dans tous les domaines les plus cabalistiques, ceci, en étant un des résultat les plus concluants.
-Un partage de connaissance entre sorciers et Gobelins ?
Je me doute que le ministère actuel n'est pas au courant, n'est-ce pas ?
-Question rhétorique, vous le devinez.
Ils échangèrent un sourire.
-Je prendrais juste quelques uns de mes effets les plus importants ici, le reste pourra être acheminé normalement.
Il s'avança entre les montagnes de trésors amassés là et trouva près de la bibliothèque ce qu'il cherchait, placée sur une simple table de bois de cerisier il y avait une boîte finement ouvragée qu'il ouvrit avec beaucoup de délicatesse pour en sortir une magnifique baguette noire couverte d'entrelacs plus clairs.
Il la prit dans sa main et de petites étincelles bleues et noires sortirent du bout de l'objet.
Il sourit affectueusement à la baguette puis se tourna vers l'autre extrémité de la table où un sac noir brodé d'argent était.
Il le récupéra, attacha un étui pour baguettes à son avant bras, celle-ci dissimulée à l'intérieur, puis fit un petit tour pour fourrer toutes sortes de choses, gallions comme livres ou autres choses inconnues au gobelin filèrent dans le sac.
Il se retourna finalement, un grand sourire quelque peu enfantin de par son visage à l'apparence de onze ans.
-Nous pouvons y aller, merci de votre patience Grand Maître Ragnok.
Il s'inclina à nouveau légèrement, suivit par le directeur qui l'imita.
-Merci à vous pour votre fidélité à notre banque Maître Assassin Érèbe.
Ils retournèrent dans le wagon qui les reconduirent aux premiers coffres de la banque.
-À nouveau je vous remercie et compte sur l'irréprochable discrétion gobeline dont vous avez toujours su faire preuve pour que ma présence ne s'ébruite.
Ragnok acquiesça puis repartit dans la direction opposée, celle de son bureau.
Lorsqu'il sortit de Gringotts il devait être non loin de midi et les rues étaient emplies de passants.
Il s'étira longuement en songeant à nouveau à cet entraînement qui ne serait assurément pas de trop, il pénétra dans la librairie vue plus tôt ce matin là, bien décidé à se tenir au courant de tout ce qui s'était passé durant sa dernière venue en Angleterre et de la raison sa célébrité.
La reste de la journée passa ainsi, puis toutes les autres jusqu'à ce qu'il reçoive la lettre au sceau de Poudlard deux jours avant ses onze ans, ce fut un temps qu'il occupa à la visite du Chemin de Traverse, de l'Allée des Embrumes et du monde magique en général sous le couvert d'un glamour, actualisant ses connaissances sur les événements et nouveautés magiques comme moldues et sur le monde à l'étranger, lui qui avait toujours beaucoup apprécié l'histoire ça ne le dérangeait pas tant que ça de devoir apprendre des décennies l'évolution du monde, ça le ravissait même au plus haut point.
Et voilà ! N'hésitez surtout pas à me laisser une petite review, ça me réchauffera le cœur et je vous jure que dans le plus grand de cas ça fait que l'auteur publie la suite plus tôt. Si si je vous jure, vous n'avez qu'à essayer tiens.
