Bonjour à tous ! Je publie aujourd'hui le second chapitre de Memories ! J'ai longuement hésité, de peur qu'elle ne plaise pas. D'ailleurs, merci pour vos reviews ! A vrai dire, je ne sais pas où va me mener cette histoire et si j'arriverai à la finir un jour. Je ferai de mon mieux. Sur ce, bonne lecture et passer un agréable moment ! C'est tout ce qui compte, après tout.


Chapitre 2 : Victim and accused

J'avais mal. Très mal. Atrocement mal. Mon heure était-elle arrivée ? Allais-je mourir ? Ici ? Dans la poussière ? Massacré par Aizen ? Ma vision se brouillait alors que j'essayais de regarder mon bras arraché. Pourquoi ? Je voulais vivre ... Je ne voulais pas mourir, pas maintenant. J'avais peur de la mort, j'étais pathétique. Un shinigami se devait d'être prêt à donner sa vie pour la Soul Society et la stabilité des mondes. N'était-ce pas mon devoir ?

J'avais essayé de crier, d'hurler : « Aidez-moi ! », mais aucun son ne sortait de ma misérable gorge tordue. Personne ne viendrait, j'en étais conscient ou bien, trop tard. Je ricanais amèrement, j'étais si pessimiste ces temps-ci. Je fermais les yeux, j'étais coupable de mon propre sort de toute manière.

« Toshiro ! »

Mes yeux s'ouvrirent instantanément. De l'aide ? La voix était lointaine, cependant, j'entendais le claquement de ses pas sur le sol. Cette personne courait. L'homme répéta de nouveau mon prénom, plus proche cette fois-ci. Je sentis deux bras me soulever délicatement. Mon esprit brouillé ne parvenait pas à découvrir l'identité de l'inconnu. Je n'arrivais pas à faire le moindre mouvement, j'allais perdre bientôt connaissance. Néanmoins, juste avant, je vis son visage. Le visage de cette personne, l'inquiétude marquant son visage crispé. Ichigo.

Ce souvenir tournait en rond dans la tête du jeune capitaine. Il en avait assez. Comment oublier cette guerre ? Depuis qu'il était sorti de la quatrième division, il faisait tout pour ne pas se retrouver seul avec ses pensées. Pour cela, il travaillait, s'entraînait, sans cesse, jusqu'à l'épuisement. Malgré cela, il n'arrivait pas à fermer l'œil de la nuit. Il avait longuement pensé à demander de l'aide au capitaine Unohana, au risque de passer pour quelqu'un de faible. Ce qu'il était.

Toutes les nuits, plongé dans un noir profond comme l'océan, il se remémorait chaque seconde de cette bataille. Sans pouvoir y remédier. Il se retournait sur lui-même, se relevait, tournait en rond, faisait les cent pas, sortait faire un tour, rentrait s'allonger, se relevait, montait sur le toit. Oui, ses nuits se résumaient à cela, comme une boucle éternelle. Il était hanté par ses souvenirs, il voulait juste oublier. Oublier était la meilleure solution.

Un soir d'hiver, alors que le vent froid glacé le sang des promeneurs et que le neige recouvrait l'ensemble du Seireitei, la vice-capitaine de la cinquième division se rendit au bureau du capitaine Hitsugaya, souhaitant un peu de réconfort. Elle marchait lentement, mais les passants ressentaient une certaine précipitation. Arrivée devant la porte du but, elle hésita un instant. Peut-être ne voulait-il pas la voir ? Elle prit une profonde inspiration comme pour se donner du courage puis elle l'ouvrit doucement. Le pas nonchalant, elle s'avança difficilement dans la grande pièce. Elle sentait son odeur ...

« Que fais-tu ici ? demanda une voix froide derrière elle.

- H-Hitsugaya ! s'écria-t-elle en sursaut. Tu pourrais t'annoncer, tout de même.

- Pour quoi faire ? Et je pourrais en dire autant de toi, répondit-il en fermant la porte. »

Il passa à côté d'elle, l'invitant à entrer et s'installer sur les divans du bureau. Elle s'exécuta sans oser prononcer le moindre mot. Elle prit place sur le canapé moelleux en souriant. Elle se sentait en sécurité ici, avec lui. Pendant ce temps, Hitsugaya lui apporta du thé accompagné de petits biscuits secs. La jeune fille, toute joyeuse, le remercia tendrement. Cela arrache un léger sourire sur les lèvres du capitaine de glace alors qu'il s'installait juste en face d'elle.

« Alors, pourquoi es-tu ici ? questionna de nouveau le jeune garçon.

- Je voulais te parler, avoua-t-elle.

- Et de qu- »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que la jeune fille éclata en sanglots, lui déchirant le cœur. Il ne sut comment réagir alors que les larmes roulaient tristement sur ses joues rougies. Il ne réfléchissait plus en s'installant à côté d'elle. Puis sur un coup de tête, il la prit délicatement dans ses bras. Sans attendre, elle se blottit contre son ami d'enfance, sentant son étrange chaleur. Elle enfuit son nez dans l'uniforme de Toshiro, s'enivrant de son odeur gelée. Celui-ci ne fit rien pour l'en empêcher et se contenta de caresser ses doux cheveux noirs.

Un long moment passa, quelques minutes ? Quelques heures ? Ils n'en savaient rien. Ils étaient juste là, sur le divan, l'un contre l'autre. La jeune fille cessa de sangloter mais, elle ne voulait pas lâcher son jeune ami. Quant à Toshiro, il n'osait pas la pousser, de peur d'une nouvelle crise de larmes. Il voulait juste la protéger … Petit a petit, Hinamori s'endormit dans ses bras en s'affalant ainsi contre le torse d'Hitsugaya. Celui-ci continuait de caresser, mécaniquement, perdu dans ses pensées.

« Aizen Taicho …, soupira-t-elle. »

Le tendo arrêta immédiatement tout mouvement. Il repoussa brutalement son amie, la réveillant. Elle se retrouva allongée sur le divan, ne comprenant pas ce qui se passait. Le jeune garçon la regarda, son froncement de sourcils était plus prononcé, remarqua-t-elle. Dans d'autres circonstances, peut-être aurait-il … Non, il secoua sa tête en lui demandant de sortir car il avait du travail.

Elle le suppliait de ne pas l'abandonner, de rester avec elle. Elle pleurait lamentablement, recroquevillée sur elle-même, tout en marmonnant des phrases incompréhensibles en rapport avec Aizen. Cela en était trop pour les nerfs du garçon, il ne savait pas comment réagir. Blessée, la vice-capitaine sortit du bureau en pleurnichant. Pendant que le génie se demandait pourquoi avait-il réagi ainsi ? Jalousie ? Non. C'était autre chose. Il avait peur pour elle ... Si elle continuait, elle sombrait dans une véritable folie. Cependant, il se devait de l'aider et non pas la repousser. Qu'avait-il fait encore ?

Le plus jeune capitaine soupira, il était tard. Il rangea la thé et les biscuits. Cependant, à cause d'un mauvais geste, l'une des tasses se fracassa contre le sol, éparpillant les morceaux de verre. Toshiro, agacé, serra les poings. Il était à bout. Il avait besoin de se calmer, se défouler. Il ne prit même pas la peine de nettoyer et il quitta le bureau. De l'air frais !

Lorsque Toshiro se réveilla, il était chez lui. Comment était-il rentré ? Quand ? Il se releva précipitamment, il fut pris de vertige. Il resta sur place, sans bouger, essayant de se rappeler ce qu'il s'était passé. Il eut du mal, au début, puis petit à petit, il reprit ses esprits. Il était sorti du bureau, avait juste fait un tour puis était rentré chez lui. Il ne comprenait toujours pas la cause de sa migraine. Il remarqua la présence d'un petit flacon sur la petite table de chevet. Il s'approcha du meuble et prit entre ses mains le petit récipient en verre. A l'intérieur se trouvait des petites pilules blanches. Qu'était-ce ?

Une petite étiquette était accroché au bouchon, avec écrit : Somnifère. C'était son écriture. Depuis quand il possédait un tel médicament chez lui ? Il réalisa que sa balade l'avait mené à la quatrième division où il avait demandé au vice-capitaine de lui en donner, prétextant que c'était pour Hinamori. Il se maudissait, c'était idiot.

Il ouvrit le tiroir de la table de chevet et mit le flacon à l'intérieur en fermant à clé. Il se dirigea vers la salle de bain, une douche froide lui remontrait les idées en ordre. Il se déshabilla et entra dans la cabine de douche. Il laissa ruisseler l'eau délicieusement glacée sur son corps, pendant un long moment. Ensuite, il s'habilla et partit direction les baraquements de la dixième division, il était déjà en retard.

Il salua d'un signe de tête les quelques Shinigamis matinaux tout en traversant les bâtiments pour atteindre son bureau. La matinée se passa lentement, il se contentait de remplir encore et encore des rapports, des papiers. Il avait même accepté le travail d'autres divisions pour s'occuper l'esprit et ne plus repenser à la guerre ou bien à Hinamori. Lorsqu'il fermait les yeux, il revoyait la scène où son zanpakuto traversait sa pauvre sœur. Il se remémorait la douleur que lui avait infligé Aizen quand il lui avait tranché le bras d'un simple coup. Il ferma les yeux, manquant de s'endormir. Malgré la nuit de sommeil, il se sentait quelque peu fatigué.

« Taicho ! s'acclama la voix d'une jeune femme dans l'encadrement de la porte.

- Qu'est-ce qu'il y a, Matsumoto ?

- Vous mangez pas ? s'étonna-t-elle. »

Hitsugaya ne répondit pas et, sans même jeter un regard sur sa lieutenante, continua son travail. Celle-ci fit une moue boudeuse face au silence de son supérieur. Elle s'approcha, le sourire revenu sur ses lèvres.

« Vous savez, Taicho, les enfants qui ne mangent pas, ne peuvent pas grandir, ricana-t-elle sournoisement. »

Une veine pulsa sur le front du plus jeune alors qu'il serra les dents en relevant la tête vers elle :

« Matsumoto ! hurla-t-il, comme à son habitude. »

Quelques minutes plus tard, le capitaine de dixième division mangeait tranquillement des onigiris. Tous les deux étaient installés sur les canapés. Matsumoto avait fait l'effort de prendre son repas en compagnie de son supérieur car elle savait qu'il n'allait pas bien, ces temps-ci. Même s'il ne l'avouait pas, il ne voulait pas être seul. Finalement, la jeune femme avait réussi son coup. Cependant, leur déjeuner fut vite interrompu par une annonce provenant d'un papillon des enfers. La rousse le prit sur ses doigts et transmit le message :

« A toutes les divisions, le corps du vice-capitaine de la deuxième division, Marechiyo Ōmaeda a été retrouvé sans vie. Tous les capitaines doivent se rendre à la première division pour une réunion d'urgence ... »

Ils restèrent figés. Omaeda-fukotaicho ? Comment ? Qui ? Pourquoi ? Toutes ses questions n'avaient pour l'instant aucune réponse. Hitsugaya donna quelques ordres à sa subordonnée avant de quitter le bureau en shunpo. Aucune information supplémentaire n'avait été communiqué, pourquoi ? Que caché encore cette sombre histoire ?

Il arriva dans les derniers, le Tendo se mit très vite en place dans les rangées. Cela ne l'avait pas manqué, ces réunions. Le capitaine-commandant traversa la longue allée alors que les retardataires se plaçaient en silence. La réunion débuta lorsque le bruit sourd de la canne de Yamamoto résonna dans la grande place de l'assemblée. Il laissa ensuite la parole à Soi Fon, principale concernée.

« Comme il est dit dans le message, le corps de Marechiyo Omaeda a été retrouvé mort. Ce fut une patrouille de la deuxième division qui le trouva, au sol couvert de sang. Après avoir un peu analysé la scène, je suis certaine qu'il s'agit d'un meurtre. »

Cette révélation surprit tous les capitaines présents : un meurtre ? D'un vice-capitaine ? Des murmures remplissaient la pièce, le silence reprit vite son règne lorsque le commandant prit la parole :

« L'affaire est extrêmement délicate. Je le confis à la deuxième et sixième division, ordonna-t-il. Vous avez carte blanche pour retrouver ce meurtrier. Il est un danger pour toute la Soul Society, il s'agit d'une mission prioritaire qui annule toutes les précédentes. »

Son discours poursuivit longuement. Toshiro n'écoutait plus, trop de questions se bousculaient dans sa tête.

« Hitsugaya-Taicho ? »

L'intéressé releva la tête vers Soi Fon qui le regardait d'un air suspect.

« Oui ?

- A votre tour, quel est votre alibi ? demanda-t-elle en faisant quelques pas en sa direction.

- Mon alibi ? il n'avait pas suivi la discussion.

- Nous sommes tous suspects tant que l'on n'a pas un alibi, intervint gentillement Kyoraku.

- Ah, j'étais avec la vice-capitaine Hinamori dans mon bureau. »

Bien entendu, tous les alibis devaient être vérifiés. Il ne s'en inquiétait pas spécialement, après tout, c'était la vérité ? Lorsque Yamamoto leur ordonna de romper, Hitsugaya souffla longuement. Il n'avait pas besoin de mener l'enquête et cela le soulageait un peu, en vérité. Il était temps de retourner au bureau, il avait encore beaucoup de travail.

Les informations circulaient vite, chaque alibi était vérifié un par un. Le petit capitaine ne pouvait s'empêcher d'écouter les conversations des sous-officiers, curieux d'en savoir plus. D'après certaines rumeurs, le vice-capitaine aurait été assassiné sauvagement. Le meurtrier lui aurait arraché quelques doigts et ongles, lui aurait tailladé le visage et la peau puis planté son arme dans son cœur. Toshiro fut pris de nausée rien qu'en y pensant, il s'arrêta de marcher et s'appuya sur le mur en toussant. Pauvre Omaeda.

« Hitsugaya-Taicho, appela une voix derrière lui. »

Il se retourna et aperçut le capitaine de la sixième division, avec son air toujours aussi sévère.

« Nous avons questionné Hinamori-fukotaicho à propos de la nuit dernière, elle nous a assuré qu'elle n'était pas avec vous, conta-t-il froidement. »

Les yeux de Toshiro s'élargirent, Hinamori l'avait trahi ? Elle avait menti ? Pourquoi ? Elle savait ce qu'il lui arriverait s'il n'avait pas d'alibi, de plus, à cette heure de la nuit, plus personne ne se trouvait à la division. Elle seule pouvait prouver cette histoire. Il serra le poing et ressentit soudainement le besoin de lui parler afin qu'elle s'explique. Sans même faire attention à son collègue, il partit rapidement vers la cinquième division et se rendit sans ménagement dans les appartements de la jeune fille. Il ouvrit la porte avec fracas, furieux.

« Explique-toi, Hinamori ! »

Elle le regarda, étonnée, stupifaite.

« De quoi parles-tu, Shiro-chan ?

- Ne joue pas l'idiote, nous étions ensemble hier soir !

- Bien sur que non. Je pense que tu devrais arrêter de prendre ces somnifères, tu n'es plus lucide, souria-t-elle en s'approchant de lui. »

Il ne repondit pas. Juste derrière lui se trouvait les deux capitaines en charge de l'affaire, il le savait. Il n'osait plus bouger, il allait être suspect ? Surtout après ce que venait de dire Momo, ils pensaient certainement qu'il avait perdu la raison. Qu'allait-il devenir ?

Il sentit la morsure froide du zanpakuto de Soi Fon contre sa gorge. Il ne réalisait pas. Il venait d'être trahi par sa sœur adoptive, menacé par son collègue. Tout c'était passé si vite ... Et les mots qu'il redoutait le plus résonnèrent dans sa tête :

« Hitsugaya-Taicho, je vous arrête. »

Cela faisait plusieurs jours désormais, qu'il était enfermé dans cette prison. Il pouvait s'enfuir à n'importe quel moment mais cela empirerait la situation actuelle, qui était déjà délicate. Il était le principal suspect dans cette affaire. Plusieurs personnes lui rendaient vite, tous les jours. Ils avaient encore confiance en lui, ils disaient qu'ils étaient persuadés de son innocence.

Il entendit les clés jouaient dans la serrure, s'attendant à une nouvelle visite de Momo ou bien de Matsumoto, le jeune Shinigami ne daigna pas se retourner sur le visiteur, se contentant de fixer longuement la petite fenêtre à barreaux. Il sentit la présence de simples gardes, sans importance, soudain, le lourd reiatsu du capitaine-commandant le cloua au sol. Il lâcha une injure, ce vieux venait de relâcher d'un coup une grande partie de son énergie. Il ne s'y attendait pas. Certainement, pour impressionner le supposé coupable.

« Hitsugaya, vous êtes reconnu coupable du meurtre du vice-capitaine de la deuxième division et de trahison.

- Je vois. »

Sans attendre son reste, Yamamoto quitta la pièce sale, laissant les gardes avec le petit shinigami. Après quelques minutes, lorsque le commandant était suffisamment loin, Toshiro se releva calmement. Il était temps de partir. De toute manière, il serait condamné à mort pour avoir assassiner un officier.

« Bankai. »

L'alarme retentissait dans tout le Seireitei. Il fallait s'enfuir, vite, avant que le senkaimon soit bloqué. Il courait, fuyant et évitant les gardes et les patrouilles. Il fut soulager quand il arriva devant le portail officiel, cependant, celui-ci était déjà verrouillé. Il entendit des voix au loin qui se rassemblait dans l'espoir de l'attraper. Il n'eut pas le temps de partir qu'il sentit un zanpakuto déchirait sa chair. Blessé, il tomba à terre sous les yeux du vice-capitaine de la neuvième division accompagné de gardes. Non, il ne voulait pas se battre. Il libéra son shikai et balaya les gardes autour de lui. Profitant des retombés de son attaque, il disparut plus loin et, une fois à l'abri des regards, il ouvrit un Senkaimon pour le monde des humains. Sans se retourner, il s'y engouffra.

Son destin était scellé.


J'espère que ce chapitre vous a plu ! Dans le prochain chapitre, on passera au sujet principal. J'ai plusieurs questions, d'ailleurs, dont vous pouvez répondre en commentaire ou bien par pv.

Tout d'abord, l'idée des souvenirs en début de chapitre vous plait-elle ? Ensuite, comment pensez vous que Toshiro va cacher son identité dans le monde des humains ? Après tout, les gigais ressemblent à leur propriétaire, j'ai donc pensé à un gigai qui changerait son apparence. Cependant, je ne sais pas ce que je pourrais changer. Bref, on se retrouve prochainement -car je compte vite écrire le prochain chapitre, dans le mois- et passez une bonne journée !