Bonsoir.

Voici le deuxième chapitre. Je ne pensais pas le sortir aussi rapidement, mais vos commentaires m'ont fait tellement plaisir que j'ai eu plus d'inspiration et de motivation.

Licorne Spatiale Merci pour ton commentaire. Effectivement, je n'ai jamais vu de fanfic ou Dean est enceinte. A vrai dire, je songe à écrire une histoire "alpha/oméga" ou (pour changer) Dean serait l'oméga. Car je ne comprends pas comment on peut penser une seule seconde que Castiel et faible face à Dean. Lol. Bref, j'espère que cette suite te plaira. Mais pas de scène de sexe dans ce chapitre malheureusement pour toi!^^


Chapitre 2

Dean n'aimait pas la solitude. C'était quelque chose qu'il détestait par-dessus tout. Être seul. Peut-être que cela venait du décès de sa mère ou du fait qu'il n'avait jamais réussi à se faire des amis lorsqu'il était jeune à cause de la vie qu'il menait. À cette époque, il n'était sûr que d'une seule chose. Il ne pouvait faire confiance qu'à son père et son frère. Mais chacun à tour de rôle l'avait abandonné. Et maintenant, il avait quitté Lisa et se retrouvait seul à nouveau.

Voilà une semaine qu'il s'était remis à arpenter les routes, chaque soir il dormait dans un motel différent et toujours, il avait ce poids dans la poitrine. Il n'était pas libre. Il était toujours prisonnier de l'ombre de son père, de son frère. Ils le suivaient comme des fantômes dont les griffes acérées venaient lui glacer le coeur.

Il dormait de moins en moins et ce soir là, la fatigue se fit sentir. Il avait les yeux qui le brûlaient et il voulait absolument dormir. Alors il fit la seule chose qui l'avait sauvé lorsqu'il était revenu des enfers. Whisky, mon ami!

Il était allongé sur son lit, sa bouteille de Jack Daniel's à moitié pleine. Ses yeux fixaient, sans trop y faire attention, le film de cul qui défilait à la télé. Il prit une nouvelle gorgée alors que le film se terminait. La télécommande à la main, prêt à éteindre, il se stoppa dans son mouvement en voyant un autre film se lancer.

Pour quelle raison à ce moment précis il n'avait pas éteint, il ne le saura qu'à la Saint-Glinglin. Mais ce qui allait se passer par la suite allait changer sa vision des choses et sa vie à jamais.

Il regarda la télévision en pensant qu'il s'agissait d'un autre porno. Ce qui était le cas. Mais ce n'est que lorsqu'il vit deux mecs s'embrasser qu'il comprit qu'il s'agissait d'un porno gay. Il s'étouffa avec la gorgée d'alcool qu'il venait de prendre. Recrachant le liquide brun sur ses draps. Il reporta un regard choqué sur l'écran et malgré la sonnette d'alarme qui rugissait dans son cerveau, il continua de fixer la télévision.

Une douce chaleur commença alors à s'emparer de lui. L'adrénaline faisait battre son coeur plus vite. Le fait que tous ses neurones lui crient de ne pas regarder le conforta dans sa résolution de, justement, continuer à regarder. Il avait l'impression d'être revenu à l'adolescence, lorsqu'il devait attendre que Sam dorme pour pouvoir se mater un film porno en douce.

À ce moment-là, il avait tous ses sens en alerte pour l'avertir si jamais Sam se réveillait ou pas et cela l'excitait encore plus. En peu comme un exhibitionniste.

Sur l'écran, les deux hommes étaient passés des baisers aux préliminaires. L'un d'eux se retrouvait à genoux devant l'autre pour s'occuper de sa queue avec sa bouche et d'un autre endroit avec ses doigts.

Dean déglutit avec difficulté. Il sentit ses joues le chauffer et le tissu de son caleçon se tendre lentement. Était-il excité à cause de l'alcool ou alors parce qu'il aimait ce qu'il voyait? Il n'en avait aucune idée, mais le désir était là, donc autant en profiter.

Il glissa sa main sous les draps puis dans son caleçon et attrapa sa verge qui était déjà bien dure. Ok, elle semblait aimer le spectacle. Cependant, il manquait quelque chose à Dean. Il n'arrivait pas vraiment à prendre du plaisir à regarder les deux hommes en pleine action. Il monta alors le son pour se laisser entrainer par les gémissements et ferma les yeux.

Rien de mieux que l'imagination pour prendre un pied d'enfer!

Il se concentra alors sur sa main et imagina que celle-ci était douce et câline et qu'elle appartenait à une femme. Mais cela ne lui apportait aucun plaisir. Alors il opta pour une main à la peau un peu rêche qui teindrait fermement son sexe tout en le masturbant lentement, mais avec détermination. Ouep, la main d'un homme lui convenait mieux pour le moment.

Il ne songea en aucun cas, que ce genre de petit fantasme ne devrait pas exister dans l'esprit d'un homme hétéro. Il ne songea pas non plus qu'il faisait ça avec beaucoup trop de facilité. Pourtant, s'il était lucide et non sous l'effet de l'alcool, Dean comprendrait qu'il n'était peut-être pas si hétérosexuel qu'il voulait bien le faire croire. Bien sûr, après avoir compris une telle chose il aurait doublé son nombre de rapport quotidien avec la gent féminine. Car, quand on s'appelle Dean Winchester, on n'aimait pas être différent.

Dean avait toujours été un homme normal. Il aimait la bière, il aimait les voitures, le sport, la chasse. Il aimait les femmes et l'alcool. Il aimait les hamburgers et le billard. Bref, il était un homme normal, viril. C'est pour cette raison que les femmes lui parlaient facilement et que les hommes voyaient en lui un ennemi, un ami. Un être qui leur ressemblait. Mais, s'il était gay, alors toute cette jolie équation ne tiendrait plus la route, n'est-ce pas?

Pourtant, à ce moment précis, la main dans son caleçon pour s'astiquer le manche avec force, il se moquait bien que derrière ses paupières closes ce n'était pas l'image d'une femme qui prenait forme, mais celle d'un homme.

Un homme aux cheveux noirs et aux yeux d'un bleu magnifique et presque irréel. Il le regardait avec un sourire un peu timide, mais fier de lui. Comme si avoir sa main sur la queue de Dean était un exploit pour lui. Sa tête était penchée sur le côté, lui rappelant sensiblement quelqu'un, et il se mordillait la lèvre inférieure en poussant des petits gémissements très réaliste et surtout très excitant.

Dean s'entendit gémir lui aussi. Il tendit la main vers le jeune homme dans l'espoir de poser ses doigts derrière sa nuque et de l'amener gentiment vers son sexe. Il voulait voir ses lèvres, légèrement gercées, autour de lui. Mais il ne réussit pourtant pas à l'atteindre et l'homme se recula sensiblement.

Il put alors constater que son compagnon était encore habillé alors que lui ne portait que son caleçon. Il allait lui demander d'enlever ses vêtements lorsqu'un détail le perturba. L'homme devant lui portait un trench-coat beige qui lui disait quelque chose.

"Cass?" demanda-t-il sans en être réellement sur.

L'image devint alors plus nette dans sa tête. Le jeune homme en face de lui sourit un peu plus, comme s'il était ravi que son compagnon ait trouvé la réponse. Dean regarda alors avec un choc mal dissimulé les traits flous devenir de plus en plus nets, jusqu'à ce qu'il se trouve, sans plus aucun doute, avec un ange assis sur ses genoux.

Le Castiel de son esprit se pencha alors vers lui pour l'embrasser et Dean s'exclama:

"CASS!"

"Hello, Dean."

Dean ouvrit brusquement les yeux en entendant la voix de l'ange. Il sursauta en poussant un cri peu masculin et tomba du lit. Heureusement pour lui, il avait embarqué les draps dans sa chute.

"Bordel! Mais qu'est-ce que tu fais là?!" s'écria Dean en ramenant le plus de draps possible sur ses parties intimes.

"Qu'est-ce que tu racontes? C'est toi qui m'as appelé et..." Castiel se mit soudain à renifler l'air avant de reporter sur Dean un regard étonné et quelque peu brillant. "Dean, est-ce que tu es excité?"

Le jeune homme sentit ses joues le chauffer et serra avec force les draps qui se trouvaient autour de lui. L'alcool n'avait pas quitté son métabolisme, mais il ne faisait plus effet et les images qui avaient envahi son esprit quelques secondes plutôt revenaient le torturer avec force. Il sentit son corps réagir aussitôt et en voyant les yeux de Cass s'élargir un peu plus, il comprit que lui aussi le sentait.

"Arrête de me sniffer, ça me met mal à l'aise." répliqua Dean en se levant.

Il prit soin de garder les draps près de son corps. Une fois debout, il remarqua que la télé était encore allumée et que le film en était à la meilleure partie. Il se dépêcha alors de l'éteindre, conscient que cela n'allait pas l'aider à le calmer. Il devait prendre une douche. Et vite.

"Je vais aller me laver." expliqua-t-il à Castiel. "En attendant... fait comme chez toi."

Il fit ensuite un retrait stratégique vers la salle de bain. Une fois à l'intérieure il se permit de respirer plus librement. Il devait également analyser ce qu'il venait de lui arriver, mais il n'était pas doué pour ce genre de truc. Lui, il était plutôt du genre à foncer tête baissée. Cependant, vu la situation, une petite mise au point ne lui ferait pas de mal.

Bien, alors récapitulons. Il venait de se masturber devant un film porno gay. Ce n'est pas encore trop méchant après tout, je n'ai même pas regardé le film. Il avait pourtant été excité en voyant deux hommes s'embrasser. C'est l'alcool. Il avait ensuite imaginé que c'était un homme qui le masturbait. C'est l'alcool. Et qu'il avait des yeux bleus. C'est l'alcool. Et qu'il ressemblait à Castiel. C'est... ok, ce n'est définitivement pas l'alcool. Sûrement mon esprit qui me joue des tours.

Il se frotta le visage et décida qu'une douche brulante lui ferait le plus grand bien. Concentré sur ses propres problèmes, il ne se doutait pas un seul instant que l'homme qui l'attendait dans l'autre pièce avait également de grandes difficultés à retrouver son calme.

Castiel était assis dans le canapé. Sa tête entre ses mains, il tentait de chasser de ses pensées les dernières minutes qui venaient de s'écouler. Il ne devait pas passer à Dean nu. Il ne devait pas penser à l'odeur de Dean. Et, il ne devait surtout pas se demander pourquoi ce dernier l'avait appelé alors qu'il était en pleine séance de... de... Bref, il devait retrouver un semblant de calme.

Lorsqu'il était un ange, la situation aurait été largement plus facile, car il aurait pu contrôler ses sentiments. Il n'aurait même pas ressenti ce genre de chose. Mais en devenant humain, c'est comme si la boite de pandore avait été ouverte dans sa tête. Il pouvait ressentir, aimer et détester. Il pouvait également avoir peur. Mais, tout cela n'était rien comparé à...

La porte de la salle de bain s'ouvrit. Il releva la tête avant de la replonger aussitôt entre ses mains. Dean sortait de la pièce avec seulement une serviette autour des hanches. La libido était également quelque chose qu'il avait gagné en devenant humain et dont il se serait bien passé!

"Tu en veux une?" Demanda Dean en sortant une bière du frigo.

"Oui."

Castiel se leva pour s'approcher de Dean et prendre la bière que ce dernier lui tendait. Il remarqua alors que le regard vert du jeune homme était rivé sur ses pieds. Il baissa la tête, surpris que Dean soit fasciné par cette partie-là de son corps.

"Cass, pourquoi tu as les pieds nus?" demanda Dean en relevant la tête pour regarder son ami.

"Tu semblais inquiet quand tu m'as appelé, alors je n'ai pas vraiment pris le temps de me chausser."

Castiel put voir les joues de l'ancien chasseur rougir à nouveau. C'était assez rassurant de la voir mal à l'aise face à lui. Il avait le sentiment d'avoir encore un peu de pouvoir.

Depuis que ses frères et soeurs s'étaient retournés contre lui et lui avaient jeté le sort, il avait l'impression d'être aussi faible qu'un nouveau-né. Ce qui n'était pas le cas puisqu'il avait gardé tous ses pouvoirs. Mais les sentiments qu'il avait gagnés ne l'avantageaient pas. Ils le chamboulaient, le faisaient agir de manière inconsidérée. Il ne se sentait pas à l'aise dans sa nouvelle condition.

Mais voir que Dean restait le même face à lui. Qu'il blaguait, s'énervait, faisait son timide... non, ça c'était bien la première fois qu'il lui voyait cette expression et il avait envie de savoir pourquoi.

Dean se racla la gorge et changea de sujet:

"Alors, tu fais quoi de beau pour passer le temps?"

"Oh... heu... rien en fait. Pour être honnête, je m'ennuie et je me sens seul" avoua Castiel en buvant une gorgée de sa bière. "J'étais seul avant aussi, mais à cette époque-là je faisais quand même partie de quelque chose... tu comprends?"

"Oui. J'ai le même sentiment quelquefois."

"Sauf que toi tu es seul depuis une semaine. Alors que moi ça fait un an. Quand j'étais un ange, le temps n'avait pas d'emprise sur moi. Il ne faisait que m'effleurer. Maintenant, je dors, je mange... j'ai besoin d'aller aux toilettes." Castiel s'arrêta pour reprendre son souffle, avant de poursuivre sur un fait qui lui faisait honte. "La première fois, je ne comprenais même pas ce que mon corps voulait et je me suis fait dessus. Ensuite, il a fallu que j'apprenne comment tout fonctionnait et ce que mon corps essayait de me dire... c'était horrible. Non seulement je me suis ridiculisé plus d'une fois en public, mais en plus, je n'avais personne pour me réconforter."

"Pourquoi tu n'es pas venu me voir ? Je t'aurais aidé."

"Je ne voulais pas t'embêter avec mes problèmes."

Avant qu'il n'ait le temps de réagir, il se retrouva plaqué contre le mur, le visage de Dean à quelque centimètre du sien.

"Je t'interdis de dire des conneries pareilles!" s'écria-t-il. "Tu es mon meilleur ami, la personne la plus importante au monde pour moi avec Bobby! Alors, crois-moi, je préférerais m'arracher le coeur que d'apprendre que je n'étais pas là pour mon ami! Compris?"

"Dean..."

"COMPRIS?!"

"Oui, mais... ta serviette vient de tomber par terre."

À suivre.


Voilà, j'espère que ça vous a plus. Que l'histoire n'est pas trop niaise. Ou trop cru.

Mon vocabulaire risque d'être très coloré surtout quand j'écrirais les scènes de sexe, parce que je vois mal ses deux là utiliser des mots comme pénis ou zizi. Lol.

A bientôt,

Mower.