Salutations !
Eh bien... Que dire du fait que je suis très contente du nombre de personne qui m'ont mis en alerte ? Mais vraiment, je ne sais pas si vous savez à quel point je m'enjaille pour un rien et que là, c'est juste fou ! Vraiment. Donc je vais vous remerciez mille fois. ^^
Comme je ne disclaimer pas à chaque chapitre que je posterais, je préfère le faire maintenant, une bonne fois pour toute rien ne m'appartient, et ça ne changera pas pour les prochains chapitres ( à mon grand désespoir... ) JK Rowling est l'autrice de cet univers...blablabla
Pour le rythme de parution, je ne sais pas encore. Tout dépendra du temps que j'ai et de l'inspiration qui me vient ; c'est peut être la seule Fanfiction que j'ai posté, mais pas l'unique que j'écris. Au minimum tout les mois. Mais ça peut changer. Je ne suis pas très organisée. ^^
Pour les Reviews Anonymes :
Boulie : Merci beaucoup pour ton commentaire adorable ^^ Oui, effectivement ce n'était pas le plus engageant, mais celui-là sera plus long ( même si il n'y a pas spécialement d'actions ) Promis !
Bonne Lecture et aux reviews !
Changement : 1. Changement de, modification quant à ( tel caractère ) fait de changer.
2. Fait de ne plus être le même.
« Même la plus petite des personnes peut changer le cour de l'avenir. »
- La Communauté de l'anneau
Mille et une fois :
Quant il se réveilla, il y avait des éclats de voix.
Ils semblaient furieux. Il y avait deux voix d'une colère téméraire qui dominaient les autres, et une troisième beaucoup trop posé et calme pour quelle soit feinte. Ils semblaient en pleine querelle, et pourtant, le quiproquo ne paraissait pas opposer les deux voix les plus fortes.
Severus se redressa. Il était dans une pièce blanche comme les murs des hôpitaux, qu'il n'avait jamais vu ni d'Eve ni d'Adam. Il y avait, en retrait près des gonds, une femme jeune et vieille à la fois, avec des yeux vifs et des rides quant elle souriait. Elle regardait quelque chose derrière le battant de la porte d'un air soucieux, ses mains croisées tapotant nerveusement leurs avants-bras respectifs, beaucoup trop concentrée ( ou pas assez ? ) pour se rendre compte qu'il s'était réveillé. Severus n'osa pas la déranger - elle avait l'air si tourmenté ! - et quitta silencieusement le lit où il avait élu domicile, tirant inconsciemment sur le bas de son t-shirt vert qu'il ne savait pas avoir en sa possession. Mais arrivé en bas du lit, il ne sût pas vraiment quoi faire.
Il n'eut pas à y réfléchir bien longtemps. Bientôt, la femme tourna la tête de son côté, écarquilla ses yeux bleus à sa vue, et se précipita presque sur lui.
« Allons, retourne dans ton lit, mon petit. » dit-elle d'une voix autoritaire.
Dehors, les voix se sont tues.
« Je n'ai pas sommeil. » protesta Severus qui avait l'impression d'avoir affaire à sa mère dans ses bons jours. « Qui êtes vous ?
- L'infirmière de Poudlard, mon petit. » répondit la femme. « Je suis Poppy Pomfresh.
- Pop et Pomme fraîche ? »
Pomme fraîche parut agacé par son intervention, mais elle n'eut le temps de le reprendre, car entra à ce moment un vieux monsieur qui ressemblait étonnamment au vieillard de la rue d'à côté, celui qui donnait toujours pleins de bonbons et qui racontait des histoires de vieux : la guerre, l'époque, la jeunesse. Il avait la barbe argenté du Père Noël, les yeux bleus de sa mère, le nez aquilin de son père, mais il y avait quelque chose de caractéristique et de fort sur son visage et sa peau : une jeunesse éclatante pour un si vieil homme, une malice infantile que les traits détendus du troisième âge n'arrivait à enlever. Severus savait qui se trouvait devant lui pour en avoir entendu parler des millions de fois par sa mère - et que des éloges ! : C'était Dumbledore, le directeur de Poudlard, puissant sorcier du siècle-ci et du précédent aussi.
« D-Dumbledore ? » appela t-il avec hébétude, voulant presque le toucher du doigt pour être certain que, non, il ne rêvait pas.
« Bonjour mon garçon. » dit le directeur avec un signe de tête, ses yeux pétillants retraçant tout les contours de son visage comme pour l'imprimer dans sa mémoire.
Pomme fraîche ( décidément quel nom étrange ! ) regardait la légende vivante ( rien que ça, ouais ! ) avec agacement, comme s'il venait de les interrompre pendant une réunion importante pour leurs demander des câlins. Son agacement perceptible augmenta quand quatres garçons entrèrent à leur tour dans la pièce.
Il avaient tous des airs renfrognés. Le plus petit des garçons, celui qui avait également le plus d'embonpoint marchait derrière les trois autres, et c'était celui qui paraissait le plus horrifié. Il fixait Severus avec une telle horreur que le garçon s'en sentit presque vexer. À sa gauche se tenait celui qui semblait le moins choqué - horrifié, dégouté. Il avait la carrure la plus imposante mais le visage le plus tranquille, des yeux ambrés qui ne reflétait rien qu'un peu d'exaspération, et une bouche tordu par le mécontentement. En définitive, un peu en avant, se trouvait les deux derniers garçons, ceux avec l'air le plus dédaigneux et le regard le plus haineux, l'expression d'une grimace méprisante et les poings serrés par la colère.
Les voyants arriver, Pomme fraîche s'est exclamé :
« Nous ne sommes pas dans un moulin ! Filez d'ici ! »
Elle n'a attendu aucune réponse pour attraper le bras de Severus et le faire assoir sur son lit comme un gamin de sept ans. Bon. Peut être que c'est justement parce qu'il avait sept ans, mais il pouvait tout de même recevoir le strict minimum de respect ! Il a protesté et ronchonné quant elle l'a ausculté de partout, lui posant des tas de questions stupides comme : « Quel âge as-tu ? Te souviens-tu de ta maison ? Qu'est-ce que tu as fais, hier ? »
Ensuite, elle lui a donné un bâton. Tortueux, un peu vieillot, mais étincelant comme au premier jour, avec des entailles partant d'une extrémité à l'autre. Severus sentit sous ses doigts et sa paume une douce chaleur et un picotement léger, presque agréable. Ce n'était pas un bâton. C'était une baguette - La première baguette qu'il n'ait jamais vu jusqu'alors.
« Jette un sort. »
S'arrachant à sa contemplation, Severus l'a regardé avec perplexité.
« Quoi, comme sort ?
- Wingardium leviosa »
Severus se garda bien de dire qu'elle était complètement folle, mais il n'en pensait pas moins. Il s'est contenté de pointer une plume sur le bureau en face, à l'écart des lits, et a articulé la formule. Il ne s'est rien passé - comme il s'y attendait forcément - et deux des quatres garçons ont éclaté de rire. Dumbledore leur a lancé un regard sévère derrière ses lunettes en demi-lunes.
« Wingardium leviosa. » répéta patiemment l'infirmière. « Win-gar-dium le-vio-sa. »
Severus pinça les lèvres avec agacement, légèrement énervé d'être pris pour un imbécile alors que, en soit, c'était normal qu'il n'y parvienne pas. Il répété à nouveau la formule, et, voyant que l'effet était le même que précédemment, l'a lancé plusieurs fois de suite. L'un dans l'autre, il y est parvenu lorsqu'il a arrêté de compter. Quand la plume s'éleva dans les airs, Severus fut tellement surpris qu'il en oublia de maintenir le sort. Quelques secondes plus tard, la plume atterrit au sol sans un bruit ; les deux premiers garçons - avec les lunettes et les yeux gris - n'en finissaient plus de rire.
« Arrêtez de vous moquer ! » lança Severus avec agacement.
Comme s'il venait de les offenser, les deux garçons se sont tut aussitôt - un éclair a traversé le regard gris du garçon de droite, et il a sifflé un seul mot, comme un avertissement :
« Servilus. »
Dumbledore s'est levé quand Severus a ouvert la bouche pour riposter : la signification de ce mot, il n'en était pas vraiment sûr, mais il était certain que ce n'était pas une éloge. Il a regardé les deux garçons avec sévérité, une expression qui ne l'avait pas quitter depuis qu'il était entré dans la pièce. Ils ont soutenu son regard avec, dans leurs yeux, presque du défi.
« Je ne veux plus entendre ce mot. » dit Dumbledore d'une voix tellement calme en contraste avec son visage. « Encore plus maintenant que vous êtes à sa charge. »
Il y avait de l'indignation, de la colère, de la haine, de l'agacement, et tout un tas d'autres sentiments qui défilèrent sur leurs visages. Le plus petit était celui qui affichait une horrible résignation ; on aurait dit qu'il se rendait à l'abattoir. Dumbledore n'en a prit aucunement rigueur, et il s'est tourné vers lui, tout sourire.
« Je te présente tes... tuteurs, Severus.
- Mes tuteurs. » répéta t-il, dubitatif. Il aurait très bien pus être accueilli par les parents de Lily ; eux, au moins, aurait eu l'air plus enjoué que ça.
« Des tuteurs idéals. Ils vont faire une effort avec toi, n'est-ce pas ? ( Il s'est tourné vers les quatres garçons et a aussitôt enchaîné sans attendre de réponse. ) Approche toi, nous allons faire les présentations. »
Severus paraissait encore moins heureux qu'eux lorsqu'il s'approcha de ses tuteurs. Il comprenait l'impression du plus petit des garçons.
« Voici Sirius. » présenta Dumbledore en ignorant leur réticence évidente. Il montra le garçon avec les yeux gris, le même qui avait dit Servilus. Puis il se tourna vers le deuxième garçon : « James, et ici Remus, et Peter. »
Severus regarda Peter. Au fond, c'était certainement le garçon avec qui il allait le mieux s'entendre, s'il pouvait arrêter de prendre cet air apeuré chaque fois qu'il posait les yeux sur lui. Il a esquissé un petit sourire en coin - pas méchant, peut être simplement un peu moqueur - mais ça n'a pas sembler le mettre en confiance ; au contraire, il s'est ratatiner sur lui-même pour tenter de s'extraire de son regard. Severus haussa les épaules. Quant il croisa le regard du prénommé Remus, celui-ci lui sourit - et pourtant, il y avait quelque chose dans son regard qui n'était pas sincère. Peut être était-ce simplement ses yeux ; il ne souriait pas avec les yeux, simplement avec des lèvres retroussés presque froides.
« Tu dormiras dans le dortoir des garçons. » continua Dumbledore qui observait Pomme fraîche, soucieux. « Ils ont accepté. »
Quelque chose, dans leur attitude dédaigneuse, distante, froide ou simplement défensive, disait à Severus qu'ils y avaient été contraint. Severus en fut presque mal à l'aise : il avait toujours détesté s'imposer. Il préférait rester discret, dans l'ombre des autres. Pour lui, qu'importe sa renommée ou sa présence, tant qu'il avait une source inépuisable de connaissance ; et de puissance. Et Lily à ses côtés. Toujours.
« Tu es Sallerus Potter. Tu as compris ? Sallerus Potter. »
Severus a levé un regard étonné vers Dumbledore, qui paraissait vraiment anxieux, cette fois-ci.
« Potter ? » répéta aussitôt James. « Comment ça Potter ? Je ne veux pas qu'on se fasse passer pour quelqu'un de ma famille, et encore moins si c'est lui !
- On ne va pas le laissé garder son véritable prénom, tout de même. » dit calmement Dumbledore, hochant la tête avec condescendance. « Et il faut bien trouver un prétexte pour que se soit à vous particulièrement de garder Severus.
- On peut très bien s'en passer. » marmonna Sirius dans sa barbe inexistante.
« Il ne peut pas être un Black, car les Serpentards demanderont aussitôt sa garde. Il est de notoriété public que les Pettigrew n'ont jamais fais qu'un seul enfant, et que Peter est le dernier de sa lignée. Il ne reste plus aucun Lupin que les parents de Remus. J'ai hésité à l'appeler Howell, le nom de jeune fille de ta mère, Remus, cependant, c'est une moldue, et sachant que Severus n'aurait pas dû avoir l'âge de savoir ses dons de sorcier, il serait impossible qu'il soit envoyée ici. J'ai donc pensé à...
- Pourquoi je suis ici, en fait ? » demanda Severus en coupant Dumbledore dans sa petite tirade.
Dumbledore a regardé Severus sans rien dire, puis a agité la main comme pour chasser une mouche impertinente.
« Tu seras donc Sallerus Potter. Le cousin de James.
- Ornella va comprendre. » reprit James. « Ornella connaît tout les membres de la famille. Elle est intelligente.
- Peut être un peu trop. » approuva Dumbledore, les yeux pétillants. « Je lui en parlerais.
- Quant elle l'aurait répété à tout le monde ? » ironisa James.
« Ce soir, pendant notre entretien.
- Un entretien ? fit Peter, la voix chancelante.
- Depuis la rentrée, Peter. » dit James en se tournant vers son ami. « Ma cousine parle à Dumbledore toute les semaines, Merlin sait de quoi !
- Cela ne regarde que elle et moi. » interrompit le directeur. « Mais là n'est pas le sujet. Nous parlions de Severus, ou plutôt, de Sallerus Potter.
- Un Potter ! » grogna James.
« Un Potter. » confirma Dumbledore. « Tu as compris Severus ?
- Je suis Sallerus Potter. » répéta sagement Severus, mais au fond, il ne comprenait pas grand chose.
Il se sentait juste tellement stupide, debout devant quatres garçons qui ne semblaient pas vraiment le porter dans leurs cœurs, alors même qu'il ne les avait jamais vu de sa vie. Il sentait en lui naître ce qu'il avait toujours ressenti face à son père : une terrible méfiance, un peu de défi ; surtout, sous le regard du garçon aux yeux gris - Sirius ? - il se sentait agressé, prit en étau. Simplement dégainé cette baguette dans ses mains, juste enlever l'arrogance et le mépris dans ses yeux, pouvoir enfin rabattre le caquet à quelqu'un, lui par exemple, qui l'observait du même regard que son père - presque le même. Il n'y avait pas de démence, dans les yeux gris face à lui.
Cependant, il s'y abstient ( et c'était pas simplement parce que le seul sort qu'il ait jeté était au bout de la trentième tentatives, compris ? ). Il se contenta de fixer son vis-à-vis d'un regard noir, distant, l'expression impassible, presque fermé. Ça a semblé surprendre Sirius ; quelque chose a vacillé dans son regard, et il l'a dévisagé comme s'il le voyait pour la première fois. Severus détourna la tête, et regarda Dumbledore. Il observait Pomme fraîche avec inquiétude.
« Et si vous sortiez ? Vous pourriez peut être faire visiter Poudlard à Severus ? Nous reparlerons plus tard de vos retenues. »
James s'est aussitôt révolté.
« Parce que en plus de devoir garder Servilo, on a des retenues ! »
Remus empoigna son ami par le t-shirt, et le traina presque hors de l'infirmerie, dans un bordel effroyable de protestation criante et d'indignation. Sirius a bientôt suivi, aussitôt talonné par Peter. Severus fermait la marche à contrecœur, en retrait.
Dehors, le couloir était presque vide. Il y avait simplement un petit groupe de filles d'une douzaine d'années qui se retournèrent sur leur passage avec étonnement. Elles ont gloussé en se regardant entres elles, et puis elles sont partis en courant. Sirius avait un petit sourire qu'il n'arrivait pas à cacher quant il s'est tourner vers Remus.
« Je me demande ce qui leur prends.
- Oui, je me le demande aussi. » ironisa Remus en secouant la tête.
James s'est dégagé de la poigne de son ami, et s'est frotté le bras.
« T'es tellement violant, Lunard ! » geignit-il.
Remus a levé les yeux au ciel sans répondre. À ce moment, James s'est retourné comme s'il se souvenait seulement de sa présence, et Severus lui a foncé dedans.
« Un Potter, hein ? » dit James en le fusillant du regard. Apparemment, ça lui était resté en travers de la gorge. « Rêve pas trop, Servilo.
- Ça rime ! » fit joyeusement Sirius alors que Severus ne voyait pas vraiment ce qu'il y avait de drôle.
« Compte pas sur nous pour te faire visiter quoi que ce soit, t'as compris ? »
Severus serra les dents et hocha la tête, mais au fond, il avait juste envie de le faire taire.
« Ça va, James. » apaisa mollement Remus, presque du bout des lèvres. « C'est qu'un gosse, là.
- Un gosse ? » répéta le binoclard. ( Ouais, il ne voyait pas pourquoi il continuerait à l'appeler par son prénom alors qu'il le détestait. ) « Un gosse ? C'est Servilus, Rem' ! Le Serpentard ! Le futur Mangemort ! Notre ennemi ! Celui qui nous a fait les pires crasses ! Servilus, quoi !
- Je le sais bien. » dit Remus, agacé que son ami le dévisage comme si quelqu'un avait pris possession de lui. « Mais il ne s'en souvient pas, Dumbledore l'a dit. »
Severus ne savait pas exactement s'il devait être reconnaissant ou non, mais il savait en revanche que James était encore plus révolté que lorsqu'il avait appris pour ses retenues. Il l'a fusillé du regard comme s'il était responsable de tout les maux, et il a tourné les talons. Remus leva les yeux au ciel comme s'il était lassé des caprices de son ami, et, comme il se faisait entraîné par Sirius, partit à son tour rejoindre James. Peter fut le dernier à disparaître au tournant ; Severus resta planté dans le couloir comme un idiot.
Il eut soudainement envie de partir de Poudlard, l'échappatoire qu'il avait toujours rêvé d'avoir. De rejoindre Lily sur la Colline du Cerisier, là où ils se retrouvaient toujours. De parler et discuter s'en penser à rien d'autre que sa présence, et ses yeux verts comme les écailles des serpents, et ses beaux cheveux flamboyant qui reflétait les rayons du Soleil, et son visage, sa peau, son sourire. Au lieu de quoi, il se retrouvait là où il avait vu une espèce d'exutoire, à la charge de personne qui l'appréciaient autant que son père, cloîtré entre des tas de murs sans pouvoir voire sa Lily, son amie. Fantastique.
Severus poussa un profond soupir. Il se mit en marche - les quelques personnes qui sont passés par là l'on regardé avec incrédulité et curiosité, mais ils ne se sont pas arrêté pour demander ce que, fichtre, fouter un gosse à Poudlard. Comme il ne connaissait pas les lieux, il s'est promené et perdu dans Poudlard en frôlant les murs pour s'échapper aux regards inquisiteurs de tout les élèves du château. Il ne voulait pas attiré plus l'attention qu'il ne devrait. Alors, rentrant la tête dans ses épaules, il a accéléré le pas.
Et, cependant, comme tout ne se passait jamais comme prévu et que, de toute façon, ça arrivé forcément lorsqu'on ne regardait pas où on allait, il a foncé dans quelqu'un. Severus releva les yeux en hésitant entre s'excuser, ou l'insulter.
« Excuse-moi ! » s'exclama la personne que Severus aurait reconnu même au milieu de la foule.
C'était Lily. Et en même temps, ce n'était pas Lily. Pas sa Lily. Elle était bien là, aussi belle, aussi douce, avec ses yeux pétillants et son sourire inamovible. Mais quelque chose n'était pas le même, la touche qui titillait Severus, et qui la rendait moins spéciale. Et ce n'était pas le fait qu'elle faisait - Merlin ! - deux fois sa taille, ni même son regard abasourdi lorsqu'elle l'avisa, mais bien autre chose, de plus profond, plus touchant.
Severus n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.
« Mais qu'est-ce que... Severus ? » dit Lily d'une voix horrifié, peut être un brin choqué.
Severus se sentit un peu - beaucoup - vexé qu'elle ait cette réaction, ou même qu'elle ne l'appelle pas par le surnom qu'elle affectionnait tant. Il ne s'est pas appesanti là-dessus, cependant.
« Lily ? Pourquoi t'es grande ? » demanda Severus de but en blanc sans approche subtile. Il ne comprenait absolument rien depuis qu'il s'était réveillé à Poudlard, et il sentait arriver le mal de tête. Et le fait qu'il doive lever la tête pour la regarder était profondément agaçant ( et non, il n'était pas agacé pour tout ! ).
« Mais... Je- Pourquoi toi, tu es petit ? »
Severus secoua la tête. Il sentait monté en lui une horrible colère que les regards curieux des autres élèves attisaient de plus en plus.
« Non ! Maintenant, c'est à moi de poser les questions ! Pourquoi je suis ici, d'abord ? Et pourquoi toi t'es grande ? Et pourquoi j'ai pas le droit de m'appeler Severus ? Et pourquoi j'ai des tuteurs trop nuls ? Et pourquoi... pourquoi... »
Severus avait des tas de questions qui se bousculaient dans sa bouche, mais aucune qu'il ne jugea importante pour les régler dans l'immédiat. Pour le moment, il voulait simplement pouvoir poser les pieds à terre, et ne plus nager dans un nuage de brume et d'incompréhension. Savoir pourquoi les quatres autres garçons le détestaient ou pourquoi Pomme fraîche avait un nom aussi bizarre n'était pas sa priorité.
« Je... Je n'en ai aucune idée, Sev. ( Elle a rougit en disant ça et c'est repris. ) Je... Écoute, on va voire Dumbledore, il saura peut être quoi faire...
- J'étais déjà avec Dumbledore ! » rectifia aussitôt Severus. « Et il a dit que je devais m'appeller Sallerus Potter, et que...
- Potter ? Pourquoi Potter ?
- Et que je devais visiter Poudlard avec mes tuteurs. » continua Severus sans s'interrompre un instant. « mais ils m'ont laissé en plan et maintenant je-veux-savoir-ce-qu'il-se-passe !
- Qui sont tes tuteurs ? » demanda Lily. Les narines de Severus se dilatèrent sous l'effet de la colère. Pourquoi s'était toujours à lui de répondre aux questions ?
- Les quatres là ! Avec un garçon qui s'appelle Peter, et un qui s'appelle Sirius, quelque chose comme ça... » répondit Severus avec brusquerie. Et puis, ce rendant compte du ton qu'il employait depuis tout à l'heure à sa meilleure amie ( bien que changé ) alors qu'elle voulait simplement s'informer, il s'est tut en lui lançant un petit regard.
« Et James Potter et l'autre Remus ? » fit Lily ( sa voix s'est faite grinçante, et Severus en fut revigorer. )* « Je vois. Viens avec moi. »
Elle lui a attrapé l'épaule comme les adultes le faisaient aux enfants, mais Severus ne s'en est pas offusqué. Il s'est contenté de la suivre jusqu'à une tourelle, s'arrêtant juste en face d'une grosse dame en rose.
« On va où ?
- À Gryffondor.
- Pourquoi ?
- Parce que c'est ma maison.
- Ah. »
Severus se tut sans pouvoir caché sa déception. Outre le fait qu'elle ait une maison alors qu'elle était censé avoir sept ans, c'était à Gryffondor qu'elle avait été réparti. Pas à Serpentard. Il se renfrogna.
Le portrait de la grosse dame en rose pivota lorsque Lily lui murmura le mot de passe. Ils se sont engouffrés dans le trou.
À l'intérieur tout était tellement rouge qu'il en a eut mal aux yeux ( non, ce n'était aucunement de la mauvaise foi, mais un minimum de goût esthétique ), et surtout, c'était tellement bruyant de cri et de rire qu'il en a perdu un tympan. Le salle était bondé : il y avait un groupe de fille au fond de la pièce, assise autour d'une table ronde, qui discutaient et riaient en avançant dans leurs devoirs ; trois garçons jouaient à la bataille explosive à côté d'un duo sur un jeu d'échec ; un couple de personne accordaient leurs guitare ; des amis, avachis sur des fauteuils, conversaient ensemble ; trois filles étaient assise sur des marches d'escaliers ; et, sur les divans près de la cheminée, Severus y trouva ses tuteurs.
Lily dût les remarquer plus tôt que lui, car elle s'était déjà élancé à leur encontre. Elle marchait à grand pas, et même si Severus ne pouvait voir son visage, il sentait émané d'elle une intense colère. Il l'a suivi en tentant de se faire le plus petit possible ; et les personnes qu'il dépassait sur son chemin s'arrêtaient alors de leur occupation pour le dévisager avec curiosité. Il s'est planté à côté de Lily.
« Potter ! » s'exclama t-elle d'une voix sitôt enflammé. James a relevé la tête de ses activités avec étonnement. « On peut savoir pourquoi j'ai retrouvé Se- pourquoi je l'ai retrouvé dans les couloirs ? »
James, qui l'avait regardé avec incompréhension, a tourné la tête vers lui. Aussitôt, son visage s'est refermé comme une huître.
« Pourquoi j'en saurai quelque chose ? Je suis pas son père.
- Non, mais son tuteur, apparemment. Qu'est-ce que vous avez encore fait, tout les quatres ?
- Nous ? » intervint Sirius en faisant voler nonchalamment les mèches de cheveux qui recouvraient ses yeux gris. « On a été sage, aujourd'hui, maman. »
Lily attrapa fermement James par le col de sa chemise, sans chercher plus d'explication. Elle empoigna également Sirius, lança un regard d'avertissement à Remus et Peter, et traîna ainsi les garçons jusque dans un couloir qui menait à plusieurs portes, ignorant leurs protestations criante d'indignation. Elle a ouvert l'une d'elle, et a littéralement jeté les deux garçons à l'intérieur de la salle. Remus et son ami sont entrés à leur suite sans oser prononcer la moindre parole.
« Un pas de plus et je crie au kidnapping ! » lança Sirius en se redressant avec la dignité qu'il avait perdu en s'étalant contre le sol.
C'était une pièce où jonchaient le bordel. Il y avait quatres baldaquins et deux armoires, deux bureaux, des malles aux pieds des lits, et d'innombrables vêtements et accessoires au sol. Severus décala du pied un tissu vert soyeux qui lui fit penser à de l'écume, et s'installa sur l'un des matelas qui ornaient la pièce.
« Écoute Lily, » dit calmement Remus. « Dumbledore est déjà au courant pour Snape.
- Je sais bien ! Mais pourquoi est-ce qu'il est comme ça, au juste ?
- On voulait juste lui faire une blague. » fit Peter d'une voix gêné. « Mais ça n'a pas eut l'effet qu'on voulait.
- L'effet que vous vouliez ? » répéta Lily.
« J'étais certain d'avoir fait tout comme sur le livre, pourtant ! » grommela James dans sa barbe.
« En même temps, quelle idée de mettre Cornedrue devant le chaudron !» s'exclama Sirius d'un ton taquin.
« J'aurais bien aimer t'y voir, toi ! » protesta James.
« Désolé. » dit Sirius qui n'avait pas l'air désolé du tout. « Empêchement de dernière minute.
- Peu importe. » intervint Lily d'une voix agacé. « Vous ne pouvez pas simplement le laisser tranquille ?
- Après qu'il t'ait traité de... Tu-Sais-Quoi ? Jamais ! » lança James avec véhémence. Il sembla offusqué par l'hypothèse.
« Comme si tout avait commencé de là...
- Peut être pas. » admis James. « Mais avoue que tu as bien été contente qu'on continue de...
- Tu le crois vraiment ? » riposta Lily avec tellement de mépris dans sa voix que Severus ne l'a reconnu pas. « Vraiment ? »
James parut pris au dépourvu un instant, comme si ça lui avait semblé presque logique jusque là. Il l'a dévisagé quelques secondes sans rien dire, puis, détournant les yeux pour les poser sur lui, il a haussé les épaules. Severus, quant à lui, était dans un état proche de l'hébétude. Il lui fallut quelque instant pour reprendre ses esprits et digérer difficilement les informations qui venaient de s'écouler rapidement. Alors, comprenant que ces tuteurs n'étaient définitivement pas de bonnes personnes, et que, dans un certain sens qu'il craignât de comprendre, il avait insulté Lily, il a relevé la tête.
« Donc c'est de votre faute si je suis... comme je suis ? » demanda t-il sans savoir exactement où il allait, et qu'est-ce qu'il avançait.
« De notre faute ? » fit Peter en grimaçant.
« Enfin... je veux savoir. Je ne comprends pas vraiment. » continua le petit garçon en regardant Sirius droit dans les yeux - il lui avait semblé sympathique avec James, alors il avait une infime once d'espoir que, lui, soit le moins pire des quatres.
Lily s'est approché et lui a posé une main sur son épaule. Et, souriant du même sourire qu'il lui connaissait - quoique peut être un peu moins éclatant - elle lui promis de tout lui expliquer en temps et en heure mais que, maintenant, ce n'était définitivement pas le moment, qu'elle devait régler une autre histoire avec James, qui se rapporter sur une certaine fille, Ombrella il-ne-savait-trop-quoi. Elle l'a tiré en dehors de la pièce sans aucun scrupule pour ses objections censés, et l'a conduit dans la Salle Commune des Gryffondors avec ce rouge éclatant. Quel horreur.
Pourquoi n'avait-il jamais eu de chance ?
* À sept ou seize ans, il y a des choses qui ne change pas, apparemment.
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À Bientôt !
