Titre: Il y'a des matins
Auteure : Elizabeth Mary Holmes
À destination de : MISSLouna22
Rating: M
Genre(s): Romance/Humour - AU non sorciers.
Chapitre : final
Nombre de mots : 1000
Disclaimers : Harry Potter et ses personnages ne m'appartiennent pas…heureusement pour eux. Ils sont toujours entre les mains talentueuses de J. .
Notes : Ce petit texte a été écrit dans le cadre du Secret Santa du Collectif NoName pour MISSLouna22. Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2017 ! Prenez soin de vous ! Je précise aussi que c'est mon premier et certainement dernier Drarry . Je ne suis pas satisfaite de ce que j'ai écrit ici mais je crois que je ne le serais jamais… JE SUIS VRAIMENT DÉSOLÉE D'AVOIR MIS UN AN POUR FINIR CETTE FIC…
Il y'a des matins où vous auriez dut prendre le train.
Il y'a des matins où vous devriez aller au turbin.
Mais pas ce matin.
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Potter et Malfoy se sourient alors qu'à grandes enjambées, presque au pas de course ils remontent Horizont Alley et se dirigent vers les bureaux de Slytherin Ltd. Le petit immeuble de quatre étages est au bout de la rue et ils accélèrent encore. L'envie est dévorante et commence à leur brûler le bas-ventre.
Ils arrivent devant la porte vitrée de l'entrée et les voilà déjà dans le hall. Drago essaye en vain de reprendre contenance et essaye de se tenir le plus décemment qu'il peut alors qu'il passe dare-dare devant sa secrétaire qui remarque que quelque chose ne tourne pas tout à fait rond. Puis elle voit Harry, comprend, et esquisse un petit sourire.
Ils sont maintenant devant l'ascenseur, Harry n'est pas habitué, lui qui préfère toujours monter les escaliers, mais aujourd'hui, il ne bronche pas. Sitôt dans la cabine, le collé-serré effréné reprend, les deux hommes peinent à rester calmes et mesurés. Le baiser s'approfondit et Drago passe sa main fraîche sous le sweat-shirt large, ignorant la tâche de café. Harry, lui, écarte les pans du costume de soie sauvage impeccable.
Le patron est devant la porte vitrée de son bureau et bataille avec son trousseau de clefs. C'est dans ce genre de circonstances où l'on est vraiment pressé que l'on a du mal à faire ce que l'on fait par habitude. Il essaye de respirer aussi calmement que lui permet son excitation croissante, repousse dans un coin de sa tête l'idée de s'envoyer en l'air carrément contre le mur et finit par réussir à ouvrir la porte.
Harry sourit et ils rentrent tous les deux dans le bureau. Drago l'entraîne vers la petite pièce où se trouve son canapé pliant qu'il se dépêche d'installer. En revanche, il ne prend pas le temps d'ôter la housse.
Ils avaient eu quelques précédents dans le domaine, bien évidemment. Ils n'étaient plus innocents depuis déjà un certain temps. Sept ans d'internat non-mixte au fin fond de l'Écosse et la personne de Blaise Zabini avaient eues raison de la virginité de Drago Malfoy. Quant à celle d'Harry Potter, c'était après une soirée étudiante un peu trop arrosée avec une personne dont il n'avait jamais su le nom. Parce qu'Harry tenait très mal l'alcool.
Harry retire son jean délavé du mieux qu'il peut tandis que Drago s'acharne sur les boutons de nacre de sa chemise blanche. L'un deux roule sur le sol et va se loger sous l'une des armoires-classeurs. Harry prend cela comme un signe qu'il faut porter assistance à son partenaire.
Rapidement les deux hommes ne se retrouvent plus qu'en sous-vêtements, il y a encore une fois un baiser un peu maladroit. Serrés l'un contre l'autre et s'étant débarrassés des couches de tissu encombrantes, le baiser s'enrichit de plus de friction, leurs sexes turgescents et brûlants de désir se rencontrent enfin.
Les mains sur les hanches de leur vis-à-vis, ils continuent de se frotter l'un contre l'autre avec passion, ils laissent échapper tous les deux un petit glapissement pas des plus élégants, mais des plus révélateurs et s'allongentomme ils peuvent dans le petit clic-clac déplié et s'adonnent après quelques précautions prises aux plaisirs de la chair.
C'est les joues échauffées et avec un sourire jusqu'aux oreilles qu'ils font mine de se relever avant de se blottir une nouvelle fois l'un contre l'autre. Aujourd'hui, ni Drago Malfoy ni Harry Potter ne travailleront beaucoup.
Potter décide d'envoyer un texto à M. Dobby en disant qu'il avait oublié de se réveiller ce matin. Il s'extirpe de l'étreinte post-coïtale et attrape sa sacoche où il farfouille une petite minute pour en sortir un Nokia antédiluvien.
Harry sent le regard appréciateur de son amant sur sa personne. Il aurait pu lui dire « Tu aimes ce que tu vois ? » mais même dans une torpeur d'après l'amour, ça lui semble trop guimauve.
Le texto envoyé à M. Dobby qui répond à son employé qu'il pouvait rester chez lui. Patron bienveillant, il était particulièrement conciliant avec son contremaître qui lui avait fait connaître Hermione Granger, la ô combien efficace directrice commerciale.
Nos deux amis, joie de la jeunesse, profitent d'une période réfractaire courte et se redonnent l'un à l'autre à plusieurs reprises. La journée passe lentement mais sûrement. Ils se quittent le soir venu, se rhabillant avec difficulté, tout poisseux mais heureux qu'ils sont et se promettent de se contacter.
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Drago n'a pas de grands espoirs qu'Harry veuille bien le revoir, mais pourtant, le lendemain soir, il se prend à monter dans le bus plutôt que dans le train.
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Trois ans plus tard …
Tous les matins Harry Potter montait dans la voiture de Drago Malfoy et allait prendre son poste de contremaître à Dobby Ltd. fabrique de lainages artisanaux depuis 1997.
Tous les matins, Drago Malfoy subtilisait à Harry Potter quelques céréales après avoir mangé son unique crumpet.
Tous les matins, sur la table de leur cuisine une théière fumante d'Earl Grey trônait, couverte d'un splendide cache-théière personnalisé, cadeau de mariage de M. Dobby a son employé.
