7 mois plus tard. Le problème quand on est doué comme moi c'est qu'on ne peut pas se passer de mes services. Record battu de tranquillité. Mais la vérité c'est que si j'avais du rester sur la touche encore plus longtemps j'aurai fini par devenir folle.
C'est pour ça que je me retrouve en Varsovie en Pologne sous -4°C à enquêter sur un trafiquants d'arme alienne. Ça fait une petite semaine que je le traque, il vit ces derniers instants d'homme libre.
Pendant que je bois un verre de vodka dans une robe à plusieurs milliers de dollars avec une parure en diamant et des chaussures plus chère qu'un an de loyer de l'appartement que j'ai quitté à Londres, je me questionne sur la vie, sur ma vie.
Prenons les personnes présentent dans le bar de cet hôtel de luxe. Des hommes d'affaire, des maris infidèles, des femmes en quête d'aventure, des alcooliques, surement des call-girls ; la fierté d'une nation. Peut importe ce qui les a poussés à se payer un verre hors de prix dans cette hôtel, on est tous ici pour jouer à être quelqu'un qu'on n'est pas. Moi ce soir je suis Nancy Rushman. Je cherche… peut importe ce que je cherche, disons simplement que j'attend que rat tombe dans mon piège.
Le rat me parle, me flatte, pose sa main sur ma cuisse, se perd une bonne trentaine de fois dans le décolleté de ma robe, m'offre une dizaines de verres pour finir par me proposer d'aller boire le dernier dans sa chambre. Nancy a un jolie sourire. À quand remonte la dernière fois que mon sourire a été authentique ? Peut importe, personne sur Terre ne résiste à mes charmes.
Dans l'ascenseur il essaie de poser sa moustache transpirante sur mes lèvres. Pas ce soir chéri, et jamais dans ta pauvre vie.
Dans la chambre il se dirige vers le bar et me verse un verre. Pas ce soir chéri, je ne vais pas te laisser le temps de terminer de remplir ce verre.
Il me sourit, ses petits yeux de rongeurs de déshabillent pendant que je laisse courir ma main sur le col de sa chemise. Il produit un rire guttural en me regardant de ses yeux transpirant la perversion… jusqu'à ce que sa tête soit plaqué contre le comptoir et que je maintienne son bras dans un angle inconfortable dans son dos.
-C'est ce soir que prend fin vos activités Monsieur Karbowiak.
-…t'es qui sale pute !
-Tu n'es pas en position pour m'insulter mon beau.
-Mes hommes vont débarquer !
-Ça j'en doute. Tu es un véritable caméléon Karbowiak. Il m'a fallut plus de temps que prévu pour retrouver ta trace, tu es malin, mais je le suis un peu plus que toi.
-Salope !
-Chut… ce sera rapide.
De mon chignon j'en sors une épingle. Une des tiges contient une infime dose d'un anesthésique très fort. Je la lui plante dans le cou et ce brave homme perd instantanément connaissance.
Mon boulot est terminé. Le SHIELD ce chargera du reste.
Je récupère mon manteau à la réception est disparais dans la nuit glaciale que m'offre la capitale de Russie. Il n'est pas loin de quatre heure du matin, il aura mit du temps pour se montrer. Dans le taxi censé me ramener à ma chambre d'hôtel je prend contacte l'agent du SHIELD qui m'a presque supplié de l'aider. C'est alors que je la voit, l'alerte indiquant que James Buchanan Barnes se trouverait en ce moment même dans la capitale Polonaise et que tous les agents sur place doivent se tenir sur leur garde.
Et merde.
Je suis prête à parier que le Capitaine Steve Rogers n'est pas loin lui non plus.
Plusieurs agents partagent leurs rapports et leurs observation sur les pistes qui les rapprochant du soldat. Il me suffit de croiser les informations pour trouver le possible, endroit où il se trouverait.
Mon investigation personnelle me mène à un immeuble de logement sociaux destiné à la démolition dans peu de temps. Talon haut et long manteau je m'aventure dans ce lieu d'ordinaire non destiné à l'image que je renvois.
Je gravie less étages. Le vent siffle dans la cage d'escalier et mes talon claque à chaque de mes pas et craque sur les gravas et les morceau de verre pillé éparpillés sur le sol. Comment je sais à quel étage m'arrêter ? Simple question d'attention aux détails. Mes pas sont tout tracés dans la saleté. Es-ce que je m'engage à un face à face avec ce mercenaire en robe moulante ? Non, pour la simple et bonne raison qu'il n'est déjà plus là. Je sers mon revolver dans la poche de ma veste et quand je m'arrête devant une porte grand ouverte je me retrouve face à face avec Steve.
-Natasha ? Comment tu as su ? Pourquoi tu es là ?
-Ça me fait plaisir de te revoir également Steve.
-Non ce n'est pas… désolé. Tu vas bien ?
-Il n'est pas ici n'est ce pas ?
-Il l'a été. Il a fuit, encore. Tu vas continuer à le suivre ?
-Je n'ai pas le choix Natasha, c'est mon ami.
-Oui, ton ami.
-Attends ! Ne pars pas.
-Pourquoi je ne pourrais pas ?
-Je cours après Bucky depuis des mois. Je suis plus à un petit déjeuné près.
-Tu m'invites ?
-Oui ?
-… Imbécile.
C'est de cette manière que je me retrouve dans un bar vide à six heure du matin devant une tasse de café et des gaufres énorme à faire comme si tout était normal avec Steve. Je sais, je sais que depuis qu'il m'a quitté cette nuit là à Londres je garde un oeil sur l'avancement de Bucky sur le vieux continent. Je sais également que j'ai accepté cette petite besogne en Pologne parce que je savais que le meilleur ami de mon amant était dans ce foutu pays ! Et je sais pertinemment qu'au fond de moi je suis tombée amoureuse de Steve, même si je ne me l'avouerai jamais.
Il remue sa cuillère dans sa tasse depuis approximativement sept minutes. Nous n'avons plus échangés aucun mots.
-Tu as un oeil au beurre noir.
-Et toi du rouge à lèvre sur les dents Natasha.
-C'est faux.
-Effectivement. Tu es sublime.
-Ton oeil, c'est l'oeuvre de, ton ami.
-Ne le dis pas sur ce ton s'il te plait.
-Alors j'ai raison ?
-Arrêtes.
-Je n'ai pas tord.
-À quoi tu joues Natasha ?
-Et toi Steve ? Je t'avais prévenu que courir après les fantômes du passé était stupide.
-*rire* je pense survivre à un oeil au beurre noir Natasha.
-Et ta jambe ?
-Quoi ma jambe ?
-Tu boites. Tu as essayé de le cacher mais je l'ai quand même remarqué. Ce n'est plus la personne que tu as connus. C'est un mercenaire, un tueur, je ne comprend pas ce que tu espères en le retrouvant.
-Il est la seule famille qu'il me reste encore aujourd'hui. Je ne m'attend pas à ce que tu comprennes.
-Non en effet.
-…ça me fait plaisir de te voir.
-…
-Tu sais depuis la dernière fois je…
-Ne dis plus rien. Ce qui s'est passé à Londres était une erreur.
-C'est ce que tu penses ?
-Absolument.
-Tu es pas incroyable…
-Pourquoi. Je t'écoutes, parles Steve, dis le fond de ta pensée.
-Tu restes tellement sur tes gardes que tu ne te rends même plus compte qu'en plus de mentir aux autres tu te mens à toi même ! Tu es rentrée dans une névrose émotionnelle que tu t'empêches de ressentir la moindre émotion, tu ne me feras pas croire que Londres était une erreur. Du moins ce n'est pas l'impression que j'ai gardé.
-Wow. C'est ça que tu penses de moi alors ?
-Ouvres toi aux autres Natasha.
-*rire* tu oses me faire la moral ? Laisses moi te rafraichir la mémoire, tu es partis sans dire un mot, sans laisser la moindre trace, des mots sur un bout de papier.
-Si je suis parti c'est pour la simple et bonne raison que tu m'as fais douter. Je n'avais plus envi de partir chercher Bucky ! J'avais seulement envi d'être à côté de toi quand tu ouvrirais les yeux au réveil, de passer mes doigts dans tes cheveux pour les replacer derrière tes oreilles et de passer des journées entières dans le creux de tes bras ! Si je suis parti, c'est parce que je savais très bien que si je ne te quittais pas maintenant, je n'aurais jamais pu le faire Natasha. Parce que je t'aime.
Ses yeux. Ils me fixent comme si Steve me voyait pour la première fois. C'est comme si tout mon corps était en feu. Je ne peux plus le regarder. Si je le regarde plus longtemps je ne suis pas certaine de ma réaction. Je ferme les yeux. Je n'arrive plus à bouger et ma respiration est saccadée. Les mots mettent plus de temps qu'à l'ordinaire pour sortir de ma bouche, et quand je parviens enfin à les prononcer j'ai les larmes aux yeux :
-Ne me laisse plus jamais.
Steve and Natasha will be (maybe) return.
