Bonjour ! Je vous retrouve aujourd'hui pour le deuxième chapitre sur cette fanfiction, en espérant que ça vous plaise ! Je vais essayer d'avoir un rythme de publication assez régulier, mais je ne vous promets rien, aha !
9 : Merci pour ta review, elle m'a fait chaud au cœur ! Et oui, je fais exprès de laisser quelques passages avec du suspens pour que justement, cela vous donne envie de connaître la suite, aha ! Et merci, j'essaie justement de faire le moins de fautes possibles pour que ça soit agréable pour vous de lire, donc ça me fait plaisir que tu me dises ça. Encore merci pour ta review ! :)
Sans plus de cérémonie, je vous laisse lire le chapitre 2. Bonne lecture !
Chapitre 2
Je me réveillais en sursaut en entendant des coups frénétiques sur ma porte. Qui venait me déranger pendant que je prenais un bon bain ? Je soupirais, me levais en entourais mon corps d'une serviette avant d'aller ouvrir.
« C'est pour ? fis-je, pas du tout gênée par ma tenue actuelle.
- Ola~ C'est pour moi que tu es si peu vêtue, Bitch-chan~ ? chantonna Raito en m'observant de la tête aux pieds.
- Non, je viens juste de sortir de mon bain. répondis-je, blasée par son comportement des plus pervers. »
Je le contournais et allais fouiller dans mon armoire afin de chercher des vêtements potables. Le roux s'était retrouvé derrière moi à une vitesse halucinante et passa son bras autour de ma taille.
« Pas la peine de chercher des vêtements à enfiler, Bitch-chan, Reiji t'as déposé ton uniforme avant que tu n'arrives. Et puis au moins je peux profiter de la vue, comme ça, ufu~. murmura le pervers à mon oreille.
- Lâche-moi, j'ai pas besoin de toi pour me changer. pestais-je en essayant de m'éloigner. »
Malheureusement pour moi, étant un vampire, il était beaucoup plus fort que moi. Le seul moyen pour moi de le repousser était d'utiliser mes pouvoirs, mais je ne voulais pas qu'ils sachent, alors je me contentais de jouer la fille fragile. Je répétais encore une fois un "lâche-moi" mais il n'avait pas l'air décidé à le faire, il s'était même littéralement collé à moi et plongeait désormais son visage dans mon cou. Surprise par ce souffle chaud que je sentais, je rougissais et lâchais un petit cri de surprise.
Cette réaction eut l'air de l'amuser puisqu'il me lécha le cou, essayant de me mordre mais quelqu'un rentra brusquement dans la chambre. Immédiatement, le roux me lâcha et je m'éloignais le plus possible de lui, remettant correctement ma serviette avant d'observer le nouvel arrivant.
« Oï ! Raito ! Je t'ai déjà dit de ne pas toucher ce qui m'appartient ! siffla Ayato en se déplaçant à grandes enjambées vers nous, visiblement irrité.
- Oui, oui~ mais elle n'est pas à toi, tu ne l'as pas encore mordu~ chantonna le roux, amusé.
- Je m'en fous, elle est à moi, je l'ai vue le premier !
- Techniquement, c'est Reiji qui m'a vu le premier. Intervins-je en levant légèrement la main. »
Les deux vampires m'observèrent, surpris que je prenne la parole. Bah quoi ? C'est vrai, le premier a m'avoir vu était Reiji. Et puis d'abord je n'étais pas un vulgaire objet, je n'appartenais à personne. Raito fit un sourire des plus amusés tandis qu'Ayato fronça les sourcils, visiblement énervé par ma répartie soudaine.
« On t'a rien demandé, chichinachi ! pesta le vampire aux cheveux rouges.
- Bah ça me concerne quand même, donc je suppose que j'ai le droit de participer à une conversation dont je suis la principale concernée, non ? souris-je de manière angélique.
- Je sais pas si tu sais, mais ici t'es sous notre toit, donc tu dois obéir à nos ordres. T'as pas le droit de prendre la parole comme bon te semble ni faire ce que tu veux. lâcha-t-il, amer. »
Là, je vis rouge. Non mais pour qui se prenait-il à faire son mini chef, là ? Déjà, il me considère comme un vulgaire objet qu'on jette lorsqu'il ne nous sert plus, mais en plus il se permet de me donner des ordres ! Il s'est prit pour le roi du monde ou quoi ? Sans m'en rendre compte, je serrais le poing tellement fort que mes phalanges apparaissaient désormais. La porte-fenêtre menant au balcon s'ouvrit brusquement, et une bourrasque de vent fit voleter nos cheveux dans tous les sens. Un objet vola en direction d'Ayato, qui l'esquiva de justesse, surprit. Mince, il ne fallait pas que je m'énerve ! D'un coup, je me ressaisis et la porte-fenêtre se referma dans un claquement.
Les deux vampires regardèrent autour d'eux, n'ayant visiblement pas compris que c'était moi qui avait provoqué tout ce bordel. Et oui, mes cocos, je vous rappelle que je ne suis pas normale.
« C'était quoi ce bordel ?! brailla Ayato, les sourcils froncés.
- T'es toujours en train de gueuler comme ça ? Tu m'agaces...fis-je, blasée. Bref, c'est pas que vous m'emmerdez, mais un peu quand même, donc j'aimerais bien que vous sortiez de ma chambre, merciiii. »
Ils m'observèrent un moment avant de sortir. J'étais assez surprise qu'ils exécutent mes ordres, puis finis par hausser les épaules et me vêtir de l'uniforme apporté plus tôt par Reiji. Je me regardais dans la glace. Je ressemblais vraiment à une poupée en porcelaine, habillée comme ça ! Il ne manquait plus que la coiffure. Bof, autant pousser le délire jusqu'au bout. Ce fut donc déterminée que je me dirigeais vers la salle de bain, cherchant un lisseur afin de me boucler les cheveux.
Ca peut paraître idiot de chercher ça dans un manoir composé uniquement de garçons, mais contre toute attente, j'en trouvais finalement un dans le placard situé sous le lavabo. Je le branchais, attendais qu'il chauffe un peu et me bouclais les cheveux. Une fois cela fait, je débranchais le lisseur et le laissais refroidir sur le côté, sortant de la salle d'eau.
C'est fin prête que je descendis dans le hall où tous les frères m'attendaient. Certains m'observaient, comme Raito et Ayato, et les autres s'en fichaient royalement. Je me fis légèrement gronder par Reiji pour mon retard et nous sommes partis dans la limousine qui allait nous mener à l'école. Pendant le trajet, j'étais dans mes pensées, coincée entre Subaru et Shuu, le dernier s'étant endormi, ses écouteurs dans ses oreilles.
« Au fait, je suis dans quelle classe ? demandais-je à Reiji pour mettre fin à la tension palpable qui s'était installée.
- Dans la classe de Raito et Subaru. répondit-il froidement. »
Un nouveau silence s'abbatit sur nos têtes, tandis que Raito me lançait des regards amusés, sûrement heureux que je sois dans sa classe. Heureusement que Subaru était, lui aussi, dans ma classe ! La limousine s'arrêta après un moment et nous sommes tous descendus. Ils allèrent chacun en cours, et moi je suivis les deux garçons étant dans ma classe pour ne pas me perdre. Raito me parlait mais je m'en fichais complètement, préférant regarder aux alentours afin de me repérer et de ne pas toujours les coller. Après tout, j'avais l'habitude d'être seule, pourquoi ça changerait maintenant ? Je suis sûre que lorsqu'ils apprendront pour moi, ils s'éloigneront. Qu'ils soient humains ou non, les personnes finissent toujours pas s'éloigner d'une façon ou d'une autre...
Je fus sortie de mes pensées lorsque Subaru ouvrit violemment la porte de la classe. Les élèves le regardèrent, certains ayant sursautés, d'autres le regardaient, blasés. Ils devaient être habitués à ça. Je suivais les garçons dans le fond de la salle quand le professeur m'interpela, me demandant de me présenter au reste de la classe. Là, je devins livide. Je détestais me présenter devant une foule de personnes, je ne savais jamais quoi dire et je bégayais souvent comme une idiote. En plus, les gens me regardaient fixement et ça me gênait énormément.
« Je...Je m'appelle Jenny, j'ai dix-sept ans et je suis ici parce que les Sakamaki m'ont adopté. fis-je en jouant avec mes doigts, nerveuse. »
Le professeur sembla satisfait, bien qu'un peu surprit par mon honnêteté. Et bien quoi ? Il voulait que je dise quoi ? Je n'ai fait que dire la raison pour laquelle je suis ici et pour bien lui montrer que je n'avais pas eu le choix. Il me laissa ensuite aller m'installer où je le désirais, et je choisis de m'asseoir à côté de Subaru, dans le fond de la classe. Aucune envie de me faire tripoter par l'autre pervers pendant une heure ! Ce dernier sembla déçu que je me mette aux côtés de son jeune frère et fit la moue, mais je n'en avais rien à faire. Ca lui apprendre à jouer les chiens en chaleur avec moi !
L'heure passa lentement, la preuve : j'avais réussi à faire un dessin entier en une heure ! C'était un brouillon pour l'instant, mais j'en étais plutôt satisfaite. Ce portrait ressemblait étrangement à quelqu'un que je connaissais, mais impossible de mettre un nom sur ce visage...Sûrement un souvenir oublié, comme les autres...
« Eh, tu fais quoi ? On t'attend pour changer de classe, nous. me dit Subaru, me sortant de mes songes.
- Oh euh...oui, désolée. »
Je me levais rapidement et les suivais, essayant de garder un visage le plus neutre possible. Ca avait l'air de marcher puisque les deux garçons ne me posèrent pas de questions, ou alors ils n'osaient. Ou ils n'en avaient tout simplement rien à faire.
OoOoOoO
Les cours passèrent tranquillement et vint l'heure de rentrer. Nous nous sommes tous retrouvés à la limousine, et je m'installais entre Ayato et Kanato, n'ayant pas d'autre choix puisque les autres places étaient prises. Le violet parlait tranquillement à Teddy et ne s'occupait pas de moi, contrairement à Ayato qui m'observait ce qui commençait sérieusement à me mettre mal à l'aise. Ben quoi ? J'ai un truc sur le visage ? Quelque chose de coincé entre les dents ?
Je n'osais rien lui demander, et restais silencieuse tout le long du trajet. Arrivé au manoir, je descendis la première de la limousine, manquant de me casser la figure en sortant, et me précipitais à l'intérieur du manoir. Mon comportement avait dû être très suspect, mais j'en avais plus que marre de son regard braqué sur moi comme s'il essayait de lire en moi. Je ne voulais pas qu'il sache, je voulais que mes secrets restent bien enfouis au plus profond de moi, que personne ne connaisse mon passé. Pas avant que je ne sois sûre de ce que j'ai vécu. Parce que oui, j'avais oublié certaines phases de mon passé, je me rappelais juste de ce village en feu, et de mes souvenirs à l'orphelinat. Rien de plus.
OoOoOoO
« T'es sûre que tu ne veux rien me dire ? demandais-je de ma voix d'enfant de six ans.
- Tu ne le sauras que quand ton père rentrera, ma chérie ! répondit ma mère avec une voix chantonnante, qui me fit rire. »
Aujourd'hui, je fêtais mon sixième anniversaire, et mon père s'était arrangé pour quitter plus tôt le travail tandis que ma mère avait pris une journée de congée. Je n'avais jamais compris en quoi consistait leur travail, je crois que mon père est chasseur, puisqu'il a dit qu'il en avait attrapé un gros la dernière fois. Mais je ne suis pas sûre. Peut-être qu'il parlait d'un poisson qu'il avait pêché ?
Je laissais finalement ma mère préparer le repas de ce midi et partis dans la chambre de mon frère, qui jouait de la guitare. Il avait alors dix ans. Je m'asseyais à ses pieds, des étoiles dans les yeux, et il me joua une mélodie, qu'il accompagna de sa douce voix. Il n'y avait pas à dire, Nalquen était très doué pour son âge, il avait un don, c'était sûr ! J'étais vraiment fascinée par son talent, et j'espérais qu'un jour, j'arrive à son niveau, même si c'était quasiment impossible d'être aussi doué que lui !
« Dis nii-san, tu crois que je vais avoir quoi comme cadeau de la part de papa et maman ? demandais-je de ma petite voix fluette.
- J'en sais rien, je sais juste qu'ils parlaient d'un gros projet, mais ils n'ont pas voulu me dire ce que c'était puisqu'ils savaient que j'allais pas garder le secret et que j'allais te le dire. rigola-t-il.
- Idiot ! T'aurais dû le promettre et croiser tes doigts dans ton dos, comme ça t'aurais pu briser ta promesse sans craindre que le monsieur de là-haut il te punisse ! le grondais-je d'un air sérieux, ce qui n'était pas du tout crédible du haut de mon mètre vingt et avec ma bouille ronde d'enfant. »
Il explosa de rire et je le rejoignais. Nous étions vraiment proche tous les deux, et j'aimais cette complicité. J'espérais sincèrement que rien ne change ça. Et pourtant...
OoOoOoOo
Je me réveillais en sursaut, le front trempé de sueur et des larmes coulant de chaque côté de mon visage. Ce n'était pas le même cauchemar que d'habitude. Pourrait-on appeler ça un cauchemar ? Non. C'était un rêve. Un beau rêve. Je dirais même un souvenir heureux. Pourquoi...? Pourquoi me rappeler de ça maintenant...?
« Oï, chichinachi, tu fais trop de br... »
Ayato se stoppa net dans sa démarche en voyant mes larmes. Son visage restait impassible, mais je pouvais lire une pointe d'inquiétude dans son regard. Lui qui pourtant s'en fichait de tout d'habitude. Enfin, je ne le connaissais pas tellement, après tout j'étais seulement là depuis deux jours. Il s'approcha doucement de moi et s'installa sur le rebord du lit, m'observant de ses yeux verts perçants.
« Tu as fait un cauchemar ? me demanda-t-il de sa voix étonnemment douce.
- Hm...non, pas vraiment...c'était plutôt un rêve...un beau souvenir...soufflais-je, la voix légèrement tremblante.
- Alors pourquoi tu pleures ?
- Parce que je sais qu'après le calme vient la tempête, et que cette période signifie le début du drame...murmurais-je d'une toute petite voix, retenant un sanglot. »
Le vampire me regardait longuement, sûrement ne sachant pas comment me calmer. Il finit par caresser doucement le haut de ma tête, et j'ouvrais les yeux en grand. C'est ce que faisais ma mère lorsque je pleurais. Je m'en souviens. Instinctivement, je vins me blottir dans ses bras. Il fut sûrement surprit puisqu'l resta droit comme un piquet.
« T-Tu fais quoi, idiote ?! beugla-t-il.
- Bah je t'enlace, ça ne se voit pas ? dis-je sur le ton de l'évidence.
- Et pourquoi tu fais ça ?
- Tu sens si bon...murmurais-je en me collant à lui. »
Il lâcha un « tch ! », visiblement énervé que je ne réponde pas à sa question. Que voulait-il que je réponde ? Que son geste m'avait rappelé ma mère ? Que je m'étais sentie en sécurité pendant deux secondes ? Non, je ne voulais pas paraître faible, du moins pas encore plus que je ne l'étais en pleurant devant lui. Plus jamais. Je le relâchais et détournais le regard, gênée de la tournure des événements. Lui, il continuait de m'observer de son regard vert envoûtant.
« T'es étrange, tu le sais, ça ? fit-il en fronçant les sourcils.
- Je le sais. Comme l'a dit votre père, je ne suis pas normale. souris-je ironiquement.
- C'est pas quelque chose de forcément négatif de ne pas être unique, tu sais ? C'est bien de ne pas être comme les autres, de ressortir de la masse.
- Tu dis ça parce que tu es un vampire, mais les humains, eux, pensent qu'une personne avec quelques "capacités hors normes" ne sont pas faites pour vivre en société parmi les personnes jugées "normales". C'est un fait. Et ils ont peut-être raison. exposais-je en serrant les dents.
- Et pourquoi penses-tu qu'ils ont raison ?
- Tout simplement parce que les gens comme moi sont dangereux pour les simples êtres humains, et où, à partir du moment où tu es dangereux pour la société, tu te retrouves enfermé dans un laboratoire avec d'autres personnes jugées "comme toi". me confiais-je sans vraiment m'en rendre compte.
- C'est ça que tu as vécu ? Tu es restée enfermer dans un laboratoire dans ta jeunesse ? demanda-t-il.
- ...Qu'est-ce que ça peut te faire ? »
Je me levais soudainement, plantais mon regard dans le sien, un regard dur, un regard dénué de toute émotion. Et pourtant, mon regard en disait sûrement long sur ce que j'avais vécu, sur ce que j'avais ressenti jusqu'à aujourd'hui. Je n'ai pas pu m'empêcher de me confier à ce vampire sans coeur, et pourtant, ça m'avait fait du bien, même si je savais qu'il s'en foutait sûrement royalement. Même s'il ne pensait qu'à sa petite personne, j'avais cru personne de la compréhension, de l'écoute, et, surtout, une pointe de tristesse dans ce regard si hypnotisant. Avait-il vécu, lui aussi, une jeunesse horrible ? Si oui, à quel point ?
C'est sur cet échange de regard que je suis partie me changer, fatiguée de cette longue journée, et me posant mille et une question sur ce rêve que j'avais fait.
Et voilà, chapitre 2 terminé ! Alors oui, il est très court, mais je ne pouvais pas continuer là, il fallait que je garde du contenu pour le chapitre suivant. On en apprend un peu plus sur le passé de notre petite Jenny, et, surtout, on découvre une autre personnalité d'Ayato, un Ayato compréhensible et surtout attentionné. Du moins un petit peu, ça risque sûrement de changer, pour ne pas qu'il soit trop gentil dès le début, sinon c'est pas drôle ! Je ne sais pas encore avec qui notre personnage principal va finir, alors pour l'instant elle aura des petits instants avec chaque garçon, j'aviserai comment ça va se passer vers la fin. Sachez que j'écris au fur et à mesure que j'ai des idées, donc si les chapitres tardent à venir c'est que je n'ai pas vraiment d'idées par la suite. Bref, après ce petit monologue, je vais vous laisser. Merci d'avoir lu mon chapitre ! :)
