Voici le chapitre 2, intitulé "Mercenaires du Chaos". Euh... que dire ? ^^ J'avoue, je n'ai pas fait dans la finesse et les indices de certains passages sont gros comme une maison... J'ose néamoins espérer que ça ne vous empêchera pas d'apprécier... pas vrai ? T_T
Bon, je m'en vais écrire le chapitre 3...
La Porte du Chaos
2. Mercenaires du Chaos
L'univers entier balance entre deux forces et ne croyez surtout pas qu'il s'agisse du bien et du mal. Ces notions sont typiquement humaines et dépendent entièrement du point de vue de l'observateur. Non, je parle des forces fondamentales, l'Ordre et le Chaos. L'univers est né du Chaos; la nature, les êtres vivants, sont les moyens qu'il utilise pour tendre vers l'Ordre.
Edwin Til'Illan, discours aux aspirants de la Légion noire.
Pierre Bottero, La Quête d'Ewilan, tome 2, Les Frontières de Glace, page 117.
Ewilan leva les yeux vers le ciel clair et dégagé de ce début d'après-midi. Elle avait promis à Ellana de ne pas contacter Salim, pour ne pas le distraire. Mais elle se faisait du souci. Pour connaître le garçon depuis de longues années, elle savait qu'il avait le don pour s'attirer des ennuis.
- Ewie, tu viens ?
Liven et Kamil l'attendaient à quelques pas. Plus loin dans la rue, Azan la fixait de ses yeux sombres. Azan était un nouvel élève de l'académie, arrivé au milieu de l'année. C'était un dessinateur d'exception, promis à un bel avenir de Sentinelle. Il semblait très intéressé par les capacités d'Ewilan, comme beaucoup d'autres, et la jeune fille avait souvent vu Liven le fusiller du regard. Heureusement, Azan n'en avait pas après elle et cela la rassurait. Malgré cela, derrière son visage d'ange et son apparente gentillesse, le talentueux dessinateur était très fier et en même temps mystérieux. Ewilan ne le connaissait que depuis quelques heures et elle sentait déjà comme une étrange attirance émaner de lui, mais elle avait également le sentiment que cet obscur jeune homme leur cachait une facette effrayante de sa personnalité. Elle n'arrivait pas à lui faire entièrement confiance, pas encore.
Physiquement, Azan avait de doux yeux marrons et un visage délicat encadré par de courtes boucles brunes. Sa peau était très pâle et il semblait avoir un goût prononcé pour les vêtements sombres.
Le visage du jeune homme s'illumina quand il remarqua qu'Ewilan le fixait. Il lui fit un clin d'œil complice et la jeune fille se rasséréna. Elle rejoignit rapidement ses amis.
Quand Kamil et Azan furent partis, Liven s'attarda près d'elle, l'air morne et tracassé.
- Il y a un problème ? S'enquit Ewilan.
Liven acquiesça, avant de la prendre à part. Ils s'assirent tous les deux sur un banc sur une petite placette, près d'un grand framboisier. Le jeune homme planta ses yeux cobalt dans les siens.
- Écoute, pendant que tu étais partie, je n'ai pas arrêté de penser à toi.
- Liven, tu sais que...
Il la fit taire d'un doigt sur ses lèvres.
- Non, je sais que tu aimes Salim, mais ce n'est pas de lui que je veux parler.
Il inspira profondément.
- Je trouve ça tellement bête que tu ne nous rejoignes pas, Ewie ! Tu as un talent incroyable et personne ne t'arrive à la cheville ! Ce serait stupide de ne pas l'utiliser. Imagine l'équipe qu'on pourrait former avec Kamil, Azan, Shanira, Lisys et Ol. Pendant ton absence, nous sommes devenus le nouveau groupe de Sentinelles de l'Empire et notre Desmose est inégalable. Mais nous faisons plus que travailler ensemble, nous sommes des amis, presque une famille. J'y ai pensé pendant six mois. J'ai toujours eu l'impression qu'il nous manquait quelqu'un, même depuis l'arrivée d'Azan. Et, cette personne, c'est toi, Ewie.
Ewilan baissa les yeux et fixa ses mains. Lorsqu'elle prit la parole, ce fut presque en murmurant.
- Moi aussi, j'y ai pensé, Liven.
Elle se redressa et fit face au jeune homme pendu à ses lèvres.
- Je me suis rendue compte que je ne pourrai pas passer ma vie à simplement suivre Salim, à vivre une vie simple. Je ne sais pas encore si la voie que tu me proposes sera la mienne, mais j'y pense beaucoup. Je veux aider Gwendalavir avec mon Don. Ne me regarde pas comme ça, je n'ai encore rien décidé.
Liven lui prit les mains.
- J'ai besoin de temps pour me décider.
- Nous attendrons, Ewie. Préviens-moi, peu importe le chemin que tu choisiras.
Ewilan acquiesça.
Liven se pencha, attrapa une framboise et la goba en souriant.
- Alors, que vas-tu faire maintenant ? T'as intérêt à rester à Al-Jeit, le temps que je te fasse payer de m'avoir fait attendre si longtemps !
La jeune fille lui fit un clin d'œil et lui lança une boutade.
- C'est plutôt toi qui va regretter de m'avoir sur le dos !
Ils éclatèrent de rire à l'unisson.
Salim courait. Il courrait comme une flèche, dans les rues bondées d'Al-Chen, un groupe de marchands et d'habitants en furie à ses trousses.
Maudit soit cet Ayanel ! S'il jamais il le retrouvait, il jurait de lui faire payer cher !
L'apprenti Marchombre bifurqua dans une ruelle étroite et se trouva face à une impasse. Sans ralentir, il bondit sur un mur, escalada le bâtiment et se hissa souplement sur le toit de tuiles d'ardoise. Il n'attendit pas d'entendre ses poursuivants pour s'élancer à travers la ville, bondissant de toiture en toiture, grimpant le long des façades, jusqu'à ce qu'il juge être en sécurité.
Le souffle court, il se laissa tomber à l'abri d'une large cheminée. Sa première mission à Al-Chen avait été couronnée de succès. Mais sa deuxième, la dernière dans cette mégapole, lui laissait un amer goût de défaite et de trahison.
Ayanel, le vieillard qu'il avait rencontré aux abords d'Al-Chen, avait insisté pour l'accompagner en ville, alors que le jeune homme prétextait une sortie dans le quartier marchand pour acheter un bijoux à une jeune fille. Sans se formaliser, il avait accepté, imaginant comment il raconterait plus tard à Ellana qu'il avait réussi sa mission tout en étant observé de près.
Le premier échange s'était déroulé tout en finesse. Il était rentré avec Ayanel dans la boutique pleine d'autres clients, avait regardé avec attention toutes les pièces avant de jeter son dévolu sur la plus onéreuse. Ensuite, il en avait désignée une autre à Ayanel, une pièce dans ses moyens, et avait demandé au vieillard de vérifier sa qualité. Pendant que son compagnon étudiait le bijoux, il s'était glissé près de la vitrine et, d'un geste fluide qui passa inaperçu aux eux de tous, il avait fait glisser un épais collier serti d'améthystes dans sa manche. Quelques minutes plus tard, il proposait à Ayanel d'aller visiter une autre boutique. Dans la bijouterie suivante, tout s'était passé avec la même perfection déroutante.
Le lendemain matin, Salim s'était levé, surpris d'apercevoir Ayanel qui l'attendait à la porte de l'auberge. Le vieil homme lui avait demandé s'il accepterais de l'aider dans quelques courses. Après, ils passeraient ensemble dans les deux dernières bijouteries que Salim devait visiter. Le garçon avait accepté la proposition d'Ayanel, qui s'était révélé plus sympathique que ne le laissaient penser ses premières impressions.
Pendant près d'une heure, ils avaient marché d'herboristerie en herboristerie, cherchant les diverses plantes, poudres et mélanges qu'Ayanel requérait. Ensuite, ils avaient enfin été vers les bijouteries que Salim visait.
C'est là que tout avait été de travers...
Salim, d'un même mouvement fluide que la fois précédente, discret comme une ombre, avait glissé une broche de jade dans sa manche. Puis Ayanel était intervenu.
Il y avait peu de clients dans la boutique en cette matinée ensoleillée, et chaque parole pouvait tomber dans une oreille indiscrète. Ayanel s'était penché vers lui.
- Il y a une jolie broche dans la vitrine pour ta demoiselle !
Salim s'était pétrifié le temps d'un clignement des paupières avant de reprendre contenance.
- C'est trop cher de toute façon, allons ailleurs.
- Non, non, regarde !
Instant fatidique, qui tombe irrésistiblement, d'une lenteur effroyable et glacée. Comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus de ta tête, Salim avait senti la machinerie d'Ayanel, les engrenages calculateurs se mettre en mouvement, d'une imparable cruauté pour l'apprenti Marchombre.
- Oh ! Elle n'est plus là !
Tous les clients s'étaient tournés vers lui. Les yeux clairs d'Ayanel passèrent lentement de la vitrine à Salim.
- Marchombre ! Voleur ! S'écrièrent-ils tous.
Salim s'était enfui.
Edwin passa une autre porte et déboucha sur le couloir qui menait à la salle du trône. Dans le palais, malgré qu'il n'ait légalement plus aucune autorité, tous les gardes qu'il avait rencontrés l'avaient salué et laissé passer avec les honneurs d'un maître d'armes et d'un général. Il ne portait ni son sabre ni son armure, mais la vie que lui et ses soldats avaient partagée sur le champs de bataille avait créé des liens de solidarité et de respect plus durs que l'acier. Solidarité et respect. Bien trop souvent, les personnes extérieures prenaient les soldats pour des gens incapables de prendre des décisions eux-mêmes, soumis à leurs supérieurs, soumis à un système. Ils ne connaissaient pas l'enfer de la guerre. Vie ou mort. Destin sur le fil de d'une lame. Les autres ne pouvaient pas comprendre. Ils se battaient pour l'Empire, pour ses habitants, pour leurs familles et celles des autres, pour protéger Gwendalavir. Savoir que certains les prenaient pour des incapables lui faisait grincer les dents et serrer les poings. Ils ne savaient pas, mais peut-être valait-il mieux qu'ils ne sachent pas.
Il frappa trois coups à la porte de la salle et n'attendit pas de réponse pour entrer. Geste répété mille fois. Sil'Afian se redressa des dossiers qu'il consultait avec un grand sourire. Il s'avança vers lui et l'accueillit d'une étreinte amicale.
- Vieux frère ! Tu t'ennuies de ta simple vie et tu es venu voir si je n'ai pas un peu de travail pour toi ? Demanda l'Empereur en riant.
- Je suis venu t'annoncer mon retour en Gwendalavir, et prendre des nouvelles de l'Empire.
Sil'Afian lui fit signe de s'asseoir et fit de même.
- Alors, Altan m'a dit qu'Ellana n'était pas avec toi ?
Edwin lui lança un regard en biais.
- Les nouvelles vont vite. Elle avait des histoires à régler.
- Hum, je vois.
L'Empereur changea de sujet. Quand il reprit, ce fut d'une voix basse et grave.
- Tout semble parfait, mais, à vrai dire, nous avons quelques contretemps.
Edwin l'incita à poursuivre.
- Le genre de contretemps que, après s'être occupés des Ts'liches, des Raïs et d'Eléa Ril'Morienval, il est temps de remettre à l'ordre du jour.
- Mercenaires du Chaos.
Sil'Afian acquiesça.
- Un de mes conseillés a été assassiné. Personne ne le sait en dehors du palais. Il faisait des recherches pour découvrir l'emplacement de leur forteresse, ou, en tous cas, de l'endroit où ils se terrent.
L'Empereur lui lança un regard de mise en garde.
- Fais attention, tu as toujours été une des personnes les plus influentes de l'Empire, un jour, tu seras le Seigneur des Marches du Nord et tu sais aussi bien que moi que les Mercenaires donneraient cher pour avoir ta tête.
- Ne t'en fais pas pour moi.
Sil'Afian s'affaissa dans son siège en soupirant.
- Je rentre à la Citadelle, annonça Edwin.
- Quand ?
- Aujourd'hui.
- Seul ?
- Non.
- Avec qui ?
- Moi-même, mon cheval et mon sabre.
Sil'Afian se redressa sur ses coudes et le toisa d'un air mi-amusé mi-contrarié.
- Je te dis que des menaces de mort planent au-dessus de ta tête et, la seule chose que tu fais, c'est traverser seul les contrées les plus hostiles de Gwendalavir ?
- Oui.
Edwin le calma d'un geste de la main.
- De toute façon, s'ils veulent vraiment me tuer, ils devront me suivre dans ces « contrées hostiles ». Et puis, tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas une poignée de fanatiques qui va m'inquiéter.
- Je sais, je sais.
- Rien d'autre ?
- Comme problème ?
- Oui.
- Si.
- Ah bon ?
Sil'Afian saisit quelques documents étalés sur la table.
- Oui, moins inquiétant. Nos troupes ont été occupées sur le front raïs et les brigands se sont mis à proliférer un peu partout sur les routes.
- J'enverrai des Frontaliers de mon côté, même si je suppose qu'ils sont moins nombreux dans le Nord.
- Merci mon ami, ce sera déjà un poids en moins.
Reposant ses documents bien alignés sur la table, l'Empereur leva un sourcil.
- Toujours accro au travail, pas vrai ?
Edwin croisa les bras sur son torse d'un air de défi.
- Je suis... décontaminé.
- Ah bon ?
- Tout à fait, dit-il en détachant chaque syllabe.
L'Empereur haussa les épaules, peu convaincu.
- Si tu le dis.
Edwin ouvrit la porte des écuries impériales, déposa son paquetage devant une stalle et la déverrouilla. Un grand étalon gris, presque noir, passa sa tête pour saluer son cavalier.
- Nuit d'Hiver, murmura le Frontalier en posant sa paume sur le front de l'animal.
Nuit d'Hiver était un cheval puissant, plus fort qu'équilibré, et de haute taille sans être un géant. Sa robe était gris sombre avec les extrémités noires et de longs crins ondulés. Il avait un regard intelligent et calme, fier mais compréhensif. Nuit d'Hiver était, comme lui, un héritier des Marches du Nord, un des derniers chevaux royaux qui avaient survécu au fil des millénaires, un destrier de vie d'homme.
Edwin avait reçu Nuit d'Hiver le jour de son quinzième anniversaire. Le cheval était le descendant de la monture de son propre père et était destiné à le suivre tout au long de sa vie. C'était dans ce but qu'on lui avait offert, pour l'accompagner sur le champ de bataille et durant ses voyages. Et c'est ce qu'ils avaient fait, ensemble face aux armées raïs, fondant sur les lignes ennemies avec toute la force et la détermination du désespoir. Malheureusement, Nuit d'Hiver ne l'avait pas accompagné vers Al-Poll et l'éveil des Figées, ni lors de leur périple vers Valingaï. Mais aujourd'hui qu'il était de retour, ils rentreraient ensemble à la Citadelle, vers leur terre natale.
Par des gestes doux, il flatta l'encolure de l'animal, puis il l'étrilla, le brida et le sella avant d'accrocher son paquetage à sa selle. Tenant son destrier par la bride, le Frontalier sortit des écuries impériales, et quitta Al-Jeit. Il enfourcha Nuit d'Hiver sans un mot, et partit au grand galop, droit vers le Nord.
- Ewilan ?
Ewilan, qui marchait dans le parce de l'Académie d'Al-Jeit, se retourna pour se trouver face à Azan.
- Azan, tu n'est pas en cours ?
Le jeune homme secoua ses boucles brunes en riant.
- Le cours de Vorgan ? Pff, comme si j'avais besoin d'apprendre à faire le pas sur le côté !
Ewilan lui sourit.
- Ça ne t'énerve pas de devoir prendre des cours de « rattrapage »
Azan haussa les épaules.
Etant le dernier arrivé dans le groupe de Desmose de Liven, Azan devait prendre des cours rapides pour rattraper son retard technique sur les autres. Il n'avait pas encore totalement assimilé certains aspects du dessin en équipe, mais son talent était indéniable. Sa puissance aussi. L'état de concentration dans lequel il était lorsqu'il entrait dans les spires était des plus impressionnants, comme si sa vie dépendait de ses dessins.
Le jeune homme se mit à sa hauteur et ils marchèrent silencieusement dans le parc pendant quelques instants.
Le parc de l'Académie s'étendait à l'intérieur de ses murs, encerclé par les bâtiments qui servaient de classes et la bibliothèque. De petits sentiers de pierres rondes et polies étaient bordés de fleurs multicolores, jalonnés de quelques bancs où les élèves se délassaient entre deux cours. Ces chemins convergeaient tous vers un point d'eau central, un étang d'eau claire où de gros poissons indolents et colorés nageaient paisiblement. Au bord de l'eau, quelques enjôleuses d'Hulm, des fleurs hautes de plus d'un mètre aux pétales larges et vernissées, sifflaient leur musique envoutante, attirant les insectes dérangeant dans leurs filets.
Les deux amis s'installèrent sur un gros rocher blanc et plat surplombant le plan d'eau. Ils retirèrent leurs chaussures, retroussèrent leur pantalon et plongèrent leur pieds dans l'eau fraiche. Azan passa nerveusement sa main dans ses boucles brunes.
- Ewilan, j'aimerais te parler quelque chose...
La jeune fille tourna la tête vers lui, plongeant son regard violet dans les prunelles sombres de son ami.
- Je n'en ai encore jamais parlé à personne. Tu sais, ce ne sont pas mes parents qui m'ont appris à dessiner. Ma mère ne sculptait pas des rougeoyeurs et mon père n'était pas un ancien rêveur.
Le jeune homme attrapa un pan de sa tunique et entreprit de le faire glisser entre ses doigts, le regard rivé sur son geste.
- C'est mon grand-père qui m'a élevé...
Ewilan prit la main d'Azan et la serra entre ses doigts. Le jeune homme leva les yeux vers elle.
- C'était un navigateur avant, c'est lui qui m'a appris. Mes parents... mes parents...
Ses yeux s'embuèrent.
- Ils... ils étaient des... des Mercenaires du Chaos !
- Je suis désolée, Azan, je ne savais pas, lui murmura-t-elle.
Le jeune homme s'essuya les yeux du bord de sa manche. Il leva les yeux vers elle, souriant tristement.
- Ce n'est pas grave, ils sont partis depuis longtemps, je les ai à peine connus... Et puis, tu sais, grâce à mon grand-père, je sais aussi comment dessinent les navigateurs.
- Vraiment ?
- Oui, je sais que les arts dérivés du dessin t'intéressent beaucoup et, puisque je rend visite à mon grand-père dans peu de temps, je voulais savoir si tu voulais passer une journée avec nous. La maison est au Nord-Est, un peu après l'Arche.
- Tu crois qu'il me dira comment il dessine ?
- Je ne peux rien te promettre, railla le jeune homme. Je t'y emmènerai avec un pas sur le côté, d'accord ?
- C'est d'accord, sourit-elle en serrant la main d'Azan.
J'espère que vous avez aimé ! Bon, je m'attèle au chapitre 3 maintenant ! A bientôt !
