Merci pour vos reviews !
Voilà la suite. Une fois la lecture de ce chapitre terminée, rappelez-vous que c'est vous qui l'avez réclamé...
Note : Attention, c'est là qu'il faut préparer les mouchoirs.
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Disparitions
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Maliant sortit de la cellule, essuyant ses mains couvertes de sang. Avant de s'éloigner, il donna l'ordre au garde en faction devant la porte de s'occuper du prisonnier le plus mal en point.
Il n'avait rien obtenu et il enrageait. Il s'était alors décidé à mettre une de ses menaces à exécution. Il allait aller chercher la femme et il la tuerait sous leurs yeux s'ils ne lui disaient rien. La fin justifiait les moyens et de toutes façons, il attendait ce moment depuis qu'il avait su qui ils étaient.
Il se dirigea donc d'un pas résolu vers son laboratoire.
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Le colonel John Sheppard était dans un sale état. Sa tête reposait d'une drôle de manière sur sa poitrine qui se soulevait de façon irrégulière.
- John, appela Rodney d'une voix suppliante. John, je t'en prie, répond-moi !
- Ça ne sert à rien Rodney, déclara Ronon. Il est inconscient.
- Je m'en fous ! hurla Rodney. Je l'appellerai tant que ça me chante ! JOHN ! JOHN !
Le bruit de la porte qui s'ouvrit l'interrompit dans ses suppliques. Le garde s'approcha de John pour voir s'il respirait encore.
- Si tu le touches, gronda Rodney…
Le soldat se tourna vers lui :
- Et bien quoi ? Que me ferez vous ? Vous allez vous détacher tout seul et venir me botter les fesses ? demanda le garde d'un air moqueur.
Ce fut le moment que Sheppard choisit pour agir. Leurs mains étaient attachées à des chaînes, mais leurs jambes n'étaient pas entravées. Prenant appuis sur le mur, il souleva ses deux jambes à hauteur du dos du soldat et lui balança un grand coup dans les reins, propulsant l'homme en direction de Ronon. Ce dernier bloqua tout mouvement de l'homme par ses jambes, tandis que de ses coudes, il encadrait fortement le visage de leur geôlier.
- Un geste, souffla le Runner à l'oreille de l'homme, et je te brise la nuque.
- Comment on ouvre ces chaînes, demanda Sheppard.
Le soldat ne disait rien. Ronon accentua la pression de ses coudes sur l'homme qui gémit :
- Dans ma poche, souffla-t-il. J'ai la clef dans ma poche.
- Tu vas prendre ta main gauche, dit Sheppard, et attraper cette clef. Si je vois ne serai-ce qu'un haussement de sourcil louche, je dis à mon co-équipier de te tordre le cou. C'est bien clair ?
Le gardien hocha doucement la tête. Il était peut être au service de son peuple, mais il n'avait aucune envie de mourir de la sorte. Il sortit la clef et commença à défaire une des chaînes de Ronon. Dès que celui-ci eut un bras de libre, il enserra de sa main le cou de l'homme tandis que celui-ci finissait de le détacher complètement. Le Runner attacha l'homme aux chaînes qu'il venait de quitter.
- Tu n'étais pas inconscient ? dit Rodney à John tandis que Ronon le détachait.
- Désolé de t'avoir effrayé, répondit John.
- Désolé ? s'exclama Rodney. J'ai failli faire une crise cardiaque, et toi, tu me dis que tu es désolé ?
- McKay, vous verrez plus tard pour la querelle d'amoureux, trancha Ronon qui venait de libérer le colonel. On doit aller récupérer Teyla et ficher le camp d'ici en vitesse.
Sheppard s'approcha du soldat.
- Si tu nous dis où se trouve la porte et où se trouve notre amie, je te laisserai la vie sauve. A toi de voir.
- Je ne vous dirai rien. Mes supérieurs me tueraient de toutes façons si je vous disais quoi que se soit.
- Très bien, dit Sheppard en l'assommant.
Les trois hommes s'assurèrent que le garde était bien inconscient, lui prirent les deux armes qu'il avait sur lui et sortirent de la cellule. C'est alors qu'ils virent que Rodney avait raison : cet endroit, quel qu'il soit, avait des airs d'Atlantis.
- Il faut trouver la porte, dit Sheppard.
- Là-dessus nous sommes d'accord, mais on fait comment ? demanda Rodney.
- On compte sur notre chance légendaire, répliqua Sheppard.
Et sur ces mots, il partit dans le couloir, immédiatement suivi de Ronon et finalement de Rodney. Arrivés à une intersection, ils virent une porte coulissante se refermer. Juste à temps pour apercevoir la cage de verre où ils avaient atterris à leur arrivée.
- Tu vois, souffla John, il faut toujours faire confiance à la chance.
- Oui, accorda Rodney, mais si je me souviens bien de ce que j'ai eu le temps de voir à travers les parois de la cage, le DHD ne se trouve pas dans la même salle.
- Alors cherchez-le, dit Ronon. Pendant ce temps, je vais chercher Teyla. On se retrouve ici dans un quart d'heure.
- D'accord, dit Sheppard. Soyez prudent.
Le Runner hocha la tête et partit.
- Il sera tout sauf prudent, déclara Rodney.
- Je sais. Mais je sais aussi que je serai en train de faire exactement la même chose que lui s'il s'était s'agit de toi.
Sheppard avait dit ces mots sans regarder Rodney, trop occupé à observer la ronde des gardes. McKay se garda de montrer qu'il était ému. Ce n'était pas vraiment le bon moment ni le bon endroit pour une déclaration enflammée, mais jamais John n'avait voulu lui dire « je t'aime » alors, ce qu'il venait de lui dire là, à l'instant, dans ce couloir, valait pour lui toutes les déclarations du monde.
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- Où m'emmenez-vous ? demanda Teyla.
- Voir vos amis, répondit Maliant. Ce n'est pas ce que vous vouliez ?
Tandis que l'homme finissait d'enlever les sangles qui la retenaient, Teyla chercha un moyen de lui échapper. Malheureusement, ce type était prudent et, non content de pointer une arme sur elle, il avait également fait venir un soldat qui la tenait en joue. Elle commençait à désespérer sur son sort quand un gémissement étouffé lui fit tourner la tête vers le garde, juste à temps pour le voir s'effondrer.
Ronon.
Le Satedien se tenait sur le seuil de la porte, une arme braquée sur l'homme qui menaçait sa femme. Mais il n'eut pas à s'en servir. Teyla, toujours aussi agile, venait de désarmer et d'assommer son geôlier d'une prise dont elle seule avait le secret.
- Tu vas bien ? demanda Ronon en s'approchant d'elle.
- Oui. Et toi ?
- Oui, il ne faut pas rester ici. Viens !
Et sur ce, il l'entraîna dans les couloirs alors qu'une sirène retentissait dans tout le complexe.
- J'ai du faire parler quelques gardes pour savoir où tu étais. L'un d'eux à du finir par donner l'alerte. Mais la porte n'est pas loin. Sheppard et McKay nous attendent là bas.
Le Runner donna à Teyla une des armes qu'il avait récupérées. Des bruits de pas derrière eux leur fit presser l'allure.
Ils atteignaient tout juste une intersection quand les premiers tirs se firent entendre. Ils s'arrêtèrent alors et se mirent à couvert. Les couloirs qui s'offraient à eux ne leur laissaient guerre de choix : qu'ils aillent à gauche ou à droite, il y avait bien cinq cent mètres de ligne droite avant le prochain croisement. Cinq cent mètres où ils feraient des cibles idéales pour leurs poursuivants. Ils devaient donc se débarrasser d'eux avant d'aller plus loin.
Il s'ensuivit un échange de tirs nourris et à ce que Ronon put voir, ils avaient abattu trois de leurs assaillants, mais ils ne pouvaient dire combien il en restait encore.
Soudain, des bruits de pas venant de leur droite leur firent comprendre qu'ils allaient être pris entre deux feux. Ils n'avaient donc plus le choix : il leur fallait aller par le couloir de gauche, en priant pour atteindre le prochain croisement avant de se faire descendre. Ronon déposa un rapide baiser sur les lèvres de Teyla et la fit partir en premier, la suivant de près et tirant vers les soldats qui déjà tournait dans leur portion de couloir.
Ils avaient presque atteint l'intersection quand Ronon sentit une violente douleur lui traverser l'épaule. Il se retrouva à terre et Teyla disparut de son champ de vision. Il n'eut pas le temps de la chercher des yeux qu'une main puissante le tira derrière l'angle du couloir.
Sheppard.
Le colonel tirait à un rythme effréné et au silence qui suivit l'arrêt de ses tirs, le Runner comprit qu'il venait d'abattre tous leurs assaillants. Mais d'autres allaient venir : leurs ennemis connaissaient leur position.
Ronon se releva péniblement et, voyant que Teyla n'était pas avec lui il voulut retourner dans le couloir pour aller la chercher. Mais Sheppard l'en empêcha et le Satedien ne reconnut pas la voix du colonel quand celui-ci s'adressa à lui d'un ton froid et monocorde :
- On ne peut plus rien pour elle.
Ronon se dégagea de l'emprise de Sheppard et passa la tête au-delà du coin du mur pour apercevoir le couloir d'où il venait. Son cœur manqua un battement : Teyla gisait sur le sol. Son sang se déversait encore des blessures que leurs poursuivants lui avaient infligées dans le dos. Mais la plaie dont il ne pouvait détacher ses yeux était celle qui se révélait dans la chevelure de l'Athosienne. Il eut mal comme jamais. Un vide immense et glacial s'empara de sa poitrine.
Son monde venait de basculer.
Il s'approcha d'elle et saisi le pendentif qui ne la quittait jamais. Il se mit à le fixer intensément. Sheppard le tira à nouveau en arrière pour le mettre à couvert. Leurs regards se croisèrent. Deux regards en tout point identiques. C'est alors seulement que Ronon se rendit compte de l'absence de McKay. Il murmura :
- Et Rodney ?
Le regard que lui renvoya Sheppard suffit à lui faire comprendre qu'il n'y avait pas que son univers à lui qui venait de basculer dans l'horreur.
Des bruits étouffés par la distance mais qui se rapprochaient les arrachèrent à leur douleur. Sans un mot, ils partirent en direction de la salle de la porte.
Sheppard s'arrêta net devant la porte de la salle d'embarquement.
- Leur DHD se trouve un peu plus haut, dans cette salle, fit-il en indiquant une porte à laquelle on accédait par une dizaine de marches. Je vais aller entrer les coordonnées et ouvrir leur cage de verre. Rod… il m'a dit comment faire.
Sheppard tendit deux grenades et un émetteur à Ronon :
- Nous avons réussi à retrouver certaines de nos affaires.
- John…
- Je vous rejoindrai si je peux, mais n'y comptez pas trop. Vous direz bien à Elizabeth tout ce qui s'est passé. Et dites-lui bien qu'il est impossible et hors de question de négocier avec ces…gens.
- Non.
- Non ?! explosa le colonel. Vous allez faire ce que je vous dis, et sans discuter, c'est compris ?
- Non. C'est vous qui allez franchir la porte et rejoindre Atlantis. Ils ont plus besoin de vous que de moi.
- Vous délirez ! Vous avez pensé ne serait-ce qu'une minute à Sara ! Elle vient déjà de perdre…
- Je sais.
La voix du Satedien vibrait de rage contenue.
- Je ne pense qu'à elle, reprit-il. Mais ces Aradiens sont dangereux et s'ils possèdent vraiment la technologie des anciens…Ils vont attaquer Atlantis. Vous renvoyez là-bas est la meilleure chance pour la cité. Et sauver la cité, c'est la sauver elle. Alors allez-y.
Et avant que Sheppard ne puisse ajouter quoi que ce soit, le Runner lui fourra l'émetteur dans les mains, ouvrit la porte et lança une grenade dans la salle de la porte. Une fois le souffle de l'explosion passée, il s'élança dans la pièce, tirant sur tout ce qui bougeait. Sheppard ne mit que quelques secondes à réagir et lui emboîta le pas. A eux deux, ils vinrent à bout des soldats présents en peu de temps. Ronon sortit alors en actionnant le mécanisme de fermeture de la porte. Il cria au colonel tout en lui lançant quelque chose :
- Je vais vous ouvrir la porte ! Dites-lui que je l'aime et veillez sur elle !
Sheppard saisi au vol ce que Ronon lui avait envoyé.
Le pendentif de Teyla.
- Ronon !
Sheppard se rua sur le sas qui se refermait. Trop tard.
Il frappa d'un poing rageur sur la porte. La douleur physique le calma un moment. Juste le temps de voir apparaître son ami de l'autre côté de la baie vitrée donnant sur la salle de contrôle des Aradiens. Ronon avait lancé la deuxième grenade dans la pièce et maintenant, il descendait les gardes présents avec une agilité et une hargne à faire frémir les hommes les plus endurcis. John le vit saisir un homme et le menacer de son arme. Au bout de quelques instants, les portes de la cage de verre s'ouvrirent et Ronon envoya littéralement valser le corps du soldat à travers la pièce. John le vit se pencher sur une console et un vortex se forma. Sheppard se tourna une dernière fois vers son co-équipier et ami. Il y avait tant de choses qu'il aurait voulu lui dire. Mais il n'en aurait jamais plus l'occasion : il vit une armada de soldats pénétrer dans la salle de contrôle. Tous tirèrent en même temps sur le Satedien qui s'écroula sur le regard horrifié de Sheppard.
Prévenir Atlantis. Je dois prévenir Atlantis.
Il composa son code d'identification alors que la porte de la salle d'embarquement s'ouvrait sur des soldats, l'arme au poing, qui se ruèrent sur lui. Il courut plus vite qu'il ne l'avait jamais fait et se jeta à travers le vortex.
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Il s'étala de tout son long sur le sol froid de la cité.
Atlantis.
Il était rentré. Mais à quel prix.
- Baissez le bouclier ! hurla-t-il.
- Et les autres ? demanda Weir.
- Baissez le bouclier !
Elizabeth hocha la tête en direction du technicien qui s'exécuta.
Beckett examinait déjà les blessures du colonel. Quand la porte s'était activée, Elizabeth avait tout de suite appelé une équipe médicale. Vingt quatre heures qu'ils étaient sans nouvelles de l'équipe de Sheppard. Elle avait préféré se montrer prudente. C'est pourquoi un groupe de soldats armés était également présent dans la salle. Juste au cas où.
Le colonel se dégagea brusquement des mains de Beckett qui cherchait à se rendre compte de la gravité de ses blessures. Il croisa le regard d'Elizabeth. Elle n'osait pas lui poser la question.
Et lui ne pouvait se résoudre à y répondre. S'il prononçait ces mots à voix haute, ce serait comme accepter qu'ils étaient morts, et ça il ne le voulait pas.
Elizabeth lu malgré tout sur son visage ce qu'il se refusait à admettre, car un « non » muet se dessina sur ses lèvres.
Un « non » que Carson, lui, ne put retenir. Puis le silence s'installa, lourd de sens, sur toutes les personnes présentes à ce moment.
Sheppard ne voulu plus qu'une chose : s'enfuir. S'enfuir loin de cette salle. S'enfuir loin de leurs regards. Lui seul avait le droit de les pleurer. Lui seul. Il s'apprêtait à quitter cet endroit quand son regard croisa celui d'une gamine de huit ans. Il se figea.
Que peut bien savoir une gamine de huit ans de la mort ? Cela veut-il seulement dire quelque chose pour elle ?
L'enfant continuait à le fixer. Il s'avança lentement vers elle et sentit toutes les personnes présentes retenir leurs souffles. Il aurait voulu leur dire, non, leur hurler de partir, de les laisser seuls. Mais il ne voulait pas effrayer l'enfant. Alors il ravala sa rage et s'accroupit devant la petite fille pour se mettre à sa hauteur.
Il soutint son regard noisette. Il lui fallait trouver des mots. Les bons ? Il n'y en avait pas de bons. Mais cette enfant se souviendrait toute sa vie des paroles qu'il allait prononcer, alors il voulut prendre son temps pour les choisir.
- Ils ne rentreront pas, hein ?
Sheppard sentit ses yeux se remplir de larmes. Les premières depuis qu'il les avait vus mourir un à un devant lui. Il serra l'enfant dans ses bras.
- Non, ils ne rentreront pas.
Il pleurait maintenant sans retenu.
- Je suis désolé… je suis tellement désolé, murmura-t-il.
La petite ne dit rien, mais John put sentir ses petits bras s'agripper fortement à son cou.
Ils restèrent là un long moment. Le temps que les paroles de cet homme fassent son chemin dans sa tête d'enfant. Le temps que les regards embués des autres personnes présentes viennent s'ajouter à son raisonnement pour finalement comprendre que non, elle ne les reverrai pas. Jamais.
Sheppard se dégagea de l'étreinte de l'enfant pour la regarder en face. Elle ne pleurait pas.
- Ils m'ont dit de te dire quelque chose. Quelque chose de très important.
Il sortit le médaillon de Teyla et le lui passa autour du cou.
- Ils m'ont dit de te dire qu'ils t'aiment très très fort.
La petite Sara regarda le pendentif qui ornait désormais son cou. Et les premières larmes lui vinrent.
Sheppard la prit dans ses bras et sortit de la salle.
Personne n'osa les suivre.
TBC…
Hum... rappelez-vous, les perso n'existent pas vraiment... alors ne déprimez pas trop.
Ah, et au fait : interdiction d'insulter, de menacer ou de frapper l'auteuse. L'interdiction s'applique également à l'envoi de colis piégés à son adresse (que je ne vous donnerais pas d'ailleurs)
