Je ne suis en aucun cas l'auteur de cette fic, juste la traductrice. Tous les honneurs reviennent à newfoundlove qui m'a permis de traduire sa fic. Il y a 15 chapitres + l'épilogue. Il y a une suite après. Je ne sais pas encore à quelle fréquence je posterai mais je ferai de mon mieux pour ne pas vous faire attendre trop longtemps.
A HEART'S SAVIOR
Chapitre 1 : Mauvaises rencontres
Ring…Ring…Ring… « Vous êtes sur la messagerie d'Alice, laissez un message et je vous rappellerai bientôt. Merci ! » Je refermais mon portable. Où pouvait-elle être ? Elle devait me retrouver ici il y a 45 minutes.
« Mademoiselle, désirez-vous un autre café ? » Je jetais un œil à la serveuse qui passait avec du café frais.
« Non, c'est bon merci. Pourriez-vous me donner l'addition, s'il vous plait ? » Je poussais un gros soupir. La serveuse revint avec mon addition. Je laissais 5 $ sur la table et me levais pour mettre mon manteau. Bon Dieu Alice ! Je la maudis intérieurement. Elle devra me donner une bonne raison pour son retard et ça ne devra pas être les soldes. J'enroulais mon écharpe autour de mon cou, remontais le col de ma veste et sortis dans les rues venteuses de Chigago.
Je cherchai un panneau dans la rue pour m'orienter. Je ne connaissais pas bien cette partie de la ville. Je suis juste venu ici pour rencontrer Alice après son diner d'affaires. J'étais presque sûr que si je marchais encore quelques blocs vers l'Est, je découvrirai le coin de la rue de notre appartement. Le vent soufflait tellement qu'il faisait voler mes cheveux autour de ma tête. Va au diable Alice Cullen.
Je marchais quelques blocs et je vis les lumières annonçant l'entrée de la gare. Je regardai ma montre, 22 heures. Je réalisai soudain qu'il était tard et que ce n'était pas sérieux d'être dehors à cette heure seule. Je mis instinctivement mes mains dans mes poches et serrais mes clés dans ma main tout en me focalisant sur les lumières qui étaient pour moi mon salut contre le froid.
Les rues normalement vivantes étaient désertées avec ce mauvais temps. Juste encore un bloc. J'augmentai ma vitesse, j'enfonçais mon visage dans mon écharpe, laissant juste mes yeux exposés, tentant de bloquer l'attaque du froid. Je sentis une forte prise sur mon bras et avant que j'enregistre ce qu'il se passait j'étais tiré de force sur ma gauche dans une ruelle. J'ouvris la bouche pour crier mais une main froide vint se mettre dessus.
« Ne crie pas et tout ira bien, miss », gronda doucement une voix menaçante à mon oreille. Mon cœur se mis à battre violemment, je pouvais à peine comprendre les mots. Je pouvais sentir mon sang et l'adrénaline monter en moi, frapper dans mon crane, Je tentais de me défendre en lui donnant un coup de pied. Mes bras étaient tenus fermement dans mon dos par son seul bras. Je savais qu'il était plus fort que moi.
« Ah, Ah. Je ne ferai pas ça si j'étais toi. Je ne suis pas du genre à aimer la bagarre. Donne-moi juste ce que je veux. » Il renifla, sa respiration sentait le Whisky et la cigarette.
Oh mon Dieu, tout ce temps à vivre dans cette ville et c'est comme que ça m'arrive. J'allais être un de ces tristes faits divers que j'avais vu ce matin aux infos à propos d'un corps trouvé dans une décharge quelques semaines après qu'il ai été jeté là par hasard comme de la nourriture chinoise. (Désolé je n'ai pas trouvé d'équivalent en français)
Je sentis sa prise se resserrer autour de mes bras et de mon cou comme il me trainait loin de la rue principale. Ca devenait difficile de respirer. Pas maintenant ! Je commence seulement ma vie ! Je ne peux pas partir comme ça ! Je sentis une nouvelle force en moi et essayais de me défaire de son emprise en me rappelant ce que j'avais appris en cours de self- défense il y a quelques années. Il y eu un tir et je me pétrifiais.
Il était parti.
J'entendis un gros bruit derrière moi. Ca me semblait irréaliste. A chaque instant, j'étais certaine de me réveiller alors qu'en fait j'étais complètement hébété.
Je sentis une autre paire de mains me tenir fermement les épaules. Je savais qu'il y avait quelqu'un qui se tenait devant moi. Je voyais ses lèvres bouger et je fronçais les sourcils de confusion alors que j'essayais de me focaliser sur son visage. Son souffle était doux sur mes lèvres. Mais je ne pouvais pas comprendre ce qu'il me disait. Les bruits ont commencé à diminuer.
« Mademoiselle. Mademoiselle. Vous allez bien ? » Me demanda t il avec sa voix de velours.
Est-ce que j'allais bien ? J'inclinais ma tête faiblement, par certaine que ce soit la bonne réponse.
Je regardais au delà de son visage qui était proche du mien, il secouait toujours doucement mes épaules et je vis un autre homme couché sur le sol dans la ruelle. Je fis un autre essai pour me refocaliser sur la personne en face de moi, mes instincts me disait qu'il était bon, rassurant, mais la dernière chose dont je me souviens, c'est de sentir mes pieds quitter le sol.
****
« Bella, Bella, Oh mon Dieu je suis tellement désolé. »
Je sentis une pression sur ma main alors que j'essayais d'ouvrir un œil pour voir ma meilleure amie en larmes. J'avalais difficilement ma salive et regardais la pièce. Où Diable étais-je ?
« Bella, s'il te plait parle moi. » me suppliât-elle. Il y avait bip de rythme cardiaque derrière moi.
« Ou suis-je ? » Demandais-je d'une voix aigue.
« Tu es à l'hôpital Memorial Northwestern. »
Je regardais derrière les cheveux noirs en épi d'Alice pour voir Jasper se tenir debout, semblant fort et stoïque comme jamais. Ca prenait du sens. Je passais en revue l'environnement, ça ressemblait à un hôpital, ça sentait comme un hôpital, beurk.
« Que s'est il passé ? » demandais-je, trouvant ma voix un peu faible, mais je m'arrêtais un peu sentant ma gorge se resserrer.
« Tu as été agressé sur le chemin de la maison en revenant du café où j'étais supposé te retrouver. J'avais totalement oublié, j'étais absorbé dans mon travail, et je n'ai pas eu tes messages. Bella, je suis tellement désolé… »
Je vis les mains de Jasper se posait sur les épaules d'Alice d'une manière rassurante alors, qu'elle cherchait à contrôler ses larmes. Je tentais de lui attraper la main quand je sentis quelque chose me retenir par le bras. J'avais une perfusion. Je poussais un soupir et plaçais ma main sur celle d'Alice.
« Alice, c'est bon. » Je pris une difficile inspiration. « Je vais bien. » Dis-je d'une manière rassurante, finalement je me sentais quand même légèrement cohérente, les événements de la soirée me revenant par brides.
« Il y avait un homme. Je crois qu'il m'a sauvé. » Dis-je pas sûre de moi en regardant Alice puis Jasper.
« Il y a un homme qui t'a amené ici. Nous ne l'avons pas vu. Il était parti avant qu'on arrive ici. » Alice parlait calmement. Bien sûr je me rendis compte que j'avais complètement oublié ça.
« A-t-il laissé son nom ? » J'hésitais, pas sûre que ma voix pourrait dire le reste. « Je pense … que je serais morte s'il n'avait pas été là, » murmurais-je.
Ils secouèrent tous les 2 la tête.
Il y eu un coup à la porte et une infirmière entra.
« Hé. Comment vous sentez vous. » Elle me demanda ça doucement et vint se mettre près de mon lit du côté opposé de Alice et Jasper.
« Um, bien je pense. Fatigué et ma gorge est serré. » Murmurais-je.
Elle plaça ses doigts sur mon poignet afin de prendre mon pouls tout en regardant sa montre. Tout en me regardant, « le docteur vous a donné quelque chose pour vous calmer, c'est pourquoi vous vous sentez fatigué. Et votre gorge ira mieux dans quelques jours. C'est votre agresseur quand il vous a serré la gorge. » Elle dit cela d'une voix triste, « vous avez eu de la chance mon cœur, » en secouant la tête.
« Oui, je suppose » plus pour moi que pour elle.
« Est-ce que vous savez qui m'amené ici, a-t-il laissé son nom ? » Je rencontrai son regard et elle opina légèrement de la tête en me donnant un médicament.
« C'était le Docteur Masen. »
Je ne savais pas si elle en savait beaucoup sur lui.
« Savez vous où je eux le trouver ? J'aimerai le remercier de m'avoir sauvé la vie. » Demandais-je, devinant ce qu'il serait arrivé s'il n'était pas intervenu. J'aurai été une statistique de plus dans les journaux du matin.
« Je ne peux pas vous dire où il habite, pour raisons privées, mais je peux vous dire que c'est un résident du Children's Memorial Hospital, mais il vient ici plutôt fréquemment pour contrôler ses patients. » me répondit elle. « Je reviens dans quelques heures pour contrôler vos constantes. Essayez de vous reposer. » Elle quitta la chambre en refermant la porte derrière elle.
Je me retournais vers Alice qui était en train de renifler.
« Jai besoin de le trouver. Pour le remercier. » Dis-je.
« On le fera Bella. Mais pour l'instant tu as besoin de te reposer. » Jasper parla de son habituel ton calme. J'inclinai la tête en signe d'acceptation. Il n'avait pas besoin de le redire, je sentais mes yeux se fermer sous l'effet du médicament et partit dans le sommeil.
****
J'entendais de plus en plus les bruits provenant de ma chambre. Je sentis la chaleur sur mon visage et mes bras, j'ouvris les yeux pour voir les rayons du soleil inondé mon lit par la fenêtre. C'était merveilleux comme si j'étais dans un bain à remouds.
« Bonjour Mademoiselle Swan. » Claironna une infirmière en poussant la porte, portant des dossiers. C'était une femme différente de celle de cette nuit.
« Bonjour » croassais-je. Je mis instinctivement ma main à ma gorge pour toucher mes cordes vocales.
« Ce sera encore douloureux pendant quelques jours. Autrement si vous vous sentez mieux, le docteur a dit que vous pouviez sortir ce matin. Avez-vous quelqu'un qui peut venir vous chercher ? » Me demanda t elle doucement alors quelle tripoter les sacs de perfusion suspendu à côté de mon lit.
« Um, oui, j'ai juste besoin de l'appeler. » Dis-je légèrement hébété. J'avais mal dormi. Ca devait être dû aux médicaments qu'ils m'avaient donnés. J'avais fais des rêves étranges au sujet de l'homme qui m'avait sauvé. J'essayé de voir son visage, mais c'est comme si il avait un masque blanc, pas de trait sur le visage et quand je l'appelai par son nom, il partait en courant en me laissant dans la ruelle. Je le poursuivais, mais je me retrouvais dans l'obscurité et devais battre en retraite.
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« Bella ? » Une douce et voix familière me demanda une voix de l'autre côté de la porte.
« Eh, Alice » Répondis-je en me redressant dans mon lit. Elle entra et vint se mettre près de mon lit. Ses gros yeux de biches rougis par ses pleurs.
« Alice. C'est bon. Je vais bien. » Dis-je en fronçant les sourcils.
« Je sais Bella, mais si ce gars… » Je la coupais.
« Non ce n'est pas arrivé. Je vais bien. Pas besoin de s'étendre sur le sujet. Je veux juste rentrer à la maison. »
« D'accord. » Elle répondit hésitante alors qu'elle tripotait les bords de ma couverture. « Jasper est en train de garer la voiture et il arrive dans une minute. »
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On arriva rapidement à notre appartement. Les papiers de l'hôpital pour ma sortie prirent plus de temps et ils insistèrent pour que je sois amené sur le parking en fauteuil roulant, alors que je savais parfaitement que je pouvais marcher. L'entretien avec le médecin me fatigua , il me donna une prescription pour des calmants et quelque chose pour dormir au cas où je serai anxieuse. S'il savait combien de fois j'ai eu envie d'en finir dans ma vie pendant mes 22 ans de courte vie. Anxieuse je ne l'étais pas, épuisé, c'était une autre histoire.
« J'ai loué plusieurs films et je ne reprends le travail que demain. » Dit Alice en s'installant avec moi dans le canapé.
« Tu n'as pas besoin de faire ça. Je me sentirai mieux. » Je dis cela tout en mettant la couverture autour de mon cou.
« Je sais. Mais je veux le faire. » Répliqua t elle en fronçant les sourcils.
« Alice arrête de te sentir coupable. Ce qui est arrivé n'est pas ta faute. » Dis je finalement, espérant pouvoir en rester là, je n'avais pas envie d'en parler indéfiniment. « Mais je veux retrouver l'homme qui m'a sauvé et lui dire personnellement merci. Je sais que c'est le minimum à faire comparer à ce qu'il a fait pour moi, mais tout de même, J'ai besoin de faire quelque chose. »
« D'accord, l'infirmière a dit qu'il travaillait à l'hôpital pour enfants. On pourrait y aller demain et voir si quelqu'un peut nous renseigner sur ses horaires. » Elle haussa les épaules et mit le film en route. Je vis le début du « Journal de Bridget Jones » et encore une fois mes yeux se fermèrent involontairement.
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Le lendemain matin arriva et je me sentais une femme nouvelle. Apparemment les calmants m'avaient bien assommé car je n'avais pas bougé du canapé de toute la nuit. Quand je me réveillais je sentais que ma gorge allait mieux. Je regardais dans toute la pièce afin de trouver Alice, mais elle n'était pas là. Je me levais doucement du canapé pour me diriger vers notre petite cuisine, la couverture toujours sur les épaules. Il y avait un post-it sur le frigidaire – Partis chercher café et bagels, reviens dans 15 minutes.
C'était vraiment gentil de sa part et un bagel ne me ferait pas de mal. Je n'avais pas beaucoup mangé la veille.
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« Comment vais-je le trouver ? Je ne peux pas juste errer dans l'hôpital en espérant tomber sur lui ? » Dis-je entre 2 bouchées de mon bagel.
Alice sortit son portable de sa poche, fit un numéro et porta le portable à son oreille.
« Le numéro du Children's Memorial Hospital, Chigago, Illinois, s'il vous plait. »
Elle attendit alors quelle étais mise en relation avec l'hopital.
« Bonjour, j'aimerai savoir si vous pouviez m'aider ? » Elle dit ça avec sa douce voix. « Y a-t-il un Docteur Masen qui travaille ici ? » Elle me regarda en acquiesçant. « Edward ? Oui, Edward. »
Nous ne connaissions pas son prénom. Edward. Mon estomac commença à se tordre.
« Pouvez-vous me dire s'il travaille aujourd'hui ? C'est un vieil ami et j'aimerai vraiment le voir et lui dire bonjour pendant que je suis de passage en ville. » Elle battait des cils comme si la personne au bout du fil pouvait la voir. « Ok, c'est formidable. Je viendrai. Merci beaucoup. » Elle referma son téléphone. Elle s'assit en soufflant et en prenant un bagel.
« Alors ?? »
« Il commence à midi et sera là toute la nuit. » Elle me souriait. Je regardais l'horloge du micro onde, il était déjà 10 heures. On avait 2 heures pour ce préparer et pour faire la route jusqu'à l'hôpital.
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Nous étions dans la New Beetle – Volkswagen jaune d'Alice. « Est-ce que tu te souviens à quoi il ressemble ? » Elle me le demandait alors que nous quittions de notre rue.
J'haussais les épaules. « Pas vraiment. Je sais qu'il est plus grand que moi. Je me souviens avoir essayé de me focaliser sur son visage quand il me parlait mais je n'y arrivais pas. Ses yeux étaient clairs, je pense, difficile de voir dans le noir. Je devais être en état de choc ou quelque chose comme ça. Je me souviens que son haleine sentait vraiment bon. » De toute les choses stupides que je pouvais me souvenir de mon sauveur, c'était ça. Typique.
« J'ai appelé ton professeur et je lui ai dit que tu vais la grippe et que tu n'avais pas quitté ton lit de la semaine. Elle a dit qu'il ne fallait pas que tu t'inquiètes à propos de votre rendez vous et qu'elle t'appellera lundi. » Alice avait dit ça alors que nous traversions Main Road.
« Oh là là, merci Alice. J'avais complètement oublié ça. Mon cerveau est embrouillé. » Je secouai la tête comme si j'allais l'entendre se remettre en place.
Alice était normalement la bienveillante et douce camarade de chambre. Mais j'étais certaine qu'elle était rongée par la culpabilité et qu'elle faisait tous ça pour se racheter.
On arriva sur le parking visiteur à midi et quart. Je ne savais pas pourquoi mais mon estomac recommença à se tordre. Qu'est ce j'allais lui dire ? Les mots n'étaient pas assez forts pour dire ce qu'il avait fait pour moi.
« Oh, une boutique cadeau ! Tu pourrais lui offrir des fleurs. » Me dit elle tout excitait.
« Vraiment » la questionnais-je.
« Oui. Bien sûr ça n'est rien comparé à ce qu'il a fait pour toi mais c'est mieux que rien du tout. Et qui n'aime pas les fleurs ! » Elle me répondit avec jubilation alors qu'elle entrait dans le magasin et commençais à examiner les bouquets. Je m'avançais vers elle tout en sachant qu'il était inutile de ma battre avec elle. Si elle pensait que cet homme, qui avait risqué sa vie pour me sauver de mon agresseur méritait des fleurs, alors soit. Je n'avais pas de meilleures idées.
Je payais les fleurs – c'était un bouquet de différente fleurs de chez Gerber Daisies (Version Américaine d'INTERFLORA). Face à la maladie et la mort des enfants, cela semblait complètement inapproprié. Nous arrivions devant le bureau d'information où nous fumes accueillis par une femme d'un certain âge.
« Pouvez vous nous dire où l'on peut trouver le docteur Masen ? » Demandais-je.
Elle leva les yeux des papiers qu'elle avait sur son bureau. « Le docteur Masen est au 3ème étage, Cardiologie pédiatrique. Prenez les ascenseurs violet sur votre gauche et vous trouverez des panneaux d'indications quand vous arriverez. » Elle sourit
« Merci. » Répondis-je alors qu'Alice me prenais par le bras pour nous diriger vers les ascenseurs. Pour je ne sais quelle raison, elle avait beaucoup de force malgré sa petite taille.
« Alice, qu'est ce que je vais lui dire ? Avec ces stupides fleurs en plus. » Dis je alors que je la laissais nous conduire, mon estomac faisait des nœuds.
« Je ne suis pas sûre qu'il y est mieux à dire Bella à part que tu le remercie pour ce qu'il a fait. Je suis certaine qu'une personne ayant été sauvé par un parfait inconnu qui en plus n'a pas demander à recevoir les honneurs pour son acte, sera parfaitement heureux avec un merci. » Elle dit cela tout en me posant une main encourageante sur mon épaule alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient sur le 3ème étage. Nous vîmes les panneaux d'indications nous indiquer que l'aile cardiologique se trouver sur notre gauche. Après avoir passé les doubles portes, nous vîmes une infirmière derrière son ordinateur.
« Excusez-moi » Demandais-je timidement.
« Oui, comment puis je vous aider ? »
« Pouvez vous me dire où je peux trouver le Docteur Edward Masen ? » Elle ne me répondit pas immédiatement mais regarda le bouquet de fleurs que j'avais à la main, le visage interrogatif d'Alice, et finalement revint vers moi. Elle semblait se battre intérieurement sur la manière ou elle allait nous dire où l'on pouvait le trouver. Bien sûr nous ne le connaissions pas ou nous on aurait juste pû nous promener et le trouver.
Elle souffla avant de nous répondre. « Le Docteur Masen est avec un patient. Mais si ces demoiselles veulent bien s'assoir, il devrait en avoir fini dans quelques minutes. » Elle nous montra d'un geste les 3 sièges adossés contre le mur près de son bureau.
« Ok, merci. » Alice et moi nous installions et patientons en silence. Je commençais à taper du pied avec appréhension et taper les fleurs sur mon genou. Des fleurs. Quelle idée stupide ! Alice me donna un coup de coude pour m'encourager et je levais les yeux pour voir un homme sortir de la chambre d'un patient. Je regardais l'infirmière en la questionnant des yeux et elle opina par l'affirmative de la tête. C'est le docteur Masen. Il est grand. Alice me redonna un coup de coude un peu plus fort et m'encouragea à y aller.
« Ok, ok. » Dis-je dans un murmure résignée.
Il était appuyé contre le mur près de la porte de son patient tout en consultant de dossier médical de ce dernier. Il avait l'air complètement concentré. Je ne pouvais pas voir son visage, il était mince…. Il portait une blouse de médecin par-dessus ces vêtements et avait un stéthoscope autour du cou. Je notais aussi qu'il avait un petit animal empaillé accroché à la poche de sa veste.
J'hésitais en me dirigeant vers lui. Il ne m'avait pas vu approcher et continuait à écrire ces prescriptions sur le dossier.
« Excusez-moi. Docteur Masen ? » Demandais je timidement.
Il leva la tête et je vis ces cheveux désordonnés retombés sur son front. Il me regarda avec expectative. La première chose que je notais c'étaient ces magnifiques yeux verts, magnifiques, mais tristes.
« Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi. Mon nom est Bella Swan. Vous, hum, m'avez sauvez de mon agresseur dans la ruelle l'autre nuit. » Je pouvais à peine parler, les mots s'étouffer dans ma gorge alors je laissais dévier mon regard sur le sol pour me détacher de ces intenses yeux verts. Ils me rendaient mal à l'aise. Je relevais mon regard vers lui et vis son expression perplexe. Était-il en colère. Je continuai de parler alors qu'il ne répondait pas, « Je voulais vous remercier. Je vous ai acheté ces fleurs. » Je lui tendis les fleurs, il les regarda mais ne fit aucun geste pour les prendre. Son expression était tellement incrédule. Je baissais la tête car que je commençais à rougir d'embarras et de colère. Qui n'aurait pas répondu ou pris les fleurs qu'on lui offre ?
Je restai planté un moment n'étant pas sûr de ce que je devais faire. Il me sembla que des minutes passèrent alors qu'en réalité c'était des secondes. Je commençais à être frustrer et en colère. Alors que je m'apprêtais à partir, il leva la main et pris les fleurs.
« De rien. » Dit-il simplement. Subitement sa voix fut douce et profonde. Ca ne correspondait pas avec l'expression qu'il avait sur le visage. Il me regardait comme si j'étais une demeurée.
« Merci encore d'avoir fait ça pour moi. C'était vraiment gentil de votre part. » Dis-je comme une confidence. Sentant que la conversation n'irait pas plus loin je me retournais pour partir. Je regardais Alice et elle me donna un haussement d'épaules confus et se levant de sa chaise. Elle reconnut la colère sur mon visage.
« Diable que s'est il passé ? Qui répond de cette façon ? Qui sauve quelqu'un d'un viol ou pire encore et le reconnait à peine quand elle essaie de le remercier ? »
Alice me laissa déblatérer et me calmer en m'essoufflant. Je montais dans la voiture bruyamment, intérieurement je maudissais mon sauveur qui apparemment était un asocial. Comment un docteur pouvait agir de cette façon ?
Je claquais la porte de façon puérile et croiser les bras sur ma poitrine alors que j'attendais qu'Alice monte dans la voiture. Nous roulâmes dans le silence pendant quelques minutes. Je savais que je l'aurais tué si elle n'avait pas gardé le silence.
« Peut être qu'il finissait sa garde. » Commenta t elle, ce fut la goutte d'eau. Elle me regarda rapidement du coin de l'œil. « Il est mignon, » avec un sourire narquois.
« C'est un imbécile ! »
Quand nous arrivâmes à la maison, Alice me laissa bouder dans ma chambre. Je commençais à me calmer un peu, me sentant comme si j'avais donné tout ce que je pouvais. Je ne pouvais pas comprendre son comportement, mais le moindre que je pouvais faire était de le remercier afin de trouver la paix. Une fois ma colère passait, des visions de notre entrevue me revinrent, son visage, sa manière de me dévisager. Ses yeux étaient plein d'émotions, comme un profond océan, et une indescriptible tristesse. J'imaginais que travailler à l'hôpital des enfants devait être dur émotionnellement, surtout dans l'aile cardiologique. Chaque enfant qui y était vraiment malade. Je fermais les yeux et sentis le poids émotionnel de la journée se faire sentir sur moi. Je voyais son visage derrière mes paupières fermées. Je ne l'aurai admis devant personne, mais il était vraiment beau. Comme si il avait était sculpté dans la roche. Chaque ligne de ses lèvres pleines définissait la perfection de sa mâchoire.
Mais ce n'était pas la question, parce qu'apparemment, il avait un pète au casque. (J'ai préféré mettre une expression française parce qu'en anglais c'était Il a une vis en vrac)
Bon, c'est mon 1er chapitre traduit. Je n'en suis pas satisfaite mais bon je vais essayer de m'améliorer pour la suite.
J'espère que ça vous aurez apprécié.
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