Voici la suite!


Le lendemain matin, je suis encore réveillée en sursaut et je retombe. Je descends à la cuisine mal réveillée en me frottant les fesses. Mon père glousse, ça me fait plaisir qu'il semble joyeux, même si c'est à mes dépends.

« Tu crois que je devrais faire une sorte de contrôle médical ? » je lui dis en guise de bonjour et il éclate de rire.

« Dieu que ça fait du bien de t'avoir à la maison Bells ! »

En arrivant au lycée, les élèves me regardent encore comme une alien, certains se présentent une nouvelle fois à moi, tant mieux, j'en avais déjà oublié la moitié. A ma première heure de cours, le prof m'accueille fraichement et me réclame le même papier qu'hier qu'il doit signer.

« Désolée, je pensais que ce n'était que pour le premier jour. »

Il lève les yeux au ciel, marmonne un truc du genre – une comique, tout ce que j'aime – et me désigne un siège libre à côté d'Angela Weber.

« Salut Isabella. Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas. » me dit-elle tout bas.

« Appelle-moi Bella, je te l'ai dit hier, je n'aime pas trop mon prénom. »

Elle me dévisage puis pouffe de rire. Je suis drôle à Forks ! Ok alors pourquoi pas. J'ai essayé d'éviter d'y penser mais c'est trop difficile ! Il faut absolument que je parle à Edward avant le cours pour m'excuser de m'être évanouie la veille. J'espère que je n'ai pas raté ma chance.

La matinée me réserve bien des surprises, je pense même à un canular collectif. Pourtant c'est trop parfait, trop gros… cette journée est l'exacte copie de la veille, je revis mon premier jour de rentrée au lycée. On me dit les mêmes choses, les cours sont les mêmes, toutes les notes que j'ai pris la veille dans mon bloc ont disparu.

A l'heure du déjeuner, je vais à l'administration et Mme Cope me rassure.

« C'est difficile de changer de lycée en cours d'année. Ne t'en fais pas Isabella, tu n'auras pas de problème pour les tickets à faire signer. » me dit-elle.

J'ai pourtant un doute, un tout petit et je m'y accroche. Je croise Edward alors qu'il se rend en biologie.

« Salut Edward. » j'ose.

Son regard est noir, il est tendu et recule.

« Je voulais m'excuser pour hier. »

« Hier ? »

« Tu m'as demandé de te suivre après le cours de bio, on a papoté et ensuite tu as …euh… »

Ses yeux s'agrandissent, il me prend pour une folle… Donc le moment le plus érotique et intense de ma vie n'est qu'une illusion ?

« Tu as posé tes lèvres dans mon cou et je me suis évanouie… Merde j'ai vraiment rêvé ou quoi ?! »

Sa sœur, la blonde, Rosalie, apparaît comme par magie et le traine littéralement loin de moi. Je n'entends pas les mots mais je comprends qu'elle est en train de l'engueuler. Elle est rejointe par le reste de la fratrie et ils disparaissent du couloir.

Ai-je donc pu rêver ma journée d'hier, enfin le aujourd'hui d'hier ? Je n'ai pas vraiment fait attention ce matin mais en rentrant chez moi je constate que mon sac de voyages est encore fermé, seule ma trousse de toilette se trouve sur mon bureau. Or j'avais tout déballé hier et laissé ma trousse de toilette dans la salle de bain…

Je passe le reste de la journée à cogiter tandis que je déballe mes affaires puis cuisine le dîner. Avant de me coucher, je téléphone à ma mère quelques minutes. Puis je place mon jean sur le fauteuil, une chaussure sous mon lit et l'autre dans l'armoire. Je me souviens qu'avant-hier, enfin hier, avant de me coucher, mes chaussures étaient près de la porte de ma chambre. Je me couche énervée. A vingt-deux heures, je décide de déplacer le bureau d'un mètre sur la gauche…