NOTE : • ... *toc toc toc* ... *kofkof* ... Hm... Il y a quelqu'un ? ./.
Un an. Une année entière, et je n'ai jamais donné de nouvelles... Vous savez quoi ? Je n'ai aucune excuse. Seulement celle d'avoir décidé de ne pas poster la suite tant que je ne l'aurais pas terminé, et je n'ai pas écrit un mot sur Crossroads depuis... le mois de mars 2017.
SHAME ON ME.
J'avoue que cette année, quand j'ai vu le 14 février arriver, je me suis dis " mais damn, crossroads, le cadeau de la saint-valentin, je n'en ai jamais posté plus ! oO " Même s'il n'est pas rare que quand je fais une mise à jour sur mon profil, je reste dix minutes à me lamenter en voyant la ligne de l'histoire...
Alors cette année, je me suis donné comme but de la terminer. Le pire ? Je l'ai presque terminé ! Juste... Je ne sais pas, je n'ai pas eut l'inspiration pour la continuer un jour, j'ai repoussé au lendemain, puis au lendemain, et encore au lendemain... Et avant même que je ne comprenne comment, je commençais à posté Vultus est index animi, et CrossRoads était relégué au 100ème dessous.
Je ne suis pas fière de moi... Mais voilà. 22 février 2018, cela fait deux ans pile que j'ai mit le point final à la Thérapie Panda - pas la mise en ligne des chapitres, non, le vrai dernier point final, écrit à la main étou... - alors comme j'aime les dates qui ont du sens, je me suis dit que j'allais posté aujourd'hui.
Et cette fois-ci, je m'y engage : Vous aurez la suite dans un mois. Un mois, ça peut paraître long, mais ça ne va pas trop me stresser pour écrire la fin, et me donner une marge de manoeuvre. ( mais si ça ne vous convient pas, c'est comme ça de toute manière. Ou alors, je peux attendre l'année prochain, hein 8D *sort* )
Hm... Voilà voilà... Encore toutes mes excuses.
POUR CE CHAPITRE : Il y a du sexe. Et du malsain. Et du sexe. Et Peter n'est PAS quelqu'un de bien.
• On retourne aux bonnes vieilles habitudes : la playlist YouTube avec toutes les chansons des début de chapitres, dans l'ordre d'apparition est toujours la même : https DEUX POINT DEUX BARRES www POINT youtube POINT com SLASH playlist ?list= PL7QlsDi2OGo1vYPBpDZapcuqri -wp76e5
• BÊTA : C., qui n'a aucune nouvelles de moi depuis un an... U_U
– CROSSROADS – PART 2 -
PUPPET & THE EDEN PROJECT - The Fire
La rencontre entre Peter, Maureen et Rick avec la plaignante, Argent et le substitut du procureur chargé des démarches, s'était étrangement bien déroulée, mis à part quelques accrochages.
Maureen avait tout d'abord été enchantée de revoir Argent, qu'elle avait elle aussi connu quand ils étaient au lycée, sachant qu'ils avaient pendant un temps été proches - peut-être pas amis, mais des connaissances au moins. La plaignante avait pâli en réalisant qu'ils se connaissaient, tous les trois.
Le substitut du procureur avait ensuite énuméré les faits qui étaient reprochés à Peter, qui avait fait appel à tout son sang-froid pour ne pas se lever et gifler cette fausse blonde platine qui le traînait en justice. Jusqu'à ce jour, il ignorait totalement qu'elle était la supposée date de ce "viol", et cette traînée n'avait rien trouvé de mieux que de déclarer que Peter l'avait agressé le soir même de l'enterrement de T... de T... l'enterrement de sa famille - qui, à l'époque, avait été retardé de plusieurs mois à cause des différentes juridictions, l'accident de voiture les ayant fauchés tous les trois s'étant passé à la frontière de deux états. Elle avait changé sa version, déclarant qu'elle avait bien été virée deux semaines avant la supposée agression, mais qu'elle était revenu plaider sa cause pour être reprise dans l'entreprise, et Peter avait négocié sa candidature en la prenant sur le bureau. La main de Maureen posée sur sa cuisse l'avait un tout petit peu calmé.
Et quand sa femme avait gloussé, déclarant que oui, son époux allait voir à droite à gauche, mais qu'elle était bien pire, la blondasse fadasse avait arboré un air victorieux. Sauf que Maureen avait enchaîné d'un ton royalement dédaigneux qu'elle n'avait pas à se faire d'illusion quant à sa crédibilité, puisque :
- N'en déplaise à votre cliente, déclara-t-elle froidement à Christopher Argent, je suis la seule femme capable de satisfaire Peter. Je suis sa femme, sa seule et unique. Et puis, s'il avait décidé de reprendre des liaisons avec des femelles, il ne se serait même pas retourné sur son passage. Il a beaucoup plus de goût que ça.
La plaignante avait hurlé que c'était une honte, qu'elle n'allait pas laisser cette "salope" l'insulter de la sorte - crédibilité ? - et Maureen l'avait regardé de haut, un sourcil hautain haussé et reniflant dédaigneusement. Peter avait détourné la tête en se frottant le menton pour cacher son sourire, glissant sa main dans celle de sa femme.
Argent n'avait pas franchement tenté de défendre sa cliente, fixant Peter tout du long - Peter qui essayait vraiment très fort de ne pas fanfaronner, il savait très bien ce qu'il risquait, tout de même. Mais c'était tentant, très tentant.
Rick avait exposé les faits, expliquant qu'il était fort peu probable que Peter soit présent le soir de la soi-disant agression, puisqu'il était en repos pour un mois complet depuis déjà une semaine, pour cause de deuil - ce fut d'ailleurs comme ça que Argent apprit que Peter et Maureen avaient la garde de Laura et Derek depuis la mort de sa sœur.
Ce fut aussi comme ça que Peter arracha un rougissement discret à Argent quand il l'avait regardé fixement en expliquant que certes, il batifolait à droite à gauche, mais qu'il avait une nette préférence pour la gente masculine. Il expliqua aussi qu'à l'époque, quand il était revenu travaillé, il avait commencé à fréquenter un des anciens collègues de la plaignante. Et qu'il avait une liste de noms longue comme le bras, et que cette liste ne comportait aucune femme - Oui, d'accord, peut-être exagérait-il, mais OH ! Il fallait qu'il mette les choses au clair tout de suite : Il était certes, marié et père d'une presque-jeune-femme-tu-attendras-encore-un-peu-reste-mon-bébé, mais était gay... Ou plutôt, Bi-à-tendance-gay. ... Et hétéro-quand-il-n'y-a-rien-d'autre...
Certes. Ces faits-là ne défaisaient aucunement les accusations qui pesaient sur lui, et il n'avait pas d'alibi valable - apparemment, pleurer comme un enfant perdu dans les bras de sa femme durant toute la soirée ne tenait pas la route, malgré le fait que sa fille et sa nièce pouvaient elles aussi en témoigner - mais cela mettait le doute. Le substitut du procureur avait continué de poser des questions et Peter ignorait pourquoi il n'était pas encore devant un jury, mais... Tant mieux, non ?
Au bout de deux heures de discussions infructueuses - du point de vue de Peter, en tout cas - ils étaient ENFIN sortit. Rick souriait suffisamment dans les couloirs du bureau du procureur, rassurant Peter et Maureen.
- Ils n'ont rien, strictement rien. Elle a changé trois fois de version, il n'y a aucune crédibilité, aucune preuve et tu as un alibi, même s'ils ne le prennent pas en compte.
Il jeta un regard par-dessus l'épaule de Peter, vers Argent qui parlait avec la plaignante et le substitut du procureur.
- Mais franchement, ça pues l'embrouille cette histoire. Par contre, même moi, je connais la réputation de Christopher Argent. Et c'est étonnant, la manière dont il gère cette affaire.
Peter jeta lui aussi un regard derrière lui, appréciant la vue qu'offrait Argent dans son costume.
- C'est-à-dire ?
- Il n'a pas l'air bien... impliqué dans cette histoire, expliqua Rick.
- Peut-être a-t-il encore Peter dans le nez, ricana Maureen en s'accrochant tendrement au bras de son mari.
Peter eut un sourire goguenard et Rick haussa un sourcil.
- J'ai cru comprendre que vous vous connaissez tous les trois...
- J'ai, disons, été un peu méchant avec Argent durant le lycée.
Maureen eut un rire - et Peter adorait son rire, peut-être était-ce cliché, mais c'était comme un tintement de clochette à ses oreilles - et posa sa main sur l'avant-bras de l'avocat.
- Méchant n'est pas vraiment le mot approprié. Peter était un harceleur professionnel.
Son mari leva les yeux au ciel.
- Oh la la, quel drama~
- Nierais-tu ? S'enquit Maureen en haussant un sourcil.
- ... Pas le moins du monde, répondit Peter en souriant, croisant les bras sur son torse.
La femme passa une main dans ses cheveux, souriant malicieusement elle aussi, puis regarda sa montre.
- Bien, ils nous ont dit qu'ils nous recontacteraient d'ici demain et il est bientôt dix-sept heures. Je tuerais pour un café. Rick, intéressé ?
L'avocat se racla la gorge en lissant sa cravate et eut un sourire.
- Si seulement vous me permettez de vous l'offrir.
Peter soupira, amusé.
- Vous ne pourriez pas attendre que je sois parti pour flirter ? Et puis, autre part qu'ici, non ?
Rick eut la décence de rougir, mais Maureen fit la moue.
- Quel rabat-joie... Rick, nous y allons.
Elle embrassa la joue de son mari et se détacha de lui pour attraper derechef le bras de Rick et le tirer fermement derrière elle. Peter leva la main et l'agita.
- Amusez-vous biiiien~
- C'est prévu, mon cœur ! À demain ! Lui répondit Maureen en riant.
Peter les regarda s'éloigner en souriant, amusé.
Il adorait vraiment sa femme. Aussi folle que lui, un humour aussi ras des pâquerettes, ambitieuse et qui n'avait pas du tout froid aux yeux. Non, vraiment, il n'aurait jamais pu trouver mieux.
- Monsieur Hale ?
Peter se retourna et retint un soupir en voyant la blondasse fadasse/petite menteuse/ancienne employée - aucune mention inutile à rayer - derrière lui, tenant son sac à main sur son épaule et souriant hypocritement. L'homme haussa un sourcil en croisant les bras sur son torse.
- Hm, oui ? Demanda-t-il d'un air ennuyé.
Un regard là où elle s'était tenue quelques minutes auparavant lui apprit que le substitut du procureur avait disparu et qu'Argent leur tournait le dos, sûrement au téléphone. Il reporta son attention sur elle.
- Rappelez-moi votre nom, l'empêcha-t-il de parler.
Elle le regarda d'un air outrée.
- Sérieusement ? On vient de passer deux heures dans une même pièce !
- Je suis du genre à effacer les informations inutiles, déclara-t-il en agitant la main, comme pour chasser un insecte nuisible.
Ce qu'elle était d'après Maureen, mais c'était une autre histoire.
- Cindy Reagan, répondit-elle tout de même, les mâchoires serrées.
Peter prit un air ennuyé en hochant la tête.
- Oui, oui, c'est ça. Que puis-je faire pour vous, miss Reagan ?
- Eh bien, parler de la situation qui nous amène ici tous deux, dit-elle en retrouvant son sourire.
- Oh oui, Ça. Cette histoire à dormir debout qui ne tient pas la route une seconde ? S'enquit-il avec un sourire aussi faux que les pommettes de cette femme.
Elle fit la moue - cherchait-elle à être attirante ? Parce qu'elle ne faisait pas le poids face aux moues de Maureen... - mais hocha tout de même la tête.
- Peut-être ne tient-elle pas la route, mais il n'empêche que vous risquiez d'aller jusqu'au procès.
Discrètement, Peter serra les poings, cachés par ses bras croisés.
- Et ? Demanda-t-il en feignant le non intérêt.
- Aucun de nous n'a envie d'allé jusqu'au procès. Je serais donc prête à retirer ma plainte.
Peter cligna lentement des yeux en la regardant, sachant parfaitement qu'elle n'avait pas terminé. Elle sourit et haussa les épaules.
- Moyennant finance, bien entendu.
Bien sûr, c'était courut d'avance, non ? Peter soupira en secouant la tête.
- Vous me faîtes de la peine, miss Reagan.
- Quoi ? Qu'est-ce que quelques millions dans le compte en banque d'un PDG d'une entreprise cotée en bourse, hm ?
Tout était dans les détails, n'est-ce pas ?
- On verra ce qu'en pense le jury, voulez-vous ? Répondit Peter en souriant difficilement.
Elle perdit son sourire et serra les poings, le fusillant du regard.
- On verra ça, oui. Je vais vous plumer, Hale. Je vais vous vider les poches, pesta-t-elle.
Il hocha la tête comme s'il était tout à fait d'accord avec elle et lui offrit un nouveau sourire.
- Bonne fin de journée, dit-il d'une voix enjouée.
Elle releva le menton, cherchant à être dédaigneuse - elle l'était, certes, mais il était plus qu'habitué avec Maureen, qui jouait dans la cour des grands - et elle se détourna pour retourner aux côtés d'Argent, qui choisit ce moment-là pour raccrocher et reporter son attention sur sa cliente. Il n'avait rien vu de cet échange rapide.
Oui, Peter allait prendre le risque d'aller jusqu'au procès. Oh oui, il allait tout faire pour laver son nom si elle s'entêtait sur cette voie. Il allait-
- Peter ?
Hale sursauta un peu - mais rien qu'un peu, hein - et se retourna, soudainement soulagé de voir un visage connu et apprécié.
- Raphaël.
Un avocat. Et oui, un amant occasionnel... Quelques mois plus tôt. Blond, yeux bleus, un peu plus fluet que lui mais avec une poigne de fer. Il ne fallait pas se fier à sa gueule d'ange - aucun jeu de mots n'est à déplorer, non, c'est faux - puisqu'il écrasait tout le monde et oui, Peter n'avait pas peur de le dire, il l'avait écrasé entre les draps - maiiiis c'était une autre histoire.
Il lui serra la main en souriant.
- Comment vas-tu depuis la dernière fois ?
Ça faisait en effet un moment qu'ils ne s'étaient vu, et mine de rien, Peter l'appréciait assez pour s'enquérir de sa vie.
- Toujours concentré sur ma carrière, soupira le blond en secouant la tête.
Il avait été un de ses premiers amants assumant totalement sa sexualité dans le "gratin" du monde, mais il voulait mettre sa carrière en première, alors il avait ses "contacts" pour quand il avait besoin de compagnie. Mais il restait un romantique dans l'âme tout de même.
Peter eut un sourire goguenard, qui se fana devant le regard sérieux de son ancien mais-peut-être-qu'ils-allaient-remettre-le-couvert-on-verra-ce-soir amant.
- Je ne voulais pas m'immiscer dans la conversation, mais je l'ai entendu.
Le PDG soupira et se frotta le front, au-dessus de son sourcil gauche.
- Ah, ça...
- Peut-être que je m'avance un peu trop, mais elle a bien essayé de t'extorquer de l'argent ?
Peter jeta un regard noir par-dessus son épaule - parce qu'Argent et la blondasse étaient toujours dans le couloir eux-aussi - et lui expliqua rapidement la situation. Raphaël observa la jeune femme de loin.
- Elle a Argent comme avocat ?
Peter ne répondit pas, préférant croiser les bras sur son torse pour bouder - oui, BOUDER ! ET ALORS ?! - Raphaël eu un petit sourire en voyant sa moue et retrouva son sérieux.
- Tu sais que tu devrais en parler au substitut du procureur qui s'occupe de cette affaire.
- Il me croit coupable.
Raphaël leva les yeux au ciel puis plissa sa veste de costard, passant une main dans ses cheveux pour se recoiffer/décoiffer. Peter avait toujours pensé qu'il aurait plus sa place en effigie pour une marque de sous-vêtements plutôt que dans un tribunal, et Raphaël avait toujours rit de cette exclamation.
- Bien, à mon tour d'entrer en scène, tu ne crois pas ?
Peter haussa un sourcil, auquel Raphaël répondit par ce sourire mutin qui l'avait fait craquer en premier lieu.
- Oui, parce que j'ai fait un petit bout de chemin depuis. Je suis moi aussi substitut du procureur, et dans le même bureau que Carver.
Carver, le substitut qui s'occupait de l'affaire de Peter. Celui-ci ravala son sourire et la satisfaction qui fleurissait dans sa poitrine. Il s'écarta donc en faisant une petite révérence, l'invitant ainsi à "entrer en scène".
Lui offrant un clin d'œil, Raphaël passa devant lui et se dirigea à grand pas vers Argent, qui sourit en le voyant approcher. Apparemment, ils se connaissaient - comment, là était la question, puisque Argent était un avocat à Beacon Hills et Raphaël avoc- substitut du procureur ici, à Sacramento - et commencèrent à parler amicalement. Peter les regarda jusqu'à ce que Raphaël conduise Argent jusqu'au bureau qu'ils venaient de quitter. Puis il hocha la tête, soudainement content de la nouvelle tournure des événements, et quitta enfin le tribunal.
Tout cela méritait bien un verre !
.*.
Il avait dîné avec Rick et Maureen dans un restaurant plutôt confortable et sympathique. Peter ne leur avait pas dit sa petite altercation avec la plaignante ni l'intervention de Raphaël, préférant profiter de son temps libre dans cette belle ville. Oui, il trouvait Sacramento plutôt joli - rien ne valait sa bonne vieille Beacon Hills, mais qu'importe.
Il avait fait celui qui n'avait pas vu les regards que s'étaient lancés Rick et Maureen. Non pas par pudeur pour sa personne, mais plus pour Rick. Maureen assumait, mais l'avocat avait un peu de mal à flirter avec la femme de son patron, avec ce dernier juste en face. Alors Peter avait ricané et les avait laissés pour rentrer à son hôtel. Enfin, très exactement, au bar de son hôtel. La veille, il n'avait pas rappelé Tunny et se tâtait à le rappeler pour passer un peu de bon temps ce soir.
Peter était tranquillement installé au bar, les coudes posés sur le comptoir à regarder tranquillement le fond de son verre. Parce qu'il fallait le reconnaître, c'était magnifique... Comment ça non ? Eh bien si, contre toute attente, les volutes que créaient l'eau de ses glaçons et qui dansaient avec ses quelques centilitres d'alcool ambré avaient quelque chose de poétique.
- Tu l'as violé, cette nana ?
Il ne sursauta même pas.
- Argent, que c'est étonnant. Serais-tu descendu au même hôtel que moi, ou serait-ce du harcèlement ? Ricana-t-il.
Il avala une gorgée de son whisky avant de poser son verre devant lui et se tourna un peu vers Argent. L'avocat s'était installé à sa droite et le fixait de ses yeux froids. Froid en couleur et froid en... Eh bien, il le fusillait presque du regard, c'était étrange.
- Quoi ? S'étonna Peter en fronçant les sourcils.
Argent haussa un sourcil et Peter suivit le mouvement. C'était nouveau ça et pour le moins agréable. Le petit Christopher Argent qui lui tenait déjà tête à l'école avait vraiment prit plus que confiance en lui. Peter arriva à s'en demander lequel des deux auraient le dessus aujourd'hui.
- Tu ne fais qu'éviter la question, tu ne me réponds pas, souligna Argent en remerciant d'un signe de tête le serveur qui déposait devant lui son verre.
Peter haussa les épaules.
- Je déteste me justifier, et devoir justifier ma vie sexuelle devant cette ... Donzelle, m'énerve encore plus. Juste par esprit de contradiction, je serais du genre à faire planer le doute ... mais non.
Il regarda l'avocat droit dans les yeux.
- Je l'ai pas touché, cette nana. Je crois même ne l'avoir jamais approché.
Ils s'observèrent un instant avant qu'Argent ne détourne le regard pour sourire narquoisement, trempant ses lèvres dans sa boisson.
- Qui l'aurait cru. Peter Hale, l'homme à femme, le macho par excellence et dont la virilité importait tant se retrouve être gay.
Peter eu un ricanement incontrôlable.
- Ma virilité va parfaitement bien et est intact, merci de t'en soucier. Et qui l'aurait cru. Christopher Argent, pourfendeur de l'injustice, défendeur des plus démunis et prôneur de l'égalité, qui tombe dans les raccourcis et les clichés. C'est décevant, soupira-t-il en commandant un autre verre.
Argent tourna vers lui un regard glacial et Peter frissonna en voyant ce bleu clair qui était presque métallique sous la colère. Seigneur, ce regard lui irait tellement bien quand Peter le prendrait violemment sur le sol de sa chambre.
Il plissa des yeux sous cette pensée et se perdit dans ses souvenirs du lycée.
Il se revoyait, connard abusif à la grande gueule venimeuse, ce qui n'avait pas changé aujourd'hui. Mais à l'époque, il était même encore pire - à dix-sept ans, on se croit immortel, on croit connaître tout de la vie. Il se revoyait marcher dans les couloirs du lycée comme s'il était en territoire conquis, et il le revit, Christopher Argent - le seul qui osait remettre sa sacro-sainte autorité en cause.
Il se revoyait, dans ses fripes à peines ajustées qui se retrouvaient immanquablement trop petites au bout de quelques mois, parce que Peter n'en finissait pas de grandir. Il ressentait cette pulsion malsaine qu'il avait toujours eut envers Argent, ce frisson grisant quand son regard haineux se posait sur lui pour répondre à ses piques acerbes sans ravaler ses mots, la rage suintait de ses paroles. Il se revoyait pousser le petit Argent contre les casiers, rire de sa fougue pour se démener et se défendre - mais Argent avait eu sa poussée de croissance bien plus tard, Peter l'avait toujours dominé.
Le dominerait-il encore aujourd'hui ?
Il se revoyait repousser Argent contre le mur des salles de bains, le pressant contre les dalles carrelées en coinçant son corps du sien - puis le tirer dans une de ses cabines des toilettes, le corps vibrant, l'adrénaline courant dans ses veines, et... Et...
Oh...
Peter cligna des yeux et un sourire se dessina sur ses lèvres.
De nombreuses fois, il avait évacué cette tension grisante en se battant avec Argent, en le tourmentant et en lui plongeant la tête dans les toilettes, alors qu'au fond, maintenant il comprenait. Ah, s'il avait un peu mieux comprit à l'époque, il l'aurait attiré dans ces toilettes pour tout autre chose.
Comment n'avait-il pas comprit que la seule chose qu'il avait voulu était de le jeter au sol, lui arracher ses vêtements et le pilonner comme jamais il n'avait prit une de ses filles de l'époque ?
C'était une surprise pour le moins inattendue... Quoi qu'en fait, pas tant que ça, s'il y réfléchissait quelques instants. Après tout, on ne le disait sûrement jamais assez : Peter adorait les rapports de force...
Un frisson le traversa alors que pendant un instant, son esprit désinhibé par l'alcool le ramenait des années en arrière, alors qu'il tourmentait Argent dans le gymnase de leur lycée. Ils s'étaient jetés l'un sur l'autre pour se battre à main nue, pour... eh bien, Peter ne se souvenait même plus pourquoi ils s'étaient battus à l'époque. Il se revoyait juste être mit au sol par Argent assit sur son torse, qui avait réussit à prendre le dessus le temps d'un instant. Il se souvenait de leurs respirations erratiques, des genoux de Christopher qui serraient ses flancs pour le maintenir au sol. Il se souvenait aussi du moment où il avait inversé les rôles, et aussi le sourire de surprise qui avait déformé les traits de son adversaire.
Ils s'étaient battus un long moment, se retrouvant les lèvres éclatées, en sang ; leurs arcades fendues, le goût du fer dans leurs bouches les enrageait, faisait ressortir leur instincts les plus primaires, de véritables animaux. Christopher Argent avait beau l'air d'être une crevette à cette époque, il savait tenir tête à Peter - et lui rendait chaque coup qu'il lui donnait, avec une fougue incroyable. Sans jamais se défaire de son petit sourire, son regard glacial braqué sur sa personne.
Et soudainement, le souvenir se déforma. Argent se jetait de nouveau sur lui, Peter le faisait basculer sur le sol pour l'y plaqué, l'immobilisant avec tout le poids de son corps. Et il prenait possession de sa bouche, impétueusement, et Chris agrippait ses cheveux pour les tirer, mordant sa lèvre, kidnappant sa langue en se frottant contre lui en grognant, ses talons douloureusement enfoncés à l'arrière de ses cuisses pour le maintenir contre lui.
Peter ferma les yeux un instant pour se laisser submerger par ce fantasme jusqu'alors inconnu et sourit.
- Je déteste quand tu souris comme ça. Pourquoi tu souris comme ça ? Grinça Argent des dents, le sortant de cet agréable songe.
Il tourna la tête et observa Argent. L'avocat le regardait d'un air suspicieux, l'œil sombre, un verre de whisky face à lui, dont les glaçons commençaient doucement mais sûrement à fondre. Ses mains étaient croisées face à lui et il se tenait bien droit sur le tabouret de ce bar très chic, alors que Peter était affaissé sans aucune grâce - aux oubliettes la classe légendaire de Peter Hale, yep.
L'informaticien, slash hacker, slash propriétaire d'une société de sécurité cotée en bourse se redressa un instant et tapota son menton d'un doigt, ne quittant pas son vis à vis du regard.
- Tu l'as cru, dit-il comme une constatation.
En réalité, il était réellement curieux. Il n'arrivait pas à savoir s'il l'avait... Eh bien, s'il avait vraiment cru les élucubrations de son ancienne employée.
- Mon avis n'entre pas en compte, je me dois de défendre ma cliente au mieux de ses intérêts, répondit Argent en détournant le regard, portant son verre à ses lèvres.
- Ce n'est pas ce que j'ai demandé, le taquina Peter avec un sourire.
Argent lui lança un regard noir, que Peter soutint par dessus son verre.
- Allez quoi. Tu me connais tout de même, marmonna-t-il.
- Je t'ai connu à seize ans, rétorqua Argent en plissant du nez.
- Hm, et alors ?
- Tu as toujours été un connard.
- Oui, bon ça ne change pas, ça !
- Les gens changent.
- Mais pas moi !
Peter se redressa, soudainement très sérieux. Il voulait une réponse sincère de Argent, qui ne faisait que se défiler depuis quelques minutes.
- Est-ce que j'ai jamais forcé qui que ce soit à faire quelque chose ? Demanda-t-il sérieusement.
Argent sentit le changement de ton car il observa Peter tout aussi sérieusement, réfléchissant vraiment à la question.
- Je n'en sais rien, je ne connais pas tous tes vices.
Peter leva les yeux au ciel en soupirant.
- Oh pitié, tu en connais la plupart. Eh bien sache que je n'ai jamais forcé qui que ce soit.
Il fronça les sourcils en fouillant dans sa mémoire.
- Tiens, prend Sandra Poliaki. Elle a été en cours d'espagnol avec Maureen. L'année d'avant, je la voulais teeeellement fort ! Ricana-t-il. Sauf qu'elle voulait une relation longue, et pas moi. On était nu au lit, elle était toute excitée, moi aussi. Au dernier moment, elle a dit non.
Peter vida son verre d'une traite et en redemanda un d'un geste de la main au bar man et à son nœud papillon ridicule.
- Bah on a fini par jouer à Mario Bros toute la nuit, marmonna-t-il. Il y a même eu Maureen au départ. Elle était pas intéressée, qu'elle disait. Pfff, regarde la maintenant.
Il éclata de rire, comme si c'était une bonne blague.
Une très bonne blague, en effet.
Le regard de Argent pesait lourd sur son profil et un frisson incontrôlable remonta le long de sa colonne vertébrale, les cours cheveux de sa nuque se hérissant. Il ferma à demi les yeux et observa l'avocat par dessous ses cils. Argent ne le quittait pas des yeux, un regard insondable qui émoustillait assez Peter, il fallait le reconnaître. Il y avait cette droiture chez son ancienne victime qui attirait l'informaticien comme un papillon serait attiré par une flamme. Au final, ils se fixèrent un long moment dans un silence presque confortable au vu de leur passif et du léger brouhaha qu'il pouvait y avoir dans le bar.
Peter bougea sur son tabouret de bar pour se pencher vers Chris, ne le quittant pas du regard.
- Tu sais beaucoup de chose sur moi, mais je ne connais rien sur toi - alors dis-moi, où est-ce que tu trempes ta nouille ?
Le regard de Argent se refroidit encore mais il se rapprocha aussi de lui, le bleu glacial de ses yeux réchauffant pourtant les veines de Peter. Ce dernier sourit d'un air concupiscent.
- Eh bien quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Tu penses sincèrement que je vais te répondre ?
Peter haussa les épaules en sirotant son verre.
- Pourquoi pas ? On ne va pas parler de l'enquête ou de ce simulacre de procès, et tu sembles pourtant vouloir me suivre partout. Quoi, tu serais inquiet pour ma petite personne ?
- Ne prend pas tes désirs pour la réalité, Hale.
- Appelle-moi Peter, Chris ; et si seulement on survolait à peine mes désirs, tu en rougirais, mon cher.
Chris ne broncha même pas, il haussa plutôt un sourcil. Et Peter vit très précisément sa pupille se dilater. Ce n'était que le manque de luminosité, voyons. Rien de plus.
Peter commanda de nouveau un verre, mais pour l'avocat cette fois-ci. Ce dernier venait à peine de terminée celui qu'il avait et jeta un regard interdit à l'informaticien.
- Tu comptes me faire boire ?
- Je suis beaucoup plus alcoolisé que toi, ce n'est pas marrant.
- La vie n'est pas marrante, Hale.
- La mienne si, Chris. Tu veux essayer ?
Chris ne répondit pas, fixant l'homme face à lui.
- À quoi joues-tu, Hale ?
- Peter, sourit ce dernier.
À quoi jouait-il ? Eh bien, avec le feu, pour changer. Il était quelqu'un de subtil, vraiment. Mais non seulement l'alcool l'engourdissait agréablement, mais de plus la situation qui, s'il faisait le fier, l'inquiétait tout de même, eh bien la subtilité devait être restée sur les marches du palais de justice, ou alors dans le mini-bar de sa chambre.
- Je veux savoir si tu es marié, si ta femme s'occupe bien de toi, si elle remplit parfaitement son devoir conjugal ou si tu dois trouver quelques putes à 20 dollars. Oh, je sais : tu pioches dans tes clientes. Tu l'as sauté, la Cendrillon du pauvre que tu défends en ce moment ?
Peter n'avait même vu pas Chris bouger. L'instant d'avant, il déblatérait des inepties comme lui seul était capable de le faire et l'instant d'après, son visage rencontrait le comptoir du bar, lui explosant la lèvre sur le marbre de bonne manufacture. Son verre voltige et déversa son contenue sur le sol avant de tomber sur la moquette dans un bruit sourd. Il gémit de douleur - et peut-être d'autre chose, sûrement d'ailleurs - tandis que Argent maintenait son visage contre le bar de son bras. Peter frissonna quand le souffle de ce dernier frôla son oreille.
- Tu as raison, Peter, cracha-t-il son nom, avec un soupçon... D'autre chose dans la voix. Tu n'as véritablement pas changé. Mais devine quoi, moi non plus.
Il pressa une dernière fois son visage sur le bar avant de le lâcher précipitamment, quittant d'un même mouvement son tabouret et disparu du bar.
Leur accalmie avait attiré l'attention sur eux et le brouhaha distingué s'était un peu apaisé. Mais Peter n'en avait cure, restant un instant contre le comptoir, avec sa lèvre fendue qui pulsait de douleur et sa chemise aromatisée au whisky.
- Un problème, monsieur ?
Peter se redressa enfin, se léchant les lèvres avec un frisson prenant. Le sourire qu'il offrit au barman - qui arrivait un peu tard - devait paraitre totalement fou, mais il rit seulement, les dents ensanglantées.
- Il me le faut celui là, vraiment, susurra-t-il.
Et quand son regard passa sur le tabouret où avait été assit Chris quelques instants plus tôt, son sourit se fit plus bestiale, plus prédateur.
Oh oui, il le voulait - et il l'aurait.
.*.
Le regard que Chris lui lança quand il ouvrit sa porte valait tout l'or du monde. Peter sourit de toutes ses dents, très fier de son coup.
- Hale, qu'est-ce que tu fous là ?
- Je n'arrive pas à croire que tu te retrouves dans le même hôtel que moi ! N'est-ce pas un magnifique coup du hasard ? Chatonna-t-il.
Il observa avec un sourire concupiscent les doigts de l'avocat se resserrer sur le cadran de porte alors qu'il soupirait.
- Qu'est-ce que tu fous là, Hale ? Répéta-t-il, excédé.
Peter ne répondit pas et sortit plutôt quelque chose de sa poche, jouant des sourcils en l'observant.
- Tu avais oublié ça au bar.
Il observa le portefeuille en cuir noir vieillit qui en avait visiblement beaucoup vu et l'agita devant ses yeux.
- D'ailleurs, tu réalises que la sécurité de cet hôtel est vraiment à revoir. Il suffit d'un simple petit sourire pour le groom, une œillade un peu poussé et j'avais le numéro de ta chambre.
Peter fit une petite moue outrée.
- Tu 'rends compte ?
Chris fronça les sourcils et tendit la main pour attraper son portefeuille mais Peter plissa les yeux, amusé, et fit un mouvement de recul, le mettant hors d'atteinte. Il le força ainsi à sortir à moitié de sa chambre pour récupérer son portefeuille, et Peter en profita. Alors que Chris récupérait enfin sa propriété, sortant sur le palier, l'informaticien le frôla pour se glisser dans sa chambre.
- Hale ! Gronda Argent en cherchant à l'arrêter.
- Chris ! Rétorqua-t-il avec un sourire en observant la chambre.
Elle n'avait rien de plus que la sienne... si ce n'était que contrairement à lui, Chris semblait être un maniaque du ménage. Si sa propre valise était éventrée sur le fauteuil qu'il y avait à côté de la baie vitrée, avec ses affaires qui pendaient lamentablement vers le sol, celle de Chris était parfaitement bien rangée près du lit. Enfin, maniaque du ménage, pas vraiment puisqu'il y avait les employés de maintenance qui s'occupaient d'eux - mais il y avait cette sensation... Peter sentait parfaitement que Chris était du genre à tenir parfaitement sa maison. Il sourit, mesquin.
- Tu as emporté ta femme dans tes bagages, qu'elle puisse s'occuper parfaitement de toi ? Lyncha-t-il en jetant un coup d'œil par dessus son épaule.
Argent fronça les sourcils et balança son portefeuille sur la coursive à l'entrée de la chambre. Peter se lécha les lèvres - voilà, un peu de chaos, laisses-toi aller - et il se rapprocha, les poings serrés. Peter sourit un peu plus en glissant les mains dans ses poches, bien campé sur ses pieds alors que Chris s'arrêtait face à lui, le visage sombre.
- Tu as bu, Peter. Sort de ma chambre, tout de suite.
- Mais toi aussi, tu as bu ! On devrait s'amuser, non ? Ta femme-
- Ne parle pas de ma femme quand la tienne t'attend gentiment dans ta chambre, gronda Argent.
Peter s'humidifia les lèvres alors qu'il voyait le regard de son vis à vis s'assombrir.
- Je vois clair dans ton jeu, Peter, susurra-t-il enfin, tout son corps tendu. Mais je ne...
L'informaticien secoua la main près de sa tête, tout sourire.
- Aha, naaaaaon. Maureen est dans le Hyatt Regency, surement avec Rick à cette heure-ci. Ou un autre gars, qu'est-ce que j'en sais exactement. En tout cas...
Peter fit un pas vers lui et Chris posa sa main sur son torse pour le tenir à distance, mais ses doigts accrochèrent sa chemise pour faire tout le contraire, et Peter sourit.
- Eh bien, que voilà donc, susurra-t-il.
Les yeux de Chris, pupilles dilatées au possible, point noir cerclé de gris bleuté le transpercèrent - Peter frissonna.
- C'est ça, murmura-t-il.
- Qu'est ce que tu veux, Hale...
La voix d'Argent était rocailleuse, profonde, un murmure désireux d'avoir plus. Peter sourit.
- Toi, pour commencer.
Peter était assez près pour entendre le halètement réprimé de Chris.
- Va te faire foutre, Hale.
- Mais c'est bien mon but, s'amusa Peter en haussant un sourcil entendu.
La prise de Chris sur sa chemise se fit plus forte et Peter revoyait dans ses geste et sa posture les prémices d'une bonne bagarre comme ils en avaient eut au lycée, et il en frissonna d'avance. Mais Chris avait murit et contrairement à Peter, avait apprit à réfréner ce genre de... Pulsions. Il tira plutôt le propriétaire d'entreprise pour le guider jusqu'à la porte, le corps tout en nerfs et muscle fin tendu à l'extrême. Alors qu'il allait ouvrir la porte, sûrement dans l'optique de foutre Peter dehors, ce dernier ne le laissa pas faire. Il poussa Chris contre la porte, plaquant son dos contre le bois et emprisonnant son corps du siens.
Le regard brûlant, Argent gronda mais Peter sourit plutôt, pressant sans aucune pudeur son entrejambe déjà bien réveillé contre la hanche de l'avocat. Chris s'immobilisa et ses pupilles se dilatèrent.
- Hale... Gronda-t-il bassement.
- Tu vois... Ça, là... Commença Peter dans un murmure. Cette envie de me frapper, ce... Frisson qui remonte le long de ton dos et auquel tu n'as jamais réussit à trouvé de substitut, pas même la femme que tu baises tous les samedi soir, dans le noir et dans la même position... Crois moi, j'en ai essayé des substituts, mais rien ne vaux l'original - et ça, ça t'avais manqué, avoue.
- Peter, lâche-moi, souffla Chris d'une voix étranglée.
Peter sentit ses lèvres s'étirer doucement et s'appuya un peu plus contre l'avocat - et il le sentit trembler contre lui.
L'air quitta ses poumons quand ledit avocat le surprit : Avec un mouvement de hanche bien plus puissant qu'il ne l'aurait imaginé, Chris inversa leur position pour brutalement le coincer à son tour contre la porte. Peter entrouvrit la bouche pour prendre une respiration tremblante, le cœur battant brutalement entre ses cotes alors que le corps bouillant de Argent se pressait contre lui en l'empêchant totalement de bouger.
Chris Argent l'épinglant contre le mur, Peter se retrouvait totalement démuni, et tout ce qu'il trouvait à faire, c'était de sentir son érection grossir dans son pantalon.
Ouh... Ouh, qu'il aimait ça... C'était malsain.
- Ouais, c'est ça... gémit-il.
Oui, très malsain.
- A quoi tu joues, Peter ? Souffla Chris d'une voix haletante, le corps tendu.
Peter lâcha un rire tremblant, le désir pulsant dans ses veines.
- A peine plus qu'à la belle époque...
- Si tu crois que je suis toujours le même, tu te trompes. Je ne te laisserais plus jamais te jouer de moi...
- Et jouer avec moi, qu'en dis-tu, hm ?
L'informaticien bougea des hanches contre l'avocat, et ce dernier ferma un instant les yeux en prenant une petite inspiration, Peter tout sourire quand il sentit le début de dureté contre la sienne bien au rendez-vous.
- J'espère vraiment que tu n'as pas changé, susurra-t-il doucement. Parce que si tu décides soudainement de ne pas me... Hm, eh bien, de me faire payer, de me rendre tout ce que je t'ai donné à la même enseigne, avec la même... fougue qui te caractérisait à l'époque, j'avoue que je serais déçu.
- Est-ce que tu crois vraiment que j'en ai quelque chose à faire, de ce que tu penses ?
- Ta vie est si terne, Chris... chantonna Peter. C'est pour ça que tu t'occupes des affaires les plus 'chaudes' ; ce frisson te manque, l'adrénaline te manque.
Il réussit à défaire la prise de Chris autour de son flanc pour libérer son bras, et il le plaqua dans le creux des reins de l'avocat pour plaquer ses hanches contre les siennes. Peter ferma les yeux en posant sa tête contre la porte, la gorge offerte et la bouche entrouverte pour gémir ; Chris, quant à lui, eut un mouvement qui le rapprocha, son nez touchant le menton de l'informaticien qui frissonna sous cette légère touche peau contre peau.
Puis Chris récupéra son bras dans son dos et plaqua brutalement son poignet contre le mur. Peter rouvrit les yeux, la respiration sifflante, et Chris était juste 'là' ; il était là et c'était juste... Parfait. Les pommettes rougies, les cheveux déjà tout hirsutes et les pupilles dilatées, à peine une touche de gris bleuté... Il était encore plus beau que ce que à quoi s'attendait Peter. Ce dernier frissonna et ses hanches bégayèrent. Oh, par dieu...
- Alors c'est ça, hein ? Tu aimes être traité comme une pute, gronda Chris, l'appuyant un peu plus contre la porte.
Peter réprima un gémissement et réussit à sourire. Oh yeah, du dirty talk... Encore mieux.
- Oh Chris, pas de mots doux au premier 'date', chéri.
Le baiser le surprit... À peine, en fait. Et il était encore meilleur qu'il se l'était imaginé - parce que Peter se l'était imaginé, sans aucun doute. Chris était.. Était fort, désireux, il l'épinglait contre la porte comme s'il ne pesait rien, tirant ses cheveux pour le faire gémir de douleur et prendre possession de sa bouche, malmenant ses lèvres, violant sa langue ; et Peter gémit un peu plus fort. Ce frisson là, cette hystérie là, il ne l'avait pas sentit depuis des années, qu'importe tous les amants qu'il avait essayé, jamais personne n'avait réussit à malmener ses sens et ses nerfs comme avaient pu le faire la crevette Christopher Argent. Ah, par tous les dieux, qu'il regrettait qu'il n'ai pas ouvert les yeux plus tôt !
Mais elle était bien loin derrière, la 'crevette'. Pas quand Chris le dominait de la force, le malmenant sans pour autant bouger, roc inflexible contre son corps.
Argent s'écarta à peine.
- Si tu savais le nombre de fois que j'ai rêvé de te faire taire une bonne fois pour toute, railla-t-il à voix basse contre sa bouche.
- Oh, il m'en faut beaucoup plus, rétorqua Peter sur le même ton.
Un son guttural, animal, sortit de la bouche de Chris, qui se pressa presque douloureusement contre lui.
- Je n'en doute pas.
Ce fut Peter qui se jeta ensuite sur lui, happant ses lèvres pour les lui mordre. La passion déferlait sur lui par vague de plus en plus forte. Chris agrippa le devant de ses vêtements pour le tirer violemment vers lui, retournant dans la chambre. Peter se laissa être jeté sur le lit sans aucune considération, frissonnant au contraire de plaisir. Il offrit un sourire taquin à Argent avant que celui-ci l'épingle au matelas avec une grimace de colère.
Puis, comme les enfants qu'ils n'étaient plus, il se battirent pour avoir le dessus, l'adrénaline les rendant aussi bête qu'à l'époque, la luxure en plus. Au terme d'une lutte acharnée où ils perdirent leurs vêtements et quelques boutons, Peter gémit de plaisir alors que Chris l'enfonçait dans le matelas, emprisonnant son érection entre son propre ventre et le matelas, plaquant ses bras sur ce dernier, juste à côté de sa tête enfoncée dans un oreiller, et son entrejambe fermement pressé contre ses fesses.
Si Peter continua de se débattre, ce fut plus pour gigoter qu'autre chose, parce que c'était là qu'il voulait Chris, c'était juste là !
L'avocat, d'une main tremblante sous l'effort pour le garder immobile, glissa son boxer - Peter aimait les boxer, c'était sexy - juste sous ses fesses sans pour autant l'en débarrasser, juste assez pour pouvoir glisser son érection entre ses deux globes de chaires.
Peter frissonna et se mordilla la lèvre en essayant de retenir un sourire. Est ce que Chris allait le prendre comme ça, à sec, que Peter se retrouve ballotter entre douleur et plaisir - parce qu'il aimait cette brûlure et adorait la ressentir pendant encore quelques jours après l'ébat ? Est ce que Chris le connaissait aussi bien malgré ces années sans se voir ni même penser à l'autre ?
Ou alors c'était le cas, et à ce moment là Peter s'en inquiétera quand il fera jour ; ou bien l'avocat n'en avait que faire, et Peter se mettrait un point d'honneur à exploiter rapidement ces tendances de sadique dominateur.
L'un comme l'autre, Chris eut un temps d'arrêt, une hésitation, et Peter leva les yeux au ciel. Argent restait un bon gars. Alors Peter se cambra pour s'appuyer contre l'érection délicieusement glissée contre lui.
- Si tu me prends pas maintenant je te jure que j'inverse les rôles mais je n'aurais pas autant de concideraaaa...
Chris ne le laissa pas finir et le pénétra de moitié, Peter déjà bien ouvert de ses jeux de la veille.
- ...aaation, termina ce dernier dans un gémissement. Putain, oui...
Peter entendit Chris sourire - oui ! Il l'entendait sourire, et alors ? Certaines personnes voyaient bien les sons et d'autres entendaient bien les couleurs, chacun son truc ! - et il sourit à son tour. Au premier coup de reins, il ferma les yeux, et quand Chris trouva un rythme fort et puissant, Peter gémit sans retenu.
Chris avait tant rêvé de le faire taire ? Dommage, Peter était quelqu'un de vocal. De vraiment, vraiment très vocal. L'informaticien, la bouche entrouverte alors que le plaisir le submergeait par vague, rythmé par les coups de bassin que Chris s'entêtait à donner lentement mais profondément. L'avocat avait une main posée au creux de ses reins et l'autre enfonçait son visage dans l'oreiller, alors qu'il le dominait de toute sa hauteur et Peter s'imagina le tableau pendant un instant : le visage rougit de plaisir, la respiration haletante, ses hanches le frappant de coups sûrs et méticuleux, y mettant toute sa rage et sa colère passée, un... Deux... Trois... QUATRE-
Peter prit une inspiration difficile, tendit le cou et se cambra de plaisir entre les draps, cherchant à se redresser, mais Chris l'en empêcha. Il sortit de lui, au regret de Peter - et agrippa ses hanches pour le tourner, une main sur son biceps pour le garder contre le matelas. De son autre main, il attrapa la cuisse de Peter et souleva son bassin, le posant sur ses cuisses pour replonger en lui d'un mouvement brusque. L'informaticien froissa les draps d'une main, lâchant un cri de plaisir alors que Chris le pliait à son bon vouloir, plongé en lui en le soulevant du matelas, penché au dessus de lui avec un sourire supérieur.
Et il avait bien raison le bougre.
L'avocat bougeait frénétiquement contre lui, frappant toujours plus fort - Peter allait sans aucun doute le sentir le lendemain et il frissonna de plaisir. Chris le lâcha, s'appuyant de ses deux mains autour de sa tête en grognant et Peter l'observa un instant, les cheveux débraillés et l'œil brillant, le plaisir teintant ses joues de rouges. L'informaticien leva la main pour attraper ses cheveux et le tirer à lui afin de l'embrasser. Trop de dent, trop de saliver, une pointe de sang alors qu'ils se dévoraient plus qu'ils ne s'embrassaient.
Les bruits secs de leur peau claquant l'une contre l'autre, de plus en plus erratique, étaient tout ce qu'il y avait de plus salace et Peter gémit quand il sentit Chris se perdre en lui, se déversant dans ses entrailles.
Il gémit de plaisir, certes, mais aussi de frustration puisque, niiiieh, il aurait bien aimé que ça dure jusqu'au petit matin. Mais Chris attrapa son érection d'une main fermé et - oh, des étoiles.
.
Quelques minutes plus tard, la tête enfouis dans l'oreiller, les membres engourdis et encore brûlants d'effort, Peter soupira et rouvrit un œil.
- Je t'entend cogité d'ici, Argent, marmonna-t-il. Si tu éteignais ton cerveau cinq minutes ?
- Je n'arrive pas à croire que j'ai couché avec toi, soupira ce dernier, juste derrière Peter.
L'informaticien sourit et bougea dans le lit pour se tourner vers l'avocat, grimaçant alors que tout son corps protestait. Chris fixait le plafond, les draps nonchalamment posé sur ses hanches et sa main gauche sur le ventre. Peter sourit.
- Ah mais ne t'inquiète pas. Pour une première fois hors du mariage avec un homme, tu t'en es brillamment sortit, par dieu, ricana-t-il.
Rappelons que Peter était toujours étourdit par l'alcool, hm. Chris leva les yeux au ciel et le regarda, un sourcil haussé.
- Ah oui, tu crois.
- Ahahaha, oui ! S'écria Peter en se redressant.
Il gémit alors que ses reins chauffaient et se laissa retomber sur le matelas. Il rit d'une manière un peu aiguë.
- Purée, ouais... Murmura-t-il de plaisir.
Chris rit légèrement à côté de lui.
- Je ne parlais pas de ça.
Peter rouvrit les yeux, surprit.
- Oooh, monsieur est infidèle ? S'amusa-t-il.
Avec un grognement, Chris fixa de nouveau le plafond.
- C'est... Compliqué.
Peter l'observa un instant puis soupira en se redressant lentement. Il sortit du lit et s'étira, les membres agréablement engourdis, puis récupéra ses vêtements pour les enfiler. Chris le regarda faire sans rien dire et Peter lui offrit un sourire taquin, observant l'ecchymose rougie sur la lèvre de l'avocat, un coup de dent de sa part plutôt bien placé.
- On se voit demain au tribunal, susurra-t-il.
Puis il quitta la chambre, apercevant le sourire mi-exaspéré, mi-amusé de Argent.
Quelle soirée.
REPONSES AUX REVIEWS :
Guest : Merci de m'avoir posté une review, ça m'a un peu secoué les puces - dans le sens où je m'étais dit que je reprendrais la publication, mais ça a été le coup de pouce dont j'avais besoin pour me décider .x.
Alors non, officiellement, je n'avais pas abandonné cette histoire. Mais... Mais le temps à passé, et je n'ai jamais donné de nouvelles, parce que je repoussais l'écriture/la publication toujours au lendemain.
Toutes mes excuses, et j'espère que cette suite te plaira.
AH NON MAIS NON !
J'AVAIS TOUT BIEN FAIT, REPONDU AUX REVIEWS, FAIT UN MESSAGE DE FIN, TOUT, ET LE SITE PLANTE ET M'EFFACE TOUT ?! C'EST UNE BLAGUE ?!
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Reprenons, voulez-vous ? Je disais donc.
Pour ceux qui lisent Vultus est index Animi, vous devez bien réaliser que depuis un an, mon style, ma plume a évolué, et donc ça doit faire bizarre, ce drôle de retour dans le passé. Seulement, je ne me voyais pas reprendre l'écriture pour l'adapter à mon style d'aujourd'hui, alors... Alors voilà. Je n'ai fait que relire les corrections de C. et vous le poster, parce que tout réécrire aurait vraiment retardé, et je suis déjà assez en retard comme ça.
Bon. S'il y a encore du monde après tout ça, je vous dis au mois prochain.
Plein de bisous tout de même, xoxo, 'Win
( et je fais une sauvegarde de ce que je viens d'écrire. Et puis quoi encore, si je dois recommencer une troisième fois, vous ne l'aurez jamais. Et comme ce message ne sera pas poster, pour vous je serais morte dans un murmure inaudible. )
