Note d'avant chapitre : Je vous gratifie d'un nouveau chapitre si peu de temps après le premier, afin de poser les bases de cette histoire qui sera en quelque sorte un triptyque (vous comprendrez mieux pourquoi à la fin :o) ). J'essaie au maximum d'écrire une histoire qui sorte de l'ordinaire, et j'espère qu'elle vous plaira !
Vous l'aurez sûrement noté, je n'explique (pour une fois) pas la raison de la présence de Severus Snape dans cette fiction, cette partie n'étant pas de grande importance ici... Je laisse cela à votre imagination. :)
Bonne lecture.
Je Te Guiderai
Chapitre II
Gloria arriva à l'heure cette fois-là. Rose était cependant encore endormie lorsqu'elle se présenta devant la porte de l'appartement. Cela n'était pas une surprise, étant donné que la petite fille s'était réveillée sur les coups de vingt-trois heures la veille, avant de se recoucher un peu après deux heures du matin, tenant Hermione éveillée jusqu'à tard dans la nuit. C'est le visage marqué qu'Hermione finit de se préparer, profitant de se retrouver enfin seule afin d'enfiler une tenue décente. Elle ouvrirait la librairie encore tard aujourd'hui, mais cela ne l'importait guère. Les affaires tournaient bien en ce moment, et une heure de plus ou de moins n'était pas un problème dans un village aussi petit que celui dans lequel elle officiait. Mais, même avec cette idée en tête, Hermione ne put s'empêcher de pester en enfilant ses collants. Elle avait opté pour une petite robe blanche avec des empiècements bordés de noirs au niveau des poches plaquées à l'avant. Elle choisit également un petit cardigan noir afin de réchauffer ses épaules et enfila ses bottes à talon avant d'enrouler une écharpe bleue nuit autour de son cou et de quitter son appartement.
Elle ouvrit la librairie sur les coups de neuf heures et ne perdit pas de temps à faire les poussières avant l'arrivée des premiers clients. Elle tourna le panneau qui se trouvait sur la porte d'entrée de sorte à ce que le mot « ouvert » soit visible par les passants et alla se débarrasser rapidement de son écharpe dans la réserve avant de revenir dans la librairie. Elle profita de ces quelques moments de solitude afin de ranger les divers livres qu'elle voulait mettre en avant sur la table située juste en face de l'entrée, avant d'être interrompue par le bruit si caractéristique de la sonnette fixée sur la porte. C'était une idée d'Edward, et Hermione avait jugé utile de garder cette relique du passé qui apportait un charme supplémentaire à la librairie.
Elle se retourna rapidement, un sourire aux lèvres afin d'accueillir son premier client de la journée. Sourire qui se figea lorsqu'elle croisa le regard ténébreux de l'homme qui venait de refermer avec douceur la porte derrière lui, laissant sa cape virevolter pendant quelques instants dans son dos.
Même huit ans plus tard, elle l'aurait reconnu entre mille. Ce regard si profond, et en même temps si dur était difficilement oubliable. Ce regard qui s'était posé sur elle maintes et maintes fois lors de son adolescence, ce regard qui semblait toujours vouloir sonder l'esprit de celui sur lequel il était fixé... Ce regard d'une noirceur absolue, si noir qu'elle aurait parié qu'il n'y avait aucune différence de couleur entre sa pupille et son iris.
Puis, le regard d'Hermione s'arrêta sur l'arête de son nez, droit et imposant. Le crochu de cette partie saillante de son visage n'était visible que de profil, mais elle doutait pas qu'il le soit toujours.
Sa bouche, malgré le pincement qui la caractérisait présentement, semblait toujours aussi fine.
Devant elle se trouvait Severus Tobias Snape.
Ce dernier fit un pas en sa direction, faisant bouger avec grâce sa cape derrière lui. Cette dernière semblait faire partie intégrante de son personnage, si Hermione se fiait à la régularité avec laquelle il la portait. Jamais, ô grand jamais, elle n'avait vu son ancien professeur porter autre chose que cette fameuse cape qui, pour une raison qu'elle ignorait, avait gardé cette teinte de noire si caractéristique.
- Professeur Snape, parvint-elle finalement à murmurer, reportant son attention sur son regard.
- Severus, je vous en prie, rétorqua-t-il en la saluant d'un hochement de tête. C'est un plaisir de vous voir, Miss Granger.
Hermione déglutit difficilement, tout à sa surprise de voir une personne de son passé dans sa librairie. C'était la première fois que ces deux périodes de sa vie s'entremêlaient, et elle n'aurait jamais pensé que cela serait du fait de Severus Snape.
- M. Snape, reprit-elle, ne pouvant décemment pas l'appeler par son prénom après avoir été son élève pendant tant d'années. Que me vaut l'honneur de votre présence ?
Severus s'avança encore un peu plus, son regard faisant le tour de la librairie. Sa main tomba sur un ouvrage qui se trouvait sur une table non loin de lui, et il le prit délicatement dans ses mains, prenant le temps de le feuilleter distraitement.
- Les Liaisons Dangereuses ?, questionna-t-il en haussant un sourcil.
- C'est un livre moldu, expliqua-t-elle avec hâte en croisant les bras sur sa poitrine.
- Je connais très bien cet ouvrage, Miss, rétorqua-t-il en déposant le livre là où il l'avait pris. Je ne pensais simplement pas que ce serait un ouvrage que vous auriez mis en avant dans ce qui semble être votre librairie.
- C'est une de mes lectures favorites, si vous voulez tout savoir.
Elle capta vaguement le rictus qui ourla un coin des lèvres de Severus, mais n'y prêta pas attention.
- Vous n'avez pas répondu à ma question, reprit-elle.
- Pourquoi être partie ?, lâcha soudain Severus, plantant son regard dans celui de la jeune femme qui eut un mouvement de recul, mouvement qui fut interrompu par la table qui se trouvait derrière elle.
- Je ne vois pas en quoi mes raisons de m'exiler vous intéressent. Et comment m'avez-vous retrouvée, tout d'abord ?, questionna-t-elle, la voix légèrement plus aiguë que ce qu'elle aurait voulu.
Severus écarta sa question d'un mouvement de la main.
- Cela n'a aucune importance, Miss. Le plus important est la raison pour laquelle je vous ai cherchée, pour laquelle je me trouve devant vous en ce moment, expliqua-t-il d'une voix doucereuse, la même voix qu'il avait utilisé pendant ses années à Poudlard à dispenser un enseignement élitiste mais pourtant formateur.
- Je vous écoute, parvient-elle à dire.
Severus commença à faire les cent pas dans la librairie, tournant parfois le dos à Hermione. Il semblait être à la recherche des bons mots, et gardait ses mains croisées dans son dos alors qu'il arpentait la pièce. Finalement, il se retourna vers elle avant de s'arrêter.
- J'ai besoin de vous, Hermione Granger. J'ai besoin que vous reveniez à Ste Mangouste pour...
- Il n'en est pas question, l'interrompit Hermione d'une voix sèche, alors qu'elle fronçait les sourcils. Je n'ai aucune intention de revenir, aucune.
- Ecoutez-moi, insista Severus en s'approchant d'elle. Nous avons besoin de vous et de votre expertise concernant un sujet de la plus haute importance. Si vous ne venez pas...
- Je n'ai aucune intention de revenir, répéta-t-elle en appuyant sur chacune des syllabes, comme si Severus comprendrait mieux de la sorte. Quand bien même il s'agirait d'un dossier d'État, je ne reviendrai pas. Je me porte très bien depuis que je vis loin de l'effervescence de Londres, et je compte bien en rester loin désormais.
- Pourquoi ?, demanda Severus en désespoir de cause. Vous étiez une des plus brillantes Médicomages, vous avez complètement révolutionné la vision que les sorciers avaient de la médecine. Alors pourquoi ?
Hermione se figea, cherchant ses mots. Pourquoi était-elle partie ? C'était une question qu'elle avait entendu maintes fois, de la bouche de ses amis, de ses supérieurs, de ses collègues. Tous avaient pensé que, malgré sa peine, elle se sentirait assez entourée, assez aimée pour rester parmi eux. Mais cela n'avait pas été le cas, et l'exil avait été la seule réponse qu'elle avait trouvé à ses problèmes.
- Pourquoi pas ?, rétorqua-t-elle tout en sachant pertinemment que ce genre de réponse ne serait pas suffisant pour Severus Snape. Je n'ai plus d'attaches à Ste Mangouste, et je compte bien vivre le restant de mes jours ainsi.
- Miss Granger, soupira Severus en désespoir de cause. Depuis près d'un an, le monde sorcier souffre d'un grand mal. Un mal qui nous ronge de l'intérieur, contre lequel nos méthodes sont inefficaces. Voilà pourquoi j'ai mis mes connaissances au service de l'hôpital, mais je n'y arriverai pas seul. Je n'y arriverai pas sans vous.
Un regard vers Severus lui fit comprendre qu'il n'exagérait pas. Hermione se dit qu'il devait réellement se passer quelque chose de grave pour que Severus Snape, un des plus grands sorciers qu'elle ait eu l'occasion de connaître lui demande son aide.
- De quoi parlez-vous ?, s'entendit-elle lui demander, alors qu'elle s'était jurée de ne pas se renseigner sur ce qui se passait dans le monde magique depuis plus d'un an. La curiosité était trop forte.
- Je vous parle du cancer, Miss Granger, avoua Severus à voix basse. Je vous parle de ce mal qui s'est abattu sur nous et qui ne cesse de s'étendre, comme une malédiction dont nous ne pouvons pas nous débarrasser, et contre laquelle les techniques moldues ne sont pas aussi efficaces que sur les moldus eux-mêmes.
Hermione retint son souffle, et baissa rapidement les yeux.
- Pourquoi dites-vous que je peux vous aider ?, souffla-t-elle, évitant toujours son regard.
- J'ai trouvé vos travaux, Miss. Ils ne sont certes pas aboutis, mais je suis persuadé qu'en mettant nos recherches en commun, nous parviendrons à trouver quelque chose de cohérent. J'en suis persuadé, répéta Severus.
Hermione secoua la tête, comme si elle ne voulait pas entendre ce qu'il lui disait.
- Je ne veux pas retourner à Ste Mangouste, murmura-t-elle, toujours en secouant la tête.
- Vous n'aurez pas à vous y rendre, dit-il précipitamment. Nous pouvons très bien mener nos recherches ici, ou chez moi, à Spinner's End, comme vous préférez. Si Ste Mangouste ne vous sied pas, nous trouverons une solution.
Hermione se mit à réfléchir à toute vitesse. Rose... Elle ne pouvait décemment pas laisser sa fille afin de se rendre chez Severus Snape à une heure d'ici. La solution s'imposait alors d'elle-même.
- Je..., commença-t-elle, cherchant les mots adéquats. Je veux bien essayer, mais je ne vous promets rien, M. Snape. Si recherches il y a, elles auront lieu chez moi, à dix minutes d'ici. J'ai une fille, voyez-vous, et je ne peux me permettre de la laisser seule, expliqua Hermione en rencontrant son regard.
Severus haussa un sourcil étonné à l'évocation de Rose, mais acquiesça.
- Je n'y vois aucun inconvénient, mais disposez-vous d'un laboratoire personnel ?
Hermione soupira avant de se passer une main lasse sur le visage. Elle n'avait pas pensé à ce petit détail.
- Non... Mais je dispose d'une cave assez spacieuse qui devrait pouvoir remplir cet office.
- Très bien. Pouvons-nous donc convenir d'une date ?
Hermione se mordilla la lèvre inférieure avant de contourner son bureau, à la recherche d'un morceau de parchemin et d'une plume.
- Que direz-vous de demain soir, vers 20 heures ? Je vous note l'adresse...
- Cela me sied, répondit Severus en prenant le morceau de parchemin qu'il glissa dans une poche intérieure. Je suis ravi de voir que nous sommes parvenus à un terrain d'entente. A demain, Miss.
Sur ces mots, Severus quitta la librairie, faisant tinter une deuxième fois la sonnette de la porte par la même occasion. Hermione se laissa tomber sur le siège de son bureau, se prenant la tête dans les mains.
- Merlin, dans quelle galère viens-tu de te fourrer ?, marmonna-t-elle en soupirant.
XxX
Le lendemain, la réponse de Molly arriva avant huit heures, et Rose était toute excitée à la vue du hibou qui se posa gracieusement sur le rebord de la fenêtre qu'Hermione avait intentionnellement laissée ouverte. La petite fille aux yeux noisettes trépignait d'impatience lorsque sa mère détachait la lettre de la patte du volatile, un sourire aux lèvres.
- C'est une lettre de mamie Molly, mon cœur, expliqua Hermione à l'attention de sa fille.
- Mamie !, s'exclama Rose, les yeux brillants.
Rose adorait ses grands-parents, et Hermione ressentit un pincement au cœur en la voyant si enthousiaste. Elle ouvrit cependant la lettre, Rose s'agrippant comme elle le pouvait à sa jambe.
« Chère Hermione,
Nous sommes ravis d'avoir de tes nouvelles. Nous vous attendons avec impatience samedi. Bien évidemment, vous dormirez toutes les deux au Terrier, il est inutile de faire tant d'heures de route pour ne passer qu'une journée en notre compagnie.
Nous vous embrassons toutes les deux,
Arthur et Molly »
Hermione confia la lettre à sa fille et cette dernière la serra contre son cœur, dans un geste d'une infinie douceur. Quelques minutes plus tard, Rose partait avec Gloria et Chloé cette fois, laissant sa mère seule.
Hermione, comme tous les mercredis, ne travaillait pas, mais étant donné les circonstances, elle s'était arrangée avec Gloria afin qu'elle garde Rose exceptionnellement. Elle avait une multitude de choses à faire, et cela commençait par ranger la cave afin de la préparer pour la venue de Severus.
D'un pas peu assuré, Hermione se rendit dans sa chambre et ouvrit le dernier tiroir de sa commode. Elle en sortit une petite boîte en bois d'ébène, et souleva délicatement son couvercle. Là, sur un petit coussin, reposait sa baguette magique, objet qu'elle n'avait pas utilisé depuis ce qui lui semblait être des siècles. Vigne, ventricule de dragon. Sa main courut le loin du bois dont était fait sa baguette, et elle ferma brièvement les yeux, comme pour s'imprégner de la puissance qui émanait de l'objet. Quelques larmes menacèrent de lui monter aux yeux, mais elle les refoula très vite, ouvrant les yeux par la même occasion. Elle n'avait pas posé le regard sur sa baguette depuis plus d'un an. Un an pendant lequel elle avait tenté de vivre selon les us et coutumes qui avaient bercé sa vie pendant presque douze ans, avant qu'elle ne se retrouve projetée dans un monde totalement différent, mais qui était pourtant le sien. Qui avait été le sien, corrigea-t-elle mentalement.
Rapidement, elle referma le tiroir de la commode et fourra sa baguette dans sa poche. Aurait-elle encore les réflexes qui l'avaient animée auparavant ? Elle n'en était pas sûre, et pourtant, elle devrait les avoir. Severus comptait sur elle, et s'il y avait bien quelque chose qu'elle détestait par dessus tout, c'était de décevoir les personnes qui avaient cru bon mettre des espoirs en elle.
Hermione ouvrit prestement sa boîte à bijoux qui ne contenait que très peu de choses de valeurs, mais dans laquelle elle avait glissé la clé de la cave. Elle ne voulait pas que cette clé se retrouve par inadvertance dans les mains de Rose. Évidemment, cette dernière n'aurait pas pu ouvrir la porte de cette manière, étant trop petite pour accéder à la serrure, mais les manifestations magiques pouvaient survenir à tout moment et Hermione ne voulait pas tenter le diable. Sa fille était la prunelle de ses yeux, et rien ne devait lui arriver.
Sa baguette dans la poche et la clé de la cave à la main, Hermione quitta la chaleur bienveillante de sa chambre afin de se rendre à la cave. Habitant au rez-de-chaussée, elle avait un accès direct à la pièce. Un frisson lui parcourut l'échine : elle n'avait été à la cave qu'une seule fois depuis son arrivée dans son appartement. En effet, recommençant tout à zéro, elle n'avait pas eu grand chose à stocker. Tout ce qu'elle possédait avait été acheté au fur et à mesure, et la cave n'avait donc pas eu d'utilité réelle pour l'instant. Lorsqu'elle ouvrit la porte, un courant d'air frais s'engouffra dans l'appartement, et Hermione resserra son pull autour d'elle. Elle alluma la lumière qui grésilla quelques instants avant de se stabiliser. D'un pas peu rassuré, elle descendit les escaliers en bois un à un, ne faisant pas attention à leur grincement sous son poids. Par précaution, elle sortit sa baguette magique de sa poche, et finit par arriver en bas des marches. La pièce était assez spacieuse, assez spacieuse pour faire office de laboratoire en tout cas. Ayant côtoyer Severus Snape pendant des années, elle savait que ce dernier exécrait les pièces de trop grande taille, ce qui l'arrangeait en l'état des choses.
Hermione passa la majeure partie de la matinée à nettoyer la pièce de façon moldue, puis descendit magiquement la table basse qu'elle agrandit à l'aide d'un sort, tout comme sa table à manger. Elle transfigura également l'ancien bac à vêtements qu'elle n'utilisait plus afin qu'il ait l'allure d'un chaudron, et elle fit de même avec les verres qui devinrent des fioles de toutes tailles. Finalement satisfaite, elle s'interrogea ensuite sur les ingrédients. Évidemment, elle n'en possédait pas, mais elle pensa que Severus avait du s'en occuper. Par ailleurs, leur première rencontre ne serait très sûrement composée que de recherches et de brainstorming en tout genre.
Avec un soupir, elle remonta dans son appartement et referma la porte derrière elle. Une douche n'était pas de refus, et un coup d'œil à sa montre lui apprit qu'elle avait encore un peu de temps avant qu'il ne soit dix-sept heures, soit l'heure à laquelle elle avait convenu d'aller récupérer Rose.
Finalement, elle se fit couler un bain chaud, contrastant totalement avec la pluie glacée qui mouillait sans discontinuer le sol depuis plusieurs heures à l'extérieur. Elle se laissa glisser dans la baignoire avec délice, rajoutant un soupçon de gel douche parfumé à l'amande. Elle passa une bonne vingtaine de minutes dans l'eau qui refroidissait de plus en plus, un livre à la main.
Après avoir été cherché Rose, elles dînèrent ensemble, puis jouèrent jusqu'à ce que la petite fille tombe de fatigue. Alors, Hermione la porta à sa chambre, veillant à ce que cette dernière soit bien installée pour sa nuit de sommeil, protégeant la pièce par un sort d'insonorisation particulier : Rose ne pouvait rien entendre, mais tout bruit qui provenait de sa chambre était amplifié pour qu'Hermione puisse l'entendre. Il était déjà vingt heures, et Severus n'allait pas tarder à arriver. Ayant son adresse, elle ne doutait pas que le sorcier transplanerait directement devant sa porte.
A 20h03 précisément, la sonnette de la porte d'entrée retentit, et Hermione remit de l'ordre dans ses boucles avant de se décider à aller ouvrir. Elle prit une profonde inspiration, la main sur la poignée, avant d'ouvrir et de se retrouver nez à nez avec Severus Snape. Il était vêtu comme la veille, avec son éternelle cape noire sur les épaules. Il la salua d'un hochement de tête comme il en avait l'habitude et Hermione fit de même avant de se mettre sur le côté afin de le laisser entrer dans son appartement.
Ils n'échangèrent aucun mot pendant quelques secondes, avant que Severus ne rompe le silence en pénétrant dans le salon.
- Votre appartement est très agréable, dit-il d'une voix basse et lente. Et le voisinage semble facile à vivre.
- Je ne me plains pas, acquiesça Hermione. Souhaitez-vous manger, boire quelque chose ?
- Rien de tout cela, Miss, je vous remercie. Ce qui m'amène chez vous est autrement plus important.
- Bien sûr, marmonna Hermione en passant devant Severus, évitant tant que possible son regard. Suivez-moi.
Ils se retrouvèrent devant la cave quelques secondes plus tard, et Hermione entendit Severus étouffer un léger rire alors qu'elle glissait la clé dans la serrure. Elle se retourna vivement pour voir qu'il avait le regard fixé sur la porte de la chambre de Rose.
- Que se passe-t-il ?, demanda-t-elle, intriguée par sa réaction.
- Cette décoration est... digne d'une Gryffondor, expliqua-t-il, un léger rictus sur le visage.
Hermione suivit son regard, et ne put nier. Effectivement, les dorures qui ornaient la porte peinte en rouge grenat, porte sur laquelle était écrit le nom de sa fille en lettres dorées étaient pour le moins explicite.
- On ne change pas les bonnes habitudes, lâcha-t-elle en ouvrant la porte de la cave, incitant Severus à la suivre.
- Rose ?, questionna Severus alors qu'ils descendaient les marches.
- Rose Weasley, précisa Hermione, les lèvres pincées.
Severus ne répondit pas, et ils se retrouvèrent au milieu de la cave aménagée par les soins de la jeune femme.
- J'ai fait du mieux que je pouvais avec ce que j'avais..., expliqua-t-elle, un peu honteuse.
- C'est parfait, je ne pense pas que nous aurons besoin de plus d'ustensiles, la rassura Severus en faisant le tour de la pièce, comptant par la même occasion le nombre de fioles.
C'est alors qu'Hermione se rendit compte que Severus avait une besace à la main, noire, évidemment.
- Qu'est-ce donc ?
- L'ensemble, ou tout du moins ce que j'ai trouvé, de vos recherches, ainsi que les miennes.
Severus déposa la besace sur la table la plus proche et en sortit une liasse de documents assez imposante. Hermione s'approcha et reconnut son écriture.
- Je ne pensais pas revoir ces documents un jour, avoua-t-elle à mi-voix.
Severus l'observa du coin de l'œil, et s'aperçut que quelques rides avaient pris possession du coin externe de ses yeux. Elle n'était plus la jeune fille extrêmement douée qu'il avait connu, elle n'était plus une adolescente. Elle était devenue une femme malmenée par la vie, marquée par des épreuves qu'il n'osait même pas imaginer.
Il fut interrompu par le regard de la jeune femme qui plongea dans le sien, et il se racla gauchement la gorge, comme pris en flagrant délit.
- Vous pourrez vérifier si ces documents sont complets ou non... Ensuite, nous pourrons parler de cette maladie, des découvertes que nous avons chacun fait de notre côté afin de ne pas nous influencer dans un premier temps. Puis, il serait bon de réfléchir ensemble aux solutions que nous trouvons adéquates. Qu'en pensez-vous ?
- Je n'en pense que du bien, répondit Hermione en acquiesçant, retournant son attention à ses documents.
Elle prit l'ensemble de ses parchemins et alla s'asseoir dans un des confortables fauteuils qu'elle avait fait descendre, invitant Severus à faire de même. Alors qu'elle commençait la lecture de ses recherches, une constatation lui vint en tête : la nuit allait être longue.
XxX
- Désirez-vous quelque chose ? Du café, du thé peut-être ?
La douce voix d'Hermione venait de briser le confortable silence qui s'était installé entre eux. Severus releva la tête de ses propres parchemins, et acquiesça.
- Une tasse de café ne serait pas de refus, merci.
Hermione déposa rapidement ses documents dans son fauteuil et laissa Severus seul à la cave. Cela faisait déjà plus de deux heures qu'ils relisaient leurs propres recherches, un travail qui prenait beaucoup plus de temps à Hermione. Plus d'une année s'était écoulée depuis qu'elle avait abandonné ses recherches, les oubliant dans un tiroir de son ancien bureau. Jamais elle n'aurait pensé les revoir de sitôt, et surtout pas dans ses circonstances.
Car Severus Snape ne lui avait pas tout dit le jour où il était apparu dans sa librairie, chamboulant ainsi toute une partie de sa vie. Le type de cancer qui rongeait le monde sorcier n'était pas normal. Une forme de magie s'était greffée à la maladie, rendant difficile la guérison du patient. Ou peut-être était-ce l'inverse : il était également possible que ce soit la magie de l'hôte qui déclenche une nouvelle mutation de la maladie... Rien n'était moins sûr, et Hermione savait une chose : si elle voulait en savoir plus, elle devait consulter un malade directement.
En soupirant, elle ouvrit doucement la porte de la chambre de Rose afin de s'assurer que sa fille était toujours endormie. C'était toujours le cas, et Hermione passa une main maternelle sur le front de la petite fille, décollant les quelques cheveux qui s'étaient collés sur sa peau. Puis, elle se rendit dans la cuisine afin de préparer deux tasses de café fort. Alors qu'elle attendait que le filtre fasse son travail, de nombreuses idées lui passèrent par la tête : comment était-il possible qu'une substance magique puisse interférer avec une maladie ? Cela serait une première. Pendant les presque sept ans où elle avait officié à Ste. Mangouste, elle n'avait jamais été confrontée à une chose pareille. Alors qu'elle prenait les deux tasses dans ses mains afin de les mener à la cave, d'autres questions se bousculèrent dans son esprit : comment la maladie avait pu se propager dans le monde sorcier ? Le cancer n'était pas une maladie contagieuse, loin de là, et pendant des siècles, les sorciers avaient été comme immunisés contre elle. Alors pourquoi tant de cas ? S'agissait-il réellement du cancer ou... d'une autre maladie qui prenait les traits d'une autre ?
- Merci, dit Severus lorsque la jeune femme lui tendit une des tasses.
- Je vous en prie. J'ai d'ailleurs quelques questions à vous poser, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, finit-elle en reprenant place dans son fauteuil, entourant sa propre tasse de ses deux mains afin de se réchauffer comme elle le pouvait.
- Je vous écoute.
- A quel moment cette maladie s'est-elle déclarée ? Il y a-t-il eu un effet de masse, où est-elle apparue insidieusement dans le monde magique ?
Severus prit quelques secondes afin de lui répondre.
- Il y a presque un an, jour pour jour, à ce que l'on m'a dit. Je vivais reclus à l'époque, et revenir dans le monde magique après tant d'années loin de ce dernier n'était pas dans mes projets, commença-t-il. Un peu comme vous, si vous me permettez de faire la comparaison.
Hermione hocha la tête en signe d'assentiment, mais également afin de l'inciter à continuer son récit.
- Les choses que je vais donc vous dire ne sont issues que de rapports qui ont atterri sur mon bureau après que j'ai accepté de mettre mes connaissances au service de Ste. Mangouste, il y a de cela plusieurs mois. De ce que j'en ai retenu, cette maladie a commencé à toucher une dizaine de personnes simultanément. Évidemment, le terme de cancer n'y a été apposé que plusieurs semaines plus tard, quand les ressemblances avec cette maladie typiquement moldues ont été mises en lumière. Il est important de noter qu'il n'y a pour l'instant que peu de morts. Aucun des malades n'est encore décédé des suites directes de la maladie. Il y a eu quelques morts, certes, mais la plupart d'entre eux sont décédés pour d'autres raisons, non pas suite à des complications liées au cancer.
- Je vois, murmura Hermione. Et qu'en est-il des symptômes ?
- Cela dépend bien évidemment du type de cancer dont est atteint le patient, continua Severus d'une voix traînante, son regard plongé dans celui de la jeune femme. Essoufflements, ganglions, douleurs thoraciques dans le cas d'un cancer du poumon, douleurs et perforations abdominales pour le cancer du côlon... Je ne vais pas vous détailler tous les types de cancer, Miss, finit-il en ayant un geste vague de la main.
- Bien sûr, répondit Hermione en secouant la tête. Je suppose que vous avez axé vos recherches sur le domaine des potions ?
- Exact, acquiesça Severus après avoir bu une gorgée de café. Cela fait un peu plus de six mois que je mène des essais cliniques, sans succès, avoua-t-il à demi-mot.
- Je ne pense pas qu'il soit possible de guérir de ce type de maladies avec une simple potion... Sa façon pernicieuse et pourtant parfois terriblement directe de s'attaquer à l'organisme humain ne permet pas qu'une simple potion en vienne à bout.
- C'est quelque chose que j'ai remarqué, avec le temps. D'ailleurs, Miss Granger, pourquoi avez-vous mené ces recherches concernant le cancer ? Vous avez fui le monde magique il y a un an, bien avant le début de cette « épidémie ». Alors pourquoi ?, demanda Severus, soudain suspicieux.
- Je suis issue d'une famille de moldus, dois-je vous le rappeler ?, questionna-t-elle à voix basse.
- Quelqu'un de votre famille..., commença Severus, alors que la vérité faisait jour dans son esprit.
- Ma grand-mère, expliqua Hermione. Elle est décédée il y a un peu plus d'un an, ce qui explique que j'ai abandonné ces recherches par la suite.
- Je suis désolé, murmura Severus.
- Peu importe, dit Hermione en esquissant un sourire. Ces recherches portaient certes sur un remède contre le cancer, mais ce dernier semble différent de la maladie qui affecte les sorciers en ce moment.
- Plaît-il ? Les symptômes sont pourtant...
- Identiques, je le sais bien, l'interrompit Hermione. Mais à symptômes identiques, deux maladies peuvent être impliquées. Par exemple... Lorsque vous vomissez, j'imagine que vous pensez à plusieurs choses différentes, n'est-ce pas ? Il est possible que ce soit une intoxication alimentaire, un sort, ou encore un bonbon qui n'a pas que de bonnes intentions, finit-elle avec un sourire.
- Soit, concéda Severus. Mais cela est assez différent du problème qui nous est posé : ici, tout concorde. Tout.
Hermione se mordit la lèvre inférieure, essayant de trouver une explication.
- Les traitements moldus, chimiothérapie, radiothérapie, fonctionnent-ils ?, tenta-t-elle.
- Ils permettent de réduire certains symptômes. Mais pour ce que l'on en sait, cela n'empêche pas la propagation du cancer. En tout cas, nous n'avons pas de signes de rémission chez aucun de nos patients.
- Comment l'expliquez-vous dans ce cas ?
- Nous ne l'expliquons pas, lâcha Severus d'un air cynique. Rien ne peut expliquer ceci, et c'est la raison pour laquelle nous avons besoin de vous, Miss Granger. Je suis compétent, certes, je ne le nie pas. Mais je n'ai de connaissances poussées que dans le domaine des potions. Vous, au contraire...
- Je n'ai rien de plus que vous, M. Snape, si l'on se base sur les connaissances pures. J'ai juste eu la chance de côtoyer pendant de nombreuses années les malades, et j'ai essayé de me mettre à leur place, en quelque sorte.
Severus laissa échapper un soupir, comme s'il avait perdu tout espoir de la faire changer d'avis.
- Comptez-vous m'aider dans mes recherches, oui ou non ?, finit-il par demander, l'air las.
Hermione prit quelques secondes de réflexion, son regard perdu dans celui de son ancien professeur de Potions. Il semblait si las, si fatigué par le poids qui pesait sur ses épaules. A la douce lueur des lampes qui les entouraient, elle se rendit compte de la présence de quelques cheveux blancs qui grisaient sa chevelure, des rides qui avaient depuis longtemps pris possession de son visage, lui donnait un air noble et rassurant. Ses traits étaient toutefois plus doux que lorsqu'elle l'avait vu pour la dernière fois huit ans plus tôt. Il semblait comme apaisé, comme si le fait d'avoir mis la Guerre derrière lui l'avait aidé à se reconstruire. A son récit, elle comprit qu'il avait mis plusieurs années à sortir de sa réserve, mais il avait réussi. Et voilà qu'elle, Hermione Granger, se refermait sur elle-même comme Severus Snape l'avait fait avant elle.
Puis, son regard tomba sur la tasse de café qu'elle tenait entre ses mains. Ses mains qui tremblaient légèrement, comme si son corps tout entier se refusait à faire le grand saut : sortir du cocon qu'elle avait pris tant de temps à construire n'était pas facile, mais le devoir qu'elle sentait peser de plus en plus lourdement sur ses épaules ne pouvait pas attendre plus longtemps.
- Pourquoi ne m'en a-t-on pas parlé ?, finit-elle par demander, relevant son regard afin de rencontrer celui de Severus.
- Pardon ?
- Molly, Arthur... Les Weasley, pourquoi ne m'en ont-ils pas parlé pendant tout ce temps ?
- Il est fort probable qu'il n'ait pas entendu parlé de cette maladie. L'hôpital Ste. Mangouste ainsi que le Ministère font en sorte de ne pas effrayer la population. Les seuls sorciers au courant sont les malades, évidemment, leur cercle proche ainsi que le personnel soignant.
- Et le Ministère, rajouta Hermione dans un souffle.
- Et le Ministère, confirma Severus.
Hermione se leva afin de déposer sa tasse sur la table où trônaient fièrement de nombreuses fioles. Tournant le dos à Severus, elle posa ses mains sur le bois froid de la table, et ferma les yeux avant de prendre une profonde respiration.
- Est-il possible..., commença-t-elle doucement, est-il possible de rencontrer quelques patients ?
Dans son dos, Severus leva les yeux au ciel, réprimant un sourire de satisfaction.
- Bien sûr, dit-il rapidement alors qu'Hermione venait de se retourner afin de lui faire face. Vous pourrez venir à Ste. Mangouste dès demain, évidemment.
- Je ne voudrais juste pas être reconnue, précisa-t-elle à voix basse.
- Comptez-vous user de Polynectar ?, questionna Severus en haussant un sourcil amusé.
- Je ne compte rien utiliser de magique, répondit Hermione en rougissant subitement. Je viendrais en voiture, et repartirait par le même moyen de transport par ailleurs.
- Pourquoi donc ?
- Raisons personnelles, dit-elle froidement.
Severus se contenta de la fixer intensément, comme s'il tentait de lire dans son esprit. Gênée, Hermione prit maladroitement ses parchemins dans ses mains et les déposa sur la table.
- Je pense que nous en avons terminé pour aujourd'hui, ne pensez-vous pas ?
- Effectivement, acquiesça Severus en se levant de son fauteuil, mettant de l'ordre dans ses vêtements. Je vous attends donc demain à Ste. Mangouste. Vous connaissez sûrement l'entrée des employés ?
- Exact. J'y serai très sûrement aux alentours de dix heures, si cela vous convient.
Severus la gratifia d'un hochement de tête et se dirigea vers l'escalier qui menait à l'appartement de la jeune femme, Hermione sur les talons, les deux tasses vides à la main. Juste au moment où elle refermait la porte de la cave derrière elle, un gémissement provint de la chambre de Rose, rapidement suivi par des pleurs. Severus se figea à quelques mètres de la porte de la chambre de la petite fille, et Hermione soupira.
- Allez donc vous occuper d'elle, proposa Severus, à sa plus grande surprise.
- Moi qui pensais que vous aviez la capacité émotionnelle d'une petite cuillère, ne put-elle s'empêcher de dire avec un petit sourire. Pouvez-vous me tenir ces tasses une seconde, s'il-vous-plaît ?
- Faites donc, se contenta-t-il de répondre, ne relevant pas sa petite pique.
Hermione lui déposa les deux tasses dans les mains en une fraction de seconde avant d'ouvrir la porte de la chambre de sa fille, baignée par la lumière du couloir. Severus ne put s'empêcher de faire un pas afin de voir la scène qui allait se dérouler devant ses yeux.
Il vit Hermione Granger prendre avec une infinie douceur sa fille dans ses bras. Elle ne devait pas avoir plus de deux ans, à ce qu'il pouvait voir, et en comparant l'apparence physique de la petite fille avec celle des enfants qu'il avait eu l'occasion de voir depuis qu'il travaillait à Ste. Mangouste. Rose noua ses bras autour du cou de sa mère, et Severus ne pouvait voir que sa masse de cheveux bouclés auburn, la petite fille lui tournant de facto le dos.
- Tu as fait un cauchemar, ma chérie ?, glissa d'une voix douce Hermione à l'oreille de Rose.
La petite fille renifla encore une fois, et Severus la vit hocher la tête.
- Tout va bien, Rose, tout va bien...
Hermione berça pendant quelques secondes sa fille avant de tourner son regard vers Severus, comme si elle venait juste de se rendre compte de sa présence chez elle. Doucement, elle se dirigea vers lui, portant toujours Rose dans ses bras, emmitouflée dans un petit drap de couleur grenat.
- Je suis désolée, murmura Hermione à l'attention de son ancien professeur de Potions, veillant à ne pas brusquer Rose. Je vous raccompagne à la porte.
Severus la suivit, et put voir le regard de Rose fixé sur lui, au-dessus de l'épaule d'Hermione. La petite fille releva la tête, comme surprise de voir un inconnu la suivre dans sa propre maison.
- Maman, marmonna-t-elle, tirant doucement sur les boucles de la jeune femme.
- Chut, Rose, rendors-toi...
Ils arrivèrent finalement à la porte, et Hermione l'ouvrit doucement.
- Eh bien, Miss Granger, je vous souhaite une bonne nuit, ainsi qu'à Rose..., dit Severus lentement en jetant un dernier regard à la petite fille qui avait changé de position dans les bras de sa mère, lui faisant désormais face.
Rose plongea son regard noisette ensommeillé dans les yeux de Severus et lui fit un petit signe de la main avant de reposer sa tête sur l'épaule d'Hermione.
- Je vous vois demain, précisa Hermione avec un sourire. Bonne nuit, M. Snape.
Severus s'éloigna dans le couloir après un hochement de tête, et quelques secondes plus tard, Hermione entendit le « Pop ! » caractéristique du transplanage. Alors, elle referma doucement la porte derrière elle, et ramena Rose dans son berceau.
Raté, Jessie Trager, ce n'est pas Ron qui est mort d'un cancer ici. :o)
Voilà donc la fin de la première partie de Je Te Guiderai. Les deux prochaines parties, mettant en avant les interactions et les rapprochements entre Hermione et Severus seront probablement plus longs. Merci de suivre cette histoire ! A très vite.
