Harry Potter, fils du célèbre Auror James Potter et de la presque connue professeur d'arithmencie Lily Potter, frère du Survivant et accessoirement mascotte de la famille Potter, à peine âgé de deux ans, semblait depuis l'apparition de la prophétie en proie a un léger oubli sur sa personne.

Depuis près d'un an, les Potter étaient connu partout dans le monde. On les remerciait, les conviaient a des fêtes et autres soirées mondaines, on leur envoyait des lettres, des cadeaux et pleins de choses encore. James, fier d'avoir fait naître le sauveur du monde, gonflait le torse et donnait des interview sur l'entraînement que suivait son fils, celui ci montrant de grandes capacités magiques malgré son jeune âge. Un prodige !

Le soir où commence cette histoire, par un beau mardi d'été, c'était en l'honneur des Potter que le Ministre de la magie lui même avait organisé une fête. Ce soir, on fêtait l'anniversaire du jour de la mort de Voldemort. Et donc, la fête du Survivant.

C'était une belle fête animée par des musiciens talentueux et des sortilèges plus ou moins farfelus. Toutes les familles amis des Potter étaient présentes : Les Weasleys, les Longbottom, les Thomas, les Jolis, les Delacour, les Finnigan, les Lovegoods et de nombreuses autres encore. Même Dumbledore était là, accompagné par la sévère McGonagal.

Mais ces deux derniers étaient soucieux. Certes, la soirée était des plus plaisante et malgré le fait qu'elle fut légèrement superficielle, le directeur de Poudlard s'y plaisait. Même Minerva, qui n'aimait que très peu ce genre de festivité, était venu de bon cœur. Mais non, décidément, quelque chose n'allait vraiment pas.

Du coin de l'œil, Rémus Lupin, qui tenait dans ses bras le jeune Harry, regardait avec amertume son jumeau tendre les mains vers l'énorme gâteau qui se dressait sur la table, en compagnie de sa mère. Puis, il envoya un regard triste a son filleul qui gloussait gentiment au creux de ses bras.

« Je suis vraiment désolé Harry, si tu savais... »

Plus tard dans la soirée, du côté des Vampires, un événement grave semblait sur le point d'arriver.

Dwight, le Sauveur de sa race, était très soucieux.

Pas que le fait en soi était étrange, non, mais cet homme là était rarement soucieux. Lorsque son humeur changeait, ce n'était vraiment pas de bonne augure pour son peuple. Et lorsque le plus jeune des frères de la grande Famille entra dans la salle du trône, là où le Dieu des vampires réfléchissait, toutes les personnes présentes retirent leur souffle.

Quelque chose arrivait. Quelque chose changeait. L'histoire changeait. Dwight le sentait a présent très nettement.

Vince, âgé de presque cent ans, courrait comme si sa vie en dépendait. Sous les murmures choqués, il fit claquer la grande porte et il parcourut la salle du trône en toute hâte. Il s'affaissa devant le grand Vampire en catastrophe, tenant un petit paquet entre les bras, emmitouflé maladroitement entre d'épaisses couvertures.

Dwight se leva de son trône et s'approcha d'un air princier vers le vampire au dos courbé.

« Vince... Approche. »

Le concerné obéit, partagé entre la crainte et la gratitude. Il posa maladroitement le jeune enfant entre les bras de son aîné et se recula de quelques pas. Le jeune Vampire inspira un grand coup mais avant qu'il pu dire quoi que ce soit, Dwight le fit taire. Un long silence ponctua son geste, brisé par de faibles gémissement et une respiration saccadé. Un enfant mourrait dans ses bras.

« Le frère du Sauveur. » Répondit Vince, brisant le presque silence.

Aussitôt, des murmures s'élevèrent dans la salle. Dwight fronça les sourcils et se leva de sa place. Il écarta d'un geste un peu brusque les couvertures. Là, gisait un petit être mourant, agonisant, recrachant par petites toux du sang sur sa veste.

« Que lui est il arrivé ? »

« Je... je suis allé a la fête comme vous me l'aviez demandé. J'ai observé. On a tenté de le tuer. »

« Et pourquoi l'as tu amené ici ? »

« Je ne savais que faire... » Répondit le concerné en baissant la tête.

D'un coup de dent, Dwight s'érafla le doigt. Un filet de sang écarlate glissa aussitôt le long de ce dernier. Il porta celui ci a la bouche d'Harry qui lui, mourrait, doucement.

« Que faites vous ? »

« Je le sauve. »

Il glissa alors son doigt dans la gorge d'Harry, le forçant ainsi a avaler son sang.

Bien plus tard dans la soirée, alors que la fête en l'honneur du Survivant allait se terminer, un hurlement retenti dans l'arrière court, faisant brusquement cessé tout amusement. Ce cri là semblait réellement désespéré.

« Au meutre ! » Hurla quelqu'un.

Une réelle foule angoissée se forma au centre de la salle, les uns se poussant vers les autres.

« Que tout le monde reste calme ! Restez auprès de vos famille, que personne ne sorte ! »

C'est avec un sentiment de profond chagrin que l'on déplora ce soir la mort de Andromeda Tonks, tué d'un Avada. Quand au petit Harry Potter, il n'en resta aucune trace supplémentaire que son berceau vide, taché de sang.

Cinq ans et trois mois plus tard.

Harry James Potter, renommé Harrisson Dwight Valentyne par son père adoptif, lisait assidûment l'ouvrage intitulé « L'histoire de Poudlard ». Cet être petit et fin à la peau laiteuse, aux grand yeux vert et aux cheveux indomptables, Vampire et Sorcier de nature, était un petit garçon bien mature et doué et ce malgré son jeune âge. Son père, ou du moins celui qu'il considérait comme tel, l'observait d'un œil distrait. Au bout d'un moment, il prit lui même la parole.

« Alors ? »

Le garçon ne répondit pas tout de suite, finissant sa ligne. Il tourna ensuite la tête vers le grand brun en face de lui. Sa peau cadavérique contrastait étonnamment bien avec ses yeux bleu hypnotisant.

« Qu'es que cela veut dire exactement ? »

« Et bien, je m'attendais a ce genre de conversation avec toi, un jour où l'autre. J'ai décidé que ce serait aujourd'hui. »

« Je t'écoute. »

Le jeune garçon, assis sur un long tapis brun devant une épaisse cheminé, se mit a genoux et leva les yeux vers Dwight qui lui, trônait sur un grand fauteuil bordeaux.

« Tu es un garçon intelligent Harry, tu as du sentir que tu n'es pas exactement comme nous, pas vrai ? » Harry acquiesça rapidement. « En fait, tu n'es pas un vrai vampire, tu es a moitié sorcier. Tu sais, comme Alice ? »

Harry fronça les sourcils, nerveux. « Je me doutais un peu que j'avais été adopté. »

« Tu veux savoir qui sont tes vrais parents ? »

« Non ! » Cria presque le brun, déconcertant quelques peu le vampire. « Mon père, c'est toi. Je n'ai pas besoin de vrai père ou de vrai mère. »

Dwight lui lança un sourire auquel Harry répondit un peu maladroitement.

« J'ai pensé que tu voudrais un peu retrouver tes origines. »

« Poudlard ? »

« Une école. »

« Je dois y aller ? »

« Seulement si tu en as envie. »

Harry se releva, un peu anxieux par ce qu'il s'apprêtait a faire. Il s'approcha de son père, lentement. Puis, dans un mouvement agile, le serra dans ses bras. Dwight écarquilla les yeux, peu habitué aux marques d'affections, et lui rendit son étreinte sommairement, évitant de s'y attarder.

« Merci. » Souffla le garçon en se redressant.

Quelques heures plus tard, alors que Harry avait décidé qu'il irait à l'école pour découvrir ses autres origines, Dwight semblait en proie a un problème d'ordre... d'écriture.

« Cher Monsieur Dumbledore... Non, non, cher Monsieur le directeur de Poudlard. Non. Cher Monsieur Poudlard... Mais non ! »

Dwight, posé sur une chaise devant son bureau, tapait nerveusement son crayon sur sa table.

« Cecilia ! Cecilia ! » Cria t'il, sans même prendre la peine de se retourner.

La dite Cecilia, une grande brune aux yeux brun, la peau très blanche, habillé d'une robe bleue a dentelle, se précipita vers son grand frère en catastrophe.

« Quoi ? »

Le grand frère en question, les sourcils froncé, se tourna vers elle est lui montra négligemment une feuille de papier.

« Je sais vraiment pas comment faire. Pour Alice, c'était Sophian qui l'avait fait. »

Le jeune femme lui envoya un sourire moqueur.

« Oh, le grand sauveur du monde Vampirique a besoin de mes humbles services ? »

« Cécilia... »

« D'accord, d'accord. Copie ! »

Dwight, excédé, se retourna et se pencha vers son bureau, prêt a écrire.

« Monsieur le directeur, tu me dis si je vais trop vite hein ? Alors, monsieur le directeur. En raison de récents événements, je n'ai pas pu vous prévenir de la naissance de mon fils, Harrison Dwight Valentyne qui est aujourd'hui âgé de sept ans. Sa tante, mademoiselle Alice Valentyne, a déjà été compté parmi vos anciens élèves. Aussi, je voudrais promettre son inscription dans votre établissement le plus prestement possible. Tu suis toujours ? » Mais sans prendre en considération la réponse inexistante, elle reprit. « Veuillez, a court terme, donner suite a cette lettre. En attendant votre réponse, mes sentiments distingué. Dwight Valentyne. Tadam ! Satisfait ? »

« Bon, c'était simple finalement. »

« Évidement, je suis parfaite ! »

Ne l'écoutant pas une seule seconde, le plus vieux reprit.

« Ah, je suis vraiment le meilleur. »

« Eh ! »

« Bon, il faut l'envoyer maintenant. »

« Dwight, Dwight ! Espèce de sale petit... Tu pourrais me remercier au moins ! » Maugréa t'elle en plissant les yeux.

Harry lui, allongé sur le lit de son père, riait a gorge déployé, s'emmêlant dans les draps blanc, aussi doux que de la soie. Avec un sourire moqueur, Dwight attacha sa lettre autour de la patte de son hibou au plumage noir et le laissa s'envoler.

Il parcouru alors les Terre Oubliées, cachées par les montagnes arides ainsi qu'une épaisse forêt et s'envola vers Poudlard.

Au même moment, a Godric's Hollow.

« Goëric ! Goëric, vient ici ! »

Lily Potter, enseignante à Poudlard depuis maintenant six ans, essayait vainement de faire descendre son fils du haut d'un arbre dans son jardin. Celle ci, depuis la mort de son fils cinq ans plus tôt, couvait beaucoup plus son fils. Toute sa vigueur d'autrefois laissait place a une jeune femme affaiblie par la mort d'un être cher et ce même si elle ne le laissait pas paraître.

Goëric, de son côté, était un enfant turbulent et colérique, bien qu'il fut preuve d'un grand talent pour la magie a de nombreuses reprises. Ses cheveux étaient presque noir et court tandis que ses yeux étaient d'un beau marron.

« James ! Viens faire descendre ton fils de là ! »

James Potter, qui n'avait absolument pas changé depuis ces cinq dernières années, Auror de son état, s'avança d'un pas las vers sa femme.

« Qu'es qu'il y a ma Lily ? » Demanda t'il en encerclant les hanches de sa femme de ses bras.

« Dit a ton fils de descendre de là. Il va se casser quelque chose ! » Répondit cette dernière, excédée.

« Goëric... »

« Non ! Je reste en haut ! » Rugit automatiquement celui ci.

« Très bien, alors partons maman, moi je vais manger le dessert de Goëric. J'ai de la chance, c'est du gâteau au chocolat ce soir. »

James tira Lily, qui arborait un sourire moqueur, vers la maison, faisant mine de partir. La réaction ne se fit pas attendre. Leur fils bondit de l'arbre et se rua a l'intérieur de la maison. Lily gloussa et embrassa son mari.

« Tu trouves toujours les mots qu'il faut. »

« On ne peut nier la qualité ! » Répondit le brun avec un sourire.

Personne n'aurait pu dire que les Potter avait vécu un événement tragique. La vie continuait, doucement, effaçant les douleurs passées.