Coucou tout le monde !

Voici le deuxième chapitre :)

Merci pour vos reviews :)


Ellana : Merciiii pour ta review ! Je suis contente que tu aies aimé "Après Tout" ;) Je me lance dans un nouveau style, j'espère que tu aimeras ! A bientot, bonne lecture.


Dans l'épisode précédent :

Je ris avec lui, m'attirant les foudres de son co-équipier.

- Brandon, ton rire est plus strident que le cri d'une mouette.

- Volturi, enlève ton masque d'halloween, tu ne fais plus peur aux enfants …

Irina se pince les lèvres pour masquer son fou rire pendant qu'Alec sourit franchement. Sur ces bonnes paroles, je quitte la table pour retourner travailler.

Chapitre 2 (Alice)

L'après-midi passe alors très vite pour moi. Entre les clients et les livraisons, je ne sais jamais où donner de la tête. En fin de journée, je retrouve mon sac à main dans mon vestiaire. Jacob arrive en même temps et se dirige vers moi.

Il dénoue un peu sa cravate tout en donnant un coup de main dans sa chevelure. J'ai remarqué un changement dans sa façon d'être depuis quelques semaines. Il semblait plus sûr de lui, comme conquérant.

- Alice, tu te souviens de notre petit arrangement ?

Je le regarde, suspicieuse.

- Quel arrangement ? Demandé-je

- Celui pour le lycée.

Je me souviens alors que mes parents avaient aidé les parents de Jacob pour les frais d'inscription au lycée du coin.

Les frais concernant l'éducation sont très onéreux aux Etats-Unis, peu de famille peuvent tout financer en un seul coup. Malheureusement, Jacob n'avait pas réussi à obtenir une bourse. Etant de très vieux amis, nos parents avaient trouvé un accord : Mes parents payaient la scolarité de Jacob qui les remboursait quand il le souhaitait.

- Oh oui, je vois.

- J'ai trouvé les fonds, je vous rembourse la semaine prochaine.

Je fronce les sourcils. Comment avait-il trouvé une telle somme en si peu de temps ? Notre salaire couvrait nos dépenses courantes, l'économie était très rare.

- Je t'arrête tout de suite, c'est un accord entre nos parents, je ne suis pas censée être au courant.

- Je sais bien mais tes parents ont demandé à ce que je vire l'argent sur ton compte.

Je suis surprise de cette annonce mais je fais confiance à mon ami. Notre conversation est interrompue par la venue de Tanya qui a également terminé sa journée.

Je rentre en taxi à mon domicile. Une fois sur place, je récupère mon courrier avant de pénétrer dans ma cage d'escalier. Je salue ma voisine qui me parle pendant 5 minutes de son fils prodige en piano avant d'arriver dans mon vestibule.

J'enlève mon foulard tout en détachant les premiers boutons de ma chemise. Je file dans ma chambre afin de prévoir ma tenue de demain, soit une chemise bleue cyan et une jupe noire assez haute et longue. Ça de moins à penser demain matin.

Je dîne et me prépare pour la nuit. Une fois installée dans mon lit, j'attrape mon livre de chevet pour avancer dans ma lecture. Le sommeil m'arrête dans ma progression et je m'endors sur le champ.

Mercredi arrive plus tôt que je l'avais prévu. Comme convenu, je m'apprête à retrouver mon petit ami pour déjeuner. Je m'observe dans le miroir de mon vestiaire.

Je porte un pantalon slim noir, un T-shirt noir également qui moule mon buste en se terminant par un col roulé. Par-dessus, j'avais opté pour une veste courte en cuir rouge qui s'harmonisait avec mes escarpins rouges. Je repasse mon rouge à lèvres sur mes lèvres et les serre pour m'assurer qu'il tienne jusqu'au repas.

- Ton prince charmant est à la porte, fanfaronne Jacob.

Je lève les yeux au ciel et le remercie de m'avoir prévenue. Je sors de la galerie pour effectivement voir James, mon petit ami, consulter sa montre. Je remarque une nouvelle fois qu'il n'a donné aucun soin à sa tenue : un jean délavé qui traine par terre et un T-shirt banal en dessous d'une veste en jean. Ses longs cheveux blonds relevés en queue de cheval semblent ne pas avoir été lavés depuis une semaine.

- Bonjour James, dis-je sans montrer d'émotion particulière.

Celui-ci lève la tête et rougit en voyant ma tenue en me bafouillant un « Bonjour ». Je m'approche de lui pour l'embrasser. Une fois notre baiser de retrouvailles terminé, j'essuie de mon doigt le rouge à lèvre que j'ai laissé sur ses lèvres. Il se remet à respirer normalement.

Je lui prends la main et traverse la rue pour nous installer dans un petit restaurant. Je m'installe, croise les jambes et attrape le menu.

- Alice ?

Je relève les yeux vers lui.

- Est-ce que tu vas bien ?

J'abaisse le menu pour mieux le regarder, étonnée de sa question.

- Oui, je vais très bien, et toi ?

- Ca va, je te remercie.

Il se dandine sur sa chaise avant de regarder lui aussi le menu. Je soupire, me demandant quelle idée a encore traversé le cerveau de mon petit ami. Je secoue la tête, me tourne vers la rue, le temps qu'il choisisse son plat.

Je remarque alors la voiture de fonction de Volturi. Celui-ci est accoudé sur le toit de son véhicule. Ses lunettes noires cachent la direction de son regard mais j'ai l'impression que c'est moi qu'il fixe. Un frisson parcourt ma colonne vertébrale que je dissimule par une quinte de toux fictive. Le temps semble s'écouler goutte à goutte. Finalement, Alec sort de leur agence et tous deux montent dans la voiture. Les pneus crissent, signe qu'ils sont partis en trombe.

- Que puis-je vous servir ?

La voix du serveur me ramène sur terre. Je commande avec James qui n'ose même pas me regarder dans les yeux. Je tente quelques blagues et discute avec lui pour qu'il puisse enfin se détendre.

Une fois dans son état normal, il parle de son travail au garage du coin et de son week-end puis me demande si tout va bien actuellement.

Après un bon repas et la promesse de l'appeler prochainement, je me dirige vers le Starbuck's pour prendre mon habituel cappuccino. Alléluia, personne à la caisse et pas de Volturi pour me gâcher mon plaisir solitaire.

Il me reste une bonne demi-heure, j'en profite pour savourer ma boisson préférée, calée dans une des banquettes du coffee-shop. L'ambiance vintage qui s'en dégage me détend. Au loin, à travers la vitrine, j'aperçois James qui rentre dans sa voiture avec un sourire aussi grand qu'une banane.

J'ai toujours cette impression que nous en sommes toujours au 1er rendez-vous. Je le vois prendre son portable, sûrement pour m'envoyer un message dans lequel il m'indique qu'il a passé un bon moment avec moi et que je lui manque. Ma prédiction est bonne, car la minute d'après, mon portable vibre. Je préfère continuer à l'observer mettre sa ceinture et enclencher la première pour enfin le voir disparaitre de la rue.

- Je me demande toujours pourquoi tu es avec un naze comme celui-là.

Je sursaute pour voir Jacob, vêtu d'un t-shirt gris, d'une veste noire et d'un jean foncé, s'installer face à moi.

- Ah, l'amour, soupiré-je comme une gamine de collègue.

- C'est la belle excuse ça, répond-il avec un sourire narquois. Quelque part, tu donnes de l'espoir à tous les hommes moches et laids d'avoir un jour une magnifique femme à leur bras.

Je ris.

- James n'est pas moche, voyons, le réprimandé-je.

- Il est petit, blond, les cheveux longs et gras, un gros nez, des lunettes tellement épaisses que je n'arrive pas à déterminer la couleur de ses yeux, porte une salopette tachée … Tu serais tellement mieux avec un beau gosse comme moi, tu serais mise en valeur !

J'éclate de rire en secouant la tête face à la description de mon petit ami.

- Tu as oublié de dire qu'il était gentil, drôle, un peu timide, mais c'est ce qui fait son charme…

- N'essaie pas de me convaincre de sa bonté d'âme, Alice. Je sais que tu as beau te montrer forte, tu es une vraie mère Theresa.

- Je te remercie de t'inquiéter pour moi, dis-je doucement en caressant sa main.

Il soupire et tourne la tête durement vers la rue opposée. Je le connais par cœur, il est actuellement en colère mais ne pourra pas s'empêcher de venir vers moi une fois l'orage passé.

- Salut, Jacob ! S'exclame une voix féminine.

Ma main quitte celle de mon ami qui se retourne vers la serveuse.

- Hey Emily, comment vas-tu ?

Emily Uley, la serveuse du Starbuck's, lance un magnifique sourire à Jacob qui le lui rend bien. S'ensuit une longue discussion entre eux que j'évite en quittant la boutique.

Le mari d'Emily, Sam, est un homme très gentil qui travaille dur pour que sa boutique fonctionne bien leur permettant à lui, sa femme et leurs 3 enfants de vivre le mieux possible.

Je le respectais pour tout ce qu'il avait entrepris et ce qu'il faisait au jour le jour. Je le voyais à travers les vitres de la galerie, transporter les énormes sacs de café ou même faire les livraisons de biscuits avec son scooter.

Le reste de ma semaine passe très vite, une seconde passe tout aussi rapidement et nous voilà déjà aux portes de la semaine de Noël.

Cette année, l'hiver est arrivé en grande pompe avec de la neige et du verglas dès le début du mois de Décembre. Un changement radical par rapport au mois de Novembre qui, certes était frais, mais pas glacée.

J'avais pris ma semaine de vacances afin de préparer mes différents cadeaux : un parfum pour Irina, des places pour un match des Yankees pour Jacob, des livres de recettes pour ma mère, un nouveau club de golf pour mon père… Et pour James, je sèche encore. C'est pourquoi, armée de mon manteau blanc et d'un bonnet assorti, j'arpente les rues commerçantes de New York. Mes talons s'enfoncent dans la neige, je me félicite d'avoir opté pour des bottes plutôt que des bottines. Je m'arrête devant chaque magasin avec l'espoir d'avoir une idée lumineuse.

Je m'arrête finalement devant une boutique de chaussures et je m'extasie comme à chaque fois devant le choix qui s'offre à moi.

« Surtout, Alice, ne craque pas, tu n'es pas là pour toi mais pour ton petit ami, donc ferme les yeux et reprends le droit chemin », me hurle ma bonne conscience. D'un autre côté, ma vile conscience me signale que ces Jimmy Choo bleu s'accorderaient parfaitement avec ma robe pour le gala de charité dans deux semaines !

- Alors, Brandon, on a les moyens de s'offrir ce genre de chaussures ?

Je soupire en reconnaissant immédiatement cette voix désagréable.

- Je peux savoir en quoi ça te regarde, Volturi ?

Il se penche pour admirer les merveilles sur lesquelles je bavais depuis au moins 10 minutes.

- Elles sont moches, horriblement moches.

- On ne parle pas de tes chemises, Volturi, mais de Jimmy Choo. Ne prononce donc pas d'injures en face d'elles.

Il ricane un instant et se reprend.

- Te connaissant, elles seront portées une seule fois dans ta piètre vie avant de finir au fond d'un placard.

Je me retourne vivement vers lui, en furie. Il me regarde toujours de son air hautain, vêtu d'un long caban noir, d'une écharpe grise et d'un bonnet de la même couleur.

- Ne pense pas me connaitre, Volturi, tu ne sais rien de moi.

Notre conversation est alors coupée par une voix fluette.

- Madame, monsieur, entrez si vous souhaitez regarder ou essayer des chaussures, il commence à faire bien froid.

- Oh, vous savez, dis-je en me retournant vers la vendeuse, je contemplais juste.

- Voyons, Brandon, ne te fais pas prier, déclare Volturi avant de m'embarquer à sa suite. Elle souhaite essayer les Jimmy Choo en bleu, poursuit-il en s'adressant à la vendeuse.

Radieuse, celle-ci me fait un clin d'œil avant d'aller chercher ma pointure. L'avantage d'acheter toutes mes chaussures dans la même boutique, c'est qu'elle me connait bien.

Je m'assois sur le fauteuil, désabusée par l'attitude du blond. Celui-ci parcourt de son regard glacial la boutique. J'entends quelques gloussements de la part des autres femmes présentes dans le magasin.

Il a toujours le don de se faire remarquer partout où il se trouve. Sans parler de son charisme et de sa prestance inégalable.

Je secoue la tête pour me raisonner, c'est un con. Rappelle de toi cela, ma petite Alice.

Astride, la propriétaire, s'approche de moi avec la paire d'escarpins. Je me débarrasse de mon manteau et de mes bottes pour enfiler mes précieuses. Elles sont toutes simples mais tellement agréables à porter. Je me regarde de profil dans la glace. Même avec ce slim noir et ce long pull en laine qui m'arrive presque aux genoux, elles rendent bien.

Je me retourne vers Volturi, les yeux pétillants.

- Je trouve qu'elles font vulgaires

- Ne dis pas de sottises, le réprimandé-je, elles iront parfaitement avec ma robe pour la soirée de charité, dis-je en tournant sur moi-même.

Puis, la raison revient à la surface. 566 dollars, c'est juste un énorme trou noir dans mon portefeuille. Je m'observe une dernière fois dans le miroir avant de soupirer de déception. Je rends les chaussures, me rhabille et salue Astride avant de quitter le bâtiment. Volturi me rejoint, décidemment, quel pot de colle.

- Alors parfois, Brandon, tu es raisonnable.

- Bravo, Volturi, il t'arrive d'être perspicace, ce n'est pas donné à tout le monde.

- Tu pourrais au moins me remercier, tu as pu essayer tes chaussures. Mais bon, tu es bien une femme, égoïste comme toutes les autres.

Je me retourne pour lui envoyer une réplique acide mais il a déjà quitté le trottoir et disparait dans la foule. Je ferme les yeux, il a toujours su m'envoyer des piques qui me touchent au plus profond. Je reprends ma course pour finalement trouver une chemise bleue clair à mon petit ami.

- Alice, crie une voix dans la rue

- Jane !

Nous nous embrassons, heureuses de nous revoir. Jane m'invite à boire un verre chez elle et j'accepte immédiatement.

Posée dans son pouf, nous rions sur les dernières gaffes de Brice, le petit ami de Jane. Brice est un jeune garçon brillant. Scientifique dans un grand centre de recherches, il a toujours été le chouchou de ses professeurs. Une belle carrière s'offre à lui. Jane en est très fière et elle adore tout de même le taquiner sur les rats de laboratoires avec qui Brice passe le plus clair de son temps.

- Il a donc proposé de les ramener à la maison.

J'éclate de rire, ne pouvant plus respirer.

- Non mais tu imagines un peu la tête que j'ai tirée ? Il a tout de suite compris en me disant qu'il ne le ferait jamais.

- Voyons, Jane, tu es l'amie des bêtes, hoqueté-je entre deux rires

- Oui, en fourrure sur mon manteau.

Je tente malgré moi de reprendre ma respiration mais rien n'y fait. Nous passons donc le sujet pour parler de choses plus sérieuses dont Noël. Cette année, Bree et Jane partaient dans leur famille respective au Canada. Venant du même village, elles faisaient voiture commune.

- C'est de m'habiller en homme qui va être une horreur.

Les parents de mon amie étaient très croyants et donc n'acceptaient pas son homosexualité et encore moins son désirs de changer de sexes. Elle ne leur avait encore rien dit pour le moment sur ces futurs projets car malgré tout, elle aimait beaucoup sa famille et souhaitait en profiter le plus possible avant d'en être renier.

- Et Brice ?

- Je suis sûre qu'il ne va pas me tromper, il reste avec son père dans le Bronx !

- Et les rats seront où ?

La tête de mon amie restera pendant très longtemps dans les annales. Rien de tel qu'une bonne soirée entre amis pour bien rigoler et reprendre son train- train quotidien avec plus de sérénité.

Je salue mon amie pour reprendre la route vers mon logis. Une fois chez moi, je m'installe dans mon coin paisible pour essayer de réfléchir tranquillement. Mon regard se perd vers Central Park où la neige recouvre les conifères.

Je la regarde voltiger et se loger sur toutes les surfaces. Malgré toutes mes tentatives, rien n'y fait, le regard glacial de Volturi de cet après-midi me tourmente encore.


Pensée du jour : Bonjour, vous avez des Chassures/ Reviews ? Je chausse du 39