Un chapitre centré sur notre blond narcissique ... j'espère que cela vous plaira ! Je me suis beaucoup amusée à écrire, c'est un personnage très intéressant ^^La suite la semaine prochaine.
Chapitre 2 : Rencontre
POV Drago
Il était assez aisé de me lever ce matin-là. Dans le dortoir des garçons de Serpentard, tous dormaient paisiblement, mais moi, je n'avais presque pas fermé l'œil de la nuit. Mon esprit était trop tourmenté et surtout, alarmé.
Depuis le festin de bienvenue qui avait eu lieu deux semaines auparavant, je commençais sincèrement à perdre la tête et je m'efforçais tant bien que mal à paraître toujours aussi froid et imperméable à toutes émotions. Mais c'était une réalité, il y avait quelque chose qui clochait avec cette nouvelle venue, Ange Fire.
Et je la détestais déjà de me faire ressentir tout cela.
J'étais destabilisé et d'une humeur massacrante.
Comment pouvait-je être autant troublé, qui plus est par une Gryffondor ? Elle traînait déjà avec Potter et sa bande et cela m'horripilait amplement pour plomber mes journées.
Jamais mes suiveurs qui étaient Crabbe, Goyle, Blaise et Pansy n'avaient autant souffert de mon humeur. Ils prenaient tous cela comme de l'irritation du fait que mon père était entre quatre murs à Azkaban et tant mieux ! Je ne voulais pas qu'il pense une seule seconde que je sois capable d'être déstabilisé. Surtout de la part d'une fille ! Une fille de Gryffondor !
Quand je descendais dans les couloirs, il devait être quatre heures du matin et l'aurore semblait déjà se manifester par un ciel légèrement rosie à l'est. Déjà habillé de mon pantalon noir et de ma chemise aussi blanche que ma peau, ma cravate nouée, j'avais la ferme intention de faire un tour au parc pour me changer les idées.
Que diable se passait-il dans ma tête ? Et bon dieu, pourquoi me laisserais-je déstabiliser comme cela ? Il fallait que cela cesse.
D'une humeur noire, j'empruntais les escaliers, pour remonter au premier étage et j'entendais durant mon ascension des marches, des bruits sourds un peu plus loin. Rapidement, je me plaquais contre un mur, pensant que Rusard allait me tomber dessus, mais ma curiosité avais prise le dessus. Au bout d'un instant, me rendant compte qu'il m'aurait déjà coincé depuis longtemps si cela avait été lui, je m'approchais du couloir, jusqu'à me stopper net.
Elle était là.
La nouvelle Gryffondor, tentait d'ouvrir une porte, et je m'apercevais que son bras droit était replié contre elle, bleuie par un coup sans doute, ouvert en un endroit, ou un filet de sang semblait s'écouler. Sa détresse aurait du me faire rire et mon cerveau tentait de me résonner.
« N'y vas pas, laisse-là et retourne te coucher »
Pourtant, mon corps semblait ne plus vouloir obéir et s'approchait d'elle rapidement, trop vite pour que je me rend compte de ce que je faisais. Je sentais mon cœur qui battait un peu trop rapidement pour être digne d'un Malefoy.
« Hey, ça va comme tu veux ? »
Elle sursautait en se tournant vers moi et son regard plongé dans le mien me faisait parcourir des frissons sur toute la nuque. Quelle était cette sensation étrange, que je n'avais jamais ressenti ? Que je m'interdisais de ressentir ?
Je ne l'avais jamais vraiment regardé : elle était petite, les cheveux longs et ors, des yeux spectaculaires et pétillants. Et son sourire…
Oula, ferme-là conscience de mes deux !
« Qu'est-ce qu'il t'es arrivée ? »
Bon dieu, ferme-là et laisse là !
Elle possédait des yeux magnifiques, verrons. Je n'en avais jamais vu de pareilles splendeurs. Je ne savais pourquoi je demandais son état, qu'est-ce que je pouvais en avoir à faire ? Mes journées, pour être parfaites, devaient ne tourner qu'autour de moi, jamais je ne m'autorisais à penser un peu aux autres.
Elle répondait :
« Je… je me suis cassé la figure… rien de grave.. »
Inutile d'être très intelligent pour comprendre qu'elle mentait. Aussi, je devinais assez vite qu'elle n'avait pas envie d'aller à l'infirmerie, parce que ce qu'elle avait fait devait être sûrement interdit et elle manquait d'arguments pour sa blessure.
J'aurais dû m'en aller et ne jamais me mêler de ses histoires... tournés les talons et filer aussi loin que possible. Ne surtout pas me perdre dans son regard comme un abruti. Et pire encore: lui proposer de l'aide.
C'est comme cela que je suis descendu aux enfers.
« Attends… je vais t'aider ».
Jusqu'à maintenant ce mot « aider » ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Mais il semblait que depuis son arrivée, je ne faisais plus rien comme il le fallait.
J'ouvrais la salle qu'elle tentait de pousser, tout en comprenant que c'était la salle sur demande. Impressionnant qu'elle connaisse déjà cet antre, pour une nouvelle c'était très surprenant. Tout était là pour la soigner : préparations pour des potions, bandages… tout. Connaissait-elle la médecine si bien... ? Peut-être que ses parents étaient médicommages...
Mais quelque chose me disait qu'il valait mieux qu'elle aille directement à l'infirmerie et dire la vérité. Cette blessure était vraiment étrange et je pensais vraiment qu'une potion serait inutile. J'allais lui faire part de mon opinion après m'être tourné vers elle, mais je découvrais son visage déjà blême devenir blanc immaculé, jusqu'à ce que ses genoux cèdent : elle tombait dans les pommes. Je n'étais même pas certain qu'elle se soit rendu compte qu'un élève était proche d'elle et se souciait d'elle.
"Okay, bon... putain !"
Je perdais contrôle de moi-même. Père me le disait souvent, et il avait raison. Les sentiments ne servaient à rien, et il valait mieux rester loin du monde pour rester intouchable. Mais cette fille devenait très rapidement une drogue, je l'avais trop bien évité dans les couloirs et cette occasion semblait parfaite pour une approche. Et puis, elle serait redevable, c'était toujours ça de gagner si jamais je m'apercevais que je me trompais sur son compte. Ou si ma conscience revenait !
Sans hésiter une seule seconde de plus, je glissais un bras sous ses genoux pour la porter. Sa légèreté me donnait l'impression au premier abord qu'elle était frêle. Durant un instant, je restais là comme un imbécile, puis réalisais qu'il était peut-être urgent que je me dépêche à me diriger vers l'infirmerie. Il était quatre heures passé...
C'était Pomfresh qui allait être contente !
...
Arrivés à l'infirmerie, je déposais la bouffon... la Gryffondor sur un lit, légèrement tendu. Qu'est-ce que j'allais dire à Pomfresh? Evidemment, elle traduirait ce tableau comme une attaque : j'avais agressée la rouge et or. Trop tard pour trouver un bon prétexte, parce que l'infirmière déboulait déjà toute affolée :
"Mon dieu, Monsieur Malefoy, qu'est-il arrivé ?"
Du tac-au-tac, le mensonge partait seul, comme je savais si bien le faire.
"Elle semblais perdu dans les cachots. Elle voulais regagner son dortoir, et je lui ai fait peur en l'interpellant... j'ai entendu sa chutte donc je suis allé voir si elle allais bien, et c'est là que je l'ai trouvée au bas des escaliers".
Bon argument. Dans les cachots régnait une trop grande obscurité, et les petits escaliers humides étaient réputés pour être glissants. Et la fille en question était nouvelle, il se pouvait bien qu'elle soit perdue. J'étais préfet. En tout cas l'infirmière gobait déjà tout.
"Bon très bien, surveillez-là je vais chercher ce qu'il faut !"
Bon, plus que quelques minutes et je pourrais me sauver très vite. Etrangement, je ne voulais pas avoir de conversation avec ma camarade, ou ennemie je ne savais pas sur le moment. J'étais trop dérouté pour cela, et l'aider était déjà une très grande erreur selon moi. Au bout d'un instant, je voulais hurlé sur Pomfresh pour qu'elle se dépêche, mais je ne savais pas encore en moi-même si je m'inquiétais pour la blessée ou parce que j'avais envie de partir rapidement. Je m'approchais d'elle doucement, son visage était éclairé par une faible lumière.
J'aurai dû m'en aller je le savais. Je ne savais pas pourquoi, mais son image, cette expression, son visage, me donnait envie de tout donner, pour pouvoir l'a contempler autant que je le désirais. C'était sans aucun doute ma curiosité maladive.
C'est au moment où je m'étais assis (stupide de moi) sur le bord du lit pour mieux regarder la petite blonde qu'elle ouvrit lentement les yeux, pour plonger dans les miens.
Ils étaient complètement différents des miens : pétillants, de couleurs vives et douces à la fois... les miens eux était d'une brutalité digne de la glace qui se brise, dur et froid. Elle semblait souffrir de son bras, mais je ne pouvais rien faire pour elle.
"Comment s'appelle mon sauveur ?"
Son murmure avait été si léger qu'il avait été difficile de l'entendre. J'aurais voulu fuir, à cet instant précis, mais du moment qu'elle avait commencé à s'intéresser à moi... la tentation avait été trop forte.
"Il s'appelle Drago"
Elle souriait malgré sa propre douleur. "Ange"
On se présentait, sachant très bien qu'il était l'autre. Nous avions déjà partagés quelques cours ensemble. Dans la plus grande indifférence, autant que cela se pouvait, mais indifférence quand même. Je ne voulais rien savoir de cette fille, je ne souhaitais rien d'une Gryffondor. Rien d'une personne qui avait pris option Etude des moldus.
Puis elle tendait sa main.
C'est à cet instant précis que son destin fut mêlé au mien. Et je le savais, personne n'avais pu me toucher aussi fortement sans même venir vers moi par intérêt ou brutalité. C'était agréable.
Elle avait tendu sa main, légèrement et doucement, pour se présenter convenablement sans doute. J'étais soufflé, et je pensais soudain à mon ennemi, Potter qui avais refuser la mienne. Depuis ce jour jamais plus je n'avais serré la main à quiconque, ma fierté avait été trop touché. Sauf ce jour-là. Je saisissais sa petite main pour entamer une légère pression, de peur de briser ses os tellement elle semblait mal en point. Mais son sourire et les pétillements de son regard contredisait son apparence. Mon regard glissa sur ce lien et je descendais brutalement à la réalité.
Serpentard ne serait jamais, oh grand jamais lié à Gryffondor. Et ce n'était pas cette rencontre qui changerait quelque chose. Certainement pas. Je n'avais pas sourit, et mise à part mon approche trop osé que j'avais faite, la situation était trop émotionnelle pour être digne de moi, c'est pourquoi je me levais pour m'en aller rapidement. Elle ne comprenais pas, et je ne voulais pas prendre la peine de lui expliquer.
Mon regard sur elle, je pensais à toute vitesse. Puis, je me rendais compte d'un élément essentiel... elle était souvent avec Potter et il semblait bien l'aimer. Elle avait une dette envers moi, et donc aux Serpentard. Elle devait incontestablement recroiser mon chemin. Je ferais tout ce qui est en mon possible pour l'attirer dans mes filets... pour rendre fou Potter. Une revanche bien méritée après avoir fait enfermer mon père... Après tout, ce ne serait qu'une conquête de plus. Qu'un jeu de plus.
Je souriais, et adressait un signe de main à Ange.
"Excuse-moi, je dois partir, mais ne t'inquiète pas.. On se reverra. Prends soin de toi."
Aucune fille ne pourrait résister aux charmes d'un Malefoy et son sourire confirmait mes pensées. Dans le couloir, un rire s'échappa de ma gorge.
"Potter... on va bien s'amuser".
Alors ? Review ?! xD
