For a Sick Boy

Chapitre deux :

"A clumsy love song"


Bonjour.

Tu me parais familier. Ne nous serions-nous pas déjà rencontrés quelque part ?

…Oh. Je sais.

C'est encore toi.

Je suis désolé de ne pas t'avoir reconnu. C'était impoli de ma part. Je suis censé être « poli », mais il m'arrive d'oublier ma courtoisie.

Tu pense que cela n'est pas grave ?

…Tu dois avoir raison.

Un bref petit moment d'impolitesse n'est pas si grave, pas vrai ? J'ai fait des choses bien pires que ça.

Pourquoi veux-tu me parler ?

Tu souris, mais je sens que c'est forcé- ce n'est pas un vrai sourire (pas comme ceux de Rin. Les siens sont si brillants que ses yeux s'illuminent comme les bougies à Noël).

Tu sais déjà.

Tu sais ce que j'ai dit sur elle…

E-et comment je me sens…

C'est bizarre.

Étrange.

Anormal.

Pourquoi veux-tu toujours me parler ?

Peut-être que c'est la mentalité de l'accident de voiture- tu sais, tu vois un accident de voiture (un fiasco total) et tu dois y aller pour voir, même si tu sais que ça te rendra malade, et plus la chose est hideuse- plus tu as envie de détourner le regard- plus c'est intéressant, et plus il est difficile d'en détacher les yeux.

C'est pourquoi les gens sont si…

Ahh.

C'est pas important.

Ce serait hypocrite de ma part de te juger. Je suis pareil que toi. Si je voyais un accident de voiture, je voudrais aller voir, moi aussi.

Tu as beau dire que tu n'es pas comme ça- tu n'es pas du tout comme ça-, je sais que tu mens.

Comme ton sourire.

Des mensonges.

Mais de bons mensonges.

…Je suis sûr que tu es quelqu'un de bien. Je le vois dans tes yeux. Tu es perturbé par moi- a-ah, ne t'inquiète pas ! Tout le monde l'est.

Je te perturbe, mais tu continue de sourire. C-c'est bien plus que je ne le mérite…

Alors je vais peut-être te donner quelque chose en compensation.

Je vais…Je vais parler.

Ben, ça dépend de ce dont tu veux parler, mais je ferai de mon mieux. De quoi veux-tu discuter ? Peut-être de livres policiers, ou de l'histoire de l'Europe ? Je sais que je suis seulement un adolescent- un enfant, comparé à toi- mais je peux parler des heures durant sur la littérature et j'ai toujours aimé l'histoire.

Non ?

Tu ne veux pas parler de ça ?

Dans ce cas choisis un sujet.

… « Comment ça a commencé ? »

C'est une question très vague, tu sais. Peux-tu être plus clair ? Je suis rarement confus- je pense être intelligent (et mes notes conforment cette hypothèse) mais tu pourrais expliquer ça plus distinctement.

O-oh…

Je vois. Bien sûr.

Tu veux parler de « ça ».

Je ne suis pas surpris.

C'est cette mentalité de l'accident de voiture ? Tu penses que je suis étrange (malade, tordu, perturbé- je peux continuer toute la journée, s'il le faut. Dois-je continuer ? Non ? D'accord.)

Même si je passais tout un mois à te décrire mes sentiments, tu ne les comprendrais pas.

Je-je…ne les comprends que difficilement moi-même.

Ahahaha…

Ca doit être ça que ressent Rin quand elle doit résoudre une équation. Je ne comprends pas qu'elle puisse trouver si dures ces opérations si simples- mais la perception de « simple » diffère selon la personne, pas vrai ?

…Pardon, étais-je en train de m'éloigner du sujet ?

Tu as l'air…si confus…

Tu me regardes avec ces yeux curieux et tu me poses des questions. Tu essayes de sonder mon psyché, en prenant ma tête et mes sentiments pour voir s'il y a une logique entre les deux, si tu peux trouver un sens, t'accrocher à un peu d'espoir- mais il n'y en a pas.

Est-ce la mentalité de l'accident de voiture ? Veux-tu sincèrement voir ce visage brûlé, défiguré, de la victime aux sentiments inacceptables, dans une société intolérante ?

Veux-tu te moquer de moi ?

Ou veux-tu m'aider ?

Je m'en fous un peu.

La plupart des gens choisiraient la première réponse.

Ceux qui prennent la dernière ne peuvent rien faire pour moi- on ne peut changer le regard de la société sur ceux qui sont « différents » alors c'est inutile de tendre ta main vers un enfant malade comme moi.

Peut-être dans un autre monde, un autre univers- ou un autre millénaire- mes sentiments seraient acceptés, mais ce n'est pas dans ce monde ni cet univers ni ce millénaire.

Même si tu voulais m'aider tu ne pourrais pas. Tu veux changer l'opinion de six milliards de personnes ?

Bon courage.

Moi j'ai arrêté d'essayer. Je n'aime pas ce qui est inutile.

Désolé, je radote.

Je fais ça quand j'essaye d'oublier.

Oublier quoi ?

Tu sais.

Tu sais de quoi je parle.

Mais je ne veux pas en discuter- pas même avec toi- mais…

Mais…J-je ne sais pas si…Pardonne-moi, je dis n'importe quoi…C'est rien…

Attends, je t'en prie. J'essaie d'organiser mes pensées. Tu sais, comme la barre de chargement d'un jeu vidéo.

Je n'ai jamais beaucoup joué aux jeux vidéos- j'étais trop pris par les études- mais parfois, les dimanches, je rejoignais Rin sous la table basse chauffante et on se faisait des vieux RPG…

Hmm. Je ne me rappelle pas quand on a fait ça. La dernière fois, cela fait un moment.

…Je pense que je peux répondre, maintenant.

« Comment ça a commencé ? » Tu veux dire, quand est-ce que j'ai su que j'étais amoureux ?

C'est une question difficile.

Pour n'importe qui ce serait difficile de répondre. Je ne suis pas…si mauvais… pour décrire mes sentiments, mais c'est difficile de pointer le moment exact.

Il n'y en a pas eu.

Pas de révélation soudaine.

Je ne suis pas allé dormir en tant que garçon normal pour me réveiller le lendemain en un enfant malade avec un amour obsessionnel pour sa sœur jumelle.

C'était plus…une maladie.

Une anomalie.

Et ça me mangeait tout cru, doucement.

Comme la mer érode la falaise.

Et quand je l'ai réalisé…

C'était trop tard.

C'était juste des petits trucs sans intérêt au début. J'ai commencé à remarquer des détails sans conséquences, comme voir que le sourire de Rin était chaleureux à ce point- ou que ses yeux étaient d'un bleu exceptionnel (images miroir des miens…Haha. Est-ce que cela fait de moi un narcissique ? Mais je n'ai jamais regardé mon propre reflet avec le même amour que je ressens pour Rin. C'est plutôt le contraire en fait).

Je pense que j'étais jeune…Huit ou neuf ans. Je ne suis pas sûr. Je ne me rappelle pas.

Je ne peux dire quand ça a commencé c'est comme localiser le départ d'un cercle. Il n'y en a pas- ça continue pour toujours, en faisant des loopings.

Une spirale.

Peut-être ai-je toujours aimé Rin- peut-être suis-je né ainsi (pourri, infecté, bizarre).

Alors…Eh bien.

Il y a quelque chose quand même : un souvenir.

Je pense…que c'est à ce moment que j'ai vraiment réalisé que j'aimais Rin.

Tu veux entendre ce souvenir ? …Ce n'est pas extraordinaire. Je suis désolé si ça te désappointe.

Je m'excuse beaucoup, non ? Et jamais pour les bonnes choses ?

…Oh.

Laisse-moi te raconter, donc.

C'était il y a quelques années, je pense. Je ne me rappelle pas la date. C'était…avant le lycée, soit je devais avoir quatorze ans ?

Il y a juste deux ans, hein ?

Ça a l'air si loin, et pourtant c'est si près.

C'était presque la fin de la journée-

Oh, je viens de me rappeler. C'était un mardi. Un pluvieux mardi après-midi.

C'est drôle, les petits détails collés dans ta tête, hein ? Je ne pense pas que c'est le jour où c'est arrivé compte réellement, mais- pour une certaine raison- je trouve cela incroyablement important. Peut-être que j'avais un devoir à rendre ce jour-là et- quoiqu'il en soit.

J'étais assis à la bibliothèque avec Miku, pour l'aider à résoudre ses équations mathématiques. Je ne suis pas sûr de ce que Rin faisait. Elle est très populaire; peut-être était-elle au club de volley-ball avec ses amis.

Il pleuvait très fort, et je pouvais entendre la pluie frapper aux carreaux- comme si quelqu'un tapotait ses doigts contre la fenêtre. Tap tap tap-

Haha, ne m'en veux pas.

J'essaie juste de créer une atmosphère.

La bibliothèque était plus remplie que d'habitude, à cause de la pluie (c'était en général désert; la plupart des élèves évitaient les livres comme la peste), mais Miku et moi étions à une table sécurisée, cachés du reste de la bibliothèque par de lourds rayonnages et étagères.

C'était « notre » table, celle de Miku et Len. J'étais juste à côté du radiateur, et c'était tellement agréable en temps humide- et les étagères nous protégeaient des regards indiscrets (bien que nous n'ayons jamais rien fait « d'étrange ». Miku et moi étions bons enfants; nous n'avons jamais arraché les pages de livres...ou autres idées perverses que certains peuvent imaginer- on voulait seulement un peu de solitude).

Miku était en train de taper son stylo contre la table- tap tap tap, et la pluie plic-ploquait dehors- et Miku regardait ses problèmes de maths les sourcils froncés.

Et puis elle a dit- je ne sais plus, c'était pas très grave. Mais cette scène à la bibliothèque- Miku et moi côte-à-côte (pas inhabituel du tout) a lentement évolué en quelque chose…de si étrange que je n'aurai jamais pu l'imaginer.

-Len, Miku a dit, et elle n'utilise pas de suffixe*, elle n'en a pas besoin, on se connaît depuis longtemps. Len- est-ce-que je suis étrange ?

Et j'ai répondu :

-Non, bien sûr que non.

Même si, en toute honnêteté, je l'ai taquinée un peu avant ça, en disant :

-Oui, avec tous ces livres à la guimauve que tu lis…

Mais ce n'est pas si important. C'est ce que Miku a dit, qui l'était.

C'est difficile, de se rappeler, ensuite. Tout ce que j'entends, c'est la pluie et le rythme irrégulier du stylo tapant la table.

Les yeux de Miku étaient baissés, et elle ne s'était pas peignée (elle a dit qu'elle s'était levée trop tard) et elle était…vraiment jolie.

Miku est toujours jolie.

Son comportement m'a quand même interpellé elle n'était pas exactement la même, son doux sourire semblait faux, et elle s'agitait. Nerveuse.

Elle ne pouvait pas se concentrer, et elle continuait son tap-tap sur la table, et je pense que son manque d'énergie m'a contaminé puisque j'ai commencé à rêvasser.

-Akita-san dit que je suis étrange…

Elle a dit ça soudainement, me fixant avec un regard inquiet et en se mordant la lèvre inférieure. Je lui ai demandé pourquoi Akita Neru avait-elle dit ça, et Miku m'a répondu :

-Parce que…je n'ai pas de petit ami.

J'ai ri- un rire calme (nous étions dans la bibliothèque tout de même, même si la pluie filtrait ma voix), et j'ai ébouriffé les cheveux de Miku. Je lui ai dit que ce n'était pas grave, qu'elle n'avait que quinze ans, et qu'elle n'avait pas besoin d'un petit ami- elle était bien trop bien pour tous ces garçons de toute façon.

Miku a rougi à cela et a hoché la tête en rigolant doucement et ensuite, nous étions tous les deux en train de rire, alors que ce n'était pas drôle (du tout), mais nous nous sommes assis plus près que d'habitude, entourés par tous ces livres dans ce petit coin de l'univers, et nous étions…

Nous étions heureux.

Et puis Miku a dit :

-Len- si c'est vrai…p-pourquoi on n'essaierait pas de sortir ensemble ?

La voix de Miku était aussi nerveuse qu'avant- et bien moins joyeuse- et je n'étais pas sûr de comprendre, alors je lui ai demandé pourquoi.

Elle rougissait, mais sa voix était plus confiante.

-T-tu es le seul garçon avec qui je me sens bien. E-et je n'arrive pas à parler aux autres garçons…peut-être que je n'aurai pas d'autre chance…Alors p-pourquoi…

-Pourquoi on ne… ? j'ai pressé, impatient.

La réponse de Miku restera à jamais gravée dans ma mémoire.

-Pourquoi…on ne s'embrasserait pas ?

Je suis sûr que mes yeux étaient écarquillés- aussi grands que des soucoupes- et j'ai demandé si elle blaguait (c'est ma meilleure amie, pourquoi diable voulait-elle m'embrasser ?), mais elle était sérieuse.

-Je…je n'ai jamais embrassé quelqu'un avant, je veux voir ce que ça fait…

Et Miku était si mignonne…et innocente…et jolie…

Je crois que mon cœur a fait un raté…

C'est mon amie d'enfance.

Ma meilleure amie.

Je ne pouvais pas… ?

C'aurait été si étrange…

Mais je n'avais jamais embrassé personne moi aussi, et je dois admettre que j'étais curieux.

Les chances pour moi d'embrasser une autre fille étaient minces voire proche du zéro. Je n'aime pas trop les autres filles. En fait, elles ne font pas tellement attention à moi, ou me détestent- surtout Akita Neru. Elle semble détester tout le monde.

Je sais que Miku est magnifique, et les autres garçons l'aimaient- et je n'avais jamais pensé à elle autrement qu'en tant qu'amie, alors…

Ça serait bizarre de ne pas essayer, hein ? Du coup, j'ai pris la main de Miku (ses ongles étaient vernis en turquoise- encore un détail sans importance) et je l'ai regardée dans les yeux. J-je n'étais pas sûr de savoir ce que j'attendais…Et j'ai dit :

-Ce sera mon premier baiser à moi aussi.

Miku a cligné des yeux, le souffle coupé.

-O-on essaye, donc ?

Je suis sûr qu'elle espérait une réponse plus romantique qu'un bafouillement à peine audible- mais la situation elle-même était inélégante, immature et non-romantique (pas comme dans les livres que Miku lisaient- C'était sûrement une déception pour un premier baiser. Urgh. Je suis embarrassé).

Miku et moi avons pressé nos lèvres les unes contre les autres, lentement, maladroitement- et je me suis cogné le nez contre le sien, et du coup ça n'a pas été si plaisant.

Miku n'avait le goût de rien, vraiment.

Juste de la salive.

Et la salive a un goût universel, d'après ce que j'ai découvert.

Moi de mon côté, je devais sûrement avoir le goût du thon- j'avais mangé un sandwich avant de venir à la bibliothèque. O-ouais…Pas très sensible…

J'aurais dû manger un chewing-gum avant d'assaillir Miku avec cette haleine de poisson. J'espère qu'elle ne se relate pas au thon-mayonnaise quand elle pense au premier baiser. Si j'ai ruiné tes douces attentes, Miku, j'en suis réellement désolé.

Je me rappelle m'être assis là, comme un chiot, mes lèvres contre les siennes, attendant quelque chose. Attendant…je ne sais pas. Je n'en sais rien.

Au fond de moi je regrettais que mon premier baiser ait été arrangé comme une rencontre d'affaires- et une autre partie de moi se demandait si Rin avait déjà embrassé quelqu'un et-

J-je ne sais pas comment c'est arrivé.

Je n'avais pas planifié cela. En général les gens ne planifient pas la destruction de leur vie et de leur futur bonheur. Je sais que je ne l'ai pas fait exprès. Je ne suis pas nihiliste.

Mais c'est quand même arrivé.

Et peut-être, si mon esprit n'avait pas pensé à ça, au ruban à cheveux surdimensionné de Rin et à ses manières masculines au milieu de ce baiser- ce ne serait jamais arrivé.

Je pense qu'avoir embrassé Miku fut la pichenette qui a fait tomber la file de dominos. En fait, j'en suis sûr.

Parce que je me suis assis là, mes lèvres pressées contre celles de ma meilleure amie, goûtant sa salive et inhalant son parfum (qui m'a donné envie d'éternuer), ma conscience a vagabondé…

Et j'ai pensé à Rin.

J'ai rêvé de mes mains se promenant dans ses cheveux blonds, j'ai rêvé que j'ai gentiment défait son ruban surdimensionné qu'elle aime tant, j'ai rêvé de presser mes doigts contre sa peau brûlante et j'ai rêvé que je transformais son habituel sourire narquois en une expression de pur bonheur…

E-et…

J'ai senti quelque chose brûler dans ma poitrine.

…Pas seulement dans ma poitrine.

T-tu sais où.

O-ouais… Je savais que tu étais intelligent- comme moi.

Qui se ressemble s'assemble, tu sais ?

Alors…

Ahahaha…

Je me sens comme un adolescent de quatorze ans encore. Suis-je en train de rougir ? O-oh, c'est humiliant…

Ahahahahaha…

Hum.

C'était mon premier baiser.

Ce n'était pas extraordinaire, mais là encore, est-ce important ?

Quiconque dit oui est un menteur.

Je me suis lentement éloigné de Miku- et elle a reculé aussi, avant de presser le bout de ses doigts sur ses lèvres.

On était muets comme des carpes- plus de mots.

Puis, Miku a dit- dans un ton étrangement formel :

-Merci pour cette expérience.

Et- même si je tremblais (le souvenir de ma vision de Rin hantant ma mémoire), je ne pus m'empêcher de rire. Miku était si étrange, si polie- et cela contrastait tellement avec ces années d'amitié- que c'en était drôle.

Hilarant, même.

-Est-ce que tu as aimé ? j'ai demandé.

Elle a secoué la tête négativement.

-Bien, j'ai dit. Parce que moi non plus.

-Est-ce que c'est étrange ? elle a demandé, concernée. Akita-san dit que lorsque tu embrasses quelqu'un…H-hum…M-mais je n'ai rien ressenti…E-et je t'aime, Len, vraiment.

-Moi aussi. Mais pas de cette façon-là.

-Oui, Miku a acquiescé en hochant la tête. Mais pas de cette façon-là.

Après cela, nous sommes retournés aux banalités de nos devoirs, et même si c'était ennuyeux, c'était bien plus facile que d'embrasser Miku, et j'ai même été ravi de pouvoir faire ses équations.

Les équations, c'est facile. Elles ne sont que bonnes ou fausses- on coche ou on barre une case- et c'était fini.

Les sentiments sont bien plus difficiles.

On ne peut les classifier facilement, même si plein de gens essayent.

Est-ce que mes sentiments sont mauvais… ?

Je ne sais pas.

Tu penses être capable de répondre à cette question mieux que personne, mais tu ne peux pas. Je ne comprends pas moi-même.

Pour Miku, je suis sûr que ce baiser n'est rien qu'un embarrassant et bref moment entre deux adolescents confus. Elle y pense probablement en riant, maintenant.

Même moi je revois cette scène, ce jour de découverte, avec rire et gêne.

Mais il y a plus que ça.

Cette image produite par mon esprit pendant que j'étais assis là, embrassant Miku (ce n'était même pas un « baiser ». Nous avons simplement uni nos lèvres dans l'attente de quelque chose, même si on ne savait pas de quoi) restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Je n'en étais pas sûre avant, mais après en avoir parlé avec toi…

Tu écoutes très bien, à propos.

Merci pour cela.

Peut-être que parler tout haut aide à comprendre nos sentiments parce que je sais maintenant que j'avais raison.

Ce maladroit baiser avec Miku était « quand tout a commencé », pour répondre à ta précédente question.

C'était ce jour- ce pluvieux mardi après-midi apparemment sans conséquences- où je suis tombé amoureux de ma sœur.

C'était étrange.

C'était merveilleux.

Et c'était terriblement mal.


*Suffixe : la société japonaise, très hiérarchisée, utilise des suffixes pour chaque classe de personnes. Dans le cas de Miku, si elle ne connaissait pas Len depuis si longtemps, elle l'aurait appelé « Len-kun », suffixe pour les garçons. De même pour Rin qui est appelée « Rin-chan ». Quand aux connaissances ou camarades de classe, on les appelle par le nom de famille et le suffixe –san. (« Akita-san »). On emploie également des suffixes tels que –sempai pour les aînés, ou –onii-chan/onee-chan pour les frères/sœurs ou mentors.


A/N : Le Miku/Len est très mignon, vous savez :3 La vie de Len aurait été probablement plus facile (et plus heureuse) s'il s'était simplement mis avec Miku mais bon je suis méchante xDD

~renahhchen xoxo


T/N : renahhchen remercie également ses lecteurs qui lui ont laissé énormément de reviews sur la fiction anglaise. Ici, on ne peut pas dire que ce soit le cas...Mais tout de même, une review, en un jour ! *danse de joie* C'est mon record ! Bref. Toujours est-il que efface les points-virgules, ce qui veut dire que si vous voyez une phrase inhabituellement trop longue, c'est qu'il y avait un point-virgule avant.

Un très grand merci à Nemeseia ! Ton commentaire m'a donné beaucoup de courage !

~Paru-ch4n