Patia patia de l'auteur : Bonjour à tous ! Voici le tout premier chapitre de ma toute première fiction. Aaah comme je suis contente.

Je vous remercie d'avoir pris la peine de venir jusqu'ici et de lire mon travail. Alors bien sûr j'espère beaucoup (vraiment très fort !) qu'il va vous plaire mais on ne sait jamais. Alors n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, TOUT ce que vous en pensez !

Je vous donne aussi quelques précisions, dans quoi est-ce que je vous embarque ? Dans une fiction probablement assez courte, 5 ou 6 chapitres je pense. J'ai mis rating T pour l'instant parce que je ne suis pas sûre de pouvoir écrire un lemon, ce serait inédit ça aussi ! Donc pour l'instant c'est du T, mais rassurez-vous, si jamais je me lance, je vous préviendrai. Que dire d'autre ma foi … ah oui, le couple sera Harry/Draco, qui fut le sujet de la première fiction que j'ai lu et qui est, depuis, mon préféré !

Voilà tout pour l'instant, installez-vous confortablement, bien calée sous une couverture pour ne pas prendre froid et zou ! Encore merci de lire.

Disclaimer :Bien évidemment les personnages appartiennent à J.K.R, je ne touche aucun autre bénéfice que vos reviews pour mes écrits.

Petit patia oublié : J'ai écrit cette histoire avec une bande son que je trouve particulièrement agréable (bon bien sûr ce sont mes goûts personnels) mais aussi très bien adaptée à l'ambiance que je voulais transmettre dans cette histoire. Donc dites si vous voulez que je vous mette les titres ou si vous vous en moquez complètement ! Voilà, cette fois je fois je vous laisse.


Chapitre 2 : Et Draco souriait …

Draco se rencogna dans son fauteuil, agitant négligemment sa baguette pour faire apparaître une tasse de thé, allumant sa cheminée pour se réchauffer. Son travail l'épuisait ces derniers temps, les relations entre sorciers et Gobelins s'étaient détériorées ces derniers mois. Une stupide histoire en vérité ! Un sorcier qui n'avait pas honoré sa dette à la suite d'un pari. Quel idiot ! Parier de l'argent avec un gobelin … Fatigué, il se massa les tempes du bout des doigts et se mit à réfléchir. Dans quelques jours se serait la rentrée scolaire et Scorpius devenait intenable à l'idée de rentrer dans sa nouvelle école. Six ans déjà … six ans qu'il était père et chaque jour il s'en étonnait.

A la fin de la guerre, il avait suivi une année de rattrapages comme tous les autres élèves de Poudlard afin de valider ses connaissances et d'obtenir son diplôme. Il était plus qu'heureux de pouvoir échapper au manoir et à ses parents à cette époque. Il avait obtenu ses ASPICS avec brio d'ailleurs. Se plongeant dans ses études pour échapper au reste.

Il avait eu le temps de réfléchir, plongeant dans une douloureuse dépression les premiers temps. Il lui arrivait souvent de pleurer dans sa chambre de préfet, pleurer jusqu'à l'épuisement, tout se bousculant dans sa tête et dans cœur. Puis le barrage avait cédé, il avait cédé. Il avait fini par vomir, vomir sa solitude, vomir les idées préconçues qu'on lui avait martelé depuis sa plus tendre enfance, vomir son aveuglement et ses erreurs passées, sa lâcheté, les pertes, tout … Ce n'est qu'à partir de cet instant qu'il put commencer à se relever. Acceptant peu à peu qu'il n'avait été qu'un adolescent, un adolescent qui aimait ses parents et qui avait fait de son mieux. Il avait fini par accepter le mal qu'il avait fait, la petite ordure prétentieuse qu'il avait été. Il avait pu enfin recommencer une autre vie, ''le premier jour du reste de ta vie'' lui avait dit Blaise. Il avait pu reprendre son amitié avec Blaise, qui lui avait combattu avec l'Ordre et qu'il avait abandonné en suivant ses parents. Il restait Malfoy, toute sa personnalité n'était pas due à ses parents ! Cependant il n'usait plus de son pouvoir sur les autres, cela ne l'intéressait plus. Il préférait de loin les relations qu'il entretenait avec des gens comme Blaise. Des relations vraies, honnêtes et moins flatteuses pour lui certainement, mais il estimait que ça en valait la peine. Il travaillait avec acharnement pour battre Granger sans jamais y arriver complètement, mais cela ne le dérangeait plus, il ne se souciait plus d'elle et de ses amis, il avait décidé d'ignorer Potter et sa clique. Il avait trop honte et l'humiliation était trop forte pour lui et il ne pouvait la leur pardonner, même en sachant pertinemment que ce n'était pas leur faute. D'ailleurs Potter et ses amis ne lui parlaient guère non plus, Potter ne le regardait même plus.

Par la suite il s'était orienté dans des études politiques pour intégrer le Département de la Coopération Magique Internationale et Inter-espèces. Son père et sa mère furent laissés libres grâce au témoignage du Survivant, attestant que sa mère avait trahi le Lord Noir et lui avait sauvé la vie. Il avait donc vécu au Manoir Malfoy avec eux, continuant sa vie dans l'ambiance morose qui régnait au foyer familial. Il évitait ses parents.

Si lui changeait et commençait à se faire ses propres opinions, ses parents étaient plus amères que jamais. L'humiliation et la chute sociale de la famille n'avaient pas contribués à leur repentance. Leur mépris de tout ce qui n'était pas sang-pur n'avait pas faibli, loin de là. Et Draco commençait à les voir comme ils étaient, il en était effrayé. Il avait peur que son amour pour eux ne faiblisse puis disparaisse, qu'ils n'acceptent pas ses choix de vie et ses idées. Mais à sa grande surprise, la question ne s'était pas vraiment posée. Ils étaient partis, laissant le manoir à Draco qui n'avait pas voulu déménager. Peu après sa rentrée à l'université, sa mère était partie en voyage, seule. Draco savait qu'ils n'allaient pas divorcer, sang-pur et réputation obligent, mais il ne pouvait s'empêcher d'être triste, il avait le sentiment que même les souvenirs agréables de son enfance n'avaient plus de valeur, qu'ils étaient devenus aussi faux que la personne qu'il était avant. Son père ne lui avait rien dit malgré son insistance et ils ne se parlaient que peu. Draco ne voulait pas penser, il ne voulait pas penser à ce père qu'il avait idolâtré enfant et dont il avait suivi les règles et la morale aveuglément. Sa mère elle, gardait contact avec son fils, au début tous les jours, voulant se rassurer sur son sort, puis au moins deux fois par semaine. Les choses étaient restées ainsi, ni trop espacées ni trop étouffantes pour eux.

Il en avait profité pour refaire peu à peu le manoir, ce dernier n'était pas une ruine mais il voulait se changer les idées durant son libre. Il s'était donc amusé à attribuer une couleur ou une nationalité à chacune des pièces de la maison. Quand il était à court d'idée, il restait classique et décorait selon le bon goût en vigueur chez les sang-pur. Il s'était beaucoup amusé à faire tourner les tapissiers en rond en changeant d'avis toutes les semaines. Malgré tout, il n'était jamais complètement à l'aise chez lui.

Il suivit donc son année de rattrapage avec Blaise et sa petite amie, Luna Lovegood. Il avait été surpris au début, beaucoup même, par ce couple étrange mais était résolu à essayer de voir au-delà de ses idées préconçues et de ses jugements hâtifs. Et il avait eu raison, cette fille ne semblait pas lui en vouloir de ce qu'il s'était passé au manoir Malfoy et après des débuts gênés et chaotiques, il avait découvert une jeune femme d'une brillante intelligence, dotée d'une grande générosité et d'une vision du monde délicieusement décalée. Cependant cette amitié avait un revers, Luna était amie avec Potter et les autres, ainsi que Blaise, qui avait tenté de lui faire revoir ses positions à leur sujet comme lui l'avait fait en combattant avec l'Ordre. Mais la haine, bien qu'érodée par la guerre et la douleur était restée trop forte. Ce couple était, encore à ce jour, resté les seuls vrais amis qu'il avait, et la grossesse de Luna allait faire de lui un parrain.

Il souriait encore parfois à la vue de la jeune femme, assise dans un confortable fauteuil, faisant la lecture du journal de son père, Le Chicaneur, à son bébé pas plus gros qu'une noix pour le moment, Blaise la surveillant du coin de l'œil et l'enveloppant d'une tendresse discrète mais omniprésente. Draco leur enviait ce bonheur qui avait l'air si simple à leur côté. Blaise était également le parrain de Scorpius.

A son entrée à l'université, il s'était fiancé avec Astoria Greengrass. Le mariage avait depuis longtemps été prévu par leurs parents respectifs et Draco ne se formalisait pas vraiment de cette décision prise sans le consulter. Astoria était belle, intelligente et d'un rang social équivalent au sien, cela lui suffisait. Leur mariage lui convenait, ils ne se parlaient guère certes et n'étaient pas proches, mais il lui convenait. Du moins le pensa-t-il pendant les premiers temps.

Puis, lorsqu'il avait vingt-deux ans, tout bascula. Astoria était enceinte. Si de l'extérieur il avait pris la nouvelle avec joie et calme, au fond il était terrifié. Il avait peur, peur d'être un mauvais père, trop absent, trop froid, trop autoritaire. Il avait passé un nombre de nuits réveillé, seul dans sa chambre, se demandant s'il devait aller réveiller sa femme, dans la chambre en face de la sienne pour lui confier ses craintes, son excitation et ses tentatives pour visualiser cet enfant à naître. Mais chaque fois il était resté, voulant garder ses sentiments pour lui, jalousement, comme si le fait de les partager avec quelqu'un allait les affaiblir. Il apprit à vivre avec ses craintes, ses espoirs, il les aima pendant des mois, l'excitation d'être père le remplissant d'une joie qu'il n'avait encore jamais connue, savourant chaque instant.

Quelques mois plus tard, il était né. Des cheveux d'un blond lunaire, une peau presque trop blanche et des yeux bleu-gris. C'était son fils à n'en pas douter. Et Draco pleurait encore. De bonheur, de joie et de fierté. Fierté de voir cet enfant magnifique lui sourire, agripper son doigt avec force. Si Astoria était satisfaite d'avoir rempli son devoir d'épouse, elle ne débordait pas d'affection pour son fils. Et même s'il ne pouvait lui en vouloir, après tout elle réagissait de par son éducation, il ne pouvait s'empêcher d'être déçu que cette naissance ne fasse pas d'eux une famille plus unie, qu'elle ne soit pas une mère plus attachée à la chair de sa chair.

Mais Draco l'aimait, fort, presque trop fort, et c'est avec une voix cassée qu'il le présenta à ses amis. Blaise devint instantanément un parrain gaga tandis que Luna l'observait avec son air habituel. Et elle trancha : « Il te ressemble autant que le fils d'Harry à son père, il est beau », bien que prononcée doucement, la phrase retentit dans la tête de Draco. Le Balafré avait un enfant lui aussi. Il lui demanda quand est-ce que Potter était devenu père et apprit que la Weasleytte avait accouché à peine quelques semaines plus tôt. Passé cette curiosité temporaire, toute son attention se reporta sur l'héritier Malfoy, magnifique enfant, cinquante-quatre centimètres de grandeur et 3.4 Kg de talent pur, c'était évident. Draco Malfoy était heureux.

Et la vie avait continué, son mariage avec Astoria n'avait pas changé, le silence et la froideur étant de mise entre les deux époux et Scorpius remplissant le manoir si froid et vide par ses cris, ses pleurs, ses rires, et par toute sa présence auprès de son père. Chaque jour ils passaient des heures ensemble, Draco lui racontant tout, de ses souvenirs d'enfance à sa journée au travail, tissant chaque jour un peu plus son lien avec son enfant. Si Scorpius était physiquement un Malfoy pur, son père faisait attention à l'entourer de toute l'affection possible, soignant ses moindres bobos, lui racontant des histoires, mangeant avec lui à tous les repas, le guidant dans le manoir et dans la vie. Et Scorpius était un enfant heureux, certes un peu trop démonstratif, un peu trop honnête, un peu trop agité et bruyant pour un Malfoy. Et Draco le trouvait parfait.

Chaque jour, il remerciait Merlin pour son fils, son fils qui le protégeait d'une solitude qui l'enveloppait un peu plus chaque jour mais qui disparaissait à son contact. Son mariage le rendait fou, lentement mais surement. Plus il passait de temps avec Blaise et Luna, plus il s'apercevait de ce dont il passait à côté. Il avait essayé d'être plus proche d'Astoria, d'apporter un peu de chaleur et de développer de l'amour entre eux. Mais il ne savait pas vraiment comment faire, il était maladroit et Astoria s'était montré encore plus froide que d'ordinaire. Il avait donc renoncé au bout de quelques mois, il avait fini par voir en Astoria une véritable aristocrate, dans tous les mauvais sens du terme. Une femme froide, sans véritables liens avec qui que ce soit et n'en désirant pas. Il avait donc reporté toute son attention et tout son amour sur son fils. Celui-ci comblant sans efforts les manques de son père.

Il était donc là, dans son fauteuil, se remémorant les souvenirs d'avec son fils et à son mariage de façade, songeant à la rentrée prochaine. Scorpius rentrait à l'école primaire des ''Petits Mages'' et dire qu'il était excité était un doux euphémisme. Alors Draco se leva de son siège et partit à la recherche de son fils, qu'il trouva dans le hall. Ou plutôt, il crut bien apercevoir son fils sous une couche de boue monumentale parsemée de feuilles et de touffes d'herbe qui lui donnait l'air de tout sauf d'un enfant. Tout autour de lui s'affairaient les elfes de maison, affolés par le désordre et la saleté que l'enfant, inconscient, ramenait avec lui.

« Scorpius ? » interrogea Draco.

« Père ! Devine ce que j'ai découvert aujourd'hui ! Un crapaud ! Toute une famille de crapauds ! Au début je n'ai vu que le papa parce qu'il est gros mais après j'ai … » retentit la voix surchargée d'excitation de son fils, courant pour se retrouver devant son père, répandant de la boue partout sur la pierre si nette quelques instants auparavant.

« Tu me raconteras ça plus tard, as-tu vu l'état dans lequel tu es ? Un Malfoy est toujours propre et net sur lui, alors tu vas me faire le plaisir d'aller te laver et tu me raconteras ton exploration en détail au diner, d'accord ? » proposa Draco d'une voix posée mais retenant un sourire, indigne d'un Malfoy dans cette circonstance.

« Oui Père ! » dit-il en se dirigeant avec calme vers l'escalier. Mais dès qu'il fut en haut et qu'il se crut hors de vue de son père, il se remit à courir vers la salle de bain, négligeant les elfes effrayés nettoyant derrière et autour de lui.

Et Draco souriait.

Le dîner fut animé par Scorpius comme tous les soirs, Draco l'écoutant attentivement et Astoria picorant dans son assiette, n'écoutant que d'une oreille son fils et affichant clairement sa désapprobation sur les activités de ce dernier et regardant de temps en temps son mari, accusatrice de cette liberté qu'il accordait à leur enfant, du manque de « principes des sang-pur » qu'il lui inculquait, source de l'attitude irresponsable pour un enfant de son rang selon elle.

Lorsqu'il eut finit de lui raconter une histoire, Draco dut convaincre son fils de dormir pour ne pas avoir à lui en raconter une autre. Scorpius adorait ses histoires, le plus souvent elles étaient basées sur un petit garçon, qui vivait des aventures extraordinaires dans un monde magique, surmontant les épreuves grâce à ses amis et à son courage.

Il fit donc les dernières recommandations d'usage pour le lendemain à la place. Etre ponctuel et reposé, être calme et digne en classe, ne pas se disputer avec les autres élèves. En clair, s'amuser sans oublier d'être un parfait Malfoy. Seul le sourire fatigué de Scorpius lui répondit et Draco partit terminer son travail avant d'aller dormir. En passant devant la chambre de sa femme, il marqua un arrêt. Devait-il lui parler de demain ? La rentrée de son fils à l'école n'était pas un évènement anodin. Mais ils avaient déjà réglé les détails administratifs et techniques plus tôt dans la semaine et elle n'avait pas manifesté l'envie de les accompagner le lendemain. Alors il laissa retomber sa main le long de son corps et ne frappa pas à la porte. Et en entrant dans son bureau, pour la première fois depuis longtemps, le silence qui s'était abattu l'oppressait. A vingt-huit ans, Draco était seul, et il n'aima pas ça. Mais il était un Malfoy, alors il ignora ce sentiment et se remit au travail.


Voilà voilà pour ce chapitre ! Alors comment avez-vous trouvé Draco ? Trop alambiqué ou au contraire pas assez fouillé ? Ça vous plait toujours ? Les kangourous peignent-ils toujours pendant que les kiwis jouent du piano ? Le prochain chapitre arrivera dans quelques jours, une semaine au plus tard. Encore merci d'avoir lu et n'oubliez pas de me laisser vos impressions.

Fin du chapitre 2.