Titre : Comme le temps passe
Auteur : Maxxine
Spoiler : les 5 tomes
Warning : interdit au gens heureux et probablement par la suite aux moins de 18, mais pour l'instant aux environ du moins 13 pour language et pensees crues.
Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez ne m'appartient pas, mais appartient a JK Rowling. Le reste... Et bien, s'il en reste c'est a moi. En fait ce qui ai a moi c'est tout les trucs qui a cote de l'oeuvre original qui a ete utilise et reutilise a loisir, vous paraissent digne d'interet, car bien sur ne l'oublions pas je suis geniale !
Chapitre 1 - La ou on ne m'attends pas
-Harry ? Tu vas bien ?
Je releve la tete. Ou suis-je ? Qui est cette femme penchee sur moi ? Puis tout me revient. Enfin, je vois rouge, orange, du feu... Du feu qui devore tout. Pour le reste, rien ne m'est revenu. Je me sens toujours responsable de ces morts sans savoir pourquoi. J'ai toujours ma cicatrice, etau de glace, sur le front. C'est comme ca depuis sa mort.
Oh, j'ai obeit a la prophetie. Je l'ai tue. Tue de mes mains, de mes mots, de ma baguette. J'ai bien suivit les ordres. Sybille a eu raison. Pour une fois. Mais apres... Des l'instant ou il est enfin tombe en poussiere a mes pieds... Comme un immense cri de douleur dans mon crane, avec ce feu de glace sur mon front. Je sais maintenant que la prophetie, meme si je l'ai realisee, etait un mensonge. Que j'etais suppose mourir. Que je suis mort. Et que ca me brule dans le front car il m'appelle, comme il appelle tous ses Mangemorts. Car apres tout, j'ai la marque, non ?
Sirius se pencha sur son clavier d'ordinateur. De l'autre cote, sous un pseudonyme invraisemblavle, un homme se presenta.
The-dog : Je te connais ?
Le-Survivant : Je n'ai pas de chien pour ami.
The-dog : Tu n'aimes pas les chiens ?
Le-Survivant : Qui aime les traitres ?
The-dog : Le chien est le plus fidele ami de l'homme.
Le-Survivant : Le rat aussi.
The-dog : Pas quand il est capable de se mordre lui-meme.
Le-Survivant : C'est une preuve de devouement.
The-dog : Tu voudrais me faire croire ca ?
Le-Survivant : Les chiens ne m'interessent pas.
The-dog : Pourquoi ce pseudo ?
Le-Survivant : Une sorte de cadeau.
The-dog : De qui ?
Le-Survivant : Un ami.
The-dog : Un ami qui te laisse croire a la supremacie du rat ?
Le-Survivant : Il n'as pas eu le temps de me parler beaucoup.
The-Dog : C'est pour ca que tu es la ? Pour savoir ce qu'il ne t'as pas dit ?
Le-Survivant : Peut-etre. Qu'est-ce que tu peux me dire ?
The-Dog : Rien de plus que ce que tu sais deja. Tout a deja ete dit. Tout a deja ete fait.
Le-Survivant : Je ne crois pas. Rien n'a ete tente pour lui.
Le-Survivant : Meme toi n'as rien fait.
Le-Survivant : ??
L'homme clique de nouveau. Rien. Pas de reponse. The-Dog s'est deconnecte. De rage, le blond jette le clavier contre le mur. L'ecran suit, la prise s'arrache du mur. Automatiquement, l'homme fouille dans sa poche droite. Mais il se souvient qu'il est moldu desormais. Comme bien d'autres. Qui n'ont pas eu d'autre choix que de se refugier dans le royaume de ceux qu'ils excecrent. Qui ont du courir et se cacher, meme s'ils ne peuvent se cacher ni se proteger d'eux-memes, ni du tatouage noir peint sur leur avant-bras.
Il se retourne pour faire face a sa nouvelle vie. Faire face comme il le fait desormais a chaque instant. Qui a dit que les Serpentards etaient laches ? Laches parce qu'ils fuient une vie pour une autre pire encore ? Non, les Serpentards ne sont pas laches, ils raisonnent simplement a l'envers, et quand ils le realisent, il est generalement trop tard. Il regarde avec fureur son deux pieces. La minuscule cuisine aux murs taches de graisse, la salle-de-bain qui ressemble a la "douche" des camps d'exterminations, la chambre aux murs qui ont du etre beige un jour. Et le lit deux places, un simple matelas au sol avec un corps couche dessus. Il s'avance et le fixe. Un corps comme son lit et son corps en ont connu bien d'autres. Un corps etendu la parce qu'il lui a servi un soir, qui va repartir au matin sans laisser d'autres traces que celles de la sueur accumulee dans les draps. Un corps qui l'a excite un petit moment, avec lequel il a joue et gemit, le temps d'une nuit. Mais jamais plus qu'un corps.
Il le pousse du pied un peu hors du lit. Ce corps maintenant est pire qu'un cadavre, il le degoutte, il ne veut pas le toucher, dormir contre lui. Il s'alonge en fremissant sur la couche encore chaude du corps de l'autre et se prepare a une nuit vide. Une nuit dont il va sortir sans savoir s'il n'as pas reve ou s'il n'as pas dormi Comme toutes les nuits. Et comme toutes les nuits il a malgres tout essaye un nouveau corps qui pourrait peut-etre l'epuiser et l'endormir enfin. Mais rien ne se passe. Le fils de sa vie se deroule, impassible. Parfois il se demande meme s'il a une importance quelquonque dans sa propre vie.
Au matin un rayon de soleil gris - car tout est gris - sur son visage l'autorise a se lever. Son dos et froid, l'autre s'est deja leve. Peut-etre meme qu'il est deja parti ? Pense-t-il avec espoir. Mais dans la cuisine le corps reveille l'attends avec un sourire et tente de l'enlacer. Il le repousse, et sort du deux pieces. Pour une autre journee ordinaire a rester en bordure de la communaute magique, a marcher le long des routes connues autrefois, a espere apercevoir n'importe lequel de ceux qu'il a connu, utilise ou hait un jour, ne serait-ce que pour avoir du bois a bruler dans son feu de souvenirs tristes.
La rue autour de lui se deroule comme sur un devidoir de papier toilette. En marchant, il tire, et tout lui glisse entre les doigts pour former une masse lourde et epaisse. Dont il peut bien se torcher le , personne n'en a rien a faire. Mais il regarde. Avec le temps il est devenu fort a ce jeu. Il sait toujours si les passants sont des moldus, des sorciers, et meme s'ils sont pur-sangs ou nes chez des moldus. Ses sens sont aiguises, et comme persnne ne le remarque jamais, il a tout son temps pour jouer a ce petit jeu qui le deprime.
Il fixe un homme. Ses vetements sont tout a fait moldus, digne d'un homme d'affaire. Une meche grise dans ses cheveux lui donne une idee de son age, pres de quarantes ans car il ne faut pas oublier de prendre en compte le fait qu'il est vieillit par le stress. Sa demarche est rapide, encore une pruve qu'il est nerveux. Sous son bras une petite malette de cuir noir lui saute aux yeux. Un cuir trop epais, nerveux et rugeux, probablement du cuir de dragon, cet homme est donc un sorcier. Satisfait, il prend en chasse sa proie du jour. S'il ne la perd pas pour cause de magie, il devrait tout savoir de sa vie a la fin de la journee. Pourtant l'homme semble malin et discret. Il evite souplement les etalages des boutiques, birfurque dans les ruelles comme suivant un itineraire desordone, mais ses yeux ne trompent jamais le blond : son homme se dirige maintenent tout droit vers le quartier du ministere de la magie. Navre que la chasse n'ai pas dure plus longtemps, il s'eloigne maintenent de ce quartier trop dangeureux. Il se dirge vers les quais, moins frequqnets par les "bons" sorciers, et donc moins dangeureux.
Il est pret a entrer dans une taverne mal frequantee lorsqu'il croise le regard d'un homme, brun, grand, mais fatigue. Il se fige. C'est lui. A la fois effraye de se faire reconnaitre et presse de connaitre la fin de leur conversaion de la veille, il prends un risque, un enorme risque. Il se positionne dos a l'homme sur sa trajectoire et aboie.
Puis sans se preoccuper de sa reaction, entre dans la taverne.
L'atmosphere, si tot dans la journee, est deja fortement enfumee. Il ne regarde toujours pas derriere lui et va s'asseoir a une table dans le fond, commande un whisky et se desinteresse du monde autour. Lorsqu'il releve les yeux, il est assis en face de lui et le fixe d'un air rien moins que peu avenant.
-Qu'est-ce que tu veux mangemort ?
-Pourquoi tu as coupe hier soir ?
-C'etait bien toi... Je ne pensais pourtant pas que tu ais jamais pu te vanter d'etre son amis ?
-Qui peut s'en vanter ?
-Hermione le peut. Ron le peut... le pouvait. Je le peux.
-Tu le peux ? Alors que tu lui a mentit si longtemps ?
-Je ne lui ai pas mentit, j'ai obeit aux ordres.
-Et a quoi est-ce que ca l'a mene ?
-Est-ce que ca devait le mener quelque part ?
-C'est facile Black, mais tu sais tres bien que tu n'as rien fait pour le sauver.
Sirius se redressa sur sa chaise. Visiblement une fois de plus il touchait la corde sensible. La ou il y a deja une griffure, et il etait en train de mettre le doigts dans la plaie. En face de lui Black avait le dos raidis par la colere. Ou la tristesse. Ou un peu des deux.
-C'est ici aussi que tu as coupe hier.
Pas de reponse.
-C'est ici que tu as besoin de parler.
Etrangement le ton de sa voix devient moins meprisant. Sirius releve la tete avec surprise. Le jeune homme se reprends.
-Laisse tomber. Tu n'etais pas son ami, quoi que tu dises pour essayer d'avoir des informations, de te reabiliter ou je ne sais ce qui se passe dans ta caboche.
Le ton de Black devint complaisant, presque dedaigneux.
-Tu parles de savoir ce qui se passe dans ma caboche ? Alors que tu es un chien ?
Son rire resonne, un rire faux sous la lumiere grise - encore - du pub.
-Tu ris faux.
Le blond s'arrete. C'est son tour de se lever. Son regard glisse sur Black, un regard triste. Il recule, pose la monnaie sous son verre - plein - et va pour partir. L'autre le retient.
-A ce soir.
Le blond le fixe d'un air incertain.
-A ce soir, le Survivant.
Sirius esquisse un sourire et le lache.
Et Malfoy s'enfonce une fois de plus dans la nuit grise qui habite ses jours.
