Bonjour ! J'espère sincèrement que le prologue vous a plu, et voici la suite ! Les chapitres seront plus longs que le prologue, et j'espère qu'ils vous plairont tout autant. J'ai eu une semaine et un week end assez chargé donc je n'ai pas pu publier le chapitre plus tôt dans la semaine. Au niveau de leur fréquence je vais essayer d'en publier un par semaine, deux quand je le peux mais se sera plus rare. J'espère que cela vous convient.

Les amis du fils Bennet - Chapitre 1.

Deux jours étaient passés depuis l'annonce du retour d'Henry. Il devait donc arriver le jour même, entraînant la maison dans une sorte d'ébullition et de frénésie. Kitty et Mary essayait tant bien que mal de ce concentrer sur leurs tâches, l'amélioration d'une robe pour Kitty et un roman pour Mary, mais leur esprit les ramenait toujours au retour de leur frère et à la joie qu'il allait apporter dans la maisonnée. Jane était plus calme, du moins le semblait-elle, regardant avec Miss Fetherston ce qu'elles pouvaient bien arranger dans le dîner qu'elles avaient demandé à la cuisinière de préparer. Thomas Bennet était quant à lui aux étables, l'arrivée de son fils ne changeant rien à son emploi du temps. Il disait qu'il partait et qu'il revenait trop de fois pour pouvoir s'en inquiéter à chaque fois. « Il faut laisser la jeunesse faire son temps. » disait-il souvent, assis dans son fauteuil auprès du feu, à regarder fièrement ses filles.

Lizzie ne souhaitait pas rester au milieu de toute cette excitation. Elle avait besoin de prendre l'air, d'être dans le calme naturel que lui offrait les environs de Longbourn et de Meryton tous les jours. Elle se décida cette fois ci à aller vers le domaine de Netherfield Park, après le déjeuner. Elle arriva sur la crête dominant une grande prairie, faisant une pause dans sa promenade, l'air vivifiant faisant rosir son visage. Elle n'avait pas eu trop de mal à arriver jusque l'endroit où elle se trouvait, le sol étant sec, elle n'avait que très peu salit ses jupons. Au bout de cette étendue verdoyante : le domaine de Netherfield, nouvelle maison de Mr. Bingley, dans toute sa splendeur, le soleil éclairant la façade Est et les nombreuses fenêtres. C'est avec surprise qu'elle vit, au bout de quelques temps, trois cavaliers dans la prairie, et avec joie qu'elle reconnu son frère parmi les les vit faire hâte au milieu du champ, regardant la demeure de leur ami. Elizabeth put alors observer les deux amis de son frère. Tout deux dépassaient la taille moyenne des hommes de l'époque, l'un était particulièrement grand. La distance ne lui permettait pas d'en distinguer plus que cela, mais ils semblaient tout deux très élégants. Elle essaya de se dissimuler quand l'homme du milieu tourna sa tête vers là où elle se trouvait : « Mais que vas-t'il penser en me voyant ici à les observer ? » Se dit elle en rougissant.

En bas, la discussion allait bon train.

«_ Bingley mon cher ami, tu vas te trouver très bien installé ici, sourit Henry en caressant le cou de son cheval tout en regardant la demeure. Les anciens locataires étaient sympathiques, peut-être un peu trop.

_Peut-être un peu trop ? Ri alors le concerné, une mèche de cheveux blonds vénitiens s'échappant de son chapeau. Que veux-tu dire par là Henry ?

_C'est sans doute pour ça qu'ils sont partis, il y a trois ans… Expliqua Henry gravement. Ils ne savaient pas très bien gérer le domaine, il me semble. J'espère que tes employés on fait le nécessaire pour le remettre en état, sinon tu vas avoir froid cette nuit, et Darcy aussi. Pas vrai Darcy ?

_Ne t'inquiète pas outre mesure Charles, nous t'aideront à le gérer, ce domaine. Pour ce qui est d'avoir froid, ça ne m'inquiète pas non plus. Les murs de Cambridge n'étaient pas si chaud que ça au début de l'hiver je vous le rappelle ! Ri Darcy. Cependant, messieurs, j'aimerais vous informer que nous sommes observés, continua-t'il en montrant le haut de la colline de sa main. »

Sa remarque fit tourner les deux autres têtes en direction de la colline. Elizabeth avait tant bien que mal essayé de se dissimuler mais, croisant le regard de son frère, elle ne put s'empêcher de sourire de façon éclatante à son aîné.

« _ Mes amis, c'est tout simplement ma soeur, pas besoin de s'inquiéter, sourit Henry, plein de joie. Elle a l'habitude de se promener le matin.

_ Ne sommes nous pas loin de Longbourn pour faire une promenade matinale ? Demande Charles. La première fois que j'ai visité, il ne me semblait pas que le domaine de ton père était aussi près.

_ La distance n'est pas un facteur à prendre en compte pour ma soeur. Elle ne vient pas par là d'habitude, je pense qu'elle a seulement voulu savoir si nous étions arrivés.

_Allons-nous à sa rencontre ou attendons-nous le repas ? Questionne alors Darcy, souriant à ses amis et curieux d'en savoir plus sur la demoiselle.

_Attendons, dit Henry. Elle n'avait sans doute pas pour but de nous rencontrer, et je pense qu'elle préfère le faire en bonne et due forme. Cependant, ta soeur doit nous attendre Charles ?

_Caroline est déjà arrivée en effet.. soupira Charles. J'espère qu'elle ne vous ennuiera pas trop.

_Ça ne devrait pas changer de d'habitude, murmura Darcy, avant d'ordonner à son cheval de reprendre la route. »

Henry se retourna une dernière fois pour saluer sa soeur de la main, avant de partir avec ses amis. Lizzy entreprit donc de rentrer chez elle, gardant pour elle-même que son frère était seulement à 5 miles de la maison. En effet, elle ne souhaitait pas que l'excitation redouble d'intensité, et elle préféra aller se changer, pour pouvoir accueillir les nouveaux venus en bonne et due forme dans peu de temps.

Sur le perron de Netherfield Park attendait Miss Bingley, dans une robe verte très ornementée. «Peut-être trop» se dirent alors Darcy et Henry en montant les marches emmenant à la porte, une fois avoir laissé leurs chevaux aux garçons d'écurie. Elle les accueilli tout deux comme si elle était la maîtresse de maison, étant pourtant seulement là pour aider son frère. Chaque mouvement qu'elle entreprenait faisait tinter d'innombrables bijoux à son cou ou sur ses poignets, ces derniers scintillants avec les reflets du soleil et faisant mal au yeux lorsqu'on s'en approchait de trop près.

« _ Soyez les bienvenus, Mr Darcy, Mr Bennet, dit Caroline d'un ton mielleux. J'ai fait de mon mieux pour que tout soit prêt une fois que vous arriviez. J'espère que cela vous conviendra.

_Ici ce ne sera pas Mr. Bennet, Miss Bingley, mais Mr. Henry Bennet. Je ne souhaite pas être confondu avec mon père, je n'ai pas encore son âge.

_Avec votre père ? Demanda Caroline perplexe, un sourire coincé au visage.

_Et bien Charles, ne lui as-tu pas dit que vous allez être les voisins des Bennet ? Sourit Darcy en voyant que Caroline n'était pas au courant.

_ Non, je l'ai oublié à vrai dire, admet Charles. Caroline, je prendrais bien un peu de thé. Et je suppose que mes amis aussi ? J'espère que tu n'as pas fait préparer une chambre pour Henry, il logera chez lui.

_ Si elle est prête ce n'est pas grave, elle servira pour les Hurst qui arrivent demain, répond-elle, agacée. Mais resterez-vous prendre le thé Mr. Bennet ?

_ Mr. HENRY Bennet, je vous prie. Je vais plutôt rentrer chez moi, dit Henry. Il me tarde de voir mes soeurs, et je pourrais donc vous accueillir là bas comme il se doit.

_Pour quelle heure devons-nous y aller, Henry ? Demanda Charles, en enlevant son manteau. Ils serait dommage de faire attendre ta famille trop longtemps.

_Dans une heure et demi je dirais, sourit-il. À tout à l'heure, donc. Il n'est pas nécéssaire de me montrer la sortie Caroline, je ne suis pas nouveau ici. ».

Caroline avait jeté son dévolu sur Darcy et Henry Bennet, souhaitant épouser l'un des deux, car ils étaient tout les deux des gentleman. Elle ne savait cependant pas que ce dernier avait des soeurs, quelque-chose qu'il avait sans doute oublié de lui dire d'après elle, peut-être pensait-il a des choses plus importantes. « Comme moi, par exemple », se dit alors Caroline en souriant. Chaque fois qu'elle en avait l'occasion, elle faisait tout son possible pour passer le plus de temps avec eux ou pour se mettre en valeur.

« _ À quoi penses-tu Caroline ? Demanda Charles. Tu ferais bien d'aller te préparer pour aller chez les Bennet, nous y dînons.

_ J'y vais mon frère, j'y vais, dit-elle d'une voie nasillarde, peut-être que Mr Darcy verra comment tu es docile, avec ça. Mr. Darcy, souhaitez vous que je vous montre votre chambre ?

_Non, c'est aimable mais je préfère prendre mon thé, dit-il d'un air taciturne. »

Son sourire perdant alors de son éclat, elle se retira sans un mot, son orgueil étant quelque peu touché par la réponse de Darcy, qu'elle pensait au départ positive. Chacun alla se préparer de son côté, une fois que les hommes eurent prit le thé, chacun dans un esprit différent : Caroline, vexée qu'on ne lui ait pas dit plus tôt qu'elle séjournait juste à côté du futur domaine de Mr. Henry Bennet, Charles, content de son nouveau logis et de bonne humeur à l'idée de rencontrer de nouvelles personnes, et Darcy, curieux de découvrir les Bennet et déjà exaspéré par Caroline.

Chez les Bennet, l'arrivée de Henry fit grand bruit, pensant qu'il arrivait avec ses invités, chacun prit sa place de façon ordonnée dans le salon, mais c'était en fait leur frère, seul, qui arrivait. Elles purent donc rompre les convenances et chacune leur tour, allèrent dans les bras grand ouverts de leur aîné. Mais, vite, tout le monde alla se préparer pour accueillir les invités, sauf Elizabeth qui avait anticipé. Henry alla lui-même se changer, mais fut plus rapide que ses jeunes soeurs, ainsi, il put aller au salon avec sa chère Lizzie et son père .

« _ Étais-tu là depuis longtemps quand nous sommes arrivés vers Netherfield Lizzie ? Demanda son frère. Le fond de l'air était frais, tu aurais pu t'enrhumer.

_Tu sais très bien que ta soeur ne s'enrhume pas aussi facilement, fils. Mais je ne savais pas que tu étais allée vers Netherfield, Lizzie. Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ?

_L'excitation de la maison était déjà palpable, je ne voulais pas en ajouter d'avantages alors que mon seul but était d'y échapper.

_Et de nous voir peut-être ? Sourit Henry en levant un sourcil tout en la regardant. Ou de nous rencontrer avant tout le monde, mais cela m'étonnerait de toi.

_Non, seulement de savoir si vous étiez bien arrivés, avoua Elizabeth. Je ne souhaitais pas que vous me découvriez, au départ. »

Henry s'assit alors au près de sa soeur, sur un sofa, lui prenant la main en souriant. Il n'avait de préférence pour aucune de ses soeurs mais il avait plus grandit avec Elizabeth et Jane, Kitty et Mary étant au moins de trois ans plus jeunes que les deux aînées. Il regarda sa soeur dans les yeux, s'y perdant comme souvent, ces derniers étant magnifiques : très foncés, des reflets marrons clairs apparaissaient lorsqu'ils étaient dans la lumière, et son sourire les faisait briller. Cela dit, la colère aussi faisait briller les yeux de Lizzie, et bien d'autres choses, comme l'exercice, le dialogue, la curiosité. Il fallait croiser le regard d'Elizabeth pour en être subjugué.

« _ C'est Darcy qui t'a vu, et qui s'est empressé de nous le dire, expliqua Henry en s'installant d'une meilleure façon dans le fauteuil. Il m'a demandé si on devait aller à ta rencontre, mais j'ai dit que non. Ai-je bien fait ?

_Et bien cher frère, es-tu éhonté de me voir marcher en rase campagne ? Sourit Elizabeth, ses yeux brillant d'intrépidité.

_Tu sais très bien que non, ri Henry. Je suis même si fier que tu le fasses. J'espère au moins que ton futur mari te laisseras marcher à ta guise.

_ Encore faut-il que je me trouve un mari, rétorque Elizabeth de bon coeur, faisant redoubler le rire de son frère, et débuter celui de son père. »

Jane, Kitty, Mary et Miss Fetherston arrivèrent les unes après les autres et s'installèrent aussi dans le salon, Kitty allant avec son frère pour lui parler avec animation de ce qu'elle avait fait pendant son absence. Elizabeth racontait alors à Jane sa balade jusqu'aux hauteurs de Netherfield et Mary parlait d'un livre qu'elle avait fini la veille, avec son père et Miss Fetherston l'écoutant en souriant. Toutes leurs activités furent interrompues par , la gouvernante, qui s'inclina avant de prendre la parole :

« _ Mr. Bingley, Miss Bingley, et Mr. Darcy, sir ! Annonça-t'elle.

_Faites les donc entrer Hill ! Sourit Henry en se levant en même temps que le reste de sa famille. ».